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Devant l'histoire (104)

La sémiologie (1) est-elle une science comme les autres ? A se fonder sur l’étymologie, on ne peut que répondre par l’affirmative ; à lire les livres de Roland Barthes, on ne peut qu’en douter. Car Barthes n’est ni un constructeur de système, ni un maître-penseur, bien qu’il ait beaucoup fréquenté Marx, Trotski et Sartre. C’est d’abord un brasseur d’idées, un explorateur des savoirs contemporains (linguistique, psychanalyse, structuralisme), l’expérimentateur d’une méthode fondée à la fois sur l’observation critique du réel et ce qu’il appelait "le plaisir du texte" ou mieux encore : "le bruissement de la langue" (titres de deux de ses ouvrages) : "Ce qui m’a passionné toute ma vie, confiait-il, c’est la façon dont les hommes se rendent leur monde intelligible." Il naît à Cherbourg en 1915 au sein d’une famille bourgeoise et protestante ; il est, par sa mère, le petit-fils de l’une des figures les plus haut en couleur de l’épopée…
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... une longue histoire et un engagement indéfectible pour défendre les Lieux Saints et pour prodiguer des soins aux malades. L’histoire, l’origine de l’Ordre Souverain Militaire et Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte (OSM) sont intimement liées à la Chrétienté dont les racines sont en Orient, à Jérusalem depuis plus de 2000 ans. C’est un peu plus de 1000 ans plus tard, répondant à une demande pressante des commerçants amalfitains, que l’Ordre des Hospitaliers vit le jour pour défendre l’accès aux Lieux Saints et avec mission première de prodiguer des soins aux malades. Certes, et nécessité aidant, l’Ordre n’hésita pas à manier l’épée pour défendre ses membres, ses possessions et les Chrétiens comme nous le verrons. Mais il convient d’insister sur la vocation première des Hospitaliers : soigner les malades. L’expression "nos seigneurs les malades" est toujours d’actualité au sein de l’Ordre dont les statuts précisent…
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L'exode des Français d'Algérie : il y a 50 ans ! Discours d'ouverture de la journée de commémoration tenue à Marseille le 30 juin "Je ressens toujours le même mal, la même douleur, là, au plus profond de moi, je suis amputée de ma terre. C'est une douleur vive et obstinée qui ne cessera jamais, car on ne peut séparer la terre du cœur". C'est Marie Cardinal, écrivain d'Algérie, qui a écrit ces lignes. Ce qu'a exprimé Marie Cardinal, c'est ce que ressentent tous les Français d'Algérie. Une amputation. Un abandon de cette terre si accueillante qui était aussi une mère, une mère aimée par-dessus tout. Je crois que peu de terres ont suscité autant de passion que la terre d'Algérie. Que de belles pages dans notre littérature ! Que de déclarations d'amour ! Les Français d'Algérie ont l'impression de l'avoir trahie cette terre si chère. Pourtant non, ils ne l'ont ni…
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Ainsi à l'occasion du 70ème anniversaire de la "rafle du Vel'd'Hiv", François Hollande s'est cru obligé de rappeler "la responsabilité historique de la France dans la rafle de juifs "du vélodrome d'hiver" ", "Ce crime a été commis en France par la France". Rappelons que quand on parle de "juifs de France" il s'agit en fait d'étrangers venant d'Allemagne et d'Europe centrale et que la communauté des juifs français a été la plus épargnée des persécutions nazies de toute l'Europe occupée. Je voudrais rappeler ce que j'écrivais il y a 5 ans au Monde pour le 65ème anniversaire : "Comme tous les ans vous vous sentez obligés d’ouvrir vos colonnes à Serge Klarsfeld à l’occasion de l’anniversaire de la rafle du Vel’d’Hiv . Cette année, j’apprends qu’il y eut à cette époque deux France antagonistes "celle de la collaboration et celle de la Résistance". Ceux qui ont connu cette triste…
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L'Histoire, sous toutes ses formes, est à l'honneur, ces derniers jours. On vient de découvrir à Budapest un vieillard de 97 ans, Laszlo Csatary, soupçonné d’être complice de la mort de 15 700 juifs durant la Seconde Guerre mondiale. Alerté, il a pris la fuite. La Maison de l’Histoire de France, contestée par beaucoup d’historiens, vient de voir son développement suspendu par la ministre de la Culture et sera sans doute heureusement supprimée. Le président de la République, en effet, a toujours manifesté son opposition à ce projet. Il a raison car on ne fige pas plus l’Histoire dans une Maison qui lui serait officiellement réservée que dans des lois cherchant artificiellement à brider son évolution et ses recherches. Je regrette que François Hollande, malgré ces évidences, ait continué à militer cependant, comme son prédécesseur, en faveur d’une loi pénalisant la négation du génocide arménien. Il me semble qu’il y…
