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De par le monde (552)

Face à Kim Jong-un, le courage du président sud-coréen   CHRONIQUE - Moon Jae-in, qui a entamé une visite de huit jours en Europe, a eu le génie de saisir la main tendue par le dictateur nord-coréen Kim Jong-un.   C'est par la France, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, que le président sud-coréen a entamé, le 13 octobre 2018, une visite de huit jours en Europe, destinée à expliquer sa stratégie de détente et de réconciliation envers la Corée du Nord. Il était important pour Moon Jae-in de parler en tête-à-tête avec Emmanuel Macron, qui jusque-là s'était montré plutôt sceptique quant aux chances de succès d'une telle démarche. Le président français avait même rappelé au Conseil de sécurité, lors de son passage en septembre à New York, son devoir de rigueur dans l'application des sanctions à l'encontre de la Corée du Nord. Ces sanctions avaient pour but d'amener…
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De la crise de 2008 à celle de 2020   Les annonces d’une prochaine crise économique et financière se multiplient aux Etats-Unis. Après l’ancien gouverneur de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, (1) c’est au tour de Nouriel Roubini, professeur à la New York University de prévoir une crise pour 2020. (2) En soi, ce n’est pas un scoop, les crises sont récurrentes dans le système capitaliste, et le cycle actuel d’expansion est le second le plus long après celui des années 2000. Mais, la qualité du premier, et la crédibilité du second qui fut l’un des rares à prévoir la crise de 2008, confèrent une résonnance particulière à leurs annonces. Nouriel Roubini liste cinq raisons pour justifier sa prévision. Il oublie la plus sérieuse : la désastreuse résolution de la crise de 2008 par Barack Obama. Pourquoi est-ce important ? Parce qu’elle prive les autorités des instruments fiscaux et monétaires dont…
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Attaques chimiques en Syrie : des ficelles de plus en plus grosses   "Vous entendrez parler de guerres et de rumeurs de guerres" (Matthieu 24, 6). La guerre de Syrie semblait tirer à sa fin. Or des rumeurs de guerre inquiétantes en viennent encore. Il y aurait bientôt une nouvelle attaque chimique de Bachar-el-Assad. La riposte est prête : le forfait n’est pas encore commis mais la punition se prépare déjà : le destroyer US The Sullivan armé de 56 missiles de croisière, est arrivé dans le Golfe persique, et le bombardier de l’US Air Force B-1 B avec 24 missiles de croisière Air-sol a été acheminé vers la base aérienne de al-Udeid au Qatar. Et pour être sûr qu’il aura quelque chose à punir, huit chars contenant de la chlorite auraient été acheminés vers le village de Halluz, dans la province d’Idlib, le principal réduit djihadiste encore hors du contrôle du gouvernement syrien, où un groupe des militants spécialement entraînés…
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Au sujet de l'espionnage russe   Les Pays-Bas, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et la France ont accusé, le 4 octobre, la Russie de multiplier les cyberattaques contre l’Occident, notamment suite à une tentative de piratage du siège de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) située à La Haye. Amsterdam a aussitôt expulsé quatre espions russes. Il est toutefois étonnant que cette affaire, découverte en avril dernier, ne soit révélée et médiatisée qu’aujourd’hui. Après la supposée implication de Moscou dans la tentative de perturbation des élections américaines de 2016 et l’affaire Skripal, cet événement nous replonge dans un climat de Guerre froide.   L’espionnage russe est une réalité. Nous assistons incontestablement à sa remontée en puissance depuis quelques années, tant à travers des opérations de renseignement que des interventions clandestines, majoritairement cybernétiques. Cela ne signifie pas pour autant que toutes les actions imputées à Moscou soient de son fait. Les…
