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De par le monde (414)

Et maintenant nous pourrons à nouveau aimer l'Amérique !   Beaucoup sont depuis vingt-cinq ans très critiques de la politique étrangère des Etats-Unis menée sous l'égide de la pensée néoconservatrice. Ils se font en conséquence taxer régulièrement d'antiaméricanisme de manière aussi mécanique que les critiques du communisme se faisaient autrefois taxer d'antisoviétisme par Georges Marchais.   La doctrine néoconservatrice a inspiré aussi bien des démocrates comme Clinton, mari et femme, voire Obama, que des républicains comme Bush Jr. Nous n'incluons pas son père dans cette  série dans la mesure où la première guerre du Golfe (1990), à la différence de la seconde (2003) répondait à une agression réelle et, quoique déjà discutable, était conforme à la Charte des Nations-Unies. Les principes de cette doctrine : l'Amérique a un modèle de civilisation supérieur et la mission de l'imposer au reste du monde au besoin en changeant les régimes par la force.…
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Les difficultés d’une détente américano-russe   Tous les mois de février, depuis plus d’un demi-siècle, se tient, à Munich, une conférence sur la sécurité. Elle est à la stratégie internationale ce que le Forum de Davos est à l’économie mondialisée. La 53ème conférence (17-19 février 2017), a répondu à une question qui était sur toutes les lèvres : quel futur pour les relations russo-américaines ? Aujourd’hui se sont dissipées les illusions surgies à la faveur du résultat inattendu de l’élection du 45e président des États-Unis. Elles voyaient la constitution quasi instantanée d’un duopole stratégique américano-russe, au motif que Donald Trump avait exprimé de l’admiration pour Vladimir Poutine et réciproquement. Comme très souvent dans les relations internationales, les réalités ont eu raison des rêves. Et les intérêts nationaux l’ont emporté sur les affinités électives. Selon les vœux du président américain, Washington va explorer les voies d’une amélioration de ses relations avec Moscou. Mais…
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La Russie et Poutine revisités   Le 20 décembre 2016 à Moscou, les ministres des affaires étrangères de la Russie, de l’Iran et de la Turquie se sont réunis et ont réglé entre eux le problème syrien, en précisant "beaucoup de joueurs extérieurs ont essayé d’utiliser (le printemps arabe) à leur avantage, dans le but de changer le régime… avant une prise conscience … la priorité n’est pas le changement de régime mais la lutte contre le terrorisme.. ". On ne peut imaginer un pire camouflet envers les initiatives de l’ONU, des Etats-Unis, de la France : depuis cinq ans, nous avons tout faux, et nous avons gâché tous nos atouts. La Russie s’est fabriqué deux entités à sa solde en Géorgie, elle a absorbé la Crimée, elle se maintient en Transdnistrie et dans l’est de l’Ukraine, elle a réglé en sa faveur l’affaire syrienne avec les méthodes que Poutine avait employées…
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La nouvelle vision américaine du monde   "America first !" Que recouvre exactement ce slogan de la nouvelle Administration en place à Washington depuis le 20 janvier 2017 ? Quand il proclame cette devise, Donald J. Trump ne songe pas à une Amérique qui soit la première dans le monde, pour le dominer et le policer. C’est un président qui veut une Amérique qui soit forte sans être impériale. À la différence de son antéprédécesseur George W. Bush, Trump est très loin de l’idée néoconservatrice que son pays serait une nouvelle Jérusalem, à qui Dieu aurait confié la tâche de civiliser les autres nations du monde. À la différence de son prédécesseur Barack Obama, Trump se sent peu concerné par le destin des autres régions du monde, par le multilatéralisme ou par le sort des pays étrangers, quand bien même seraient-ils, comme la France, de vieux alliés de son pays. L’Amérique sera toujours…
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Du Wahabisme Intervention au cours du Colloque du CF2R sur le wahabisme du 18 janvier 2017 Introduction Je voudrais essayer d'expliquer comment une secte minoritaire et fanatique de l'islam s'est imposée dans une grande partie de la péninsule arabique par l’alliance entre la famille guerrière des Séoud et la prédication de retour aux sources de l’islam primitif du mystique Abdul Wahab, créant un état qui a pris le nom de son fondateur-seul exemple au monde-, en bénéficiant des soutiens stratégiques des Britanniques, puis des Américains qui les entérinèrent avec le Pacte de février 1945 signé sur le croiseur Quincy entre Roosevelt et Ibn Séoud, étendant son influence à toute la péninsule et même au-delà grâce à la richesse de son sous-sol. Aujourd’hui, désolant les fidèles sincères de l'islam qui voient leur religion diffamée par cette vision blasphématoire enjoignant tous les musulmans de tuer ceux qui n’y adhèrent pas, cette idéologie…
