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De par le monde (414)

Le grand secret de l'alliance de l'Amérique et de l'islamisme   Après la vague d'attentats qui frappe les Etats-Unis et l'Europe depuis quelques mois, on peut se demander si Bachar-el-Assad est toujours l’ennemi principal des Etats-Unis au Proche-Orient. Hélas, la réponse est  claire : c'est oui. Que juste après l'attentat d'Orlando, les plus hauts fonctionnaires du département d'État se soient plaints dans un manifeste (1) que le président n'en faisait pas assez contre le chef d'État syrien en dit long sur l'état d'esprit qui règne aujourd'hui à Washington. Le président Barack Obama a beau condamner avec emphase comme "un acte de terreur et de haine " ce qu'il qualifie de "la pire fusillade de l’histoire des Etats-Unis", qui a fait 50 morts et 53 blessés, il sait très bien que la politique américaine ne changera pas pour autant.   Les présidents américains successifs ont clamé les uns après les autres au…
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Situation en Ukraine Petro Porochenko et François Hollande doivent se rencontrer ce mardi 21 juin. Que peut-on dire aujourd'hui, alors que les chefs d'Etat français et ukrainiens se retrouvent, de la situation en Ukraine ? Quelles sont les évolutions ? L’Ukraine est dans une situation déplorable, ses dirigeants sont incompétents, son économie est au plus bas en dépit des sommes d’argent injectées par les Occidentaux (Europe et Etats-Unis), son armée se révèle inefficace face aux indépendantistes du Donbass, malgré l’aide étrangère et l’engagement de milices d’extrême-droite ayant commis des atrocités dont la presse pro occidentale ne parle jamais. Surtout, Porochenko et son gouvernement, aveuglément antirusses, ont été incapables de stabiliser la situation intérieure et d’entamer un dialogue avec ceux qui ne souhaitent pas continuer à faire partie du pays, refusant de reconnaître leur droit à parler d’autodétermination alors même que l’Europe a autorisé un référendum en Ecosse et semble prête…
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La Turquie d'Erdogan En Turquie, la vie politique s’organise autour d’un centre et d’une périphérie. Jusqu’au début des années 2000, le centre désigne l’establishment militaro-kémaliste. Les élites occidentalisées s’estiment garantes de l’unité du pays et de sa religion civique, la laïcité. Rejetés aux marges depuis la création de la République (1923), la mouvance religieuse représente les laissés pour compte de la géhenne atatürkiste. Ce sont les Turcs noirs humbles et dévots brimés au nom de leur foi, les Kurdes écrasés sous le centralisme d’Ankara, les pieux entrepreneurs de province humiliés d’avoir à passer sous les fourches caudines de la bourgeoisie laïque d’Istanbul. Tout le génie de Tayyip Erdogan est d’avoir su renouveler la matrice de l’Islam politique turc. Réaliste, il constate que la stratégie du tout ou rien est stérile. Plus que la Charia, les Turcs espèrent une amélioration concrète de leur condition d’existence. Sur les décombres des partis conservateurs…
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Obama, imperator et prix Nobel de la paix   En considérant la tournée quasi-impériale que Barack Obama vient de faire en Europe, comment n'aurait-on pas du mal à comprendre les critiques des conservateurs américains à l'encontre de ce président qu'ils tiennent pour responsable de l'affaiblissement de la puissance américaine ? Impériale, la tournée européenne du président en avait l'allure : venu à Londres dire son hostilité au Brexit, à Berlin plaider en faveur de l'approbation du TTIP (Partenariat transatlantique pour le commerce et l'investissement) et féliciter Merkel pour son large accueil des migrants, il a chaque fois parlé en maître. On note au passage que l'étape de Paris ne lui a pas paru nécessaire : la France de Hollande ne compte plus, elle est à la botte.   C'est la première fois d'ailleurs que l'actuel président semble s'intéresser autant à l'Europe. Etrange Obama : métis aux allures de patricien qui…
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Prises d’otages ... ou archaïsmes suicidaires ?   Ce qui est frappant lorsque l’on suit l’actualité, au-delà les commentaires souvent insignifiants sur les jeux d’acteurs politiques, c’est la relative convergence des diagnostics et des analyses sur l’état aussi bien de notre pays que du monde. Il en ressort implicitement une atmosphère malsaine, comme si un chapelet de catastrophes inéluctables nous guettait pour ne pas avoir su anticiper les évolutions de l’Histoire qui s’imposent depuis plusieurs décennies. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir énoncé ici et là, dans des milliers d’éditoriaux, de reportages, de colloques et de débats les trains de réformes indispensables et les transformations à mettre en œuvre à tous les niveaux (transition énergétique, changement de modèle sociétal, mutation de nos matrices économiques et éducatives, révolutions technologiques etc.). Certes, des changements majeurs ont lieu, et le monde se transforme à très grande vitesse, mais ils semblent encore imperceptibles ou…
