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De par le monde (433)

(...) (site accidenté en 2013) Les innombrables commentateurs de la victoire d'Obama ont, sans crainte de saturer auditeurs et lecteurs, ressassé l'antienne que celle-ci était la grande revanche des Afro-Américains si longtemps humiliés. Le plus étonnant est que cette insistance sur la couleur de la peau du nouveau président intervient à une époque où toute référence raciale, voire seulement ethnique ou culturelle, est tenue pour politiquement incorrecte. Pourquoi ne pas dire que Barack Obama est un Américain comme les autres - ce qu'il revendique d'ailleurs - et reconnaître que dans l'état de discrédit où la présidence Bush a plongé le camp républicain, à peu près n'importe quel démocrate aurait été élu ? Mais puisque tant de commentateurs ne se gênent pas pour évoquer les racines du nouveau président, n'hésitons pas, tout en mesurant les limites de ces considérations ethniques, à regarder de plus près le cas Obama. Un cas assurément singulier.…
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(...) (site accidenté en 2013) dont les spécialistes nous disent qu'elle est la plus importante depuis celle de 1929, a eu ceci de bon qu'elle a clairement montré les limites des vertus du marché laissé à lui-même. Ce sont les interventions massives des États qui ont permis d'éviter l'effondrement. Cet échec patent du libéralisme que rien ne semblait arrêter remet-il en selle pour autant le socialisme, comme si l'alternative était forcément l'un ou l'autre ? Heureusement non ! mais il serait faux de penser que la solution serait comme un juste milieu entre ces deux excès qui se nommerait "doctrine sociale de l'Église". Certes, cette dernière reconnaît l'économie de marché et de libre entreprise comme seule viable, mais cette reconnaissance du rôle du marché s'accompagne de la nécessité de le surveiller et, si besoin, de le réguler, notamment par l'intervention de l'État. Ainsi, la doctrine sociale de l'Église peut apparaître…
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Retour aux fondements du modèle libéral (...) (site accidenté en 2013) on a vu ces derniers temps les Etats voler au secours de certains établissements privés pour compenser les déficits, dans le but de rendre confiance aux particuliers et d'empêcher une débâcle économique. Depuis les Etats les plus attachés au libéralisme, comme les Etats-Unis, jusqu'à ceux acquis depuis peu au libéralisme, comme la France. La presse et l'opinion antilibérales ont lu dans ces décisions une sorte de conversion au socialisme, à tout le moins un changement de cap devant les perversions du libéralisme, nouvellement découvertes. D'où des propos triomphalistes du genre "on vous l'avait bien dit ", ou "les voilà enfin rattrapés par la réalité ". Pourtant, il n'y a là rien d'étonnant ni de nouveau. L'ingérence de l'Etat dans les affaires privées, accueillie comme une merveilleuse bonne nouvelle pour les tenants de l'étatisme, représente tout simplement pour le libéralisme la…
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Crise financière : Et si tout recommençait comme avant en pire ? (...) (site accidenté en 2013) Tout le monde connaît le mécanisme psychologique à l'oeuvre dans l'alcoolisme - et dans toutes les addictions d'ailleurs : l'alcool produit une euphorie qui dure un certain temps, puis, l'effet passé, vient le temps de la dépression, de la "gueule de bois" comme on dit. Les soulographes du petit matin savent comment guérir la gueule de bois : recommencer vite à boire autant et même un peu plus. Le mécanisme de l'addiction veut en effet qu'il faut des doses de plus en plus fortes de drogue pour accéder au même état d'euphorie. N'est-ce pas ce qui est en train de se passer dans l'économie mondiale ? Après une phase d'euphorie marquée par les "subprimes", la bulle financière, les profits record, l'argent roi, nous avons depuis quelques semaines la gueule de bois. Le climat…
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Pour mieux comprendre la crise financière (...) (site accidenté en 2013)) due aux  "subprimes", curieux nom qui désigne des crédits aventurés, généralement immobiliers, faits par les banques américaines à des particuliers peu solvables et donc pauvres.  En quoi l'Europe est-elle concernée ? Pour plusieurs raisons. D'abord, parce que dans certains pays comme l'Espagne ou le Royaume-Uni, on a fait à un moindre degré la même chose ; dans d'autres comme la France ou l'Allemagne où les banques, mieux surveillées, ont été plus prudentes, elles ont néanmoins acheté des titres sur le marché américain comprenant pour partie, camouflées au sein d'un cocktail complexe, ces créances douteuses appelées "subprimes". Ensuite parce que les banques se prêtant entre elles de l'argent de manière quotidienne, si certaines font faillite pour avoir fait des prêts risqués, c'est l'ensemble du système bancaire international qui, de proche en proche risque de s'effondrer. Enfin, plus généralement, parce que si l'économie se ralentit dans certains pays, ils…
