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Du côté des élites (736)

Ce monde futile, ou comment s’en défaire   Stop ! La France ne peut se ridiculiser davantage. À Grenoble, vendredi dernier, des militantes islamistes ont occupé la piscine municipale en burkini, pour imposer leur loi. Dimanche, 300 clandestins ont investi le terminal 2 de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle pour dénoncer, à l’appel des "gilets noirs", les expulsions dont ils seraient la cible. Dans le même temps, un clip du rappeur Nick Conrad a été diffusé sur les réseaux sociaux : l’"artiste" se flatte, entre autres saloperies, d’avoir "baisé la France jusqu’à l’agonie". Dans la scène finale, il étrangle une Blanche. Bref, une même provocation fait parader des femmes voilées qui violent une interdiction, des immigrés en situation illégale, un exalté de la cause noire déjà condamné pour avoir chanté "Pendez les Blancs !". Dans le premier cas, le maire de Grenoble, Éric Piolle (EELV), a laissé faire. Les "sans-papiers", quant à eux,…
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L'art de profiter des sinistres   On connaissait les "profiteurs de guerre", l’ère de la globalisation multiplie les "profiteurs de sinistres" actifs dans la culture. La Biennale d’art contemporain de Venise a ouvert avec en vedette l'épave d'un bateau ayant sombré en avril 2015 : mille morts, soit le pire naufrage de migrants en Méditerranée. La carcasse, en l’état, est exposée à Venise jusqu’au 20 novembre par l'artiste suisse Christoph Buchel, livrée aux voyeurs, sans installation autour, ni explication non plus. Un grand humaniste, ce Buchel, pas du tout provocateur ; lors de la Biennale 2015, il avait transformé en mosquée une ancienne église vénitienne. La thématique du pire entre dès les années 90 dans la carrière du commissaire de la Biennale, l’américain Ralph Rugoff, avec ses expositions "Just Pathetic" et "Scene of Crime". C’est lui qui a invité 79 artistes contemporains "à créer des œuvres sur les drames du monde moderne". La…
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New York a sauvé le soldat Koons   Ce 16 mai 2019, la cote de Jeef Koons est passé de 58 à 91 millions de dollars. Le marteau vient de tomber lors d’une des prestigieuses ventes du soir d’art contemporain chez Christie’s. Rabbit devient l’œuvre la plus chère "in the world" d’un artiste vivant. Pourquoi une telle somme ? Entre 2009 et 2017, l’Amérique n’est pas souvent en tête du marché de l’art contemporain. Elle est, le plus souvent, derrière la Chine, parfois à égalité ou très peu devant. Le fait est peu commenté par les grands médias : la domination de New York dans ce domaine ne se discute pas. Cependant, il n’échappe pas aux observateurs attentifs que, si le dynamisme de ce marché ne semble pas avoir faibli pendant les années 2010, une contestation de l’hégémonie américaine dans l’international est un fait qui relativise les diktats de New…
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L’engagement de Macron, obtenir un "non à Le Pen" plus qu’un "oui à l’Europe"   CONTRE-POINT - Emmanuel Macron espère réveiller son propre électorat en agitant l’épouvantail de l'extrême droite et admet ainsi l’incapacité à mobiliser sur sa vision européenne.   Dramatisation de l’enjeu, simplification du message, personnalisation de la campagne. C’est le triptyque d’Emmanuel Macron pour arracher une victoire aux élections européennes. L’entretien qu’il accorde à la presse quotidienne régionale en est une nouvelle illustration. Alors que les sondages les plus récents placent la liste RN de Jordan Bardella sensiblement devant celle de son parti, LREM, conduite par Nathalie Loiseau, le chef de l’État prend un risque : celui de surdimensionner l’impact d’une éventuelle seconde place. Mais a-t-il d’autre choix que de prendre ce risque ? Même si le chef de l’État ne s’était pas impliqué à ce point dans la campagne, le résultat de la liste Loiseau aurait…
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Bellamy, illusion ou espérance ?   À la veille des élections européennes de 2019, la politique française poursuit sa descente aux enfers et se présente, plus que jamais, comme un champ de ruines. La gauche socialiste et communiste est en mille morceaux. Deux partis semblent surnager en cette période chaotique : LREM et RN (ex FN). Pourtant, au-delà de l’illusion engendrée par la surexposition médiatique de leur duel pour la première place, l’un comme l’autre sont englués dans la médiocrité. Les sondages les donnent à 21 ou 22 % des suffrages, ce qui, avec un taux d’abstention record de 60 %, les situerait aux alentours de 8 % du corps électoral : un niveau dérisoire, ne dénotant aucun signe d’adhésion, pour la majorité présidentielle comme pour l’opposition lepéniste qui piétine en vain depuis 40 ans.   Le pouvoir politique est plongé dans une crise sans précédent. L’Assemblée nationale, censée incarner…
