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De par le monde (409)

Pourquoi François a eu raison de ramener avec lui des migrants musulmans   Pour comprendre les questions internationales, adopter le point de vue de l’Empire Je me place ici à un point de vue simplement politique. On peut comprendre que le geste du pape à Lesbos en scandalise certains, s’il est mal interprété. Mais, est-il sage de s’imaginer que le pape sacrifierait tout bien commun, y compris la sécurité publique, à des droits individuels, et toute prudence à une charité sans ordre ni raison ? Son action a un sens sérieux et solide. Que fait donc le pape François ? Il ne tombe pas dans le piège de l’Empire. En effet, pour comprendre un problème de politique internationale, il faut l’aborder du point de vue de l’Empire. Cela veut dire : commencer par regarder la chose à partir de Washington et du point de vue de Washington. Je dis "Washington", et non pas…
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Problématique de l'eau dans le bassin méditerranéen : entre COP21 et COP22 Conférence donnée à l occasion de la remise du prix de la fondation cardinal Poupard au professeur marc Gentilini Principauté de Monaco, 28 avril 2016 Votre altesse Sérénissime, Votre Eminence, Excellences, Monsieur le Président de l’Académie de l’eau, Monsieur le Président de l’Académie des sciences d'Outre-Mer, Messieurs les Secrétaires perpétuels des académies de l’eau et de celle des sciences d’Outre-Mer, Mesdames et Messieurs, Chers amis,   L'eau, issue du mot latin aqua, est présente, salée dans le bassin méditerranéen et douce autour de la mer du même nom, faisant des pays, des territoires qui la bordent, une région au bord de l'eau. Cependant les conditions de vie, de disponibilité de cette ressource essentielle à la vie sont bien différentes selon les régions où l'on se trouve ; les causes en sont aussi multiples que diverses : la situation…
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Bernie Sanders : homme providentiel ? Est-il en mesure d’inverser la politique néoconservatrice de ces dernières décennies ?   La France a connu trois hommes providentiels. Le premier est une femme (Jeanne d’Arc), le second un empereur (Napoléon) et le troisième un militaire (de Gaulle). L’homme providentiel est une expression française, par excellence. Elle est inconnue dans le monde anglo-saxon. Pourquoi l’évoquer ? Parce que ces trente dernières années les Etats-Unis se sont transformés en une ploutocratie hégémonique avec un double risque : financier et nucléaire. Des candidats à la présidence des Etats-Unis, Bernie Sanders est le seul à parler le langage de la raison et à proposer une alternative crédible à la politique néoconservatrice de ces dernières décennies. En cela, il serait un homme providentiel, s’il était élu.   Avènement de la ploutocratie hégémonique Ronald Reagan a éliminé l’inflation, brisé la grève des aiguilleurs du ciel et enclenché une course aux armements. Cette…
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Stagnation séculaire et attentats islamistes   Ne nous sommes-nous pas, tout au moins en partie, victimes de nos modes de pensée ? Le Cercle Les Echos – 25 mars 2016   Stagnation séculaire La croissance mondiale est en berne. Depuis 2011, le Fonds monétaire ne cesse d’abaisser sa prévision. La croissance chinoise s’est effondrée, le Japon est dans sa troisième décennie perdue et l’Europe est à la peine. Seuls les Etats-Unis et la Grande-Bretagne semblent tirer leur épingle du jeu. Plusieurs économistes ont tiré la sonnette d’alarme dont Larry Summers, secrétaire américain du Trésor de 1999 à 2001. Pour décrire, la situation actuelle, il a ressuscité l’expression "stagnation séculaire", utilisée pour la première fois en 1938. D’autres se sont montrés plus pessimistes en annonçant une nouvelle crise économique dont deux anciens ministres de Ronald Reagan, Paul Craig Roberts et David Stockman.   Une crise économique est la conséquence de nombreux évènements.…
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Pot pourri sur le terrorisme et ses finances   Certes, les avancées des forces syriennes et la reconquête de Palmyre ont fait taire les chantres de "Il faut que Bachar parte". Car les résultats des bombardements américains et occidentaux semblent toujours ténus. Il est difficile de ne pas reconnaître que la stratégie et la tactique russe ont obtenu de meilleurs résultats que les nôtres, empêtrés que nous sommes par nos alliés saoudiens, qatari et turcs. Mais cela ne suffira pas à tarir le terrorisme chez nous.   Le déluge d’articles dans la presse qui a suivi les attentats de Bruxelles me semble omettre deux points importants : la haine de certains musulmans pour l’Europe occidentale est-elle due à notre passé colonial ? Qui finance les activités des groupes islamistes radicalisés ?   Non, le contentieux entre la France et l’Europe ne date pas des accords Sykes-Picot, ni du débarquement de Sidi Ferruch en…
