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De par le monde (503)

L'Afrique présente en Europe Je commencerai par une citation, tirée du Monde, une fois n'est pas coutume, d'un livre tout récent d'un auteur britannique, John Liffe, consacré à l'Afrique. Notre auteur y écrit : "Depuis la nuit des temps, la démographie est le fil rouge de l'histoire de l'Afrique". Tout y est. Tout est dit, tant pour ce qui concerne le passé que l'avenir, notre avenir commun. En effet, comment assurer au XXI° siècle une coexistence aussi pacifique que possible entre une Europe riche, mais vieillissante, et une Afrique désespérément pauvre, mais à la fécondité explosive ? Comment prévenir que chassés par la misère, les guerres civiles permanentes et maintenant les changements climatiques, l'Afrique ne soit inexorablement poussée à déverser ses hommes en trop sur les rivages d'une vieille Europe d'abord débordée puis submergée ? Voilà pour l'une comme pour l'autre le grand défi qui s'ouvre dans ce début de siècle. Les enjeux sont…
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L'histoire de l'homme présente de très nombreux exemples de la colonisation d'un pays, d'une région ou même d'un continent avec substitution progressive de la population d'origine par une population venue d'ailleurs, laquelle exerce naturellement peu à peu des effets d'influence, de transformation et, de façon ultime, de domination, dans les domaines les plus divers, économiques, sociétaux, linguistiques, religieux et, bien sûr, politiques. On songerait ici par exemple au Texas colonisé par les Espagnols au XVIIème siècle puis chassés par les colons américains de Houston au début du XIXème siècle. Mais avant même cet épisode, ce serait la colonisation du continent américain par l'arrivée de colons britanniques du Mayflower, celle de l'Amérique latine à la suite de Cortez et de Pizzare, de l'Afrique du Sud où les Zoulous venus du Nord ont chassé ou massacré les ethnies africaines d'origine, pour être à leur tour refoulés par les colons Boërs avant de prendre leur…
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L'Art et la "Très Grande Crise" (...) (site endommagé en 2013) est le dénouement d'un ensemble d'évènements qui se sont déroulés depuis un demi-siècle. Tous ici avons traversé ce temps, en totalité ou en partie. Nous avons connu 50 ans de métamorphoses comme il s'en est peu souvent produit dans l'Histoire de l'Art. Nous avons eu du mal à comprendre la nature de ces évènements en raison de leur rapidité, de leur nouveauté. Un fait s'est produit qui a changé nos vies d'artistes : Paris qui était la capitale des arts a soudain perdu cette réputation. Paris attirait le monde entier, pour participer à son "milieu de l'art" rassemblant depuis le XVIIIème siècle : artistes et esprits libres aux opinions, religions, milieux sociaux ou états de fortune les plus divers. C'était un milieu relativement affranchi de ce que les théoriciens de l'art appellent aujourd'hui "l'englobant", comprenez par là l'économie, le marché,…
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En général, quand on parle de l'Iran, on oublie un certain nombre d'éléments qui donnent à cet État un caractère à part. À la différence des États artificiels que sont l'Irak, la Syrie ou la Jordanie, tous trois nés en 1920, l'Iran est une très vieille nation dont on a pu célébrer les 2500 ans d'âge. Généralement on oublie aussi que l'Iranien n'est pas un sémite, même s'il utilise l'alphabet arabe. Le fonds de la population iranienne est indo-européen. Cela explique le mépris de l'Iranien moyen face aux Arabes. Enfin, l'Iran, dans le monde musulman, est un État à part, du fait qu'il appartient dans sa grande majorité à la communauté chiite. Sans doute du fait de la médiocrité des deux dynasties qui se sont succédé depuis la fin du XVIIIe siècle, l'Iran - alors appelé Perse - est victime de ses voisins russe et britannique qui se partagent des…
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Crédibilité des chrétiens malgaches en politique Des "Assises nationales" ont eu lieu à Madagascar les 2 et 3 avril dernier. L'archevêque de Antananarivo, président en exercice du Conseil des Eglises chrétiennes (FFKM), y a participé, apparemment au titre de la seule Eglise catholique. Engluée dans une crise à épisodes multiples, marquée depuis bientôt trois mois de violences et de confusions, la Grande Ile est actuellement gouvernée de fait par une Haute Autorité de Transition, dont Andry Rajoelina est le président, tandis que Marc Ravalomanana tente depuis l'étranger de galvaniser une opposition qui le ramènerait volontiers au pouvoir. Le calendrier électoral prévu par les "Assises nationales", référendum en septembre 2009, législatives en mars 2010, présidentielles en octobre 2010, ne suffira pas à poser les bases de la vie démocratique. Tant que domineront l'importance des ethnies, la revendication d'appartenance identitaire à une confession religieuse, les réseaux d'influence liées au charisme d'un chef…
