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De par le monde (420)

Obama, imperator et prix Nobel de la paix   En considérant la tournée quasi-impériale que Barack Obama vient de faire en Europe, comment n'aurait-on pas du mal à comprendre les critiques des conservateurs américains à l'encontre de ce président qu'ils tiennent pour responsable de l'affaiblissement de la puissance américaine ? Impériale, la tournée européenne du président en avait l'allure : venu à Londres dire son hostilité au Brexit, à Berlin plaider en faveur de l'approbation du TTIP (Partenariat transatlantique pour le commerce et l'investissement) et féliciter Merkel pour son large accueil des migrants, il a chaque fois parlé en maître. On note au passage que l'étape de Paris ne lui a pas paru nécessaire : la France de Hollande ne compte plus, elle est à la botte.   C'est la première fois d'ailleurs que l'actuel président semble s'intéresser autant à l'Europe. Etrange Obama : métis aux allures de patricien qui…
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Prises d’otages ... ou archaïsmes suicidaires ?   Ce qui est frappant lorsque l’on suit l’actualité, au-delà les commentaires souvent insignifiants sur les jeux d’acteurs politiques, c’est la relative convergence des diagnostics et des analyses sur l’état aussi bien de notre pays que du monde. Il en ressort implicitement une atmosphère malsaine, comme si un chapelet de catastrophes inéluctables nous guettait pour ne pas avoir su anticiper les évolutions de l’Histoire qui s’imposent depuis plusieurs décennies. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir énoncé ici et là, dans des milliers d’éditoriaux, de reportages, de colloques et de débats les trains de réformes indispensables et les transformations à mettre en œuvre à tous les niveaux (transition énergétique, changement de modèle sociétal, mutation de nos matrices économiques et éducatives, révolutions technologiques etc.). Certes, des changements majeurs ont lieu, et le monde se transforme à très grande vitesse, mais ils semblent encore imperceptibles ou…
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La politique étrangère de Donald Trump Entre l'interventionnisme affiché d'Hillary Clinton et le programme économique guerrier de Donald Trump, la France et l'Europe risquent-ils de pâtir de l'accession au pouvoir de l'un ou l'autre de ces deux candidats ? Si oui, sur quels domaines les conséquences de l'élection de l'un ou l'autre pourraient être négatives ? La question de la paix en Europe est fondamentale. Elle dépend d'abord des relations de l'Europe occidentale avec la Russie. La politique américaine, spécialement celle d'Obama, a tendu à mettre en œuvre le programme défini par Zbignew Brezinski dès 1997 : enfoncer un coin entre l'Europe et la Russie, les empêcher de faire bloc pour que l'Amérique ne soit pas isolée. Inutile de dire que les Européens se sont jetés tête baissée dans le piège, en particulier en appliquant les sanctions à la Russie (alors que le commerce russo-américain est en expansion !). Les…
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Point sur l’économie américaine et conséquences pour les élections à venir   Comme beaucoup d’entre vous, je lis avec beaucoup d’intérêt les commentaires faits par d’éminents spécialistes des Etats-Unis sur la situation économique outre- Atlantique. Et curieusement, je ne reconnais pas dans leurs diagnostics la réalité que je constate de mon côté. Pour résumer, l’on me dit que la croissance quoique inférieure à la normale y est satisfaisante, que le taux de chômage est au plus bas, que les affaires vont bien et que Wall-Street est proche de ses plus hauts historiques et que sais-je encore… Curieusement, ce n’est pas du tout la vision que j’en ai et pour m’expliquer, je vais me servir de quelques graphiques, en partant du principe Napoléonien qu’un croquis vaut mieux que cent discours.   Commençons par la croissance économique et bâtissons un petit indice qui réunit la production industrielle et le PIB du secteur privé,…
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Au tour du Brésil ! Pour l’homme de la rue au Brésil, accuser un homme politique de corruption, ce serait un peu comme reprocher à un joueur de football d’user de ses membres inférieurs… Aussi, le procès qui est attenté à Dilma Rousseff, malgré l’accent moral que veulent lui donner une certaine justice d’opérette et une presse de caniveau relayée complaisamment à l’international, ne peut-il que faire sourire – certes de plus en plus désespéramment, notre Brésilien ordinaire. On peut faire beaucoup de reproches à Madame Rousseff, et même à certains égards, celui d’illustrer assez bien le bon mot de Françoise Giroud (1), mais certainement pas celui d’avoir décroché le pompon de la corruption. Pour démonstration parmi tant d’autres : celui qui, depuis le début de l’affaire en décembre dernier, s’était fait l’accusateur acharné de la présidente en vue de sa destitution, le président de la Chambre des députés, Eduardo Cunha, vient…
