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Pourquoi dorment-ils ?

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Pourquoi dorment-ils ?
Moins l’État maîtrise les mutations de la société, plus il brasse de l’air face au climat. Il se rassure sur son utilité. Mais la dramatisation de sa communication ne prouve rien de la détermination du gouvernement. Mercredi, à Tokyo, Macron a déclaré que la France fixait "une ligne rouge" sur l’ "ambition climatique". Le président se garde d’un même volontarisme pour fixer de semblables limites à l’immigration de masse qui bouscule l’équilibre de la nation, ou à l’islam radical qui subvertit certains services publics. Mercredi, deux députés (Éric Diard, LR, et Éric Poulliat, LREM) ont rendu publics les résultats de leur mission d’information sur ce dernier thème. Il en ressort que si l’armée et la police savent se prémunir des infiltrations salafistes, il n’en est pas de même chez les surveillants de prison, à la RATP, à la SNCF, dans les polices municipales, les clubs de sports, etc.
Les rapporteurs appellent à "une prise de conscience urgente" des parlementaires. Mais pourquoi dorment-ils depuis si longtemps ?
Ils dorment parce que l’idéologie est un puissant somnifère. Alors que les offensives de l’islam politique s’observent depuis des décennies, une chape de plomb a imposé le silence sur la dangerosité de ce totalitarisme théocratique. Ceux qui, depuis toujours, alertent sur la démission des politiques et des médias ont dû se résoudre à se faire traiter d’islamophobes et de racistes à mesure qu’ils décrivaient ce qu’ils voyaient. Votre serviteur peut en témoigner. C’est cette époque imbécile qui semble prendre fin, à en juger par ce rapport parlementaire qui ose se libérer des censeurs. Reste que l’Occident relativiste et oublieux de ses racines a créé un vide culturel et spirituel dans lequel l’islam conquérant tente de s’installer. Les "élites" ne semblent pas pressées de prendre la mesure de leur mortelle indifférence. C’est aux Français qu’il revient de faire comprendre qu’ils refusent leur effacement programmé par cette substitution en cours…

Paru dans Le Figaro, 28 juin 2019
RIOUFOL Ivan

Né le 12 septembre 1952
Marié – 2 enfants
 

Journaliste


Université de Nantes
Diplôme d"études approfondies (DEA) de droit maritime et aérien
 
Au Figaro:
            Grand chroniqueur et Membre du comité éditorial (depuis 2000)
            Rédacteur en chef - informations générales (1995-2000)
Rédacteur en chef adjoint (1992-1994)
Chef de service (1990-1992)
Responsable de la rubrique Confidentiel (1988-1990)
Grand reporter (1985-1987)
Correspondant du Quotidien de Paris (1976-1984)
                        Du Journal du Dimanche
                        De Forum international
Journaliste à Presse-Océan
 
Ouvrages
La Tyrannie de l'impudeur (2000) - La République des faux gentils (2004) - Chroniques d'une résistance (2005) - La fracture identitaire (2007) - Où va la France ? (2008) - Chronique d’une année de crise (2009) - La démocratie d’apparence (ouvrage collectif) (2009) - Allez-y sans nous (ouvrage collectif) (2009) - De l'urgence d'être réactionnaire (2012) - A la recherche du peuple perdu (2011) -  Touche pas à ma France (2014) - Poings sur les i (2015) - La Guerre civile qui vient (2016) - La nouvelle révolution française (2016) -

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