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Lamentable face-à-face

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Pitié, ne recommençons pas le lamentable face-à-face Macron-Bourdin-Plenel
 
On a beaucoup dit sur la fameuse interview décidée par Emmanuel Macron en choisissant Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel. Le pourquoi de ce choix a généré de nombreuses extrapolations : il fallait parler aux extrémistes et au public de Bourdin, il fallait montrer que le président n'a "même pas peur" d'affronter des personnages qui, avant d'être journalistes, sont avant tout des chasseurs de scoops et des provocateurs professionnels. Soit, mais ce qui reste, c'est que la forme a touché le fond !
Ce que l'on retient n'est ni le contenu, ni la capacité de répartie du président, sa connaissance des dossiers, encore moins la pertinence des questions mais bien le niveau de vulgarité journalistique dont ont fait preuve deux pseudos stars des médias, abaissant le statut présidentiel républicain, de même que celui de journaliste.
En fait, presque instantanément nous avons eu honte. Honte de la tenue des intervieweurs, honte de leur laisser-aller verbal et physique, honte de leur parti pris de ne pas mettre de cravate, honte de leur absence totale de respect de la parole du chef de l’État, lui coupant la parole comme on tente d’enseigner aux enfants à ne pas le faire.
 
Objectif affiché : tacler le président
Le parti pris du spectacle était étrange: le décor somptueux de notre patrimoine envahi par deux campeurs qui avaient décidé d'en découdre. Il devenait secondaire de traiter de ce qui intéressait les Français, ou de l'avancée des réformes. L'objectif était clairement affiché : tacler le président, lui manifester qu'il était "leur" invité et non le contraire, lui donner du "Emmanuel" au mieux du "Emmanuel Macron" en lui refusant son titre de président de la République jusqu'au bout. On voulait signifier par là qu'il n'était pas vraiment légitime ? Que le protocole était une affaire dépassée ? Que les journalistes pouvaient s'affranchir de toute règle de bienséance ? On tuait l'ordre bourgeois en jetant les cravates aux orties, mais qu’auraient pensé les Français si le président lui, n'en avait pas porté ? Ils estimeraient que l’on a manqué de considération envers eux. Une attitude d'autant plus déplacée, qu'au fond des banlieues les plus reculées les jeunes n'ont que le mot "respect" à la bouche. Quel exemple.
Le président aurait-il dû supporter sans mot dire écarts de familiarité, manque de tenue, échanges irrespectueux ? Le 4 novembre 2016, Emmanuel Macron, invité au Forum Futurapolis, suite aux nombreuses attaques dont François Hollande faisait l’objet, ne disait-il pas "Je tiens à appeler au respect de la personne et de la fonction présidentielle. A partir d’un certain niveau, les critiques sont injustes et elles fragilisent et menacent le pays". Cela reste toujours valable. "Le roi est mort, vive le roi" depuis 1422 la fonction prime : roi ou président d'une démocratie, on se doit de la respecter quelles que soient les convictions politiques.
 
Résultat effondrant
La "fonction de journaliste" en a aussi pris un coup. L’incompétence était au rendez-vous : Jean-Jacques Bourdin, en plus d’expliquer au président ce qu’il devrait faire, restait totalement approximatif dans ses questions... Le président avait beau briller (vraiment), faire preuve de répondant, s'amuser de ce match... Le résultat était effondrant. Il incarnait cette fonction que l'on était en train de bafouer et il laissait faire. Certes, Emmanuel Macron a construit son image autour de celle d’un candidat désinvolte, cassant les codes préétablis. A-t-il estimé que cette posture soit la suite logique de cette communication ?
Les Français ont besoin de repères et les jeunes plus que les autres. Nous devons retrouver une forme de savoir-vivre, de savoir-être, piliers du fameux vivre ensemble. Bien se tenir, bien parler, respecter la parole de l'autre, conserver des codes vestimentaires y compris à l'école. Après cette échauffourée journalistique, qui empêchera les jeunes d'interpeller le président de la République dans la rue par un "Salut Emmanuel!", et puis pourquoi ne pas le tutoyer après tout ?
Alors non, pitié ! Non, Monsieur le président, on ne recommence pas l'année prochaine. Et si, déplorablement, cela devait arriver… Ouf, parité oblige, il faudra deux journalistes femmes... et ce ne sera pas facile d'en trouver d'aussi peu compétentes, hargneuses et mal élevées !

Paru dans Challenges, 18 avril 2018
MENTHON de Sophie


Chef d’entreprise
Présidente d'ETHIC  (depuis 1995)  (Entreprises de taille Humaine Indépendantes et de Croissance)
Membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE)
 

   
Crée la "Fête des Entreprises", sur le thème : "J’aime ma boîte !"
     qui se renouvelle chaque année au mois d’octobre (depuis 2003).

A son initiative,
 1ère édition du congrès ETHIC FIRST au Palais des Nations Unies de Genève (2009)
     (512 participants issus de 23 pays,
     autour du thème : La Responsabilité Sociale des Entreprises en période de crise économique.
3ème édition du congrès ETHIC FIRST à Novancia (21 juin 2012)

S’est toujours investie dans la vie associative pour promouvoir l’entreprise privée.
A 21 ans, crée sa première entreprise de marketing téléphonique Multilignes Conseil (1969)
     Présidence jusqu’en 2004.
Lance le premier Syndicat du Marketing Téléphonique (SMT) (1979)
Rédige un code déontologique
     qui régit aujourd'hui la profession en France et dans plusieurs pays d’Europe.

Admise dans la réserve citoyenne avec le grade de Colonel
     Rattachée au corps des Officiers de la Gendarmerie Nationale (2007).

Nommée par le Président de la République au Conseil Economique, Social et Environnemental
     au titre de personnalité qualifiée (depuis 2010)
Membre de l’Observatoire Français des Conjonctures Economiques (OFCE) (depuis 2010)
Mission sur la Responsabilité Sociétale et Environnementale des entreprises (RSE)
     à la demande de Xavier Bertrand, Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé
     qui a donné lieu à unguide pratique illustré à destination des PME (20 000 exemplaires)
A souhaité présenter
     20 mesures d’urgence à prendre par le nouveau Président de la République (2012).
 
Intervient dans l’émission
     "Les Grandes Gueules" sur RMC
     "Les Experts du 9h-10h" sur BFM.
 
Ouvrages
Dans la collection Le monde d'aujourd'hui expliqué aux enfants 
(Editions Gallimard Jeunesse, qu’elle fonde avec sa fille Alexia Delrieu et avec qui elle écrit en tandem)
Illustrations : Clotilde Perrin puis Alice Charbin puis Henri Fellner :
La Police(2006)
L'Argent(2006)
     Prix de la Presse des jeunes au Festival de Montreuil 2007.
La Politique(2006)
La Publicité(2006)
L'Europe(2007)
La Justice(2008)
L'Entreprise(2008)
Le Supermarché(2009)
La beauté(2010)
Dangers (2010)
L'Armée (2011)

Distinctions
Officier de l'Ordre de la Légion d'Honneur
Commandeur de l’Ordre National du Mérite

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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