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Alep et Mossoul : la guerre de l’information
 
Dans "Le Monde idées" du 8 juillet 2007, page 3, Christophe Ayad se livre à un  bel exercice de désinformation. Pour lui, la stratégie militaire ne peut expliquer la défaite, voire la débâcle des opposants au régime de Bachar el Assad à Alep le 26 décembre 2016, à l’issue de six mois de siège. Rappelons que les adversaires du gouvernement légal syrien, c’était un conglomérat regroupant des icones de la démocratie : des groupes liés à Daech et subventionnés par l’Arabie Saoudite et le Qatar. Propagande et guerre de l’information auraient joué le rôle essentiel dans l’effondrement des opposants à Bachar el Assad. L’effort de la guerre hybride, théorisée par les stratèges russes, aurait particulièrement visé la France du Président Hollande, pays occidental le plus disposé à intervenir en Syrie.
 
Est-il possible de se moquer plus effrontément de ses lecteurs ? Car enfin, jamais la télévision comme la presse française ne nous avaient accablés de tant de bombardements aveugles, d’usage d’armes chimiques, d’enfants ensanglantés, de civils massacrés par les forces gouvernementales syriennes. En dépit de ce parti  pris des média, l’opinion publique a fini par comprendre que Bachar el Assad était moins isolé que le prétendait la presse bien pensante, qui n’a jamais fait son deuil du soi-disant printemps arabe.
Trente et un mille civils auraient été tués à Alep selon l’article du Monde. Il sera intéressant de comparer avec les chiffres des civils victimes collatérales des bombardements de la coalition dirigée par les Etats-Unis, destinée à libérer Mossoul : nous y participons. D’après les chiffres des média arabes, on serait déjà à plus de cinquante mille civils tués à Mossoul. Il y a eu des femmes et des enfants tués par nos avions et notre artillerie : aucune image d’un d’entre eux n’a été exhibée dans notre presse. Serait-elle aux ordres des Etats-Unis ?

8 juillet 2017
SALVAN   Jean

Né le 3 mars 1932
Marié (1953) – 5 enfants



Officier, général de corps d'armée


Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr
Ecole d’Etat-Major 
Ecole supérieure de guerre (ESG)

Commandant la IVème Région militaire
Général de corps d’armée (1988)
Représentant français auprès du Commandement Centre-Europe de l’OTAN (1986-1988) 
Commandant de la 1ère Division blindée (1983-1985)
Commandant du 3ème Régiment de parachutistes d’infanterie de marine
Professeur à l’Ecole supérieure de guerre

Membre correspondant du Muséum d’Histoire Naturelle en 1964
Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées de droit public
Professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux (1989-1994) ("Société et Défense") 
Président de l’Union des blessés de la face (les Gueules cassées) (1995-2002)

Ouvrages 
Liban 1978, les Casques bleus de la France (1979) - L’avifaune du Gard et du Vaucluse (1983) -

La paix et la guerre (1992) - Soldat de la guerre, soldat de la paix (2005)

Distinctions
Grand Officier de la Légion d’Honneur
Croix de la Valeur Militaire
Commandeur de l’Ordre du Cèdre du Liban
Croix d’Honneur en or de la Bundeswehr

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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