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De par le monde (553)

Liberté religieuse et culte public (...) (site endommagé en 2013) a suscité un tel émoi que beaucoup en ont oublié de réfléchir au cadre théorique dans lequel il s'inscrit : la problématique de la liberté religieuse en Occident. Il faut le rappeler : ce sont les minarets qui ont été interdits par le peuple suisse, pas les mosquées. Si les mosquées avaient été interdites, on aurait pu considérer à bon droit qu'il s'agissait d'une atteinte inacceptable à la liberté religieuse. L'interdiction des minarets touche en fait une autre question : celle de la visibilité publique du culte. La disposition d'un lieu de culte est affaire de droit fondamental, sa visibilité une question d'ordre public et donc d'opportunité, variable selon les lieux et les temps. Cette distinction n'est pas nouvelle en Europe : comme l'a montré Bruno Dumézil (1), on la trouve dès les origines de la chrétienté instituée. L'Eglise a ainsi presque toujours admis…
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(...) (site endommagé en 2013) et la notion de guerre "juste" inaugurée par Magistro, lisez le tout récent, et remarquable, discours de Barak Obama, heureux récipiendaire du prix Nobel de la Paix à Oslo. Tout y est. Il en ressort que les guerres justes ne sont pas forcément nécessaires ; que les guerres nécessaires ne sont pas forcément justes. Ceci étant, rappelons, en guise d'exorde, une constatation d'une affligeante banalité, à savoir que la notion de ce qui est juste ou non varie du tout au tout selon les époques et les sociétés humaines. Ce qui était justifié hier ne l'est plus aujourd'hui et le sera moins encore demain. Dont acte. Par ailleurs, les guerres d'aujourd'hui ne sont pas celles d'hier, ni celles de demain. Comment va t-on réagir demain dans l'hypothèse d'une guerre nucléaire ? Allons plus loin. Une guerre nucléaire peut-elle être juste ? En fait, aucune guerre n'est jamais…
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L'économie de marché a gagné ; l'économie administrée s'est effondrée. Mais de quelle économie de marché s'agit-il ? D'une économie du laisser-faire intégral ou d'une économie régulée telle qu'elle s'est constituée, précisément en réponse au défi lancé par l'économie soviétique, mais aussi en réponse à l'effondrement d'une certaine économie de marché dans les années 1930 ? La réponse n'est pas forcément simple parce que le monde a évolué et, avec lui, les conditions de sa régulation. Ce qui nous est interdit, en tout cas, c'est un retour en arrière à des doctrines qui ont déjà signé leur échec ou qui ont été détournées ou mal interprétées et dont la pertinence n'a pas survécu à leur application, sinon à leurs auteurs. En revanche, les enseignements de la grande dépression demeurent. Ils sont à la mesure des succès de la reconstruction et des choix qui les ont permis. Ils semblent, pourtant, avoir…
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La 18ème session de l'Assemblée parlementaire paritaire Afrique-Caraïbes-Pacifique et Union européenne (ACP-UE) vient de se terminer le 3 décembre à Luanda, capitale de l'Angola. Cette conférence internationale a immanquablement abordé la question de la difficile et lamentable situation de crise à Madagascar. Dans son discours d'ouverture, Louis Michel, co-président de l'Assemblée parlementaire, après avoir réitéré le souhait de mettre en place une enquête internationale indépendante sur les violations des droits de l'homme dans la Grande Ile, et malgré qu'il ait salué les efforts de médiation de l'Union africaine et de conciliation des quatre mouvances politiques malgaches, il ne pouvait que rester perplexe, comme nous, à la suite des accords récents d'Addis-Abeba. Pendant qu'à Antananarivo, les actuels ministres de la Transition disent "gérer les affaires courantes", et ne faire que cela, les chefs de file des trois autres mouvances se réunissent vendredi 4 décembre, une nouvelle fois à Maputo, la capitale…
