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Devant l'histoire (109)

Se souvenir de la guerre du pacifique (Décembre 1941 - Août 1945)   La Capitulation du Japon - Les Hibakushas   Les commémorations relatives à la Grande Guerre (1914-18) et à la Seconde Guerre Mondiale (2WW) abondent en ces années 2014 et 15. C’est très bien ; toutefois, dans leur désordre et leur abondance, elles créent un magma souvent confus dans le cerveau peu averti des jeunes générations. Peu importe. Magnifier le débarquement du 6 juin 44, la Libération du territoire et la Paix du 8 Mai est évident ; mais c’est oublier que la "Vraie Paix", celle totale, ne fut obtenue que plus tard, dans le Pacifique,  par les Américains, le 14 Aout 1945, à la suite d’un acte aussi décisif que "total".   Les Européens ne savent à peu près rien sur cette Guerre du Pacifique qui fut essentiellement celle des Américains de décembre 41 à Aout 45 : c’est "leur…
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Lettre ouverte au colonel Roger Trinquier sur son livre "La guerre"   Le théoricien de la guerre de demain Mon colonel, depuis que vous êtes passé sur l’autre rive (+1986), vous êtes sûrement moins fana des guerres ici-bas, que de la paix éternelle. Néanmoins, ayant relu votre livre La guerre (1)et lui prêtant cette fois une attention sans préjugé, il m’a paru si intéressant, que je ne vois pas de meilleur sujet pour cette chronique. Vous étiez né en 1908, de famille paysanne, vous entrez dans l’armée par une petite porte, êtes affecté en Indochine en 1930, où vous restez jusqu’à et pendant la Seconde Guerre mondiale. Sale caractère, vous êtes retardé à l’avancement. Vous faites la guerre d’Indochine et celle d’Algérie. Vous accumulez quatorze citations, dont dix à l’ordre de l’armée – et, tout en faisant la guerre, vous la pensez. Vous quittez l’armée en janvier 1961, pour une…
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Repentance coloniale   Une fois n’est pas coutume, j’ai voulu regarder le débat télévisé qui opposait la ministre de l’éducation, Najat Vallaud-Belkacem, au député UMP Bruno Lemaire à propos de la réforme du collège. Hélas, les débateurs ont beaucoup soliloqué simultanément, rendant trop souvent leurs propos inaudibles. C’était consternant. L’un des rares moments où Bruno Lemaire a pu terminer une phrase concernait les programmes d’histoire. Cette phrase avait plutôt bien commencé, avec l’affirmation décomplexée que les jeunes Français devraient recevoir un enseignement grâce auquel ils pourraient être fiers de partager un "récit national" commun. Objurgation du présentateur de service : "Mais, il faut aussi s’ouvrir au monde !". Surenchère de la ministre : "Il faut regarder en face les heures les plus sombres (etc.)… ". Et là, patatra, le beau château de cartes que Bruno Lemaire tentait d’édifier s’écroule subitement : "Bien sûr, répond-il, il faut savoir regarder en face les heures les plus sombres,…
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L'amiral Le Bigot à Shanghai   Un livre magnifique, un souvenir, un hommage....   En 1937, ivre de ses réussites, de la création du Mandchoukouo, de l'occupation progressive de la Chine, l'armée japonaise vise Shanghaï et ses formidables richesses depuis 1932. Mais au printemps 37, conforté par l'appui de sa concession au nord de la ville, le Japon décide de l'assaut final. C'est un carnage épouvantable, du même genre que celui subi par Nankin. Le vice-amiral Jules Le Bigot, commandant des Forces navales d'Extrême Orient, chargé de protéger la Concession française où beaucoup de civils chinois sont réfugiés, arrive à bord du La Motte Piquet le 23 avril. Le bâtiment qui stationne dans le fleuve est impressionnant : 8 000 tonnes, 575 hommes à bord, fortement armé ; il est accompagné des avisos Dumont d'Urville et Savorgnan de Brazza, ainsi que de la canonnière Doudard de Lagrée . Son arrivée fait la…
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L'opération Némésis - Crime et châtiment   "La Vengeance des Arméniens". Sous ce titre de polar, le documentariste Bernard George racontait, l’autre mardi sur France 3, une histoire aussi extraordinaire que méconnue : l’ "opération Némésis." Entre 1920 et 1922, une organisation clandestine arménienne a exécuté méthodiquement les huit principaux responsables du génocide, réfugiés à travers toute l’Europe. L’auteur s’attache en particulier à l’assassinat de Talaat Pacha, ancien ministre de l’Intérieur turc et grand ordonnateur des massacres, abattu en pleine rue à Berlin par le jeune Soghomon Tehlirian. Son procès va être le théâtre d’un spectaculaire rebondissement. L’assassin plaide le coup de folie passager, se pose en victime, raconte le massacre de sa propre famille et, à force de preuves et de témoignages, conduit le tribunal à s’interroger sur les crimes de l’ex-grand vizir. Résultat de ce retournement : après deux jours d’audience seulement, Tehlirian est acquitté sous les applaudissements ! Par cette…
