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Quelles réflexions m’inspirent les évènements actuels
Evidemment, la raison pour laquelle je n’ai pas manifesté dimanche n’est pas que je me sois senti moins concerné, atterré, choqué, horrifié par ces massacres que ceux et celles qui ont défilé. Mais j’ai pensé plus utile de prier silencieusement pour les victimes et leur famille, ainsi que pour les assassins, me rappelant la parole du Christ en croix : "Pardonne leur, Seigneur, ils ne savent ce qu’ils font".
 
Je n’ai pas manifesté pour les raisons suivantes :
Je n’ai jamais apprécié Charlie Hebdo dans ses outrances. La liberté d’expression est un principe sain mais elle a ses limites. Il n’appartient à aucun organisme ni aucun Etat de définir celles-ci. Mais il est de la responsabilité de chaque écrivain ou journaliste de l’exercer de sa pleine autorité. Il lui appartient de faire preuve de discernement. Tout critiquer sans limite est une marque de manque d’intelligence. Il est beaucoup plus intelligent d’exercer son discernement. La caricature est une chose saine. Encore faut-il qu’elle soit décente, qu’elle ne touche ni au sacré ni au divin ! Nous avions tous apprécié à l’époque les caricatures d’un Faizant. Elles contenaient plus de finesse et donc d’intelligence que celles de Wolinsky ou autres. En outre, les critiques de Charlie Hebdo sont toujours à sens unique. En a-t-on entendu ou vu sur le massacre annuel de plusieurs centaines de milliers de vie avortées ? Donc je me refuse à être Charlie. Je ne suis pas Charlie.
Charlie Hebdo prenait ses responsabilités en publiant ses dessins. Mais qui sème le vent récolte la tempête. Evidemment, je ne dis pas que ce journal a ce qu’il mérite : la sanction est bien trop démesurée. Mais comme un journal doit faire preuve de discernement, il doit aussi faire preuve de prudence.

Je me méfie toujours de ces grandes orgues jouées à plein tuyau par nos dirigeants. Le caractère récupérateur de ces manifestations est par trop voyant. Les esprits sont à l’évidence orientés. Malheur à celui qui ne crie pas dans le sens indiqué. Ce qui, paradoxalement, va bien à l’encontre de cette liberté d’expression si ‘chérie’. J’ai bien conscience que mon présent texte va me faire montrer du doigt. Tant pis ! Je revendique, moi aussi, la liberté de m’exprimer sans subir d’opprobre.

Je m’interroge : y aurait-il eu une telle réaction si le journal attaqué avait été Valeurs Actuelles, le Figaro, Présent, l’Homme Nouveau ou La Croix ? Sans faire de procès d’intention, il est évident que non.

Je constate aussi que chaque jour des chrétiens sont massacrés au Proche-Orient.
Cette situation semble laisser bien insensibles nos dirigeants !

J’ai apprécié bien évidemment les sentiments de solidarité exprimés par tous ces jours-ci. Mais je sais qu’une fois passé le temps de l’émotion, nos dirigeants vont continuer leur œuvre permanente de déchristianisation et d’islamisation de la France.
Je n’attends rien de concret de la part de nos dirigeants dans les jours à venir. Au-delà de la parade et des coups de menton devant les caméras et des discours convenus, vont-ils vraiment s’interroger sur les vraies sources du mal ? Vont-ils envisager de remettre en cause le droit du sol et revenir au droit naturel du sang ? Vont-ils instaurer des tribunaux d’exception contre ceux qui nous ont déclaré la guerre, car nous sommes dorénavant en état de guerre ? Vont-ils revenir sur leur laxisme bien connu ? Vont-ils reconduire à la frontière, manu militari, tous ceux qui prêchent la violence, tous ceux qui sont repérés car passés par la Syrie ou l’Irak, tous les djihadistes bien connus de nos services spécialisés ? Vont-ils réinstaller les valeurs qu’ils ont détruites, qui font tant défaut et dont le manque suscite justement l’engagement de ces détraqués dans le djihad ? Vont-ils enfin instaurer une vraie politique d’immigration ? Vont-ils revoir notre politique étrangère par rapport à l’Arabie saoudite et au Qatar qui alimentent chez nous les filiales salafistes ? Non. Il ne se passera rien.

