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Devant l'histoire (102)

Macron et l’Histoire   Lors de son voyage en Algérie le 15 février dernier, dans un entretien avec la chaîne Echourouk News, Monsieur Macron a  déclaré : "La colonisation fait partie de l’histoire française... C’est un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie. Et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes… " Certes, des propos tenus lors d’une campagne électorale qui s’annonce difficile ne devraient pas être pris à la lettre… Mais enfin, si l’on comprend bien Monsieur Macron, seule la colonisation française est condamnable.   Pour qui s’est intéressé à l’histoire du Maghreb – le nord de l’Afrique au sud de la Méditerranée - ce qui est devenu l’Algérie fut colonisé par les Phéniciens, les Grecs, les Romains, les Vandales, les Byzantins, par les Arabes depuis 680 de notre ère,…
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La colonisation, "crime contre l'humanité" : l'histoire prise en otage   La mémoire collective, avec ses hontes et ses fiertés, devrait constituer, en principe, un ciment de l'unité d'une nation. Pourtant, un demi-siècle après la décolonisation, les élites politiques, de l'extrême gauche à l'extrême droite, ne parviennent pas à éviter la tentation de la récupération polémique de ces événements et de la provocation. Quand les hommes ou femmes de pouvoir échouent à présenter des propositions crédibles pour gouverner - lutter contre le chômage et la violence par exemple - ils préfèrent agiter les passions et attiser les rancœurs ou les haines. Une loi du 23 février 2005 et son article 4, soulignait "le rôle positif de la colonisation". En quoi est-ce le rôle du législateur - le pouvoir normatif - de porter des jugements sur un épisode de l'histoire ? Aujourd'hui, M. Macron prend le contre-pied en déclarant, en Algérie, que…
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"La colonisation et le non-sens historique d'Emmanuel Macron"   FIGAROVOX. - Lors de son déplacement en Algérie, Emmanuel Macron a accordé un entretien à la chaîne Echorouk News où il qualifie la colonisation d' "acte de barbarie" et de "crime contre l'humanité". Ces qualifications morale et juridique ont-elles un sens historiquement ? Sur le plan juridique, la première définition du crime contre l'humanité a été donnée en 1945 par l'article 6 de la Charte de Londres qui instituait le Tribunal militaire international, instance qui allait juger les chefs nazis à Nuremberg. Étaient visés "l'assassinat, l'extermination, la réduction en esclavage, la déportation, et tout autre acte inhumain inspirés par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux et organisés en exécution d'un plan concerté à l'encontre d'un groupe de population civile". D'autres textes affineront la définition, comme le statut de Rome créant la Cour pénale internationale, en 1998, sans en changer l'esprit.…
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Mahomet ou Mohamed ?   Depuis quelques décennies, un nombre croissant d’auteurs francophones renoncent à écrire Mahomet selon l’orthographe traditionnelle, qu’ils remplacent par "Mohammed" ou "Muhammad". D’autres maintiennent cependant Mahomet. Les adeptes du changement affirment ainsi répondre à la demande de musulmans qui, invoquant l’importance de ce personnage dans leur religion, considèrent la graphie "Mahomet" comme irrespectueuse. Concernant ce nom, il n’y a donc plus d’unité linguistique en français. Ces divergences suscitent parfois des controverses, voire des polémiques. Or, les désaccords ainsi manifestés ne sont pas anodins. C’est pourquoi nous avons pensé utile de faire le point à leur sujet. Tel est le but de cette Lettre que nous proposons à votre réflexion.   Question de langage En arabe, le nom du prophète de l’islam se dit "Mohamed" ou "Muhammad", qui signifie "objet de louanges". A partir du Moyen Age, en France, ce nom a été intégré à la langue…
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Lettre ouverte au Cardinal Schönborn    Il fut un temps, Éminence, où l'on parlait de guerre sans trop se fatiguer pour distinguer le concept qui est inhérent à ce mal originel. L’on cherchait le point le plus radical et l'on déclarait au nom de Dieu des guerres terribles et l’on gagnait comme l’on perdait toujours sur le dos de Dieu. Ce fut le cas de tous les chefs de guerre comme Josué, Mahomet, les rois perses comme les rois de Byzance, et les grands califes de l’islam qui ne pouvaient pas imaginer être sur le champ de bataille sans que leurs épées fussent d'emblée plongées dans de l'eau bénite avant de verser le sang de son prochain. Dans cet ordre de choses le renversement est subtil et presque diabolique, car il n'y pas de guerres saintes il n'y a que de guerres qu'on sanctifie ; Il n'y a pas de guerres justes il…
