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Du côté des élites (594)

Débat de la présidentielle : exercice démocratique ou grand show de téléréalité ?   Oui, le débat d'hier soir, sur TF1, était de qualité, comme on le dirait d'une émission de divertissement ou de téléréalité. Il fallait de la patience pour y parvenir, tenir jusqu'au bout de l'enfilade des spots publicitaires jusqu'à 21 heures. Audimat record : combien ce beau spectacle a-t-il rapporté à TF1? Nous vivions un grand moment de politique spectacle. L'ouverture en fut dominée par une belle séquence d'hypocrisie : les cinq candidats, choisis arbitrairement par TF1 sur la base des sondages, déploraient l'absence des six autres qualifiés pour l'élection présidentielle, considérés comme des candidats de seconde zone. Le scandale démocratique est évident. Mais pourquoi ne pas l'avoir dénoncé avant ? Le débat fut sans surprise. Chaque comédien était dans son rôle. M. Macron éclaboussait la scène de son talent : jeune, mince, le regard lumineux, le sourire…
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L’Emmanuel   "Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici qu’une voix au fort accent batave, fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, l’Emmanuel, en qui j'ai mis toutes mes complaisances : écoutez-le ! L’Emmanuel  se dressa et d’une vox forte dit alors : lève toi et En Marche."  (D’après St Matthieu) Vous avez aimé Hollande vous adorerez son fils spirituel, lancé par lui dans l’échiquier politique en même temps qu’une vigoureuse action médiatico-judiciaire, menée pour déstabiliser Fillon auquel la Présidence semblait promise. Emmanuel Macron est un mondialiste avoué, pour qui la culture française n’existe pas et qui, en Algérie accuse son pays de crimes contre l’humanité, un immigrationniste, un multiculturaliste, l’homme des banques et du libre échange, celui qui dit à chacun ce qu’il veut entendre. Il se dit de gauche et est en effet soutenu par de vieux routiers, Robert…
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La télé fera l'élection le 20 mars !   C'est exagéré, provocateur, je sais. Mais il n'empêche que le 20 mars, sur TF1, les cinq principaux candidats à l'élection présidentielle s'affronteront. Pour rien au monde, je ne manquerais le spectacle. Je ne bouderai pas mon plaisir au prétexte que la joute médiatique ne les réunira pas tous. En revanche, le 20 avril, sur France 2, nous aurons le groupe au complet et sans désobliger quiconque, les favoris demeureront probablement les mêmes que le 20 mars. Jamais la télévision n'aura eu une telle importance dans un moment capital de notre vie démocratique. On peut critiquer tant qu'on voudra le système des primaires mais l'honnêteté oblige à rappeler que ce n'est pas lui qui est pervers mais ses suites, parfois. Pour la primaire de la droite et du centre, impossible de nier que la remontée dans les sondages de François Fillon a…
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Marine Le Pen peut déjà leur dire merci   Ils ne comprennent pas : comment Marine Le Pen peut-elle être aux portes du pouvoir, alors que les résistants au populisme ne cessent, depuis le 21 avril 2002, de lui faire barrage ? Enrico Macias n’a-t-il pas juré de rejoindre la Suisse si elle était élue ? Jean-Marie Le Clézio, Prix Nobel de littérature, n’a-t-il pas menacé de rendre son passeport ? Et Yannick Noah, et Olivier Py, semblablement prêts à l’exil. Et les autres pétitionnaires du show-biz, qui signent et re-signent contre la "bête immonde". Quant aux médias, c’est à croire que plus personne ne les prend au sérieux lorsqu’ils dénoncent les "propos nauséabonds" du FN et prédisent "le retour aux années 1930". Trêve de plaisanterie : ces bravoures d’opérette ne pèsent rien, bien sûr, devant la colère française. C’est elle qui, il y a quinze ans, avait mené par surprise Jean-Marie Le Pen au second…
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La "clause Molière", ou l’esprit des lieux   Un élu d’Angoulême, Vincent You, instaure une dite "clause Molière" qui consiste à imposer l’usage de la langue française sur les chantiers. Il y a là en premier lieu une volonté d’assurer la sécurité sur des lieux dangereux. Un grand nombre de collectivités, régions, départements ou villes, votent cette clause. D’où l’indignation d’un certain nombre d’élus qui voient là une volonté dissimulée de favoriser l’emploi local, ou si l’on dit les choses de façon plus désagréable, de promouvoir la "préférence nationale" Comme on exige alors que les entrepreneurs dont les salariés ne parleraient pas français, financent un interprète, on imagine bien que cela décourage d’embaucher des étrangers. A moins que cela n’incite les travailleurs à apprendre le français… Au-delà de la question de sécurité qui est bien réelle et certainement pas à négliger, il y a derrière cela deux idées : l’unité…
