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De par le monde (563)

Pékin fêtait le 1re octobre 2009, les soixante ans de Zhonghua Renmin Gongheguo - l'"État populaire de l'harmonie commune de la Chine", cette dernière étant saisie comme : Zhonghua - l'"Éclat constant" ! Le nom officiel de la Chine populaire, la justification de ces soixante ans ? La presse occidentale n'en parle pas, négligeant plus innocemment et par inculture que par souci de dénigrer "l'Empire", ce que les Chinois entendent sous ces mots et face à cette manifestation. Soixante ans ? Un cycle, un siècle, au sens du latin saeculum, une génération humaine (1). Quand Deng Xiaoping disait dans les années 1980 : "Il nous faudra soixante ans pour atteindre à un développement de puissance moyenne", il disait "une pleine génération", et ses compatriotes comprenaient : "Nos enfants et petits-enfants mesureront le prix de nos efforts". Cette fête sexagésimale revient à montrer au monde que c'est la Chine de toujours qui fête son "siècle" d'indépendance…
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Jeune, sympathique, le candidat démocrate avait fait une campagne brillante. Mais on oubliait que sans la crise des subprimes, Mac Cain aurait très vraisemblablement été élu. Durant le premier semestre, le président Obama a fait de beaux discours, sur les inégalités qui incontestablement existent aux États-Unis, sur une nouvelle politique américaine au Moyen-Orient ; il s'adresse honnêtement aux peuples et États africains, soulignant à juste titre les responsabilités immenses des Africains dans leurs malheurs. Tout souriait au nouveau Président. Neuf mois après son arrivée à la Maison Blanche, la situation est bien différente. La mise en place d'un système de santé sociale est fortement contestée, sa politique au Moyen-Orient connaît de grandes difficultés, les relations avec l'Union européenne posent problème et les rapports avec la Russie se sont à peine détendus. Aux États-Unis, 50 millions d'habitants n'ont pas de protection sociale : on comprend parfaitement la nécessité d'une réforme profonde,…
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Le numéro de juillet de la revue Esprit est consacré à la figure du pirate. Au-delà de l'analogie des termes, piraterie-piratage, qui laisse voir les hackers comme des pirates contemporains, l'occasion est donnée d'une analyse assez subtile des sociétés dans lesquelles nous vivons: "sociétés liquides", selon Zygmunt Bauman, auteur trop peu connu en France, dont ces articles s'inspirent abondamment. Hegel avait montré toute la différence symbolique entre les deux mondes de la terre et de la mer, le premier structuré par les frontières, la mémoire et les lois, le second lisse, sans empreintes et hors la loi. C'est dans cet esprit que Carl Schmitt avait plus tard écrit son ouvrage le Nomos de la terre. Le pirate agit sur la mer, que n'habite nul gendarme. Les sociétés présentes finissent par ressembler davantage à la mer qu'à la terre. L'incapacité des souverainetés étatiques à tout surveiller, la mondialisation qui permet d'échapper à…
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Depuis les pirates qui écument les mers de Somalie jusqu'au site de téléchargement libre "Pirate Bay" dont les logiciels permettent aux internautes de contourner les lois de la propriété, la question de la piraterie revient sur le devant de la scène (1). Un député "pirate" a été élu par la Suède au Parlement européen le 7 juin tandis que, dans le même temps, le Conseil constitutionnel censurait en France le projet de création d'une Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur l'internet (Hadopi) en s'inquiétant des risques qu'il représentait pour le droit d'expression individuel et la protection de la vie privée. Allons-nous sombrer dans un monde de pillage et de prédation générale ? N'était-ce pas déjà la crainte du juriste allemand Carl Schmitt dans l'entre-deux-guerres de voir les États terrestres, protecteurs de la sécurité et de la propriété, submergés par les puissances maritimes, libérales et…
