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Du côté des élites (631)

La communication, remède souverain ?   Dès que les affaires vont mal, qu’une espèce est menacée, que la côte de popularité d’un dirigeant s’effondre, il n’y aurait qu’un remède : modifier, changer la communication. Prend-on vraiment les Français pour des sots ? Ce qu’ils veulent est clair : du travail, pas du chômage ; de la sécurité, moins de délits, de crimes  et d’attentats ; moins d’impôts et en tous  cas, moins de gestion farfelue de leur argent ; des services publics à leur service. Croit-on sérieusement qu’en qualifiant de "dommages collatéraux" la mort de civils lors de bombardement, le chagrin ou la volonté de vengeance des familles vont diminuer ? Croit-on qu’un visage maquillé, des vêtements bien coupés et des discours lénifiants d’un responsable  vont changer la perception qu’ont nos concitoyens de leur vie difficile ? Pour une majorité d’entre nous, la communication, c’est la forme moderne et élaborée du mensonge. Quand nos dirigeants  s’en rendront-ils compte ? Envoyé…
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Barcelone : l'angélisme, allié des djihadistes   Pour qui en doutait, Emmanuel Macron est l’incarnation du politiquement correct et de sa couardise pacifiste. Là est sa faiblesse. Le macronisme en marche est un grand bond en arrière. Car l’islam conquérant et obscurantiste bénéficie de cette posture hypocritement "humaniste". Elle rend l’islam, qui se veut un tout (religion, société, état), étranger au terrorisme qui applique une lecture guerrière du Coran. Relire les récents tweets présidentiels révèle un aveuglement qui est aussi celui des nombreux dirigeants soucieux d’apaisement. Après la mort, aux Etats-Unis, d’une contre-manifestante écrasée à Charlottesville (Virginie) par la voiture qu’un militant d’extrême-droite avait lancée dans la foule des opposants au suprémaciste blanc, Macron a tweeté, le 17 août : "Au côté de ceux qui combattent le racisme et la xénophobie. Notre combat commun, hier comme aujourd’hui." Le même jour, il a tweeté également, après l’attentat islamiste sur les Ramblas…
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Macron, comme Bonaparte, s’est appuyé sur l’oligarchie pour réussir   La fulgurante ascension d’Emmanuel Macron, énarque de 38 ans passé en quelques semaines du rang de ministre socialiste à celui de chef de l’Etat a défié tout ce qu’on croyait être les usages établis. Court-circuités les passages tenus jusque-là pour obligés du cursus honorum : élu local, député ou sénateur, président de commission. A peine a-t-il été, par le choix de Hollande, quelques mois ministre, un ministre assez classique au demeurant.  S’il est une leçon à tirer d’un tel parcours, c’est que pour arriver aux plus hauts sommets de l’Etat, il vaut mieux s’appuyer sur la classe dirigeante que sur le peuple, comme ont tenté de le faire, chacun à sa manière, Le Pen et Mélenchon. En France, n’est pas Trump qui veut.   Macron ne s’est pas risqué dans cette entreprise sans s’être assuré du soutien de presque tout ce qui…
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L’illibéral Macron   Macron qui s’est complu dans ses premières déclarations publiques, comme son discours au Congrès de Versailles, à dénoncer les "démocraties illibérales", est-il lui-même un libéral ?   Il avait suffi qu’il débute sa campagne présidentielle avec une réputation de libéral pour prendre plusieurs longueurs d’avance sur ses concurrents : il a ainsi d’emblée conquis 10 % de voix de droite sans beaucoup perdre sur sa gauche grâce à ses connivences libertaires. D’être issu de l‘aile droite du parti socialiste n’aurait pas suffi. La loi Macron de 2015 avait pour but d’ancrer cette réputation libérale, notamment auprès du patronat. Les réticences qu’elle a rencontrées au parti socialiste – au point de nécessiter le passage en force par le 49-3, n’ont fait que conforter l’image du jeune ministre.   Des yeux avertis auraient cependant aperçu dans son programme les risques que Macron faisait courir au vrai libéralisme : il y était prévu par exemple…
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Les fourberies de "Jupiter"   Tout a été dit ou presque, sur ce que les médias appellent l’affaire de Villiers. Si grave soit-elle, ce n’est qu’un épisode du renouveau annoncé qui consiste à détruire méthodiquement tout ce qui marche ou fait de l’ombre à Jupiter qui veut régner à tout prix, y compris sur un champ de ruines intellectuel, moral, identitaire, social, sociétal, ... etc.  ........ Tout a été dit ou presque, puisque la langue de bois permet souvent de rester politiquement correct et même, dit-on - constructif. Les autres sont persona non grata.   Les Français ont, parait-il, la mémoire courte et ils ne sont pas les seuls ; à plus forte raison, ils ne peuvent pas se souvenir de ce qui ne leur a pas été enseigné comme, par exemple, toutes les pages d’histoire qui valorisent nos racines et traduisent la grandeur de la France. Par contre, ils…
