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Du côté des élites (610)

Ami, entends-tu le bruit sourd du pays qu’on enchaine ?   Plusieurs événements ont attiré mon attention lors des derniers mois, et tous confirment mes pires craintes : une attaque fort bien menée contre notre système démocratique est en cours.   Commençons par l’élection présidentielle. Les hommes de Davos (HdD) et autres oints du Seigneur (ODS) qui gouvernent la France depuis trop longtemps déjà ont eu une peur bleue lorsqu’ils se sont réveillés les matins suivants les votes pour le Brexit et pour monsieur Trump. Les peuples se révoltaient contre leurs maîtres, les incultes se rendaient compte que le Roi était nu et votaient en conséquence, ce qui était insupportable. Une contre-attaque fut donc organisée pour que la même chose ne se produise pas chez nous. Dans le droit français traditionnel, il existe plusieurs principes généraux dont le premier est que "on ne choisit pas son juge". Ce qui veut…
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L’Etat récidive : trop c’est trop ! Rappelons que le mouvement ETHIC (Entreprises à Taille Humaine, Indépendantes et de Croissance) s’est indigné - jusqu'à saisir la justice - des " insincérités" de l’Etat dénoncées par la Cour des comptes. Le Procureur général près la Cour de cassation après analyse, a répondu à ETHIC, qu’il considérait qu’aucune plainte ne se justifiait puisque : "L’altération de la vérité n’est punissable que si elle est de nature à causer un préjudice". La même indulgence vaudra-t-elle pour l’ancienne Ministre de la santé Marisol Touraine, clairement suspectée de transferts "opaques" par la Cour des comptes pour enjoliver son bilan en matière de réduction du déficit de la sécurité sociale ? Estime-t-on toujours que cela ne mérite aucune sanction ? Les entrepreneurs sont-ils condamnés à être traités avec la plus grande sévérité, alors que les dirigeants politiques au sommet sont exemptés de toute responsabilité ? Le…
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Bientôt la PMA pour toutes ?   Le 15 juin dernier, le comité consultatif national d’éthique (CCNE) a donné un "avis " qui a fait beaucoup de bruit : il a recommandé aux pouvoirs publics d’octroyer aux femmes, un droit inconditionnel à la procréation médicale assistée (PMA). Jusqu’à présent, la PMA est réservée à celles qui vivent en couple stable avec un homme et sont affligées d’une infécondité dûment constatée par un médecin. Le CCNE suggère d’étendre la sollicitude de la loi aux célibataires et à celles qui partagent leurs existences avec une autre femme, même si elles sont fécondes par nature. En lui-même, l’avis du CCNE n’a aucune importance. Il ne représente qu’une somme d’opinions individuelles, qui ne sont pas toutes qualifiées sur le plan moral. Si les médias lui ont accordé tant d’attention, c’est parce qu’Emmanuel Macron avait promis, pendant sa campagne présidentielle, d’appliquer ce que le comité recommanderait. Voici l’avis…
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De la parole aux actes   Le président de la République et le gouvernement répètent à l’envi que la sécurité et la lutte contre le terrorisme sont des priorités nationales. Dont acte. Alors, par curiosité, regardons les choses par le petit bout de la lorgnette, sur le terrain où l’on est en prise directe avec la réalité du quotidien, loin des déclarations fracassantes et des coups de menton de Monsieur "Je suis l’chef".   Entrons dans une petite unité de gendarmerie située dans la banlieue d’une grande ville. Loin des belles déclarations d’intentions du gouvernement, le chef d’unité vient d’apprendre, en ce début septembre, que son budget mensuel est subitement réduit de 8 %, rabotage qui n’est pas compris dans la coupe budgétaire drastique à l’origine de la démission du général de Villiers. C’est une possibilité que se réserve Bercy, mais cela n’a jamais été appliqué à la gendarmerie. Il…
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Cette pièce trop connue que jouent Macron et Mélenchon Ce fut le combat politique de l'été. Un combat de mots et d'images. Un combat complaisamment mis en scène par les médias. Un combat sans cravate et où les paquets de pâtes avaient remplacé les pavés d'antan. Un combat entre Macron et Mélenchon, qui permettait à ce dernier d'occuper la place d'opposant à Sa Majesté, qu'il avait manquée de peu, à son grand dam, au soir du premier tour de la présidentielle. Ce titre d'opposant à Sa Majesté, c'est Macron qui l'a offert délibérément à Mélenchon. En faisant de sa réforme du code du travail la mère de toutes les batailles de son quinquennat, en s'enlisant tout l'été dans une guerre de tranchées budgétaires, Macron et son gouvernement ont donné l'impression que nous étions revenus aux temps jadis où la question sociale, et même la question ouvrière, était le cœur battant…