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L'opportunisme d'E. Macron Emmanuel Macron a pris ce jeudi la tête des sondages en vue de l'élection présidentielle. Pour Mezri Haddad, le candidat ne doit sa popularité qu'à un brillant opportunisme et une stratégie consistant à plaire à tout le monde, quitte à dire tout et son contraire.   Le disciple clandestin de Paul Ricoeur serait à la fois philosophe et politique, Messie et antéchrist, jésuite et existentialiste, théoricien et pragmatique, libéral et socialiste, apparatchik et prolétaire, banquier et marxiste, tiers-mondiste et atlantiste, nationaliste et cosmopolite, identitaire et islamophile, révolutionnaire et gradualiste, droit-de-l'hommiste et jacobin, individualiste et holiste, moraliste et laxiste, progressiste et conservateur, sarkozyste et hollandien, pourfendeur du "système" et, en même temps, sa quintessence. Il faut vraiment maîtriser l'art de la prestidigitation pour réunir dans le même couffin le prolétariat et les banquiers, Friedrich Hayek et Karl Marx, Raymond Aron et Jean-Paul Sartre ! Sans doute faut-il incarner…
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"M. Macron, la discrimination positive fracture la France"   Lors de son déplacement aux Mureaux, Emmanuel Macron a dévoilé, dans toute sa splendeur, son ignorance du réel et son mépris de classe pour la part des enfants issus de l'immigration qui habitent les "quartiers difficiles", selon son expression : "pour s'en sortir quand on vient des quartiers, il faut bien jouer au football ou être comique ou acteur." Voilà donc l'idée qu'il se fait de ces populations. À n'en pas douter, Emmanuel Macron est otage de préjugés bien-pensants véhiculés ces dernières décennies, qui posent sur l'immigré, ou ses descendants, un regard misérabiliste et empreint de condescendance. Ses propos aux Mureaux rappellent furieusement ceux qu'il avait tenus en septembre 2014 sur l'antenne d'Europe 1 au sujet des ouvrières de l'entreprise Gad : "Il y a dans cette société une majorité de femmes, pour beaucoup illettrées". Comme l'avait alors souligné Patrick Piguel,…
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Quand donc le MEDEF aura-il un projet sérieux pour les retraites ?   Le MEDEF a récemment publié un document de 170 pages intitulé : Les réformes à mener pour la France de demain. Dans la partie intitulée "Faire de la protection sociale un atout", 3 pages sont consacrées au thème "Préparer l’avenir de nos retraites". Il y aurait beaucoup à dire sur la façon dont l’organisation patronale aborde le problème du financement : alors que le leitmotiv de son projet est la baisse du coût salarial et de celui de la protection sociale, le MEDEF n’envisage même pas l’hypothèse d’un basculement des cotisations patronales sur les cotisations salariales, seule façon de faire prendre conscience aux salariés de leur véritable rémunération et du coût de la protection sociale ! Mais concentrons-nous ici sur la question des retraites par répartition, qui "mobilisent aujourd’hui 13,7 % du PIB", comme le dit justement le MEDEF.   La…
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Bonne nouvelle : la droite fait enfin le ménage   Les Républicains deviendront-ils enfin un parti de droite ? Les portes qui claquent à propos de l’affaire Fillon clarifient des non-dits et des hypocrisies. Il est temps d’acter le divorce entre la droite honteuse, incapable d’aborder la question identitaire autrement qu’avec des gants et un pince-nez, et ceux qui estiment que rien n’est plus urgent que de répondre à cette crise de civilisation qui mène à la guerre civile. Une grande partie de ceux qui quittent le navire n’avaient en réalité rien à y faire : je veux parler des centristes et des juppéistes qui n’ont jamais accepté leur lourde défaite lors des primaires de la droite et du centre. Je rappelle que François Fillon a été plébiscité, à cette occasion, pour son programme économique libéral mais aussi pour son projet sociétal et sa désignation du totalitarisme islamique comme ennemi…
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