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Comment réformer la retraite des parlementaires ?   Il y a longtemps que les systèmes de retraite des députés, sénateurs et membres du Conseil économique, social et environnemental sont montrés du doigt par divers organismes, en particulier l’association Sauvegarde Retraites. Ces critiques sont, dans leurs grandes lignes, assez fondées : ces trois régimes, qui possèdent des points communs mais aussi des différences, ne donnent pas le bon exemple. Mais comment les réformer ? Deux possibilités existent.   La première, semble-t-il soutenue par l’Élysée et par Matignon, consisterait à faire rentrer dans le rang sénateurs, députés et conseillers, en leur appliquant la formule en vigueur pour les salariés du secteur privé. Mais le régime général et les régimes complémentaires ARRCO et AGIRC sont destinés à être réformés et fusionnés avec trois douzaines d’autres régimes catégoriels, conformément au projet présidentiel, pour former un unique régime par points : leur rattacher parlementaires et conseillers serait manquer une…
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Réponse au général d’armée Faugère   La semaine dernière, le général Faugère procédait sur le site MAGISTRO à une analyse très fine de la crise dont le Président de la République et l’ancien CEMA furent les protagonistes. Cette analyse dit bien, me semble-t-il, ce que les militaires de tous grades peuvent ressentir après l'humiliation volontairement infligée par le chef de l’État à l’un des meilleurs CEMA que les armées aient connus.   Comme clé possible de compréhension de ce comportement apparemment inexplicable, l'auteur évoque un possible cynisme de la part du chef de l'Etat mais sans vraiment explorer cette voie. Pour ma part, je suis convaincu que seul un cynisme absolu éclaire ce triste épisode : les jours du général de Villiers comme CEMA étaient comptés dès avant l'élection d’Emmanuel Macron. Pour en comprendre les raisons, il faut évoquer en effet la crise qui s'est produite en 2014, lorsque ce…
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La vraie libération fiscale   C’est une institution estivale : chaque été, divers instituts (Contribuables associés, IFRAP, Institut économique Molinari) sonnent le tocsin de la "libération fiscale". Cette année, "La libération fiscale approche pour les Français" titre Le Figaro du 27 juillet, qui consacre presque deux pages à rendre compte des calculs de l’Institut Molinari.  Il est précisé "à partir du 29 juillet, chacun travaillera pour soi mais plus pour financer, via ses impôts et cotisations, l’État et la sécurité sociale". Hélas ces arithméticiens amalgament les différents prélèvements obligatoires sans se soucier ni de ce à quoi ils servent, ni des différences qui existent entre eux. Cette présentation est nocive. Elle résulte de la colonisation intellectuelle de think tanks prétendument de droite par des conceptions socialisantes. Elle repose en effet sur deux idées de base du socialisme : selon la première, la sécurité sociale est assimilable à l’État, comme l’indique la formule…
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Leçon d’une crise à la tête des armées   Avec le recul, qui adoucit le ton de la récrimination et permet davantage de lucidité, on ne peut que juger aberrante la sortie du Président de la République envers la personne du général Pierre de Villiers, à un tel moment de surcroît, la veille de la parade militaire du 14 juillet, fête nationale. On sait le pouvoir des symboles pour le chef de l’Etat. Celui-ci est désastreux pour les militaires. Car l’humiliation publique infligée au chef d’état-major des armées a été ressentie par chaque officier, chaque sous-officier, chaque soldat, marin et aviateur comme une agression personnelle, une atteinte à la manière dont chacun remplit quotidiennement sa mission exigeante au service de la France et de la protection des Français, dans des conditions matérielles connues et reconnues par la très grande majorité de nos concitoyens comme très difficiles pour ne pas dire…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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