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Du côté des élites (607)

De la parole aux actes   Le président de la République et le gouvernement répètent à l’envi que la sécurité et la lutte contre le terrorisme sont des priorités nationales. Dont acte. Alors, par curiosité, regardons les choses par le petit bout de la lorgnette, sur le terrain où l’on est en prise directe avec la réalité du quotidien, loin des déclarations fracassantes et des coups de menton de Monsieur "Je suis l’chef".   Entrons dans une petite unité de gendarmerie située dans la banlieue d’une grande ville. Loin des belles déclarations d’intentions du gouvernement, le chef d’unité vient d’apprendre, en ce début septembre, que son budget mensuel est subitement réduit de 8 %, rabotage qui n’est pas compris dans la coupe budgétaire drastique à l’origine de la démission du général de Villiers. C’est une possibilité que se réserve Bercy, mais cela n’a jamais été appliqué à la gendarmerie. Il…
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Cette pièce trop connue que jouent Macron et Mélenchon Ce fut le combat politique de l'été. Un combat de mots et d'images. Un combat complaisamment mis en scène par les médias. Un combat sans cravate et où les paquets de pâtes avaient remplacé les pavés d'antan. Un combat entre Macron et Mélenchon, qui permettait à ce dernier d'occuper la place d'opposant à Sa Majesté, qu'il avait manquée de peu, à son grand dam, au soir du premier tour de la présidentielle. Ce titre d'opposant à Sa Majesté, c'est Macron qui l'a offert délibérément à Mélenchon. En faisant de sa réforme du code du travail la mère de toutes les batailles de son quinquennat, en s'enlisant tout l'été dans une guerre de tranchées budgétaires, Macron et son gouvernement ont donné l'impression que nous étions revenus aux temps jadis où la question sociale, et même la question ouvrière, était le cœur battant…
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Quand la presse s'égare en politique   Trop de journalistes français entretiennent avec le pouvoir politique des proximités malsaines, inutiles, dévalorisantes pour la profession. L’indépendance de la presse ne sort pas grandie des connivences et courbettes qui s’observent dans le petit monde politico-médiatique. Celui-ci vient même d’officialiser son concubinage, puisque des ténors rejoignent ces jours-ci des éditorialistes sur des plateaux de radios ou de télévisions (je vais moi-même connaître ce cas de figure à RTL, où j'interviens à On refait le monde). C’est le cas d’Henri Guaino, Jean-Pierre Raffarin, Julien Dray, Aurélie Filippetti, Gaspard Gantzer, Raquel Garrido, Roselyne Bachelot, etc. Jean Messiha, qui représentait le FN, vient d’ailleurs d’être écarté par Europe 1 au prétexte, notamment, qu’il avait qualifié l’islam "d’incompatible avec la République". C’est bien dommage, car il n’y a aucune raison que le FN ne soit pas, dès lors, représenté tandis que l’est le parti de Jean-Luc Mélenchon.…
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La communication, remède souverain ?   Dès que les affaires vont mal, qu’une espèce est menacée, que la côte de popularité d’un dirigeant s’effondre, il n’y aurait qu’un remède : modifier, changer la communication. Prend-on vraiment les Français pour des sots ? Ce qu’ils veulent est clair : du travail, pas du chômage ; de la sécurité, moins de délits, de crimes  et d’attentats ; moins d’impôts et en tous  cas, moins de gestion farfelue de leur argent ; des services publics à leur service. Croit-on sérieusement qu’en qualifiant de "dommages collatéraux" la mort de civils lors de bombardement, le chagrin ou la volonté de vengeance des familles vont diminuer ? Croit-on qu’un visage maquillé, des vêtements bien coupés et des discours lénifiants d’un responsable  vont changer la perception qu’ont nos concitoyens de leur vie difficile ? Pour une majorité d’entre nous, la communication, c’est la forme moderne et élaborée du mensonge. Quand nos dirigeants  s’en rendront-ils compte ? Envoyé…
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Barcelone : l'angélisme, allié des djihadistes   Pour qui en doutait, Emmanuel Macron est l’incarnation du politiquement correct et de sa couardise pacifiste. Là est sa faiblesse. Le macronisme en marche est un grand bond en arrière. Car l’islam conquérant et obscurantiste bénéficie de cette posture hypocritement "humaniste". Elle rend l’islam, qui se veut un tout (religion, société, état), étranger au terrorisme qui applique une lecture guerrière du Coran. Relire les récents tweets présidentiels révèle un aveuglement qui est aussi celui des nombreux dirigeants soucieux d’apaisement. Après la mort, aux Etats-Unis, d’une contre-manifestante écrasée à Charlottesville (Virginie) par la voiture qu’un militant d’extrême-droite avait lancée dans la foule des opposants au suprémaciste blanc, Macron a tweeté, le 17 août : "Au côté de ceux qui combattent le racisme et la xénophobie. Notre combat commun, hier comme aujourd’hui." Le même jour, il a tweeté également, après l’attentat islamiste sur les Ramblas…