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Les Medias : nécessité démocratique ou obligation éthique ?   Qu'un philosophe s'interroge sur les medias peut paraître surprenant lorsque l'on connaît le genre d'ouvrages auquel il se consacre à l'ordinaire. Et pourtant, l'enjeu de toute recherche philosophique, depuis son origine grecque, est bien celui de la médiation. Lorsque Socrate s'interrogeait, avec ses partenaires, sur la possibilité de la vérité, il prétendait qu'un "démon" en lui était l'intermédiaire entre l'être, objet de la connaissance, et le sujet de la connaissance. Le philosophe ne peut en effet penser ce qui est sans passer par une médiation, celle du langage ou, plus savamment, celle de la dialectique qui, tissée de dialogue en dialogue entre les hommes, accède après une série de détours à ce qu'elle cherchait à définir. La question philosophique est donc celle-ci : peut-on penser l'être tout d'un coup, à la suite d'une sorte d'illumination ? Il y a, certes,…
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Les fossés intellectuels et sociaux dans le monde (...) (site endommagé en 2013) professeur de sciences politiques de Harvard, a connu un succès mondial avec son article Le Choc des civilisations, The Clash of Civilizations, publié en 1993 par la revue Foreign Affairs, qui donna lieu par la suite à un ouvrage qui porte le même titre. Ce texte, qui a suscité un grand nombre de débats et de polémiques, s'inspirait de l'ouvrage de Fernand Braudel, Grammaire des civilisations, paru en 1987. Huntington, à l'image de l'historien français, s'interrogeait sur l'identité des civilisations, à l'heure de la mondialisation, ainsi que sur leur relations conflictuelles possibles. Mais là où Braudel se contentait d'analyser les traits majeurs des grandes aires civilisationnelles, Huntington soulevait l'hypothèse d'un "choc", ou d'un clash, possible entre les civilisations actuelles en fonction des tendances centripètes d'une mondialisation qui tend à unifier toutes les cultures à partir du modèle…
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L'art de l'insignifiance ou la mort de l'art Dans les premiers jours de février 2004, les visiteurs du Musée Guggenheim d'Art contemporain de Bilbao pouvaient admirer sur les cimaises une peinture sur bois intitulée Tourbillon d'amour 1978 avec l'indication qu'elle avait été offerte par un mécène, Annika Barbangos, au Musée Guggenheim de New York. Le tableau représentait un coeur rouge qui s'évanouissait en spirale.     Cette oeuvre était en réalité une supercherie montée par un groupe inconnu, Mike Nedo, qualifié d' "Antéchrist de l'art", qui avait accroché au mur le tableau avec un morceau de Velcro. La scène, filmée avec un camescope, sera diffusée ultérieurement sur la télévision locale à deux reprises. Sur l'écran, un homme masqué déclarera que son groupe avait voulu démontrer deux choses : d'une part, que "n'importe qui peut être un grand artiste", et, d'autre part, que "n'importe quoi peut devenir une oeuvre majeure pourvu qu'elle…
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Israël, l'Europe et les Etats-Unis Qu'on le veuille ou non, le drame de Gaza a pour premier responsable non l'État d'Israël mais l'Occident tout entier. Il suffit de penser à la masse des résolutions de l'ONU condamnant Israël, très rarement suivies d'effet, sans que Washington, Bruxelles, Londres ou Paris interviennent. En juillet 2000, pour ne pas remonter plus loin, apparaissaient trois éléments essentiels sans lesquels aucun accord ne serait possible : d'abord l'État d'Israël devait admettre comme frontières la ligne d'armistice de 1967, la Cisjordanie devenant le socle d'un État palestinien ; ensuite on convenait que Jérusalem serait partagée, les secteurs habités par les Palestiniens devenant partie de l'État palestinien ; enfin les réfugiés pourraient revenir - s'ils le souhaitaient - dans l'État palestinien mais le retour en Israël ne leur serait pas possible étant entendu que des contributions financières internationales leur seraient accordées, selon certaines conditions. Or, sur tous…
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