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Du côté des élites (607)

Alep et Mossoul : la guerre de l’information   Dans "Le Monde idées" du 8 juillet 2007, page 3, Christophe Ayad se livre à un  bel exercice de désinformation. Pour lui, la stratégie militaire ne peut expliquer la défaite, voire la débâcle des opposants au régime de Bachar el Assad à Alep le 26 décembre 2016, à l’issue de six mois de siège. Rappelons que les adversaires du gouvernement légal syrien, c’était un conglomérat regroupant des icones de la démocratie : des groupes liés à Daech et subventionnés par l’Arabie Saoudite et le Qatar. Propagande et guerre de l’information auraient joué le rôle essentiel dans l’effondrement des opposants à Bachar el Assad. L’effort de la guerre hybride, théorisée par les stratèges russes, aurait particulièrement visé la France du Président Hollande, pays occidental le plus disposé à intervenir en Syrie.   Est-il possible de se moquer plus effrontément de ses lecteurs ? Car enfin, jamais…
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Les errances de Monsieur Hulot   Quand j’entends parler de Monsieur Hulot, je ne peux pas m’empêcher de penser à Jacques Tati à la différence près que "Mon Oncle" était un doux rêveur mal à l’aise dans son temps alors que Nicolas Hulot est un Khmer vert prêt à imposer aux Français un changement de mode de vie dont ils ne veulent pas. La France a cinq millions de chômeurs, une dette colossale, un budget toujours déficitaire et une balance des payements à la peine. Les Etats Unis dont l’économie se porte beaucoup mieux que la nôtre n’importent plus de produits pétroliers couvrant leurs besoins avec le gaz et le pétrole de schiste. On vient de s’interdire de rechercher et d’exploiter nos ressources en gaz de schiste et monsieur Hulot a déclaré qu’il n’accorderait plus aucun nouveau permis d’exploration d’hydrocarbures sur le territoire français. Va-t-il interdire les prospections dans notre…
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Une France aux mains liées ?   Valls, toujours dans cet entretien à Libé : "Dès qu'on sort de l'explication économique et sociale, souvent la gauche est perdue. Elle est en difficulté sur les questions d'“identité” ". Cela fait belle lurette que ce constat a été fait ici, à force d'observer la lâcheté des belles âmes, y compris à droite, face aux exigences de visibilité des minorités immigrées, religieuses, sexuelles. Or le chef de l'État a, sans surprise, hérité du langage de la pensée lisse. C'est lui qui, encore candidat en janvier, remerciait Angela Merkel pour avoir "sauvé notre dignité collective en accueillant des réfugiés en détresse, en les logeant, en les formant". C'est lui qui a récemment déclaré lors d'une rupture de jeûne du ramadan : "Personne ne pouvait faire croire que l'islam n'était pas compatible avec la République". Lui encore qui, lors de la Gay Pride de dimanche,…
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Lettre ouverte à notre nouveau Président   Monsieur le Président, Je n’ai pas été l’un de vos électeurs, mais comme vous, j’aime mon pays. Je vais donc dans cette petite missive énoncer quelques réalités d’expérience, mon seul but étant de vous aider dans la lourde tâche qui vous attend. Mon but est d’expliquer pourquoi l’économie française stagne depuis fort longtemps. Pour ce faire, je vais comparer les évolutions des économies françaises et anglaises sur le long terme et  je commence par une constatation. De 1955 à 1980, l’économie française a connu une croissance plus forte que celle de l’économie Britannique. L’inversé est vrai aujourd’hui et le déclin relatif de la France  vis-à-vis de la Grande-Bretagne a commencé aux alentours des années 1980-1985 comme en fait foi le graphique ci-dessous Que s’est il  donc passé au milieu des années 80? Le poids de l’Etat s’est envolé en France. De 1960 à…
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Pour la droite, tout est à refaire   Si la droite limite les dégâts, ces élections législatives marquent le plus bas score de son histoire. Pour Maxime Tandonnet, au regard du haut taux d'abstention, les responsables politiques de droite doivent proposer une véritable alternative dans les cinq prochaines années.   À l'issue du cycle des élections présidentielles et législatives, un résultat devrait frapper de sidération les observateurs de la vie politique. Avec moins de 50% de participation aux premières tours des législatives et 43% au second tour, l'abstention atteint un niveau sans aucun précédent historique depuis la proclamation de la République en 1870 pour un scrutin national. À l'évidence, en 2017, plus encore qu'en 2007 et en 2012, les présidentielles ont vidé les législatives de leur substance. L'adoption du quinquennat en 2000, qui aboutit à une soumission systématique du mandat législatif au mandat présidentiel, explique largement ce phénomène. Or, cet…