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Donald Trump : une présidence mouvementée en perspective   En démocratie, l’accession à la présidence requiert plusieurs attributs : un candidat charismatique, un programme, un parti et un financement. Donald Trump ne satisfait pas à ces critères. Ses supporters lui reconnaissent du charisme mais ils sont loin de faire l’unanimité. Son programme est incohérent. Il n’a ni parti ni organisation, et contrairement à ses assertions, il n’a financé que 20 % des 322 millions de dollars qu’a coûté sa campagne. Dans ces conditions, quelle présidence peut-on en attendre ?   Commençons par son programme. Son électorat est la classe moyenne blanche, conservatrice et rurale. Ses électeurs se reconnaissent dans le Tea Party, mouvement libertaire, sans hiérarchie ni chef, en partie récupéré par les frères Koch, milliardaires texans. Donald Trump leur a promis le retour des emplois manufacturiers et, pour preuve donna en exemple la décision de Carrier Corporation de ne pas externaliser une…
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Operations "homo" : attention danger !   Quelle belle tentation que celle des exécutions ciblées ! Opérations légères, efficacité immédiate, et coûts limités, comparées à l’utilisation conventionnelle des forces. Qu’on en juge : le coût politique des pertes humaines est inexistant, le coût économique est négligeable et le coût éthique réduit au regard de la violence militaire des opérations classiques. A coûts diminués, demande accrue… La tentation est grande - celle de la "chasse à l’homme internationale" lancée par George W. Bush et accélérée par son successeur -, mais la dérive est rapide et le résultat pervers sur le long terme. L’analyse politique de l’élimination ciblée impose la retenue dans son emploi. Il n’y a pas lieu de remettre en cause l’action ponctuelle, tant qu’elle le reste. La question morale ne se pose d’ailleurs pas. La première mission de l’Etat est la protection des citoyens : il a toute légitimité pour user des moyens idoines.…
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Donald Trump : une élection très controversée   La campagne contre le président élu ne faiblit pas. Après le comptage des voix et la légitimité du Collège électoral, c’est la Russie qui est mise en cause à double titre : piratage de l’élection et chantage possible (Donald Trump se serait livré à des "parties fines" lors de ses voyages en Russie ce qui permettrait de le faire chanter si nécessaire, selon le rapport de la CIA du 6 janvier). Cette polémique est inhabituelle dans les annales américaines. Certes, le vote populaire donnait Hillary Clinton gagnante. Mais, une situation similaire s’est présentée en 2000. Le vote populaire était favorable à Al Gore mais c’est son opposant, George W. Bush, que la Cour suprême a choisi, sans que ne cela donne lieu à contestation. Les causes de cette campagne sont donc plus profondes qu’il n’y paraît. Elles tiennent à la politique étrangère américaine.   …
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Le président Obama   La plupart des commentateurs français présentent le Président Obama comme un dirigeant falot. Comment 55 % des Américains peuvent-ils être satisfaits de son action ? Surtout quand on pense au score en fin de mandat de nos présidents passés ou actuel. .. Rappelons que le Président Obama fut élu parce qu’il promettait d’améliorer le système de soins médicaux en l’étendant aux plus pauvres (Obama care) et de rapatrier les corps expéditionnaires d’Afghanistan et d’Irak, qui ont coûté une fortune aux Etats-Unis sans obtenir de résultats probants. Ce qui fut fait, malgré l’obstruction systématique du Congrès, dominé par les Républicains. Les seuls échecs furent l’impossibilité de fermer le camp d’internement de Guantanamo, et l’impossibilité d’améliorer les relations raciales... Dès son élection, Obama constata que l’économie américaine était en faillite : 10 millions de chômeurs, 10 millions d’Américains ont perdu leur demeure. Obama parvient à sauver l’industrie automobile, à arrêter…
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