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La paix sociale au prix fort

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La paix sociale s’achète au prix fort. Près de 50 milliards d’euros ont déjà été consacrés, en vain, à la "politique de la ville", c’est-à-dire aux banlieues. 12.000 associations y sont généreusement arrosées, sans contrôle de l’usage des subventions comme l’a déploré un rapport de la Cour des comptes rendu en juillet. Et c’est cette même politique dispendieuse et inefficace, cautionnée par la droite quand elle était au pouvoir, que le gouvernement Ayrault entend poursuivre avec ses emplois-jeunes, rebaptisés emplois d’avenir, présentés ce mercredi en conseil des ministres. Ils coûteront à l’Etat 1,5 milliard par an et seront réservés prioritairement à 150.000 jeunes sans qualifications des "zones urbaines sensibles", en application d’une discrimination qui, ici, ne choque pas les égalitaristes. Mais est-il cohérent, pour un Etat proche de la faillite, de poursuivre ces dépenses ? Elles s’ajoutent notamment à celles nées du rétablissement de la retraite à 60 ans pour certains salariés, et au manque à gagner que représente la baisse des taxes sur l’essence, décidée hier. La politique suivie ressemble de plus en plus à une fuite en avant. Le point de rupture approche.

Les socialistes sont en train de reproduire la faute commise par Louis XIV quand il révoqua l’Edit de Nantes. Mais ce ne sont pas les protestants qui, cette fois, s’exilent. Ce sont les entrepreneurs qui, sous l’effet d’une fiscalisation confiscatoire et d’un chef de l’Etat qui "n’aime pas les riches", sont en train d’émigrer à leur tour, et massivement. Aucun des membres du gouvernement n’a jamais travaillé dans une entreprise privée. Or c’est Arnaud Montebourg qui, cet été, s’est autorisé à donner des leçons de gestion au patron de Peugeot qui, pour sauver son entreprise, doit trouver 1,5 milliard d’économies d’ici à 2015.  Ce mercredi, la présence de Jean-Marc Ayrault à l’Université d’été du Medef tentera de rétablir un début de confiance avec le patronat. Mais il n’y a pas trente-six solutions pour extraire la France de la spirale de l’endettement, de la paupérisation et du chômage : le gouvernement doit sortir de son addiction étatiste et de son infantilisation des citoyens. Les entreprises créeront des emplois quand elles auront moins de charges et moins de contraintes. Or la gauche dogmatique fait l’inverse. Elle tire dangereusement la France vers le bas.

http://blog.lefigaro.fr/rioufol/
RIOUFOL Ivan

Né le 12 septembre 1952
Marié – 2 enfants
 

Journaliste


Université de Nantes
Diplôme d"études approfondies (DEA) de droit maritime et aérien
 
Au Figaro:
            Grand chroniqueur et Membre du comité éditorial (depuis 2000)
            Rédacteur en chef - informations générales (1995-2000)
Rédacteur en chef adjoint (1992-1994)
Chef de service (1990-1992)
Responsable de la rubrique Confidentiel (1988-1990)
Grand reporter (1985-1987)
Correspondant du Quotidien de Paris (1976-1984)
                        Du Journal du Dimanche
                        De Forum international
Journaliste à Presse-Océan
 
Ouvrages
La Tyrannie de l'impudeur (2000) - La République des faux gentils (2004) - Chroniques d'une résistance (2005) - La fracture identitaire (2007) - Où va la France ? (2008) - Chronique d’une année de crise (2009) - La démocratie d’apparence (ouvrage collectif) (2009) - Allez-y sans nous (ouvrage collectif) (2009) - De l'urgence d'être réactionnaire (2012) - A la recherche du peuple perdu (2011) -  Touche pas à ma France (2014) - Poings sur les i (2015) - La Guerre civile qui vient (2016) - La nouvelle révolution française (2016) -

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