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Lorsque la CGT cherche des proies
 
Il reste toujours nécessaire de rappeler que la destruction créatrice est le fondement même de la création d’entreprises et de la satisfaction du consommateur. Et pourtant, nous restons en France vaguement convaincus que l’entreprise se doit d’être éternelle et l’emploi à vie, et qu’il suffit de le décréter (à quand une loi interdisant les faillites ?!).
Ainsi, après nous être légitimement esbaudis devant le succès du self made man entrepreneur Philippe Ginestet, créateur de la marque GIFI ( vous n’avez pas pu échapper à la pub à la télévision ni aux points de vente à travers la France ) voilà-t-il pas qu’il y a 2 ans environ, ce dernier sous les applaudissements reprend la marque TATI, promettant création d’emplois et investissement ; ce qui fut dit, fut fait ; pour l’investissement : le double de la mise annoncée et la création de 9 nouveaux magasins. Mais voilà, c’est aussi bête que cela, la clientèle ne revient pas, malgré la pub (TATOUTCHEZTATI !) l’offre ne convainc pas, la concurrence est rude et l’appui de GIFI ne suffit pas à relancer les magasins et la marque.
 
Commence alors la descente aux enfers syndicaux, il faut accabler le chef d’entreprise, c’est un principe de base, les fake news sous forme d’accusations pleuvent, la suspicion se distille "en fait il a racheté parce qu’il voulait revendre", "l’investissement n’était pas au rendez-vous" (toutes les preuves à l’appui démontrent le contraire), "on sacrifie les salariés", "les promesses n’ont jamais été tenues" c‘est exact, on a investi le double.
La CGT non seulement s’interdit toute objectivité mais veut se refaire une santé en trouvant des proies à sa vindicte inassouvie. Et les médias de répercuter les mauvaises nouvelles toujours plus attrayantes que le factuel, le repreneur sauveur est donc devenu l’homme à abattre d’autant que horreur ! Il n’est pas ruiné.
 
Il est de moins en moins possible en France de raconter les vraies aventures entrepreunariales telles qu’elles sont, avec les espoirs, les aléas, les succès, les échecs. Il est honteux de ne pas être capable de reconnaître et d’admettre que dans l’échec TATI par exemple, tout a été tenté pour relancer un peu la machine, maintenant en conservant un magasin symbolique à Paris et en faisant reprendre une cinquantaine de points de vente par GIFI ;  tout cela pour garder le maximum de salariés en dédommageant avec leur accord après négociations ceux qui devront partir, en discutant avec d’autres enseignes pour qu’elles reprennent des points de vente sous condition sine qua non, de la reprise des salariés..
Insupportable que l’on refuse en France d’accepter la probabilité de l’échec, le risque, l’aléa commercial d’une marque. On refuse de voir le positif, en l’occurrence le respect et la qualité humaine du management qui a dans ce cas accompagné cette fermeture indispensable et regrettable. Oui, il faut savoir aussi saluer les efforts faits pour préserver tout ce qui peut l’être. On refuse aussi de comprendre que garder à tout prix une entreprise qui perd de l’argent c’est mettre d’autres structures en danger, d’autre salariés au chômage.
Une idéologie culpabilisante où le patron est forcément coupable ! Mauvaise foi ou ignorante économique crasse des syndicats ? Occasion inespérée de ranimer une lutte des classes transposée au monde de l’entreprise ?

Envoyé par l'auteur, paru sur Atlantico, 9 août 2019
MENTHON de Sophie


Chef d’entreprise
Présidente d'ETHIC  (depuis 1995)  (Entreprises de taille Humaine Indépendantes et de Croissance)
Membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE)
 

   
Crée la "Fête des Entreprises", sur le thème : "J’aime ma boîte !"
     qui se renouvelle chaque année au mois d’octobre (depuis 2003).

A son initiative,
 1ère édition du congrès ETHIC FIRST au Palais des Nations Unies de Genève (2009)
     (512 participants issus de 23 pays,
     autour du thème : La Responsabilité Sociale des Entreprises en période de crise économique.
3ème édition du congrès ETHIC FIRST à Novancia (21 juin 2012)

S’est toujours investie dans la vie associative pour promouvoir l’entreprise privée.
A 21 ans, crée sa première entreprise de marketing téléphonique Multilignes Conseil (1969)
     Présidence jusqu’en 2004.
Lance le premier Syndicat du Marketing Téléphonique (SMT) (1979)
Rédige un code déontologique
     qui régit aujourd'hui la profession en France et dans plusieurs pays d’Europe.

Admise dans la réserve citoyenne avec le grade de Colonel
     Rattachée au corps des Officiers de la Gendarmerie Nationale (2007).

Nommée par le Président de la République au Conseil Economique, Social et Environnemental
     au titre de personnalité qualifiée (depuis 2010)
Membre de l’Observatoire Français des Conjonctures Economiques (OFCE) (depuis 2010)
Mission sur la Responsabilité Sociétale et Environnementale des entreprises (RSE)
     à la demande de Xavier Bertrand, Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé
     qui a donné lieu à unguide pratique illustré à destination des PME (20 000 exemplaires)
A souhaité présenter
     20 mesures d’urgence à prendre par le nouveau Président de la République (2012).
 
Intervient dans l’émission
     "Les Grandes Gueules" sur RMC
     "Les Experts du 9h-10h" sur BFM.
 
Ouvrages
Dans la collection Le monde d'aujourd'hui expliqué aux enfants 
(Editions Gallimard Jeunesse, qu’elle fonde avec sa fille Alexia Delrieu et avec qui elle écrit en tandem)
Illustrations : Clotilde Perrin puis Alice Charbin puis Henri Fellner :
La Police(2006)
L'Argent(2006)
     Prix de la Presse des jeunes au Festival de Montreuil 2007.
La Politique(2006)
La Publicité(2006)
L'Europe(2007)
La Justice(2008)
L'Entreprise(2008)
Le Supermarché(2009)
La beauté(2010)
Dangers (2010)
L'Armée (2011)

Distinctions
Officier de l'Ordre de la Légion d'Honneur
Commandeur de l’Ordre National du Mérite

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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