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(...) de type alpin aux vallées étroites, vit une bonne quinzaine d'ethnies. Au sud et à l'est du pays, les Pachtouns. C'est l'ethnie dominante. Au centre du demi-cercle pachtoun, il y a les Hazaras ; à l'est, des Tadjiks, à l'ouest des Turkmènes et des Ouzbeks, ces trois dernières ethnies relevant du monde turcophone, auxquels s'ajoutent d'autres groupes ethniques et linguistiques. L'Afghanistan est une véritable mosaïque de peuples divisés eux-mêmes en tribus. Depuis toujours les habitants des plaines et des vallées ont été rançonnés par les populations montagnardes ou par les groupes qui nomadisent dans les régions semi-arides au sud de l'Indu Kush. Ainsi règne dans le monde afghan une culture de la violence que personne n'a jamais réussi à maîtriser. C'est dans ce cadre que vont se succéder des conquérants nombreux mais temporaires : les peuples migrants, Scythes, Huns, Mongols ou voisins, Perses et Indiens, apportant des cultures diverses,…
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Le Pape Benoît XVI est-il trop intelligent ? (...) soit le chef d'Etat le plus cultivé : ce n'est pas très difficile. Mais il est sans doute aussi un des hommes les plus instruits de la planète, non seulement dans les sciences théologiques, mais encore la philosophie, les arts et même les sciences. Cet homme qui dialogue avec Habermas, joue Mozart et aime le latin ne manque en tous cas pas de ressources. Il est vrai qu'élu à près de quatre-vingt ans, il avait eu le temps d'en apprendre des choses ! L'épisode le plus original de son voyage en France fut une conférence au tout nouveau centre culturel des Bernardins, initiative de Jean-Marie Lustiger destinée à rapprocher la foi et la culture. Y ont accouru, non seulement l'Institut de France, dont il est membre associé, mais aussi la fine fleur de la culture, de l'édition, des arts et des lettres.…
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Gouvernance et politique (...) au départ liée au gouvernement de l'entreprise, semble être ou vouloir être une nouvelle manière de faire de la politique. Elle s'applique essentiellement aux organisations internationales et aux organismes internes à la société civile (entreprises…), c'est à dire aux sociétés différentes de la société civile en tant que telle, laquelle est vouée à la "politique" au sens occidental du terme (et non pas simplement au sens général de "gouvernement"). Elle s'appuie sur la participation, la coordination, le partenariat, la concertation, la négociation. Elle valorise la transparence et le consensus. Elle semble être un gouvernement qui serait privé de la "violence légitime", et voué à remplacer la violence par la négociation (serait-ce l'aboutissement de cette vieille idée née au XVII° siècle : le remplacement de la violence par le commerce ?). La gouvernance nie l'autorité et la hiérarchie : le consensus est le mode d'être de la…
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Soljénitsyne : hommage au dernier géant   au cœur de l'été, comme s'il avait voulu que son grand départ se fît dans la discrétion, loin du tam-tam médiatique qu'il a si souvent fustigé. Après Jean-Paul II, il est sans doute le dernier "géant" du XXème siècle à tirer sa révérence. Comme Jean-Paul II, il a été l'une des rares grandes "consciences" des décennies d'après-guerre, l'un et l'autre unissant l'Occident et l'Orient - les "deux poumons de l'Europe", comme aimait à le dire le pape polonais - dans une même vision de l'homme et de la vie, une vision profondément chrétienne en complète opposition avec les idéologies du siècle, qu'elle soit communiste ou consumériste-libérale. Contre ces idéologies, Soljénitsyne nous a définitivement vaccinés et c'est cela finalement qu'on ne lui a pas pardonné. Certes, le monde entier a rendu hommage au courage exceptionnel de l'homme qui s'est dressé contre la mécanique implacable du…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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