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Quand la presse s'égare en politique   Trop de journalistes français entretiennent avec le pouvoir politique des proximités malsaines, inutiles, dévalorisantes pour la profession. L’indépendance de la presse ne sort pas grandie des connivences et courbettes qui s’observent dans le petit monde politico-médiatique. Celui-ci vient même d’officialiser son concubinage, puisque des ténors rejoignent ces jours-ci des éditorialistes sur des plateaux de radios ou de télévisions (je vais moi-même connaître ce cas de figure à RTL, où j'interviens à On refait le monde). C’est le cas d’Henri Guaino, Jean-Pierre Raffarin, Julien Dray, Aurélie Filippetti, Gaspard Gantzer, Raquel Garrido, Roselyne Bachelot, etc. Jean Messiha, qui représentait le FN, vient d’ailleurs d’être écarté par Europe 1 au prétexte, notamment, qu’il avait qualifié l’islam "d’incompatible avec la République". C’est bien dommage, car il n’y a aucune raison que le FN ne soit pas, dès lors, représenté tandis que l’est le parti de Jean-Luc Mélenchon.…
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La communication, remède souverain ?   Dès que les affaires vont mal, qu’une espèce est menacée, que la côte de popularité d’un dirigeant s’effondre, il n’y aurait qu’un remède : modifier, changer la communication. Prend-on vraiment les Français pour des sots ? Ce qu’ils veulent est clair : du travail, pas du chômage ; de la sécurité, moins de délits, de crimes  et d’attentats ; moins d’impôts et en tous  cas, moins de gestion farfelue de leur argent ; des services publics à leur service. Croit-on sérieusement qu’en qualifiant de "dommages collatéraux" la mort de civils lors de bombardement, le chagrin ou la volonté de vengeance des familles vont diminuer ? Croit-on qu’un visage maquillé, des vêtements bien coupés et des discours lénifiants d’un responsable  vont changer la perception qu’ont nos concitoyens de leur vie difficile ? Pour une majorité d’entre nous, la communication, c’est la forme moderne et élaborée du mensonge. Quand nos dirigeants  s’en rendront-ils compte ? Envoyé…
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Barcelone : l'angélisme, allié des djihadistes   Pour qui en doutait, Emmanuel Macron est l’incarnation du politiquement correct et de sa couardise pacifiste. Là est sa faiblesse. Le macronisme en marche est un grand bond en arrière. Car l’islam conquérant et obscurantiste bénéficie de cette posture hypocritement "humaniste". Elle rend l’islam, qui se veut un tout (religion, société, état), étranger au terrorisme qui applique une lecture guerrière du Coran. Relire les récents tweets présidentiels révèle un aveuglement qui est aussi celui des nombreux dirigeants soucieux d’apaisement. Après la mort, aux Etats-Unis, d’une contre-manifestante écrasée à Charlottesville (Virginie) par la voiture qu’un militant d’extrême-droite avait lancée dans la foule des opposants au suprémaciste blanc, Macron a tweeté, le 17 août : "Au côté de ceux qui combattent le racisme et la xénophobie. Notre combat commun, hier comme aujourd’hui." Le même jour, il a tweeté également, après l’attentat islamiste sur les Ramblas…
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Macron, comme Bonaparte, s’est appuyé sur l’oligarchie pour réussir   La fulgurante ascension d’Emmanuel Macron, énarque de 38 ans passé en quelques semaines du rang de ministre socialiste à celui de chef de l’Etat a défié tout ce qu’on croyait être les usages établis. Court-circuités les passages tenus jusque-là pour obligés du cursus honorum : élu local, député ou sénateur, président de commission. A peine a-t-il été, par le choix de Hollande, quelques mois ministre, un ministre assez classique au demeurant.  S’il est une leçon à tirer d’un tel parcours, c’est que pour arriver aux plus hauts sommets de l’Etat, il vaut mieux s’appuyer sur la classe dirigeante que sur le peuple, comme ont tenté de le faire, chacun à sa manière, Le Pen et Mélenchon. En France, n’est pas Trump qui veut.   Macron ne s’est pas risqué dans cette entreprise sans s’être assuré du soutien de presque tout ce qui…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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