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Génocides et désinformation   Il y a parfois de curieuses coïncidences, le même jour, le 16 avril, Le Monde évoque deux génocides qui tous deux ont donné lieu et donnent encore, à une désinformation constante. Le premier article évoque le procès du Maréchal Pétain dont une reconstitution à partir des archives filmées est diffusée sur la chaine Planète les 16 et 23 avril. Le 23 juillet 1944, lorsque Pétain comparaît devant la Haute Cour de justice, il est clair que la sentence attendue est la peine capitale : le jury est constitué uniquement de résistants et de parlementaires s’étant opposés au maréchal. Mais ce qui étonne Le Monde c’est que, jusqu’au verdict (14 voix pour la mort et 13 contre) "cette plongée éclaire la façon dont les hommes du temps évaluaient la faute, s’attardant presque secondairement sur l’entreprise génocidaire, au centre de la lecture historique un quart de siècle plus tard.…
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Izieu   Par décret présidentiel du 3 février 1993, la Maison d'Izieu est désignée par la République comme l'un des trois lieux de la mémoire nationale où sont organisées des cérémonies officielles lors de la "journée nationale commémorative des persécutions racistes et antisémites commises sous l'autorité de fait dite "gouvernement de l'État français" (1940-1944)." L’ennui c’est que la maison d’Izieu avait été installée en mai 1943, par le préfet de l’Ain, et le sous-préfet de Belley, Pierre-Marcel Wiltzer, pour accueillir, une "colonie d'enfants réfugiés" dont ils savaient très bien qu’il s’agissait de juifs. Jusqu'à la date fatidique du 6 avril 1944, la colonie d'Izieu a accueilli une centaine d'enfants. La maison d’Izieu était alors en zone occupée par les Italiens. C’est au moment de la capitulation de l’Italie qu’elle tomba sous la coupe des Allemands. Le 6 avril 1944, un détachement de la Wehrmacht et une voiture de la Gestapo…
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Entre fidélité et Réformation : une vision de l'homme réconcilié     Elle fut de courte durée, si même elle existât, l'unanimité des théologiens, des poètes et des princes, désireux de mener, dans l'Allemagne du début du 16ème siècle, une réforme de l'Eglise. Lorsque le 31 octobre 1517, le moine augustinien Martin Luther, docteur en théologie de l'université de Wittenberg, rend publiques ses 95 Thèses sur la vertu des indulgences, pour en dénoncer l'inadéquation avec l'enseignement de l'Evangile, il ne s'agit point là d'une contestation de l'institution ecclésiale. La controverse académique, que l'initiative du jeune professeur devait ouvrir sur le sujet des indulgences, provoqua cependant la réaction des autorités de l'Eglise, et engagea, à la longue une volonté de réforme qui n'était pas dans l'intention de Luther à l'époque de l'évènement, somme toute anodin, mais qui deviendrait la référence emblématique des commencements du protestantisme.   Durant l'année 1520, cette volonté…
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26 mars 1962, le grand tournant     19 mars 1962, Evian. Les accords signés par le gouvernement français et le GPRA (gouvernement provisoire de la république algérienne) mettent officiellement fin à la guerre d’Algérie. 22 mars 1962, Alger. Des hommes de l’OAS (organisation armée secrète) abattent six soldats français du contingent qui circulaient à bord d’un camion. L’embuscade a été tendue place Desaix, dans le quartier populaire de Bab el Oued. Ce lâche assassinat de jeunes appelés soulève l’indignation et provoque immédiatement une réaction des autorités françaises. Mais pas directement contre l’OAS : contre la population algéroise elle-même, soupçonnée de soutenir les assassins. En bonne doctrine de guerre civile contrerévolutionnaire, cela s’appelle vider l’eau pour asphyxier les poissons.   Bab el Oued est en état de siège. L’aviation mitraille le quartier. L’armée et les forces de l’ordre se livrent à un quadrillage impitoyable, pâté de maison par pâté de maison,…
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