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Race et Constitution

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M. François Hollande a annoncé hier que s’il était élu, il supprimerait le mot "race" de la Constitution. Proposition étrange : en effet la Constitution n’évoque le mot race que pour dire que la République, justement,  ne reconnaît pas "de distinction de race." A contrario, la suppression du mot race pourrait vouloir dire que désormais, avec les socialistes au pouvoir, la République reconnaîtrait les distinctions de races …
Mais surtout, comment le mot race peut-il être à ce point maudit, diabolique, au point que l’on veille en éradiquer toute trace dans la Constitution ? Le mot race a été abondamment utilisé dans le vocabulaire politique français, pendant des siècles, exemple : "Il y a une force qui s’éveille, ce sont tous ces peuples, de toutes les races … qui maintenant se réveillent, réclament leurs droits,  affirmant leur force, races de l’Afrique, races de l’Asie, le Japon, la Chine, l’Inde…" Qui est l’auteur de cette déclaration ? Non pas un immonde raciste, extrémiste de droite, fascisant, pro-nazi, mais tout simplement Jean Jaurès, le père du socialisme en France (voir les grands Débats parlementaires, la documentation française, page 292).
J’ajoute qu’en application de la proposition de M. Hollande, pour être complet et cohérent, il faudrait aussi modifier les grands textes à valeur constitutionnelle, comme le préambule de 1946, qui utilise deux fois le mot race, alors que selon un principe républicain, on ne peut pas modifier les principes fondateurs de la République française.
On pourrait se réjouir de cette proposition du candidat socialiste. Mieux vaut, pourrait-on penser, s’amuser avec la Constitution que de prendre des mesures désastreuses comme les nationalisations ou les 35 heures. En réalité, cette proposition est profondément inquiétante : elle montre que le candidat socialiste est sans doute l’otage de groupuscules totalitaires anti-racistes, eux réellement extrémistes, décidés à faire la politique de la "table rase", d’épuration de la langue, sur un mode des plus totalitaires. Et pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? ai-je envie de leur demander. Les mots "peuple", "nation", "France", "drapeau tricolore", "hymne national", vous déplaisent eux aussi, dans la Constitution ? Et bien supprimez-les, ce n’est pas compliqué, pourquoi vous gêner ?

http://maximetandonnet.wordpress.com
TANDONNET Maxime

Né le 7 octobre 1958
Marié – 3 enfants



Haut fonctionnaire


Institut d’études politiques de Bordeaux (1976-1979)
Université de Californie Santa Barbara (1980-1981)
Ecole nationale d’administration (1990-1992)

 

Conseiller pour les affaires intérieures et l’immigration
     au cabinet du Président de la République (2007-2011)
Conseiller technique 
     au cabinet du ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, chargé de l'immigration (2005-2007) 
Inspecteur général de l’administration au ministère de l’Intérieur (2000-2005)
Chargé de mission pour les questions européennes et internationales
     à la délégation aux affaires internationales du ministère de l’Intérieur (1996-2000)
Postes préfectoraux (1992-1995)
     * Directeur de cabinet du préfet d’Indre et Loire (1992-1993)
     * Directeur de cabinet du préfet des Yvelines (1993-1994)
     * Sous-préfet de Saint-Jean-de-Maurienne (1994-1995)
Secrétaire des affaires étrangères (1983-1989)
     * Premier secrétaire à l’ambassade de France au Soudan (1983-1985)
     * Rédacteur à l’administration centrale du ministère des affaires étrangères (1986-1989)

Chargé d’un enseignement sur les questions européennes à l’ENA (2001 à 2004)
Membre du jury du concours de recrutement d’attaché principal 
     de la ville de Paris de 2001 à 2004 (présidence du jury en 2004).

Ouvrages
L’Europe face à l’immigration (2001)
Immigration, la nouvelle vague (2003)
L’Année politique – Union européenne – Editions Tendances et Evènements en 2001, 2002, 2003, 2004
Immigration, sortir du chaos (2006) 
     Prix Lucien Dupont de l’Académie des sciences morales et politiques 2007
Géopolitique des migrations – la crise des frontières – Ellipses (2007)
1940, un autre 11 novembre – Tallandier (2009)
La France Libre (ouvrage collectif) – collection bouquins Robert Laffont 2010

Au coeur du Volcan (2014)

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