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Du côté des élites (610)

Un bouleversement politique ?   Comment faut-il comprendre la victoire de Macron à l’élection présidentielle et celle de ses partisans aux élections législatives qui ont suivi ? La plupart des observateurs s’accordent à les analyser comme un changement majeur, encore qu’indistinct, de notre vie nationale. François Bayrou, vétéran des combats du dernier tiers de siècle, est plus catégorique : "les moments que nous vivons" affirme-t-il en toute simplicité "figureront dans les livres d’histoire au même titre que les bouleversements politiques de la Libération ou de 1958". Selon lui, "une vague de confiance est en train de se lever". "La débâcle des partis qui exerçaient le pouvoir depuis des décennies" nous fait entrer dans "une période d’optimisme et de volonté". Les chefs des factions vaincues ne sont pas loin de penser qu’il a raison. Bayrou ne nous indique pas les faits sur lesquels il a construit ses certitudes. Mais la "vague de confiance" qu’il…
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"au-delà des apparences"   Le scrutin de dimanche dernier marque un événement dont il faut saisir l'enjeu, en allant au-delà des apparences : loin du renouveau politique qu'on nous décrit, il est un nouveau moment de la crise politique que traverse notre pays. Cet événement est absolument paradoxal : le nouveau président de la République obtient à la fois le plus faible résultat aux législatives de la Ve République et la majorité la plus écrasante. Il rassemble le plus petit nombre d'électeurs et le plus grand nombre d'élus. Contrairement aux apparences, il n'y a pas de dynamique en faveur d'En marche ! depuis les élections présidentielles : ce nouveau parti perd déjà des électeurs. Ce qui explique son triomphe, c'est seulement l'abstention massive qui a caractérisé ce scrutin. Nous sommes donc en passe d'avoir le Parlement le moins représentatif, celui qui exprimera le moins la réalité des sensibilités qui caractérisent la…
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Pas plus de morale mais plus d'utilité   Les Français ne réclament pas plus de morale mais plus d'utilité. La soif de moralisation va de pair avec l'appel à la société civile, ou la mort des partis ­politiques et du clivage droite-gauche.   Il y a longtemps, François Bayrou avait dit, en refusant le rassemblement de la droite et du centre dans l'UMP : "Quand on pense tous la même chose, c'est qu'on ne pense plus rien." François Bayrou devrait se souvenir de cette phrase au moment où, devenu ministre de la Justice, il met au point une loi de moralisation très attendue. Tout le monde est d'accord sur sa nécessité après les ultimes rebondissements de la campagne présidentielle qui ont plombé la candidature de François Fillon. Mais si tout le monde pense la même chose, dirait le François Bayrou d'il y a quinze ans, c'est qu'on ne pense plus…
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"Plus on parle de transparence, plus la méfiance s'installe"   ENTRETIEN - L'historien*, spécialiste reconnu de Richelieu, explique la conception de la morale publique en vigueur à l'âge classique et s'inquiète de l'engouement actuel pour la transparence.   LE FIGARO. - On a le sentiment d'une confusion grandissante entre morale publique et morale privée. Est-ce récent ? Arnaud TEYSSIER. - Les Français ont toujours été attentifs ou suspicieux envers l'intégrité des milieux dirigeants, dès lors qu'il y avait présomption de mélange des genres, ou des cassettes. Les mouvements d'opinion ou les manifestations médiatiques d'aujourd'hui sont sans commune mesure avec la virulence des campagnes qui ont marqué, par exemple, les débuts de la IIIe République - du scandale des décorations, monnayées en masse par le gendre du président Grévy, au scandale de Panama et à la dénonciation des "chéquards". En revanche, ce qui paraît peut-être nouveau, c'est la volonté des personnalités publiques d'exposer une partie…
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Comment reconstruire une vraie droite   Qui comprend la droite ? Elle oscille entre collaboration et opposition. Devant cette offre aussi mouvante et imprécise, elle va payer cher, aux législatives, son refus de s’interroger sur elle-même. Dans un sondage Kantar Sofres publié ce mercredi par Le Figaro, La République en marche obtiendrait la majorité absolue avec 320 à 350 députés. En intentions de vote, le mouvement présidentiel récolterait 31% des suffrages, contre 18% pour LR, 17% pour le FN et 12 % pour La France insoumise. Mobilisée naguère par ses attaques contre le hollandisme, la droite n’a pas vu que son propre pacte fondateur, conclu il y a 15 ans, ne reposait que sur du sable et des mensonges de convenance. Je ne compte plus les invitations ici lancées pour aller vers un divorce et une refondation. Divorce : celui entre la droite honteuse, fascinée par un progressisme moralisateur à…