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Communication donnée à l'Académie des Sciences d’Outre-Mer, pour son 90ème anniversaire, 26 juin 2012. Ce 90ème anniversaire de la création de votre prestigieuse Académie me procure l’honneur et le plaisir d’évoquer aujourd’hui brièvement devant vous cette extraordinaire et fascinante personnalité qu’est le Maréchal Lyautey. (…) J’indiquerai brièvement ensuite en quoi Hubert Lyautey a été d’une parfaite fidélité à l’idéal et aux objectifs de votre Académie, et, m’appuyant sur les quatre verbes de votre Devise, j’ouvrirai quelques pistes de nature à souligner l’étonnante actualité des messages que sa vision prophétique, formulée il y a plus d’un siècle, continue à nous transmettre pour aujourd’hui et pour demain. Le Maréchal Hubert Lyautey et l’Académie des Sciences d’Outre-Mer Vous n’aurez pas manqué de noter que 2012 est non seulement l’année du 90ème anniversaire de votre Académie, mais marque aussi le 100ème anniversaire du Traité de Fez dont la signature a été un évènement fondateur…
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Il y a des livres dont il faut parler. Parce qu'ils emplissent des vides ou s'opposent au trop-plein. J'ai d'autant moins de scrupules à recommander "Vive l'Algérie française !" de mon ami Robert Ménard et de Thierry Rolando (éditions Mordicus, 4,95 euros) que le lecteur n'aura, au plus, que vingt minutes à consacrer à ce petit ouvrage et que surtout, médiatiquement, je fais le pari qu'on ne parlera pas de lui. Il est évident qu'une telle provocation, si ostensiblement réactionnaire, ne trouvera grâce nulle part et qu'on préférera nous infliger ces faux dialogues de complaisance réciproque, ces échanges promotionnels qui sont devenus une manière, notamment pour les hebdomadaires, de laisser croire qu'ils ont de la substance quand ils se mettent en réalité au service de la publicité personnelle, artistique ou intellectuelle. Souvent les mêmes interlocuteurs : Amanda Sthers, Denis Podalydès, Christine Orban, et je pourrais en mentionner d'autres. Pourtant, quel…
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Rarement les Français se seront trouvés aussi incertains que devant l’élection présidentielle de 2012.Si la plupart s’apprêtent à voter "contre" plutôt que "pour", c’est que probablement presque tous ressentent combien cette élection est paradoxale.Si l’on se réfère aux sondages, la victoire du candidat du parti socialiste, François Hollande, n’a guère de doute.L’élection d’un socialiste donnée pour acquise, sans qu’apparaisse réellement de solution alternative : c’est précisément ce qui rend les nos compatriotes si peu enthousiastes.Et c’est bien là que réside le paradoxe de l’élection : les Français envisagent d’élire un socialiste alors que, sur à peu près tous les sujets importants, le parti socialiste se situe aux antipodes de leurs attentes.Et comment en irait-il autrement ? Si l’on regarde une à une les causes de leur mécontentement, pour presque toutes, la politique menée par le parti socialiste quand il a été au pouvoir porte une large part de responsabilité, la faute de la…
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La chute de l’empire soviétique, vous vous souvenez ? La semaine dernière, j’en étais au tournant de l’excellent documentaire diffusé par Arte, Adieu camarades ! En 1985, après avoir enterré trois zombies en trois ans, l’URSS se dote soudain d’un président jeune, en pleine santé, et populaire avec ça ! Il faut dire aussi que Mikhaïl Gorbatchev a dans sa musette plein de gadgets séduisants tels que "glasnost" et "perestroïka". Lorsque "Gorbi" accède au pouvoir, il a en tête un projet original : concilier socialisme soviétique et démocratie. Son idée, en gros : "Ça ne peut plus durer, ce système absurde qui ne tient que par la force ! Et si on enlevait la force ?" Reste bien sûr l’absurdité ; mais ça, notre jeune premier (secrétaire) mettra un certain temps à s’en rendre compte. Contestation démocratique, dissensions ethniques : le dégel provoque un chaos généralisé et le camarade Mikhaïl…
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