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La politique étrangère de Donald Trump Entre l'interventionnisme affiché d'Hillary Clinton et le programme économique guerrier de Donald Trump, la France et l'Europe risquent-ils de pâtir de l'accession au pouvoir de l'un ou l'autre de ces deux candidats ? Si oui, sur quels domaines les conséquences de l'élection de l'un ou l'autre pourraient être négatives ? La question de la paix en Europe est fondamentale. Elle dépend d'abord des relations de l'Europe occidentale avec la Russie. La politique américaine, spécialement celle d'Obama, a tendu à mettre en œuvre le programme défini par Zbignew Brezinski dès 1997 : enfoncer un coin entre l'Europe et la Russie, les empêcher de faire bloc pour que l'Amérique ne soit pas isolée. Inutile de dire que les Européens se sont jetés tête baissée dans le piège, en particulier en appliquant les sanctions à la Russie (alors que le commerce russo-américain est en expansion !). Les…
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Point sur l’économie américaine et conséquences pour les élections à venir   Comme beaucoup d’entre vous, je lis avec beaucoup d’intérêt les commentaires faits par d’éminents spécialistes des Etats-Unis sur la situation économique outre- Atlantique. Et curieusement, je ne reconnais pas dans leurs diagnostics la réalité que je constate de mon côté. Pour résumer, l’on me dit que la croissance quoique inférieure à la normale y est satisfaisante, que le taux de chômage est au plus bas, que les affaires vont bien et que Wall-Street est proche de ses plus hauts historiques et que sais-je encore… Curieusement, ce n’est pas du tout la vision que j’en ai et pour m’expliquer, je vais me servir de quelques graphiques, en partant du principe Napoléonien qu’un croquis vaut mieux que cent discours.   Commençons par la croissance économique et bâtissons un petit indice qui réunit la production industrielle et le PIB du secteur privé,…
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Au tour du Brésil ! Pour l’homme de la rue au Brésil, accuser un homme politique de corruption, ce serait un peu comme reprocher à un joueur de football d’user de ses membres inférieurs… Aussi, le procès qui est attenté à Dilma Rousseff, malgré l’accent moral que veulent lui donner une certaine justice d’opérette et une presse de caniveau relayée complaisamment à l’international, ne peut-il que faire sourire – certes de plus en plus désespéramment, notre Brésilien ordinaire. On peut faire beaucoup de reproches à Madame Rousseff, et même à certains égards, celui d’illustrer assez bien le bon mot de Françoise Giroud (1), mais certainement pas celui d’avoir décroché le pompon de la corruption. Pour démonstration parmi tant d’autres : celui qui, depuis le début de l’affaire en décembre dernier, s’était fait l’accusateur acharné de la présidente en vue de sa destitution, le président de la Chambre des députés, Eduardo Cunha, vient…
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Assouplissement quantitatif : une stratégie sans issue Dans le film Casablanca, Humphrey Bogart, réfléchissant à haute voix, marmonne : "cette histoire n’a pas de fin".   L’assouplissement quantitatif est une relation triangulaire entre la Réserve Fédérale, Wall Street et le Congrès. Sa courte histoire est ponctuée d’aphorismes, "Greenspan put", "helicopter Ben", "tapering", inintelligibles au vulgum pecus. Ils rythment la relation confuse qui unit Wall Street à la Réserve Fédérale. Leur origine se trouve dans l’opinion largement partagée dans les milieux financiers que la politique monétaire est l’instrument de choix pour conduire l’économie vers le plein-emploi.   Milton Friedman est le père putatif de cette conviction. Dans un discours de novembre 2002, Ben Bernanke, alors doyen de la faculté d’économie de l’université de Princeton déclara que si toutes les initiatives de la Réserve Fédérale échouaient pour redresser l’économie, elle devrait se résoudre à recourir à ce que Milton Friedman avait malicieusement appelé "helicopter…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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