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Quand le président Obama, futur prix Nobel de la paix, a proposé, d'abord à Prague le 6 avril, puis à New York le 23 septembre 2009, que le monde s'oriente vers un désarmement nucléaire général, il a pris la précaution de rappeler qu'il était favorable à ce que le Etats-Unis ratifient le traité d'interdiction totale des essais nucléaires, ce que la France et la plupart des autres pays ont déjà fait mais pas eux.  Il serait sans doute de mauvais goût de rappeler que sa position ne préjuge pas de celle du Congrès. Il est vrai que les Etats-Unis, disposant de très loin de la première armée classique du monde, ont un intérêt évident à ce qu'aucun autre pays ne dispose de l'arme de dissuasion. Quand plusieurs personnalités allemandes lancent un appel analogue, cela non plus n'a rien d'étonnant venant d'une puissance non nucléaire. L'Allemagne verrait abolir, par une telle…
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Cette réalité doit s'imposer à qui cherche à comprendre sa politique. Elle fait voir Mao, non comme un émule de Lénine, mais comme un des nombreux chefs messianiques qui, au fil des siècles et souvent avec le concours de lettrés sans emploi, soulevèrent, victorieusement ou non, le peuple contre le Fils du Ciel, en vagues de jacqueries toujours formidablement meurtrières. La Chine est comme l'empire d'Auguste qui aurait surmonté les épreuves des siècles et serait demeuré soi-même, tout en évoluant sans cesse - fût-ce entre les xveet xixe siècles, quand les Chinois s'ingénièrent, pour cultiver leur harmonie, à vivre à l'écart du monde. Une différence fondamentale toutefois : si l'empire romain alliait les cultures sous l'autorité politique et morale de la fides à la Ville, sans se soucier de les homogénéiser, les peuples auxquels les Chinois se heurtèrent furent bientôt assimilés à leur culture, s'ils ne l'étaient pas avant de fondre…
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L'Iran et la bombe. Et après ? (...) (site endommagé en 2013) dans un climat plein d'espoir. Faut-il pour autant pavoiser ? Ou est-il permis de rester sceptique ? Il ne fait guère de doute aux yeux d'un observateur tant soit peu averti, que l'Iran aura la bombe, tôt ou tard, d'une manière ou d'une autre. Pourquoi ? - parce que l'Iran est bien décidé à avoir sa bombe envers et contre tous, et qu'il ne  cédera pas aux "affectueuses" pressions de l'Occident (Etats-Unis et Europe), - que, de toute façon, l'Iran sait fort bien que ces pressions sont du bluff, ni les Etats-Unis ni l'Europe n'ayant ni l'envie ni la capacité de recourir à la force (Obama, sauf erreur, n'a pas l'âme d'un Truman (1). Quant à Sarkozy, Brown , Merckel ), (2) - que l'Occident, au demeurant, n'a rien de bien sérieux à offrir en échange de la renonciation à la…
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Où est l'indécence, où est l'incohérence ? (...) (site endommagé en 2013) ... dans Le Monde du 16 octobre, p.19, reflète certes l'opinion de personnes généreuses. Peut-on admettre que dans un pays en guerre certains choisissent la fuite, la  facilité et confient à d'autres les charges et les risques du combat ? En 1944, le Général de Lattre s'en était pris avec vigueur à des jeunes gens confortablement installés, comme au spectacle, dans le Midi de la fin du mois d'août : ils regardaient nos troupes combattre. Au Liban, nous avons vu des jeunes gens vautrés sur les plages, tandis que les Casques bleus prenaient des coups venus de multiples côtés. Le 27 septembre dernier, sur la "3" Midi Pyrénées, le présentateur annonçait froidement la mort de quatre jeunes soldats français en Afghanistan, et, goguenard, il donnait aussitôt la parole à deux jeunes Afghans, fringants, qui prenaient la route vers Calais, où…
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Pékin fêtait le 1re octobre 2009, les soixante ans de Zhonghua Renmin Gongheguo - l'"État populaire de l'harmonie commune de la Chine", cette dernière étant saisie comme : Zhonghua - l'"Éclat constant" ! Le nom officiel de la Chine populaire, la justification de ces soixante ans ? La presse occidentale n'en parle pas, négligeant plus innocemment et par inculture que par souci de dénigrer "l'Empire", ce que les Chinois entendent sous ces mots et face à cette manifestation. Soixante ans ? Un cycle, un siècle, au sens du latin saeculum, une génération humaine (1). Quand Deng Xiaoping disait dans les années 1980 : "Il nous faudra soixante ans pour atteindre à un développement de puissance moyenne", il disait "une pleine génération", et ses compatriotes comprenaient : "Nos enfants et petits-enfants mesureront le prix de nos efforts". Cette fête sexagésimale revient à montrer au monde que c'est la Chine de toujours qui fête son "siècle" d'indépendance…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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