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La sécurité, première exigence des peuples   En votant à 46 % pour le député populiste, ancien officier de l'armée de terre, Jair Bolsonaro, le 7 octobre 2018, au premier tour de l'élection présidentielle, et en ne donnant que 29 % des voix à l'universitaire du Parti des travailleurs Fernando Haddad, la population brésilienne a-t-elle émis un vœu de retour à la dictature militaire, telle qu'on l'a connue de 1964 à 1985 ? Le plus grand pays d'Amérique latine aurait-il soudain tourné fasciste, comme le laissent entendre certains commentateurs ? Bien sûr que non. La preuve en est qu'aux élections législatives - qui avaient lieu en même temps - le Parti social libéral (PSL) de Bolsonaro n'a conquis que 52 sièges sur 513, un nombre légèrement inférieur à celui du Parti des travailleurs (gauche modérée, dont le chef historique, le syndicaliste Lula, président de 2003 à 2011, a été jeté en prison pour…
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"Ainsi va le monde… et c’est ainsi depuis toujours !"   De la crise de modèle à l’implosion du système 2006 : Crise des matières premières, le brut surfait autour des 150 $ le baril. Les meilleurs experts spéculaient allègrement à l’époque sur des hypothèses à 200, 400 $... Un baril autour des 50 $ n’était absolument plus imaginable compte tenu de la pression de la demande des BRICS, soit quasiment un milliard de nouveaux entrants, qui ont rallié notre modernité de façon spectaculaire en 25 ans. Pour autant ce transfert de modèle n’a concerné qu’une minorité de classes moyennes émergentes au sein de ces pays, ce qui laisse actuellement 5 milliards d’individus en dehors des critères de prospérité et de développement portés par notre vieil Occident… Ce dernier qui ne représente plus que 7,5 % de la population et à peine 40 % de la création de richesse (1) mondiale s’est depuis…
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Vers un monde de ruptures   Je suis bien embêté et le responsable est monsieur Trump. Je m’explique. Theodore Roosevelt, le Président US qui me rappelle le plus Donald Trump avait coutume de dire que la diplomatie était chose facile : il fallait parler doucement et se balader avec une grosse massue. Monsieur Trump, quant à lui parle très fort et distribue des coups de massue à droite et à gauche avec beaucoup d’abandon. A l’évidence, il veut foutre en l’air le cauchemar globaliste de Georges Soros et chacun peut voir qu’il y prend un grand plaisir. Nous sommes en effet en train de changer de monde : jusqu’à monsieur Trump, nous vivions sur la croyance que les USA était une sorte de gentil "Hégémon" dont le rôle principal était de maintenir leur prééminence "diplomatique et culturelle" en acceptant de passer et de respecter des accords de coopération économique qui pouvaient parfois leur…
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Iran-Amérique : deux stratégies sans issue   CHRONIQUE - Invoquant leur dignité bafouée, les dirigeants iraniens ont eu tort de refuser l'offre de dialogue de Donald Trump. Mais la Maison-Blanche aurait tort de suivre les recommandations extrêmes de John Bolton.   Depuis que la victoire de leur allié baasiste dans la guerre civile syrienne est apparue évidente, les gardiens de la révolution iraniens n'ont pas manqué de se gargariser de leur stratégie. Quels progrès la République islamique d'Iran n'avait-elle pas accomplis depuis 1988, date à laquelle, épuisée par huit ans de guerre, elle avait dû accepter un armistice sans bénéfice avec son agresseur, l'Irak de Saddam Hussein ! Il y a peu, les pasdarans se vantaient encore auprès de leurs visiteurs étrangers que la Perse des mollahs avait conquis son accès à la Méditerranée et mis la main sur quatre grandes capitales arabes : Bagdad, Damas, Beyrouth et Sanaa. Ce n'est…
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Washington consolide l'axe russo-chinois   CHRONIQUE - En détériorant sa relation avec Moscou et Pékin, Donald Trump prend le risque de voir les deux puissances redevenir alliées, comme elles l'étaient dans la décennie 1950-1959.   Lorsque Henry Kissinger pilotait la politique extérieure américaine dans la première moitié de la décennie 1970-1979, il avait inventé le concept de "triangle stratégique". Il fallait que l'Amérique s'arrange toujours pour être plus proche à la fois de la Russie et de la Chine que ces deux nations orientales pouvaient l'être entre elles. Au cours de l'année 1972, il parvint à ce que Richard Nixon se déplace en février à Pékin - pour y établir des relations diplomatiques - et en mai à Moscou - pour y signer le premier traité de limitation des armes nucléaires stratégiques.   L'Amérique de Donald Trump suit un chemin opposé. Il ne se passe pas une semaine sans qu'on se demande comment…
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