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La France aux électeurs absents : pourquoi ?   57 % des inscrits ont boudé le scrutin du 18 juin, contre 29 % en 1997, il y a vingt ans : ce doublement, résultat d’une progression de l’abstention à chacune des élections législatives depuis 1997, est le phénomène jumeau de l’élection à la présidence de la République d’une personne inconnue dans le paysage politique il y a seulement 5 ans ; ces deux faits doivent impérativement ne pas être séparés dans l’analyse des événements qui viennent de modifier fortement le paysage politique français. Dans les deux cas, il s’agit d’une manifestation de rejet vis-à-vis de la classe politique. Ce rejet n’est pas propre à la France : presque partout dans le monde la démocratie déçoit car elle ne s’est pas traduite par l’arrivée au pouvoir d’hommes et de femmes capables de diriger leur pays (ou leur région, ou leur ville, ou encore leur union de…
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Un bouleversement politique ?   Comment faut-il comprendre la victoire de Macron à l’élection présidentielle et celle de ses partisans aux élections législatives qui ont suivi ? La plupart des observateurs s’accordent à les analyser comme un changement majeur, encore qu’indistinct, de notre vie nationale. François Bayrou, vétéran des combats du dernier tiers de siècle, est plus catégorique : "les moments que nous vivons" affirme-t-il en toute simplicité "figureront dans les livres d’histoire au même titre que les bouleversements politiques de la Libération ou de 1958". Selon lui, "une vague de confiance est en train de se lever". "La débâcle des partis qui exerçaient le pouvoir depuis des décennies" nous fait entrer dans "une période d’optimisme et de volonté". Les chefs des factions vaincues ne sont pas loin de penser qu’il a raison. Bayrou ne nous indique pas les faits sur lesquels il a construit ses certitudes. Mais la "vague de confiance" qu’il…
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"au-delà des apparences"   Le scrutin de dimanche dernier marque un événement dont il faut saisir l'enjeu, en allant au-delà des apparences : loin du renouveau politique qu'on nous décrit, il est un nouveau moment de la crise politique que traverse notre pays. Cet événement est absolument paradoxal : le nouveau président de la République obtient à la fois le plus faible résultat aux législatives de la Ve République et la majorité la plus écrasante. Il rassemble le plus petit nombre d'électeurs et le plus grand nombre d'élus. Contrairement aux apparences, il n'y a pas de dynamique en faveur d'En marche ! depuis les élections présidentielles : ce nouveau parti perd déjà des électeurs. Ce qui explique son triomphe, c'est seulement l'abstention massive qui a caractérisé ce scrutin. Nous sommes donc en passe d'avoir le Parlement le moins représentatif, celui qui exprimera le moins la réalité des sensibilités qui caractérisent la…
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Pas plus de morale mais plus d'utilité   Les Français ne réclament pas plus de morale mais plus d'utilité. La soif de moralisation va de pair avec l'appel à la société civile, ou la mort des partis ­politiques et du clivage droite-gauche.   Il y a longtemps, François Bayrou avait dit, en refusant le rassemblement de la droite et du centre dans l'UMP : "Quand on pense tous la même chose, c'est qu'on ne pense plus rien." François Bayrou devrait se souvenir de cette phrase au moment où, devenu ministre de la Justice, il met au point une loi de moralisation très attendue. Tout le monde est d'accord sur sa nécessité après les ultimes rebondissements de la campagne présidentielle qui ont plombé la candidature de François Fillon. Mais si tout le monde pense la même chose, dirait le François Bayrou d'il y a quinze ans, c'est qu'on ne pense plus…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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