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Une loi pour Notre-Dame ? Jusqu’où va la confusion des esprits !   Nous savions déjà qu’Emmanuel Macron est, comme une bonne partie des personnes qui réussissent à gagner des élections, un super tchatcheur auquel il ne faut pas demander une réflexion conceptuelle. Il a réponse à tout, sait argumenter pour avoir le dessus dans un débat, possède une grande résistance, une énorme capacité de travail, une importante force de conviction, mais réfléchir en profondeur ne fait pas partie de ses nombreuses qualités. Sa volonté de passer par la loi pour restaurer Notre-Dame est une manifestation parmi d’autres de son incompréhension des rôles respectifs de la loi et du commandement, que Hayek, dans son triptyque Droit, législation et liberté, a si bien exposés et différenciés. A quoi devraient servir les lois ? Les lois sont faites pour codifier les règles de juste conduite que les hommes ont reconnues, progressivement, et souvent en tirant…
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L'administration française ou la machine à ne surtout rien faire   La France est en panne de réforme. L'administration a jeté un glacis paralysant sur tous les projets. Tous les rouages administratifs de notre pays mettent leur énergie à ce que rien ne bouge. Et Macron comme Edouard Philippe sont bien impuissants.   Les moulinets avec les micros, les incantations, les engueulades en conseil des ministres, la véhémence des promesses... tout cela n'y change rien. Les chefs d'entreprises regardent goguenards, les images du séminaire gouvernemental avec 80 intéressés au coude à coude, chacun drapé dans ses propositions, ses contre-propositions et son impuissance. Pauvre premier ministre, il aimerait bien... pauvre Président de la République face à la machine à broyer qu'il alimente involontairement en créant séminaires, commissions, groupes de travail qui viendront tels de nouveaux grains de sable gripper le cours des choses, chacun voulant témoigner de son importance. Rien ne…
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J’Accuse ….   Tout le monde se souvient de l’article dans l’Aurore où Zola prenait la défense de capitaine Dreyfus. L’idée centrale de l’article était que la Justice était supérieure à tout et que rien ne pouvait justifier qu’un homme soit déshonoré, avili, et maintenu en prison alors qu’il était innocent. Eh bien, je soutiens qu’aujourd’hui nous avons des milliers de Dreyfus un peu partout dans le monde, dont la vie et la carrière furent brisées comme le furent celle du capitaine Dreyfus, que les coupables sont des journalistes, et que cela se passe sans qu’il y ait eu le moindre procès. Et les victimes ne peuvent même pas faire appel. Pour mieux expliquer ce que je veux dire, revenons en arrière.   La civilisation Judéo-Chrétienne a ceci d’admirable que la frontière entre le mal et le bien passe à l’intérieur de chacun d’entre nous et non pas en dehors. Cela nous est expliqué dès…
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Supprimer l’ENA, une mauvaise idée   Rien n’est plus normal, plus classique. Quand un pouvoir politique est aux abois, quand il est à la dérive, la dernière issue qu’il lui reste, c’est de jeter un os à ronger à la foule en colère. Le naufrage dans la démagogie est le signe d’un régime en perdition qui n’a plus qu’une seule obsession, se maintenir à tout prix. Quand la vanité, obsessionnelle, maladive, obscène, au plus profond du néant, écrase toute notion de bien commun, il reste la démagogie, les vieilles ficelles destinées à satisfaire l’instinct de foule. Annoncer la suppression de l’ENA, surtout dans ces conditions, est un réflexe de la pire espèce. Et qui mettre à la place des quelque 4000 anciens élèves de l’ENA qui ont passé un concours extrêmement sélectif, à un poste pour 200 ou 300 candidats, déjà issus des meilleures formations (dont des agrégés d’histoire, de lettres,…
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