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Macron, comme Bonaparte, s’est appuyé sur l’oligarchie pour réussir   La fulgurante ascension d’Emmanuel Macron, énarque de 38 ans passé en quelques semaines du rang de ministre socialiste à celui de chef de l’Etat a défié tout ce qu’on croyait être les usages établis. Court-circuités les passages tenus jusque-là pour obligés du cursus honorum : élu local, député ou sénateur, président de commission. A peine a-t-il été, par le choix de Hollande, quelques mois ministre, un ministre assez classique au demeurant.  S’il est une leçon à tirer d’un tel parcours, c’est que pour arriver aux plus hauts sommets de l’Etat, il vaut mieux s’appuyer sur la classe dirigeante que sur le peuple, comme ont tenté de le faire, chacun à sa manière, Le Pen et Mélenchon. En France, n’est pas Trump qui veut.   Macron ne s’est pas risqué dans cette entreprise sans s’être assuré du soutien de presque tout ce qui…
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L’illibéral Macron   Macron qui s’est complu dans ses premières déclarations publiques, comme son discours au Congrès de Versailles, à dénoncer les "démocraties illibérales", est-il lui-même un libéral ?   Il avait suffi qu’il débute sa campagne présidentielle avec une réputation de libéral pour prendre plusieurs longueurs d’avance sur ses concurrents : il a ainsi d’emblée conquis 10 % de voix de droite sans beaucoup perdre sur sa gauche grâce à ses connivences libertaires. D’être issu de l‘aile droite du parti socialiste n’aurait pas suffi. La loi Macron de 2015 avait pour but d’ancrer cette réputation libérale, notamment auprès du patronat. Les réticences qu’elle a rencontrées au parti socialiste – au point de nécessiter le passage en force par le 49-3, n’ont fait que conforter l’image du jeune ministre.   Des yeux avertis auraient cependant aperçu dans son programme les risques que Macron faisait courir au vrai libéralisme : il y était prévu par exemple…
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Les fourberies de "Jupiter"   Tout a été dit ou presque, sur ce que les médias appellent l’affaire de Villiers. Si grave soit-elle, ce n’est qu’un épisode du renouveau annoncé qui consiste à détruire méthodiquement tout ce qui marche ou fait de l’ombre à Jupiter qui veut régner à tout prix, y compris sur un champ de ruines intellectuel, moral, identitaire, social, sociétal, ... etc.  ........ Tout a été dit ou presque, puisque la langue de bois permet souvent de rester politiquement correct et même, dit-on - constructif. Les autres sont persona non grata.   Les Français ont, parait-il, la mémoire courte et ils ne sont pas les seuls ; à plus forte raison, ils ne peuvent pas se souvenir de ce qui ne leur a pas été enseigné comme, par exemple, toutes les pages d’histoire qui valorisent nos racines et traduisent la grandeur de la France. Par contre, ils…
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Comment réformer la retraite des parlementaires ?   Il y a longtemps que les systèmes de retraite des députés, sénateurs et membres du Conseil économique, social et environnemental sont montrés du doigt par divers organismes, en particulier l’association Sauvegarde Retraites. Ces critiques sont, dans leurs grandes lignes, assez fondées : ces trois régimes, qui possèdent des points communs mais aussi des différences, ne donnent pas le bon exemple. Mais comment les réformer ? Deux possibilités existent.   La première, semble-t-il soutenue par l’Élysée et par Matignon, consisterait à faire rentrer dans le rang sénateurs, députés et conseillers, en leur appliquant la formule en vigueur pour les salariés du secteur privé. Mais le régime général et les régimes complémentaires ARRCO et AGIRC sont destinés à être réformés et fusionnés avec trois douzaines d’autres régimes catégoriels, conformément au projet présidentiel, pour former un unique régime par points : leur rattacher parlementaires et conseillers serait manquer une…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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