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De par le monde (420)

La nouvelle vision américaine du monde   "America first !" Que recouvre exactement ce slogan de la nouvelle Administration en place à Washington depuis le 20 janvier 2017 ? Quand il proclame cette devise, Donald J. Trump ne songe pas à une Amérique qui soit la première dans le monde, pour le dominer et le policer. C’est un président qui veut une Amérique qui soit forte sans être impériale. À la différence de son antéprédécesseur George W. Bush, Trump est très loin de l’idée néoconservatrice que son pays serait une nouvelle Jérusalem, à qui Dieu aurait confié la tâche de civiliser les autres nations du monde. À la différence de son prédécesseur Barack Obama, Trump se sent peu concerné par le destin des autres régions du monde, par le multilatéralisme ou par le sort des pays étrangers, quand bien même seraient-ils, comme la France, de vieux alliés de son pays. L’Amérique sera toujours…
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Du Wahabisme Intervention au cours du Colloque du CF2R sur le wahabisme du 18 janvier 2017 Introduction Je voudrais essayer d'expliquer comment une secte minoritaire et fanatique de l'islam s'est imposée dans une grande partie de la péninsule arabique par l’alliance entre la famille guerrière des Séoud et la prédication de retour aux sources de l’islam primitif du mystique Abdul Wahab, créant un état qui a pris le nom de son fondateur-seul exemple au monde-, en bénéficiant des soutiens stratégiques des Britanniques, puis des Américains qui les entérinèrent avec le Pacte de février 1945 signé sur le croiseur Quincy entre Roosevelt et Ibn Séoud, étendant son influence à toute la péninsule et même au-delà grâce à la richesse de son sous-sol. Aujourd’hui, désolant les fidèles sincères de l'islam qui voient leur religion diffamée par cette vision blasphématoire enjoignant tous les musulmans de tuer ceux qui n’y adhèrent pas, cette idéologie…
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Donald Trump : une présidence mouvementée en perspective   En démocratie, l’accession à la présidence requiert plusieurs attributs : un candidat charismatique, un programme, un parti et un financement. Donald Trump ne satisfait pas à ces critères. Ses supporters lui reconnaissent du charisme mais ils sont loin de faire l’unanimité. Son programme est incohérent. Il n’a ni parti ni organisation, et contrairement à ses assertions, il n’a financé que 20 % des 322 millions de dollars qu’a coûté sa campagne. Dans ces conditions, quelle présidence peut-on en attendre ?   Commençons par son programme. Son électorat est la classe moyenne blanche, conservatrice et rurale. Ses électeurs se reconnaissent dans le Tea Party, mouvement libertaire, sans hiérarchie ni chef, en partie récupéré par les frères Koch, milliardaires texans. Donald Trump leur a promis le retour des emplois manufacturiers et, pour preuve donna en exemple la décision de Carrier Corporation de ne pas externaliser une…
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Operations "homo" : attention danger !   Quelle belle tentation que celle des exécutions ciblées ! Opérations légères, efficacité immédiate, et coûts limités, comparées à l’utilisation conventionnelle des forces. Qu’on en juge : le coût politique des pertes humaines est inexistant, le coût économique est négligeable et le coût éthique réduit au regard de la violence militaire des opérations classiques. A coûts diminués, demande accrue… La tentation est grande - celle de la "chasse à l’homme internationale" lancée par George W. Bush et accélérée par son successeur -, mais la dérive est rapide et le résultat pervers sur le long terme. L’analyse politique de l’élimination ciblée impose la retenue dans son emploi. Il n’y a pas lieu de remettre en cause l’action ponctuelle, tant qu’elle le reste. La question morale ne se pose d’ailleurs pas. La première mission de l’Etat est la protection des citoyens : il a toute légitimité pour user des moyens idoines.…
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Donald Trump : une élection très controversée   La campagne contre le président élu ne faiblit pas. Après le comptage des voix et la légitimité du Collège électoral, c’est la Russie qui est mise en cause à double titre : piratage de l’élection et chantage possible (Donald Trump se serait livré à des "parties fines" lors de ses voyages en Russie ce qui permettrait de le faire chanter si nécessaire, selon le rapport de la CIA du 6 janvier). Cette polémique est inhabituelle dans les annales américaines. Certes, le vote populaire donnait Hillary Clinton gagnante. Mais, une situation similaire s’est présentée en 2000. Le vote populaire était favorable à Al Gore mais c’est son opposant, George W. Bush, que la Cour suprême a choisi, sans que ne cela donne lieu à contestation. Les causes de cette campagne sont donc plus profondes qu’il n’y paraît. Elles tiennent à la politique étrangère américaine.   …
