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Du côté des élites (763)

L’ombre du Général   CHRONIQUE - S’il s’est glissé dans les pas du gaullisme pour conquérir le pouvoir, Jacques Chirac n’est pas pour autant l’héritier de De Gaulle.   Nous étions au début du second mandat présidentiel de Jacques Chirac. Valéry Giscard d’Estaing, qui n’avait jamais jeté "la rancune à la rivière", avait lancé un de ces jugements sibyllins dont il a le secret : "La France a besoin d’un grand président comme le général de Gaulle." Une façon de dire que celui qui occupait l’Élysée n’était pas à la hauteur de la fonction. Quelques jours plus tard, Jacques Chirac, interrogé sur la pique de son ennemi éternel, répondit d’un sobre quoique ironique : "Il a raison." Le rapport complexe que Chirac entretenait avec le fondateur de la Ve République est sans doute résumé dans cette formule lapidaire : à la fois une admiration sincère, une révérence innée, et en même…
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Le retour de Pépé le Moco ?   En avril, la 37ème foire de Bruxelles se caractérisait par l’abondance "de la peinture-peinture… " c’est-à-dire "des tableaux peints, si possible à la main, et parfois par l’artiste lui-même"sic. Or cette foire n’est pas ringarde, c’est même la plus contemporaine : 800 artistes exposés, 90 % encore vivants ; un tiers à moins de 40 ans. Une foire innovante qui admet de jeunes galeries au fonctionnement nomade, voire sans but lucratif… qui plus est fréquentée par les collectionneurs belges qui sont, d’après Harry Bellet, "les mieux informés et les plus pointus du monde" (1). C’est dire si,en dehors de la France, la peinture reste appréciée. Au passage, on apprendra, qu’il se passe des choses inimaginables (dans notre hexagone) à la foire de Cologne : "les galeries allemandes y vendent des artistes allemands à des collectionneurs allemands". Étonnant aurait dit Desproges, non ?   2019 c’était aussi la foire de…
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Chirac et la droite : je t’aime, moi non plus ANALYSE - Les "barons" lui ont toujours reproché d’être plus chiraquien que gaulliste et son tempérament de «hussard» lui a longtemps fait rechercher la confrontation plus que le consensus.   Dans ses dernières confidences à son ultime biographe, Jean-Luc Barré, l’aveu est lâché comme un cri du cœur : "Je n’ai jamais été de droite !" (nos éditions d’hier). Cette prise de distance peut surprendre de la part de celui qui a été de tous ses combats durant plus de quatre décennies. C’est un des nombreux paradoxes chiraquiens, qui renvoie aussi à la conception que l’on se fait et qu’il se faisait de l’identité de la droite. Sur le strict plan de la géographie politique, son appartenance à ce camp-là est difficilement contestable. Au-delà de l’anecdote de la vente de L’Humanité à la criée, à 17 ans, toute sa carrière…
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PMA et écologisme, pour oublier le peuple   CHRONIQUE - L’entêtement de l’État à promouvoir à la fois des intérêts communautaristes et une idéologie postnationale l’éloigne toujours plus des gens d’en bas   Ils disent : respectons la nature et ses limites ! Les macroniens ne jurent plus que par l’écologisme, ce mondialisme qu’ils croient plus présentable. Mais les mêmes s’enflamment pour défendre la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de femmes et les femmes seules. Transgresser la nature serait donc interdit… mais autorisé. La contradiction montre la fragilité de la conversion d’Emmanuel Macron à l’idéologie verte, cet universalisme de substitution. Les plus cohérents des écolos sont ceux qui, comme José Bové, refusent toute manipulation du vivant, qu’il soit végétal, animal ou humain. Le projet de PMA pour toutes, examiné par les députés depuis mardi, viendra bouleverser la condition humaine. Celle-ci sera dégagée du fait qu’un enfant était jusqu’alors,…
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Jacques Chirac, l’homme qui incarna tant de visages de la France   Le 5 avril 1967, l’annonce de la composition du gouvernement de Georges Pompidou s’achève par la nomination d’un secrétaire d’État à l’Emploi âgé de 34 ans. Jacques Chirac entre dans la vie publique et dans celle des Français. Il y restera plus d’un demi-siècle, un cas unique dans l’histoire politique française, tout juste égalé, en durée, par François Mitterrand. Du "bulldozer" - ainsi le surnommait Pompidou - impatient et conquérant, au vieil homme souffrant, il a offert tant de visages aux Français, il fut tant de visages de la France. Si tous, puissants et anonymes, peuvent dire aujourd’hui avoir en eux "quelque chose de Jacques Chirac", c’est parce qu’il a tout été. Parfois successivement, parfois simultanément. Il a été l’homme de l’enracinement local et celui de la projection mondiale. Qui a eu plus l’amour du terrain que celui qui arpentait chaque centimètre…
