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Rapport sur l’emploi des jeunes

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Rapport sur l’emploi des jeunes : de mauvaises réponses à de bonnes questions !

Les recommandations remises hier par le Conseil Economique, Social et Environnemental à la Ministre de la Jeunesse dans le rapport sur l’emploi des jeunes sont le symptôme du mal français. Il s’agit d’un bel inventaire des mécanismes administrés traditionnels que le rapport tente d’améliorer… Mais celui-ci ne remet pas en cause les strates de ce mille-feuille de circuits théoriques réputés faciliter la formation et l’apprentissage des jeunes : qu’il s’agisse de tuteurs dans l’entreprise, de parcours de professionnalisation matinées d’équivalences ou de passerelles à retrouver dans un imbroglio "kafkaïen" qui n’a de véritable logique que sur le papier. On ne trouve pas de réels apports, concrets et réalistes ; de remises en cause, de simplifications qui puissent donner un nouvel élan, que ce soit en matière de formation ou d’initiatives de toutes sortes pour aborder le monde du travail et entreprendre chacun à sa façon.
Le rapport affirme que rien ne sera vraiment possible à long terme sans croissance. Difficile de penser autrement… Mais il faut en créer ces conditions. Certes "sécuriser les parcours professionnels", "réglementer d’avantage les stages", "renforcer la protection sociale" sont de louables préconisations. Sauf que la lecture de ce rapport est tout sauf incitative pour un chef d’entreprise qui veut embaucher un jeune. Le problème ce n’est pas le jeune à intégrer, c’est tout ce qui va avec pour le protéger d’un hypothétique danger tentaculaire du travail. Il faut faire mieux et plus pour les jeunes c’est vrai, mais à 3 millions de chômeurs on ne va pas en créer de nouveaux, avant même qu’ils n’aient travaillé (c’est ce à quoi revient le fait de faire passer le RSA de 25 ans à 18 ans même "sous réserves") !

Quant à "l’accompagnement" prôné tout au long du rapport, par qui ? Sous quelle forme ? Des fonctionnaires ? Un univers associatif éloigné peu familier du quotidien de l’entreprise ? Et cette multiplication des accompagnants, qui la paie ?
Pour recruter des jeunes (ou des seniors) les entrepreneurs veulent avant tout remettre en cause une complexité et une pseudo-protection à base de contrôles répressifs purement français qui étouffent plutôt que d’encourager.

Le plus étonnant dans tout cela reste la réaction des représentants du MEDEF au CESE qui se sont abstenus plutôt que de voter "contre" cet avis. Est-ce la volonté du MEDEF de voir le RSA des jeunes avancer de 25 ans à 18 ans ? De créer un service public de l’orientation des jeunes ? De multiplier les emplois aidés ? De voir progresser l’encadrement des parcours au détriment d’une souplesse dont jamais les PME n’ont eu autant besoin ? Est-ce la volonté du MEDEF de voir appliquer des propositions pour un monde idéal que nous n’avons absolument pas les moyens de financer (à moins de demander au Qatar !) ? … On comprend que le rapporteur Jean-Baptiste Prévost représentant de l’UNEF (Union Nationale des étudiants de France) se soit battu pour son idéal mais en revanche le silence du MEDEF est assourdissant. Avec un tel patronat, autant baisser les bras tout de suite !

Publié sur Atlantico, 29 septembre 2012

MENTHON de Sophie


Chef d’entreprise
Présidente d'ETHIC  (depuis 1995)  (Entreprises de taille Humaine Indépendantes et de Croissance)
Membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE)
 

   
Crée la "Fête des Entreprises", sur le thème : "J’aime ma boîte !"
     qui se renouvelle chaque année au mois d’octobre (depuis 2003).

A son initiative,
 1ère édition du congrès ETHIC FIRST au Palais des Nations Unies de Genève (2009)
     (512 participants issus de 23 pays,
     autour du thème : La Responsabilité Sociale des Entreprises en période de crise économique.
3ème édition du congrès ETHIC FIRST à Novancia (21 juin 2012)

S’est toujours investie dans la vie associative pour promouvoir l’entreprise privée.
A 21 ans, crée sa première entreprise de marketing téléphonique Multilignes Conseil (1969)
     Présidence jusqu’en 2004.
Lance le premier Syndicat du Marketing Téléphonique (SMT) (1979)
Rédige un code déontologique
     qui régit aujourd'hui la profession en France et dans plusieurs pays d’Europe.

Admise dans la réserve citoyenne avec le grade de Colonel
     Rattachée au corps des Officiers de la Gendarmerie Nationale (2007).

Nommée par le Président de la République au Conseil Economique, Social et Environnemental
     au titre de personnalité qualifiée (depuis 2010)
Membre de l’Observatoire Français des Conjonctures Economiques (OFCE) (depuis 2010)
Mission sur la Responsabilité Sociétale et Environnementale des entreprises (RSE)
     à la demande de Xavier Bertrand, Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé
     qui a donné lieu à unguide pratique illustré à destination des PME (20 000 exemplaires)
A souhaité présenter
     20 mesures d’urgence à prendre par le nouveau Président de la République (2012).
 
Intervient dans l’émission
     "Les Grandes Gueules" sur RMC
     "Les Experts du 9h-10h" sur BFM.
 
Ouvrages
Dans la collection Le monde d'aujourd'hui expliqué aux enfants 
(Editions Gallimard Jeunesse, qu’elle fonde avec sa fille Alexia Delrieu et avec qui elle écrit en tandem)
Illustrations : Clotilde Perrin puis Alice Charbin puis Henri Fellner :
La Police(2006)
L'Argent(2006)
     Prix de la Presse des jeunes au Festival de Montreuil 2007.
La Politique(2006)
La Publicité(2006)
L'Europe(2007)
La Justice(2008)
L'Entreprise(2008)
Le Supermarché(2009)
La beauté(2010)
Dangers (2010)
L'Armée (2011)

Distinctions
Officier de l'Ordre de la Légion d'Honneur
Commandeur de l’Ordre National du Mérite

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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