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Le président Obama   La plupart des commentateurs français présentent le Président Obama comme un dirigeant falot. Comment 55 % des Américains peuvent-ils être satisfaits de son action ? Surtout quand on pense au score en fin de mandat de nos présidents passés ou actuel. .. Rappelons que le Président Obama fut élu parce qu’il promettait d’améliorer le système de soins médicaux en l’étendant aux plus pauvres (Obama care) et de rapatrier les corps expéditionnaires d’Afghanistan et d’Irak, qui ont coûté une fortune aux Etats-Unis sans obtenir de résultats probants. Ce qui fut fait, malgré l’obstruction systématique du Congrès, dominé par les Républicains. Les seuls échecs furent l’impossibilité de fermer le camp d’internement de Guantanamo, et l’impossibilité d’améliorer les relations raciales... Dès son élection, Obama constata que l’économie américaine était en faillite : 10 millions de chômeurs, 10 millions d’Américains ont perdu leur demeure. Obama parvient à sauver l’industrie automobile, à arrêter…
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La roche Tarpéienne est proche du Capitole   Il y a huit ans le monde entier célébrait le retour du Messie sur terre. "Un enfant nous est né, un fils nous est donné" psalmodiait toute la presse à l’unisson des anges dans le ciel. Un certain Barak Obama venait en effet d’être élu à la Présidence des Etats-Unis et la terre allait connaitre une période de paix et de prospérité sans précédent dans l’histoire. Reconnaissant la qualité exceptionnelle de cette créature quasiment divine, la fondation Nobel lui attribuait immédiatement le prix Nobel de la Paix, avant même que l’élu (au sens biblique du terme cette fois) ait fait quoique ce soit. Huit ans après, notre héros, notre nouveau Salomon, quitte la Présidence des Etats-Unis dans un mélange d’indifférence (aux USA) et de soulagement de la part de la plupart des alliés historiques des Etats-Unis.   La question que je veux traiter…
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Le multilatéralisme, le grand défi pour 2017   Toute la grande histoire diplomatique du XXe siècle se confond avec le long effort des hommes de bonne volonté pour construire un multilatéralisme qui fonctionne dans les relations internationales. Après le suicide européen de la Première Guerre mondiale - provoqué par une réaction en chaîne sur des alliances militaires bilatérales -, la SDN de Genève avait suscité un immense espoir. Il fut vite déçu, après que le Sénat américain eut refusé la ratification du traité de Versailles et donc l’adhésion de la première puissance mondiale au nouveau système diplomatique multilatéral. Il fallut le traumatisme supplémentaire de la Seconde Guerre mondiale, puis l’édification de l’ONU par les puissances victorieuses pour que le multilatéralisme s’impose enfin dans les relations internationales. Ce dernier a incarné une triple avancée en diplomatie. Il donne du temps à la décision, temps qui permet de laisser retomber la fureur des…
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Etats-Unis : les vraies raisons de l’expulsion des diplomates russes   Le président américain Barack Obama a ordonné vendredi 30 décembre l'expulsion de trente-cinq diplomates russes accusés d'être des "agents de renseignement" de Moscou en poste à l'ambassade de Russie à Washington et au consulat russe de San Francisco. Sans apporter de détails, la Maison-Blanche les accuse d'avoir "agi d'une manière qui ne correspond pas à leur statut diplomatique" et leur a donné 72 heures pour quitter le pays. Par ailleurs, le département d'Etat a décrété la fermeture de deux bâtiments appartenant à la Russie dans les Etats du Maryland, près de Washington, et de New York, au motif qu’ils étaient "utilisés par des responsables russes à des fins de renseignement".   Harcèlement ou cyberattaques ? Que reprochent les Etats-Unis à la Russie ? La Maison-Blanche a précisé que ces représailles constituaient "une réponse au harcèlement croissant, ces deux dernières…
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