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Après une brève manifestation d'étudiants qui ont tenté de retarder le jury, pour se faire entendre des politiciens présents à la soirée d'ouverture, Baaria de Giuseppe Tornatore a lancé la compétition de la 66e Mostra de Venise. Voilà vingt ans qu'il n'y avait pas eu de film italien en ouverture, et dix que le réalisateur de Cinema Paradiso n'avait tenté une aussi ample fresque. Double retour, donc, et entrée en fanfare de l'Italie. Une fanfare berlusconienne, puisque le premier ministre, non seulement finance le film, via la production Medusa, mais signe la première critique, parue hier matin dans La Repubblica, avant la projection de presse : "un chef-d'oeuvre", tout simplement. Baaria, superproduction de 25 millions d'euros, avec quelque 200 acteurs professionnels ou non et 35 000 figurants, est une chronique familiale située dans le village natal de Tornatore, Baaria (abréviation familière de Bagheria), dans la province de Palerme. Le film suit trois générations de…
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Depuis longtemps, dans les pays avancés, les hommes ne consomment plus, pour la plupart, ce qu'ils produisent : ils échangent leurs productions. Pour échanger, il leur faut un étalon commun : la monnaie. Autrefois cette monnaie était faite de métal (or, argent, cuivre) extrait des mines et fondu à grand peine. Aujourd'hui, elle consiste principalement en lignes de crédit inscrites dans les ordinateurs des banques (et encore un peu de billets imprimés et de pièces sans valeur intrinsèque). Cette monnaie circule plus ou moins vite mais, pour une vitesse de circulation moyenne, le principe est le même : ou il n'y a pas assez de monnaie et les échanges (et donc la production) se ralentissent, ou il y en a trop et les prix montent. Dans ce dernier cas, pour un bien donné, les acheteurs sont nombreux ;  selon la loi de l'offre et de la demande, les enchères montent : c'est l'inflation. Il faut donc qu'il y ait assez de…
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Afghanistan : l'amnésie française (...) (site endommagé en 2013) d'un nouveau soldat français mort en Afghanistan, on ne sait de quoi il faut s'étonner le plus : de la passivité de l'opinion publique ou du silence de la classe politique sur cette guerre. Un silence qui contraste avec les critiques de plus en plus vives qu'elle suscite au Royaume-Uni et en Allemagne. Et pourtant, s'il y a un pays  qui devrait être critique sur cet engagement, c'est bien la France. La France marquée par sa double et tragique expérience de l'Indochine et de l'Algérie, la France dont la figure emblématique du dernier siècle, Charles de  Gaulle, fonda  l'essentiel de son action politique sur le pari que les solidarités nationales l'emportaient toujours en dernière instance. Un pari qu'il n'a jamais perdu : l'occupant allemand a été vaincu, les peuples colonisés se sont émancipés, l'Amérique a perdu au Vietnam, "la Russie a bu le…
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La résistance poétique d'Elia Suleiman (...) (site endommagé en 2013) signe Le temps qu'il reste, chronique familiale  mélancolique et drôle, de 1948 à nos jours. La Palestine d'Elia Suleiman ne ressemble pas aux images d'actualité violentes transmises par les médias. C'est un pays intérieur qui tient à l'enfance autant qu'à l'Histoire, l'une et l'autre s'accordant pour faire de la terre natale une absence de terre, et pourtant un monde bien réel, riche de sensations et de souvenirs, de conflits mais aussi d'amour. "J'ai eu des parents aimants et drôles, dit le cinéaste, et même si le contexte était politiquement très lourd, j'ai grandi dans une atmosphère de grande tendresse". Il en a fait un style : regard léger posé sur des choses sombres, découpant avec un humour incisif de petites scènes familières dans les lambeaux d'une époque déchirée. Après Intervention divine, prix du jury et de la critique internationale à Cannes…
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'Financial Art' : krach ou pas krach ? (...) (site endommagé en 2013) à New York, Londres et Shanghai, la valeur de l'Art Contemporain a-t-elle également chuté ? En France le spectacle permanent de "l'Art Contemporain" triomphant ne cesse pas, au contraire de New York. La farandole des "artistes les plus chers du monde" continue à virevolter sous nos yeux ébahis : Jeef Koons a connu les prolongations à Versailles, David La Chapelle a pris le relais sous les ors et lambris du Palais de la Monnaie, Yan Pei Ming entend enterrer la Joconde salle Denon au Louvre, Richard Serra voit ses oeuvres restaurées à la Défense, Paul Fryer expose son "Christ sur sa chaise électrique" dans la cathédrale de Gap, Pierre et Gilles leur "Vierge Attention Travaux" à l'Église Saint Eustache. François Pinault qui collectionne tous ces artistes, traverse habilement la crise en exposant sa collection partout dans les…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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