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Pour un renouvellement de l’éthique   Vaste programme ! Il n’existe pas de confiance sans éthique et difficilement d’éthique sans confiance. Pour une fois, l’entreprise pourrait servir d’exemple ! Les gouvernements successifs n’ont jamais fait confiance aux chefs d’entreprise. Et pourtant les règles, codes, contrôles, chartes, audits qui jalonnent la vie quotidienne des entrepreneurs font que jamais la légèreté et les dérives de l’univers politique ne pourraient se produire impunément dans le secteur privé sans être immédiatement sanctionnés. Par ailleurs, lorsqu’il s’agit d’argent public, il conviendrait justement d’être beaucoup plus strict, de même que dans l’univers mutualiste…. Aucun salarié d’une entreprise privée n’envisagerait une note de frais sans justificatif, pourquoi est-ce impensable pour des parlementaires ? ETHIC est parfaitement conscient que les entrepreneurs ne sont ni pires ni meilleurs que les autres, mais leurs pratiques sont claires et contrôlées sur tous les plans, ce qui n’est pas le cas au…
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Devoir des politiques, droits des journalistes ?   Il y a des moments de grâce intellectuelle dans la vie. Quand les préoccupations du Pouvoir rejoignent, par exemple, celles du commun des citoyens et que "La Communication selon Macron" (Le magazine du Monde) interpelle ceux qui se passionnent pour les débats politiques et médiatiques. Cette coïncidence est heureusement ressentie par un extraverti comme moi qui éprouve de l'admiration pour les systèmes comme celui de l'Elysée, à l'heure actuelle capable de discrétion, de retenue, muré sans la moindre mauvaise conscience dans une communication totalement maîtrisée. Et, surtout, déterminé à ne plus laisser la main aux journalistes politiques mais à changer le rapport de force avec eux. Pour la visite au Mali, certains auraient été choisis au détriment d'autres. L'Elysée a démenti.   Mais la tendance est claire. Avant la présidence d'Emmanuel Macron, les politiques, notamment les plus hauts d'entre eux, avaient des…
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Macron, un nouveau Giscard ?   Il y a beaucoup de similitude entre Emmanuel Macron et Valery Giscard d’Estaing. L’un et l’autre sont issus de la même école, l’ENA ; l’un et l’autre ont fait l’apprentissage des affaires publiques dans le corps de l’inspection des finances ; l’un et l’autre ont accédé à la magistrature suprême en bousculant les appareils partisans de la droite et de la gauche ; l’un et l’autre ont commencé leur mandat avec l’auréole de la jeunesse et du changement ; l’un et l’autre, enfin, se sont proclamé centristes, libéraux et européens et ont annoncé que leur action obéirait à ces trois principes. Il n’en faut pas plus pour soulever une question simple : Macron est-il voué à échouer comme Giscard ou réussira-t-il  la "révolution" que son prédécesseur n’a pu mener à bien ? Ayant été mêlé de près aux projets et aux décisions qui ont marqué le septennat giscardien, je crois pouvoir…
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Emmanuel Macron, plébiscité mais fragile   L’élection d’Emmanuel Macron (66,10% des voix) a été saluée, dimanche à 20H, par "une salve d’applaudissements" venant de l’Elysée. La précision a été donnée par France 2, lors de sa soirée électorale. Sur le plateau, Ségolène Royal ouvrait le bal, dans un troublant retour en arrière mettant en scène également François Bayrou et quelques autres acteurs du monde ancien. Deux éditorialistes du Monde et de France Inter avaient été chargés par la chaîne publique de commenter d’emblée l’événement et la plate défaite de Marine Le Pen (33,90 %). Ce lundi, François Hollande a reconnu ressentir "beaucoup d’émotion" à la perspective de donner "la marche à suivre" à son successeur. Il aurait sans doute aimé dire : son hériter. Bref, le renouvellement, unanimement salué ce lundi, ressemble fort, dans ses premiers pas en tout cas, à une authentique duperie. Voici en effet le retour flamboyant…
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