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Hommage à Boutros Boutros Ghali   par Denis Fadda Hommage rendu dans le cadre de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer le 7 octobre 2016   Boutros Ghali, est né en 1846, il est le premier copte à se voir attribuer le rang de Pacha ; on l'appellera parfois Boutros Ghali Pacha. En 1908, il deviendra l'unique Premier Ministre copte qu'ait connu l'Egypte ; il cumulera cette fonction avec celle de Ministre des Affaires étrangères. Il sera assassiné en 1910. Il est le grand-père de Boutros Boutros Ghali.   Enfant, on emmène Boutros dans une église modeste, la Boutrossia, élevée par la famille Boutros Ghali à la mémoire de ce grand père. A l'issue des messes dominicales, on le conduit le long de la fresque qui décrit sa grand-mère faisant don de l'église à Saint Pierre et Saint Paul ; il descend dans la crypte où se trouve le tombeau de son grand-père et lit…
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Les colonies, une histoire française   Dans ce que l’on appelle la grande presse, les publications historiques sur la colonisation sont presque toujours dans la ligne dogmatique de la repentance et de l’auto-flagellation. On serait donc tenté d’apprécier d’autant plus le n° 12 de la revue Thema (Les colonies, une histoire française) publié ce mois-ci par l’Express qui ose quelques incartades plutôt réjouissantes : réédition d’une interview de Daniel Lefeuvre qui met à mal la mythologie anticolonialiste, articles élogieux sur Brazza, Gallieni et Lyautey, mention des bienfaits des services de santé coloniaux, bigre… on n’était pas habitué à un tel culot anticonformiste.   Dans les chapitres consacrés à la naissance de l’empire et à l’apogée colonial, on trouve un peu de tout, et parfois du très bon. Dans les chapitres suivants, le mélange fréquent de reproductions d’articles journalistiques anciens et d’analyses historiques récentes créé la confusion. C’est particulièrement frappant dans les…
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On a occulté ce que les catholiques ont subi - Retour sur "l'esprit de 1905"   La IIIème République a adopté des mesures liberticides envers les catholiques Pour mieux intégrer l’islam dans la société française, il suffirait que l’État procède comme il l’a fait avec les catholiques et les juifs, en imposant aux musulmans des contraintes préservant la neutralité de l’espace public tout en garantissant la liberté du culte, conformément à l’objectif du législateur en 1905 : le maire LR de Tourcoing, Gérald Darmanin, reprend ce refrain dans son "Plaidoyer pour un islam français". Il est fascinant d’observer à quel point "l’esprit de 1905" est invoqué par des gens qui ignorent ce qui s’est réellement passé à l’époque. Gérald Darmanin cite un rapport du Conseil d’État de 2004 qui définit la laïcité comme le fruit de trois principes : la neutralité de l’État, la liberté religieuse et le respect du pluralisme.…
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Hommage aux morts d’Indochine   Le 8 juin est la journée d’hommage aux morts pour la France en Indochine. Récemment, deux soldats français décédés dans les camps de concentration japonais se sont vus reconnaître le titre de "Morts en déportation" grâce à l’intervention d’un avocat à la retraite, maître François Cartigny. C’est un évènement considérable pour toute la communauté des Français d’Indochine, soit environ 40 000 personnes (civils et militaires), qui furent soumises au joug japonais entre le 9 mars et le 15 août 1945. Apparemment, les autorités françaises jouent la montre pour éviter d’admettre l’évidence et de rendre justice, non pas à deux personnes seulement, mais aux 3 000 victimes de détentions de toutes sortes (environ 2 500 militaires et 500 civils), soit à peu près 8% de la population européenne d’Indochine. Chiffre énorme qui devrait faire réagir tout observateur impartial, avant que les derniers survivants de cette époque…
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