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Réforme des retraites ou zéro sur toute la ligne du gouvernement   Manque d'anticipation ? Maladresse ? Le résultat de la concertation sur la réforme des retraites est en mode rétropédalage. En revanche, celle-ci fait l’unanimité contre elle …   Certes, la bonne volonté est là mais on peut se poser la question de savoir à quoi ont bien pu servir les 2 ans de concertation sous le patronage d'un haut-commissaire aux retraites sinon à ce qu'il devienne ministre (ce qui ne devrait pas lui faciliter la tâche au contraire). Au moins donne-t-il l'exemple, car il a dépassé l'âge de la retraite. Il est inadmissible que les Français ne puissent toujours pas comprendre comment ils vont financer leurs vieux jours. La bonne volonté ne suffit pas, encore faut-il avoir le courage de trancher et la capacité à faire de la bonne pédagogie. Les Français sont pour la réforme : qu'est-ce que ce serait s'ils…
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Macron se voulait de Gaulle, il pourrait finir comme Aristide Briand   La formule de Beaumarchais s’applique parfaitement à la diplomatie d’Emmanuel Macron au lendemain de l’attaque, dont tout accuse les alliés de l’Iran, de puits de pétrole saoudiens frappés par des drones. Il y a trois semaines, tous les médias l’encensaient. C’était Macron le réconciliateur, Macron le pacificateur, Macron le petit génie de la diplomatie. Même Trump ne lui en a pas voulu de sa "surprise" : la venue imprévue du ministre iranien des Affaires étrangères. Tous, acteurs et observateurs, étaient touchés par la grâce de "l’esprit de Biarritz", comme il y eut naguère "l’esprit de Locarno", qui devait réconcilier les Français et les Allemands après la Grande Guerre. Dans cette affaire, Emmanuel Macron s’est voulu l’émule du général de Gaulle ; il risque de finir comme Aristide Briand. Floué par plus retors que lui et ridiculisé pour naïveté. Mais ne…
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Balance ton mécène !   C’est une déferlante dans les musées : mettre dehors les mécènes compromettants ! En avril, à la Galerie Serpentine de Londres, que dirige le célèbre Hans-Ultrich Obrist, exit les Sackler, malgré un don de 7 millions de dollars. Motif ? Ces médecins reconvertis dans l’industrie pharmaceutique sont impliqués dans le scandale des opioïdes responsable aux USA d’overdoses mortelles. En mars 2018, c’est Nan Goldin, célèbre photographe et victime de la firme des Sackler, qui organisait non pas un sit-in mais un "die-in" au Metropolitain muséum. Ces institutions et le Guggenheim (malgré cette fois un don de 9 millions de dollars) ont renoncé au mécénat des Sackler ; idem le National portrait Gallery à Londres. La Foire Photo London arrêtait, elle, son partenariat avec une chaîne d’hôtel aux mains du Sultan de Bruneï qui a instauré la peine de mort contre l’homosexualité ou l’adultère ; l’Hôtel Meurice suspendait son prix d’art…
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L’obsession des effets concrets pour les citoyens   LE CONTRE-POINT - Le chef de l’État n’est pas tant intéressé par la notation de ses ministres que la perception par les citoyens de l’impact réel des réformes votées.   En ce jour anniversaire du discours sur la "nouvelle société", il est tentant de présenter Emmanuel Macron en nouveau Jacques Chaban-Delmas, habité par le même désir de transformer le pays en sortant des clivages politiques traditionnels. Pourtant, il y a aussi du Georges Pompidou chez le chef de l’État. Ce même Pompidou qui limogea Chaban et jeta à la poubelle ce discours aujourd’hui présenté comme visionnaire. Ce que reprochait en effet le président d’alors à son premier ministre n’était pas le caractère libéral et progressiste de son projet mais plutôt l’écart entre les belles incantations et leur transcription dans la vie quotidienne des Français. Pompidou voulait du concret, du tangible. Pas des mots. Macron aussi. Et plus…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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