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Assouplissement quantitatif : une stratégie sans issue Dans le film Casablanca, Humphrey Bogart, réfléchissant à haute voix, marmonne : "cette histoire n’a pas de fin".   L’assouplissement quantitatif est une relation triangulaire entre la Réserve Fédérale, Wall Street et le Congrès. Sa courte histoire est ponctuée d’aphorismes, "Greenspan put", "helicopter Ben", "tapering", inintelligibles au vulgum pecus. Ils rythment la relation confuse qui unit Wall Street à la Réserve Fédérale. Leur origine se trouve dans l’opinion largement partagée dans les milieux financiers que la politique monétaire est l’instrument de choix pour conduire l’économie vers le plein-emploi.   Milton Friedman est le père putatif de cette conviction. Dans un discours de novembre 2002, Ben Bernanke, alors doyen de la faculté d’économie de l’université de Princeton déclara que si toutes les initiatives de la Réserve Fédérale échouaient pour redresser l’économie, elle devrait se résoudre à recourir à ce que Milton Friedman avait malicieusement appelé "helicopter…
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En Trump-l’œil…   Il n’y a rien de plus important pour l’avenir du monde que l’actuelle course à la Maison Blanche, et maintenant qu’il a éliminé tous ses adversaires de la primaire, il reste à savoir si Donald Trump sera le candidat retenu à l’investiture du parti républicain, lequel, nous dit-on, a le sien, un "moine-soldat" qui se verrait bien refaire le coup de Einsenhower en 1952. On devrait donc assister à une montée de la propagande anti-Trump, l’affublant de tous les noms d’oiseaux qui font peur, comme celui de "boucher" pour Assad, de "dictateur version messianique" pour Poutine ou, a contrario, "d’un des meilleurs gouvernants du monde" pour Hollande !   Il est bien entendu que pour l’immense majorité des organes de presse, Trump est un fou dangereux, pur acteur de série B dont l’Amérique a le secret. Un acteur, ça c’est sûr ! Un acteur qui, de par son indépendance…
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De l'Art contemporain (AC)   Les Banques centrales et les médias annoncent depuis quelques mois la fin de la crise financière de 2008. Qu'en est-il de celle de 'l'art contemporain ? L’annonce de la fin de la crise de 2008 semble vouloir dire qu’une autre crise la remplace, obéissant à d’autres paradigmes… La question serait plutôt : l’AC résistera-t-il à cette nouvelle modalité de la crise financière et aussi de la production ? Si l’on regarde en arrière et fait la chronologie de l’évolution du marché de l’art depuis un quart de siècle, on constate : en 1990 a lieu le premier krak financier planétaire qui entraîne dans son sillage le marché l’Art et AC confondus. Ceux-ci viennent de connaître dix ans de spéculation intense. Ces évènements se produisent en même temps que l’effondrement de l’empire soviétique. Conséquence : beaucoup de galeries d’art à New York mettent alors la clef sous la porte. Une consigne circule…
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"Tout va très bien Madame la marquise" et autres sentiments d’irréalités sur les marchés financiers   Depuis 1971, je suis les marchés financiers en essayant de comprendre les messages qu’ils cherchent à nous envoyer et je n’ai jamais connu une période où le paysage était aussi "brumeux" et comme irréel. J’ai vraiment l’impression que les marchés sont dans une espèce de rêve éveillé où des somnambules déambulent en bougeant comme au ralenti. Je crois que cette impression vient d’un simple fait : les marchés ne savent plus très bien à quoi ils servent. Je m’explique.   Le rôle des marchés financiers a toujours été de mesurer la rentabilité marginale du capital investi expression fort mystérieuse et qui mérite quelques éclaircissements. Imaginons qu’une société ait deux travailleurs coutant 1 000 euro par mois et que son chiffre d’affaires soit de 4 000 euro, pour un profit de 2 000 euro. Imaginons qu’un…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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