Magistro Beta

Switch to desktop Register Login

De par le monde (553)

(...) (site endommagé en 2013) ... Cela paraît évident. Et cela pour au moins deux raisons. Parce qu'elle le veut et parce qu'elle le peut. Ou, plus exactement, parce qu'elle le pourra bientôt (1).      Elle le peut - les racines de la volonté de domination mondiale de la Chine      Un passé glorieux La Chine est très consciente, c'est bien connu, d'avoir une civilisation qui compte parmi les plus anciennes au monde. C'est une civilisation profondément imbue de sa supériorité. La culture chinoise fleurissait quand les autres nations, aujourd'hui brillamment développées, croupissaient encore dans les ténèbres de la barbarie. Les Chinois en sont pénétrés. D'où leur attachement viscéral à un passé glorieux. En  témoigne entre autres leur répugnance à renoncer à une écriture peu compatible avec le monde moderne (47 037 caractères répertoriés dont 3 500 d'usage courant), mais qui incarne précisément ce passé vénéré. Les Chinois se savent et se veulent un…
Publié dans De par le monde
Écrit par
En savoir plus... 0
(...) (site endommagé en 2013) avec un PIB désormais supérieur à celui du Japon. Au XXe siècle avant notre ère jusqu'à 1840, la Chine a été une grande puissance. La Chine d'aujourd'hui s'appuie sur un empire au passé millénaire, à la civilisation brillante, sur des mentalités religieuses demeurées solidement ancrées. Le déclin de la dernière dynastie va faire éclater la Chine. Entre 1840 (guerre de l'Opium) et 1880, elle est quasiment partagée entre la France, la Grande-Bretagne, le Japon et les États-Unis. La première République chinoise sera impuissante devant cet état de fait qui ne disparaîtra qu'après la capitulation du Japon en août 1945. La révolution maoïste en 1949 mettra en place un État marxiste totalitaire, mais la mentalité chinoise ne sera pas aussi bousculée que l'aurait voulu Mao par la révolution culturelle. Le confucianisme se maintiendra, continuant à inspirer le droit chinois. La tradition repose sur trois éléments :…
Publié dans De par le monde
Écrit par
En savoir plus... 0
(...) (site endommagé en 2013) à l'issue des négociations manquées de Copenhague, pleurait la disparition annoncée du Lac Tchad. C'est maintenant un fait acquis irréversible : dans vingt ans cette mer intérieure aussi vaste que la Sicile aura disparu. Et tout continue comme si de rien n'était. Nous courons de plus en plus vite au-devant de pénuries catastrophiques des ressources planétaires (non seulement le pétrole, mais aussi les métaux, les sols, l'eau) avec les guerres qu'elles déterminent déjà. Nous courons aussi au devant de pollutions massives et nocives (s'il n'y avait que le CO2 !), qui détruisent notre habitat terrestre et déterminent déjà des exodes de populations entières. Que dire de tout cela ? Peut-être simplement que nous ne savons pas ce que nous faisons. Nous ne sentons plus ce que nous faisons, nous sommes insensibles, ou impuissants, sans doute irresponsables, incapables de prendre nos responsabilités. Le plus grave est que certains "climato-sceptiques"…
Publié dans De par le monde
Écrit par
En savoir plus... 0
Barack H. Obama ? Trop indécis, trop prudent, trop distant. Au premier anniversaire de son mandat, cette semaine, l'homme providentiel déçoit jusque dans son camp. Est-ce pour corriger ces défauts qu'il a pleinement engagé son pays au secours d'Haïti ? Le président des États-Unis y fait preuve d'une détermination inédite et d'autant plus remarquable que demeure le souvenir de George W. Bush, inopérant en Louisiane, frappée en 2005 par l'ouragan Katrina. Mais ce spectaculaire et opportun déploiement de générosité ne peut cacher l'effondrement d'un mythe. Le cauchemar vécu par les Haïtiens, qui ont vu leur propre État anéanti par le séisme, obligeait-il les Américains à se préoccuper si peu de la France dans sa volonté de soutenir ce pays francophone ? Samedi, Alain Joyandet, secrétaire d'État à la coopération, a dû protester auprès des États-Unis afin d'obtenir l'autorisation d'atterrir pour un avion. "Il s'agit d'aider Haïti, il ne s'agit pas d'occuper Haïti",…
Publié dans De par le monde
Écrit par
En savoir plus... 0