Les déclarations des autorités musulmanes dénonçant ces crimes et se désolidarisant des criminels sont très bien mais n’apportent rien. J’attends d’elles qu’elles aillent au cœur du problème. J’ai, à ce sujet, noté avec grand espoir et salué avec respect les textes courageux de quelques rares musulmans faisant ressortir que la source des maux qui nous accablent est à rechercher au sein même de l’islam et invitant les musulmans à se remettre en cause en profondeur et à réexaminer le Coran : d’une part, la Lettre ouverte aux musulmans du philosophe Abdennour Ribar ou encore la chronique de l’universitaire et écrivain Mezzri Haddad dans le Figaro du 10-11 janvier 2015. J’ai noté aussi le courageux discours du président Al Sisi d’Egypte le 1er janvier à l’occasion du Nouvel An à la mosquée Al-Azhar sur la nécessaire remise en cause de certains textes sacrés. Je conseille vivement la lecture de ces écrits. Car enfin, c’est bien en invoquant des versets du Coran que ces assassins agissent. Si le Coran contient de très nombreux versets positifs, voire à inspiration évangélique, il en présente aussi plusieurs intrinsèquement mauvais et insupportables. Si l’on veut éviter de nouveaux attentats de ce type, il faut exiger des responsables musulmans qu’ils récusent ouvertement les versets mauvais du Coran. Le jour où ils s’engageront dans cette voie, les choses commenceront à bouger. Car les musulmans – dont la grande majorité est pacifique et veut vivre en paix - sont bien à plaindre avec un tel boulet aux pieds. Et c’est à eux – et à eux seuls - à faire évoluer leur religion. Oh, bien sûr, on nous dira que le Coran est intangible car écrit par Dieu seul. Mais n’est-il pas temps de proclamer que Dieu, qui est amour et n’est qu’amour, ne peut, par nature, promouvoir le djihad, ni d’autres thèmes intolérables comme l’infériorité de la femme par rapport à l’homme.

Parler de l’islamisme radical est non seulement un pléonasme mais surtout une imposture insupportable. Dire que ces criminels ou l’Etat islamique (que l’on camoufle en l’appelant Daech !) n’ont rien à voir avec l’islam est un immense mensonge. Je ne peux plus supporter ce type de déclarations. Ces assassins sont musulmans car ils agissent selon les principes de leur livre sacré. Ils constituent une des parties pures et dures de l’islam. Que les autorités musulmanes arrêtent de nous abreuver de ce discours. De grâce ! Je comprends bien qu’elles ne soient pas à l’aise. Aidons-les à aller au bout de leur logique et à récuser ces versets mauvais.
 
Alors, pourra être envisagée une vie commune apaisée !
SAINT-BON de Henri

Né le 4 novembre 1942
Marié - 2 enfants 




Essayiste



Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr
 
Consultant international chez Hay Management Consultants, 1990-1998
Maitrise d’Informatique appliquée à la Gestion des Entreprises (MIAGE – Dauphine), 1976


Auditeur au Centre des Hautes Etudes de l’Armement (21e session) (1984-1985)
Breveté de l’Enseignement Militaire Supérieur Scientifique et Technique
Commandant le 7e Régiment de Chasseurs (1986-1988)

Ouvrages
Catholique / musulman : Je te connais, moi non plus avec Saad KHIARI (2006), 2e édition en 2008 (1er prix du prix littéraire de la Saint-Cyrienne) - L’islam à la lumière de la foi chrétienne (2012) [réédité aux Editions Salvator, 2015] - Petit Lexique islamo-chrétien (2012) - Le Christianisme oriental dans tous ses états (2014)
 
Distinctions
Chevalier de la Légion d’Honneur
Chevalier avec épées de l’Ordre Souverain de Malte
Chevalier de l’Ordre Equestre du Saint Sépulcre de Jérusalem
 

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