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J’ai vu un homme d’Etat

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L’Emission politique avec François Fillon : j’ai vu un homme d’Etat
 
J’ai eu l’honneur, hier soir, avec d’autres camarades de Sens Commun, d’assister dans le public à L’Emission Politique sur France 2 avec François Fillon.
J’ai vu un candidat qui définissait un cap clair, sans ambiguïtés et sans approximations.
J’ai vu un candidat qui n’avait pas peur de dire "je suis souverainiste" pour expliquer que sa volonté de lutter contre la dette répondait au souci que la France n’ait plus les mains liées, dans ses décisions politiques ou diplomatiques, par l’invasion de capitaux et d’investissements étrangers (notamment saoudiens ou qataris).
J’ai vu un candidat qui a rappelé que son programme économique était dicté par le pragmatisme et non par un quelconque suivisme libéral, et qu’il avait pour but premier de redonner confiance à nos enfants en leur permettant d’avoir un travail plus tard et de sauver notre modèle de protection sociale.
J’ai vu un candidat qui n’a pas cédé sur les questions sociétales, et qui a répondu très sereinement à une femme vivant en couple avec une autre femme et deux enfants nés par PMA, qui lui affirmait que les couples homosexuels étaient aussi et parfois plus capables que les couples hétérosexuels d’apporter de l’amour à un enfant : "L’enfant est né d’un père et d’une mère et cela, aucun amour ne peut l’effacer."
J’ai vu un candidat qui s’est fait féliciter à deux reprises par le juge Marc Trevidic sur la question de la lutte contre le terrorisme, la gestion des fichés S et la clarification de nos rapports avec l’Arabie Saoudite : "Je ne veux pas qu’on arrête de parler avec les Saoudiens, mais qu’on les mette en face de leurs responsabilités. On désigne la Russie comme le diable, et on considère que les Saoudiens sont parfaitement fréquentables. Ce n’est pas possible."
J’ai vu un candidat qui a réaffirmé sa volonté de dissoudre non seulement les organisations salafistes, mais aussi celles qui étaient liées au Frères Musulmans.
J’ai vu un candidat qui refusait, face à un ultramarin bien remonté, de s’excuser pour l’esclavage, de faire retomber sur la France des faits commis par le passé, ou de retirer les propos qu’il a tenus à Sablé : "La France n’est pas coupable d’avoir voulu partager sa culture aux peuples."
J’ai vu un candidat déterminé à faire passer la France à près de 0 % de production d’électricité d’origine fossile.
J’ai vu un candidat qui a rappelé qu’il n’avait pas d’autres ambitions que de gagner cette primaire, et qu’il n’accepterait donc aucun poste de ministre si Alain Juppé emportait la mise.
J’ai vu un candidat qui a réaffirmé sa volonté de choisir la moitié des ministres de son futur gouvernement parmi la société civile, pour mettre un peu de sang neuf dans le circuit fermé de la politique en donnant des responsabilités à des personnes qui se sont construites ailleurs que dans la politique et qui viendraient ainsi riches de leurs expériences, de leur compétence et de leur liberté.
J’ai vu un candidat qui a sereinement imposé son rythme, qui ne s’est jamais laissé mener par les journalistes sans pour autant tomber dans le travers de la langue de bois, et qui a calmement refusé leurs questions de politique fiction, au point de susciter à deux reprises les applaudissements du public, fait très rare dans cette émission.
J’ai vu un homme digne, droit dans ses bottes, cohérent et clair, qui maîtrisait parfaitement sa feuille de route et qui est parvenu à imposer le respect à tous ceux qui l’interpellaient.
Bref, hier soir, j’ai vu un homme d’Etat, d’une remarquable hauteur de vue.
 
N’en déplaise à certains, nous sommes repartis de cette émission en nous disant que non, décidément, nous ne regrettions pas notre choix. Le vote Fillon n’est pas seulement un vote "utile" pour barrer la route à Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy au 2nd tour de la primaire : il s’agit aussi pour nous d’un vote d’adhésion, destiné à soutenir une vision et un programme réaliste que nous partageons pour l’essentiel, même si nous aimerions qu’il aille parfois plus loin sur les questions sociétales. Mais nous savons aussi qu’en politique le mieux est l’ennemi du bien, et qu’à force de chercher la politique "idéale", on transforme celle-ci en politique idéelle, sans prise aucune sur le réel.
Pensez au second tour, à la perspective d’un Alain Juppé ou d’un Nicolas Sarkozy candidat de la droite ou président… Nous avons pu voir ce que 5 années de gouvernement impuissant et destructeur avaient pu faire de ravages : compte-tenu du caractère explosif de la situation, en conscience, je pense que nous ne pouvons pas prendre le risque de perdre encore 5 ans.
Je demande à ceux qui s’empresseront de s’indigner de mes déclarations et de les commenter d’avoir l’honnêteté de regarder l’émission dans son intégralité avant de juger tel ou tel point.
Il est encore temps de faire changer l’affiche du second tour que les médias nous imposent comme un duel écrit d’avance, à condition d’aller voter massivement le 20 novembre prochain.
Je terminerai par cette réaction d’un téléspectateur surprise sur Twitter, car elle résume parfaitement ce que nous avons vu et entendu hier : "Constant sur la famille, pragmatique sur l’économie, crédible sur le terrorisme, exigeant pour la politique. Bravo François Fillon."

madeleinedejessey.fr
JESSEY de Madeleine

Née le 21 juillet 1989






Ecole normale supérieure (Ulm)
Agrégée de Lettres classiques
Doctorante en Littérature comparée
Chargée de TD à la Sorbonne


Co-fondatrice et porte-parole de Sens Commun (depuis 2013)

http://madeleinedejessey.fr

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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