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De Bogor à Auckland                                          La décision, à l'époque, était passée presque inaperçue dans nos cieux toujours troublés : le 15 novembre 1994, 18 pays riverains du Pacifique réunis au palais de Bogor au sud de Djakarta, avaient décidé de créer d'ici à 2020 – c'était "osé" de prévoir sur un si long terme – une vaste zone de libre-échange Asie-Pacifique. Pour les plus développés d'entre eux, la perspective pouvait être ramenée à 2010. Parmi les partenaires : les USA, le Canada, la Chine, l'Indonésie, le Japon, le Mexique, la Corée du sud, Taïwan, la Nouvelle Zélande, l'Australie... Le 8 Février 2016, à Auckland, capitale de la Nouvelle Zélande, le Pacte de Bogor est confirmé, réaménagé pour 12 partenaires seulement. Tant d'évènements se sont produits en 22 ans ! Le Trans-Pacific Partnership (T.P.P.) représente un aboutissement longuement négocié, essentiel pour l'avenir du développement mondial : l'affirmation, au-delà de toutes les difficultés, qu'il peut…
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Retour d’Iran   Professeur à la Sorbonne et professeur à l’Ecole Spéciale Militaire (ESM) de Saint Cyr, Thomas Flichy de La Neuville écrit dans une analyse érudite et d’une grande pertinence : "En tant que puissance, l’Iran se pense en partie par rapport à la France. Il ne fait d’ailleurs nul doute que l’exemple du général de Gaulle, ayant fondé l’indépendance militaire française sur la dissuasion nucléaire afin de garantir le territoire national contre l’humiliation d’une nouvelle défaite, n’ait exercé une influence certaine sur les élites iraniennes. Tout comme la France, l’Iran se présente comme une exception culturelle ; tout comme elle, ce pays aspire à l’indépendance." Il faut ajouter que si ces élites, dans leur souci de retrouver l’indépendance et la souveraineté de leur pays, ont pu envisager à l’époque d’acquérir l’arme nucléaire "qui rend invulnérable" comme le disait le Général, il est désormais affirmé par une fatoua religieuse du Guide qu’elle…
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Qui est l’ennemi ?   On ne peut mieux comprendre le mal-être de nos élites face à la guerre qu’en relisant les débats des VI° assises de la recherche stratégique de décembre 2015 : on pense  irrésistiblement à Byzance, où l‘on aurait disserté sur le sexe des anges tandis que les Turcs assiégeaient la ville. Oui, "l’ennemi est à nos portes et nous délibérons !". On doit s’étonner : aucun militaire d’active ne semble avoir pris la parole. Leur a-t-on interdit de s’exprimer ? Sont-ils trop timides ou prudents ? Je vais tenter de mentionner les points forts de ces assises. D’abord l’oubli de l’Histoire et surtout celle de l’Islam. Ensuite, l’oubli, ou le refus des idées d’Henry Kissinger (World Order) : - que voulons-nous éviter ? - que cherchons à réaliser? - même si on insiste, quels engagements devons-nous refuser ? - quels sont nos intérêts ? - quelles sont les valeurs que nous voulons promouvoir, dans quel contexte ? -…
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Politique étrangère américaine et crise des réfugiés   Lorsqu’une nation conduit une politique étrangère irréelle, il ne faut pas s’étonner des retombées.   La politique étrangère américaine aboutit au résultat opposé à celui recherché, à savoir une sécurité précaire au lieu d’une sécurité absolue, par les effets secondaires imprévus qu’elle génère.   La politique étrangère américaine repose sur un postulat : suite à l’effondrement de l’Union soviétique, les Etats-Unis considèrent qu’ils sont une puissance hégémonique incontestée et qu’ils ont toute latitude pour conduire la politique de leur choix. C’est au nom de ce postulat que George W. Bush envahit l’Irak au motif que ce pays détenait des armes de destruction massive – motif qui se révéla faux par la suite. Puis, sous Barack Obama, ce fut le tour de la Libye, de la Syrie et du Yémen. Il ne s’agit pas d’opérations humanitaires comme les média le déclarent, mais d’une politique…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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