J'y ai certaines attaches familiales. C'est un pays dont le peuple recèle des trésors de créativité. Le moindre autobus bariolé à la diable avec la foi du charbonnier est un objet d'art. Naïf en l'occurrence, à l'instar du grand peintre Brasil qui donne l'impression de pressentir charnellement les joies paradisiaques. Pourtant Haïti est la proie d'une interminable malédiction. Depuis l'indépendance, dont les Haïtiens sont si fiers, le pays s'automartyrise cruellement sous les diktats incohérents d'un roi Christophe ou d'un Duvalier quelconque. Ou d'un Aristide, ce prêtre dévoyé qui trompa l'espérance des pauvres. Ou encore des ONG, dont les 4x4 éclaboussent les bidonvilles non sans arro­gance. Rien n'a changé depuis l'époque où Graham Greene écrivait les Comédiens, chacun a toujours peur de son ombre. On risque le racket ou le kidnapping à chaque carrefour et les misé-rables survivent au jour le jour, dans un dénuement effroyable, en déforestant le moindre arpent…
Publié dans De par le monde
Écrit par
En savoir plus... 0
(...) (site endommagé en 2013) ... (1) se sont poursuivies à Londres et à Shangaï, elles viennent d'avoir lieu à Paris. Quel bilan ? Et une question : krach ou pas krach ? Si l'on en croit Tobias Mayer, commissaire priseur à Manhattan au "glamourous look and cosmopolitan aura", tout va bien : "Nous sommes très heureux de ce qui nous arrive". Il déclarait d'ailleurs à peu près la même chose en novembre dernier. Que veut-il dire ? La situation est la suivante : les professionnels et experts -qui sont souvent des "animateurs" du marché - font des évaluations de baisse de 20% à plus de 50%, avec un taux d'invendus d'environ 50%. Malgré l'incertitude que soulèvent ces grands écarts d'estimation, on peut seulement dire que le marché ne s'est pas effondré comme en 1990. A la différence de 1990, l'effondrement n'a pas été immédiat et total... Les collectionneurs jouaient…
Publié dans De par le monde
Écrit par
En savoir plus... 0
  En pleine conférence de Copenhague sur le climat, Benoît XVI rendait public son traditionnel message pour la journée mondiale de la paix du 1er janvier au titre significatif : "Si tu veux construire la paix, protège la création". Ce texte est un petit bijou que chacun devrait lire, relire et méditer. Non seulement parce qu'il donne très clairement la position de l'Église en matière d'écologie, mais plus encore parce que les principes qui l'animent sont un modèle de bon sens et d'équilibre qui devraient rencontrer l'adhésion de tous. Or, si nombre de chrétiens se réfèrent à cet enseignement, c'est souvent pour en faire un tri. Et le débat sur ces questions écologiques n'est pas aisé, car les positions sont souvent extrêmement tranchées, voire manichéennes. D'un côté, ceux que l'on appelle les "climats sceptiques" ne voient que manipulations dans tous les résultats "scientifiques" (type GIEC) qui vont dans le sens…
Publié dans De par le monde
Écrit par
En savoir plus... 0
A l'heure où les représentants du monde entier débattent à Copenhague du devenir de la planète, ressurgit une vielle rengaine que l'on croyait depuis quelques années remisée au placard : le fantasme de l'explosion démographique et de la surpopulation, d'où on tire que pour lutter contre le réchauffement de la planète, il faudrait empêcher une partie de l'humanité d'avoir des enfants, en tous les cas d'en avoir trop. On ne s'étendra pas sur le paradoxe philosophique : lutter contre la vie pour préserver la vie On n'insistera pas non plus sur le fait que la population est une chose, le modèle de consommation   en est une autre. Les hommes dont il s'agit sont loin d'être égaux. Selon leur mode de vie, le carbone qu'ils émettent varie de 1 à 100. Même entre des régions de niveau analogue comme l'Europe et les Etats-Unis, la différence est de 1 à 2. On soulignera  plutôt l'ignorance…
Publié dans De par le monde
Écrit par
En savoir plus... 0
Allez, un blasphème : ce sommet de Copenhague manque de crédibilité. Bien sûr, il est important que les pays se parlent et s'acheminent vers une autolimitation afin de préserver la planète. Mais ces grands prêtres, ces dévots et ces prosélytes, mais ces credo, ces excommunications et ces bûchers montrent surtout ce qu'est devenu l'écologisme : un culte sectaire, despotique, intransigeant. À écouter les sermons, la modernité industrielle, forcément coupable, doit se soumettre au dogme de la décroissance sous peine de punition divine. Désolé, mais le ridicule entache cette hypermesse ouverte cette semaine. Une pensée unique chasse l'autre, dans un mimétisme planétaire. Après l'unanime sacralisation de Barack H. Obama, messie à l'indécision problématique, voici les matraquages sur l'implication de l'homme dans le réchauffement du climat. Sur cette question controversée, "le débat est clos", ont décrété les convertis, dont Nicolas Sarkozy. Cette semaine, cinquante-six journaux ont publié le même éditorial : "La question…
Publié dans De par le monde
Écrit par
En savoir plus... 0

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

Top Desktop version