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Du côté des élites (758)

Pourquoi Les Républicains ont perdu   À quoi ressemble la France ? À un pays durablement fracturé. Les habitants des métropoles mondialisées se désolidarisent des inquiétudes de ceux qui, au cœur des provinces, craignent la dilution de leur mode de vie. La bourgeoisie urbaine a déserté le combat civilisationnel des "réacs" d’en bas. Elle a préféré rejoindre la majorité présidentielle et son parti de l’Ordre, conforté par la mise au pas des "gilets jaunes". La photographie des européennes fait ressortir cette mésentente civile : le Rassemblement national domine les territoires en quête de protections sociales et culturelles ; La République en marche s’impose dans les grandes villes ouvertes et enrichies, ainsi que dans l’Ouest désenclavé et catholique. À Paris, le feutré XVIe arrondissement a préféré voter pour le "progressisme" plutôt que pour le conservatisme de François-Xavier Bellamy (LR). Même à Versailles, l’enfant de la ville et adjoint au maire n’est arrivé que deuxième.…
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Le cri d’alarme de Darmanin envers les classes populaires   Classes laborieuses, classes dangereuses. Cette thèse sur Paris au XIXe siècle a marqué des générations d’historiens. Aujourd’hui, c’est l’absence des classes laborieuses dans son électorat qui est dangereuse pour Emmanuel Macron. Et c’est un de ses ministres, Gérald Darmanin, qui pousse le cri d’alarme. "Le clivage conservateurs-progressistes ne doit pas se transformer en clivage patriciens-plébéiens, les bourgeois et les élites étant la majorité présidentielle, et le peuple étant le Rassemblement national", prévient le ministre des Comptes publics dans un entretien au Point. Toutes les analyses des résultats aux européennes ont souligné le glissement politique du macronisme, symbolisé par la percée de la liste Loiseau dans les villes et les secteurs historiquement les plus ancrés à droite. Lui-même issu des Républicains, dont il a été exclu après son entrée au gouvernement, Gérald Darmanin pourrait a priori s’en réjouir. Mais l’élu de Tourcoing…
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Les écologistes, meilleurs ennemis de l’écologie ?   Bravo à Yannick Jadot qui fut un très bon candidat, convaincu et plutôt raisonnable dans ses propos. Mais son offre politique - d'écologie de posture - peut-elle être durable ?   La progression du parti des Verts en Europe est le reflet d'une réalité de ce que chacun d'entre nous ressent. Nous souffrons de voir les océans pollués de sacs plastiques, les rivières devenues des dépotoirs, les poissons en voie de disparation, les animaux sauvages en perdition, les ours polaires esseulés sur un bout de banquise qui fond, les baleines exterminées, les abeilles qui trépassent, les engrais chimiques qui nous empoisonnent à petit feu, l'air pollué qui nous rend asthmatiques etc. N'en jetez plus! Nous sommes, chacun d'entre nous, responsables de cette planète que nous allons laisser à nos enfants dans un sale état. C'est bien cette idée même que l'on retrouve à l'origine…
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Les Verts   Les Verts disent vouloir sauver la planète, préserver la nature, en fait s’ils s’affirment de gauche c’est qu’il s’agit d’un mouvement politique et idéologique et l’on ne voit pas pourquoi tous les gouvernements de quelque parti qu’ils soient, se plient à leurs oukases. Ainsi il est navrant de voir l’actuel gouvernement renoncer à relancer l’énergie nucléaire et vouloir mettre à l’arrêt des centrales qui pourraient encore fournir de l’électricité à bas prix pour promouvoir des énergies dites renouvelables, chères et discontinues. Depuis que l’Allemagne a abandonné le nucléaire sa consommation de charbon croit et les prix de l’électricité monte. Il est aussi incompréhensible que le gouvernement s’interdise toute prospection de pétrole conventionnel ou non dans le territoire national alors que les achats de produits pétroliers constituent les deux tiers du déficit de notre balance commerciale. Ces deux exemples montrent que le pouvoir se plie naïvement aux préceptes…
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Ce monde futile, ou comment s’en défaire   Stop ! La France ne peut se ridiculiser davantage. À Grenoble, vendredi dernier, des militantes islamistes ont occupé la piscine municipale en burkini, pour imposer leur loi. Dimanche, 300 clandestins ont investi le terminal 2 de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle pour dénoncer, à l’appel des "gilets noirs", les expulsions dont ils seraient la cible. Dans le même temps, un clip du rappeur Nick Conrad a été diffusé sur les réseaux sociaux : l’"artiste" se flatte, entre autres saloperies, d’avoir "baisé la France jusqu’à l’agonie". Dans la scène finale, il étrangle une Blanche. Bref, une même provocation fait parader des femmes voilées qui violent une interdiction, des immigrés en situation illégale, un exalté de la cause noire déjà condamné pour avoir chanté "Pendez les Blancs !". Dans le premier cas, le maire de Grenoble, Éric Piolle (EELV), a laissé faire. Les "sans-papiers", quant à eux,…
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L'art de profiter des sinistres   On connaissait les "profiteurs de guerre", l’ère de la globalisation multiplie les "profiteurs de sinistres" actifs dans la culture. La Biennale d’art contemporain de Venise a ouvert avec en vedette l'épave d'un bateau ayant sombré en avril 2015 : mille morts, soit le pire naufrage de migrants en Méditerranée. La carcasse, en l’état, est exposée à Venise jusqu’au 20 novembre par l'artiste suisse Christoph Buchel, livrée aux voyeurs, sans installation autour, ni explication non plus. Un grand humaniste, ce Buchel, pas du tout provocateur ; lors de la Biennale 2015, il avait transformé en mosquée une ancienne église vénitienne. La thématique du pire entre dès les années 90 dans la carrière du commissaire de la Biennale, l’américain Ralph Rugoff, avec ses expositions "Just Pathetic" et "Scene of Crime". C’est lui qui a invité 79 artistes contemporains "à créer des œuvres sur les drames du monde moderne". La…
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New York a sauvé le soldat Koons   Ce 16 mai 2019, la cote de Jeef Koons est passé de 58 à 91 millions de dollars. Le marteau vient de tomber lors d’une des prestigieuses ventes du soir d’art contemporain chez Christie’s. Rabbit devient l’œuvre la plus chère "in the world" d’un artiste vivant. Pourquoi une telle somme ? Entre 2009 et 2017, l’Amérique n’est pas souvent en tête du marché de l’art contemporain. Elle est, le plus souvent, derrière la Chine, parfois à égalité ou très peu devant. Le fait est peu commenté par les grands médias : la domination de New York dans ce domaine ne se discute pas. Cependant, il n’échappe pas aux observateurs attentifs que, si le dynamisme de ce marché ne semble pas avoir faibli pendant les années 2010, une contestation de l’hégémonie américaine dans l’international est un fait qui relativise les diktats de New…
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L’engagement de Macron, obtenir un "non à Le Pen" plus qu’un "oui à l’Europe"   CONTRE-POINT - Emmanuel Macron espère réveiller son propre électorat en agitant l’épouvantail de l'extrême droite et admet ainsi l’incapacité à mobiliser sur sa vision européenne.   Dramatisation de l’enjeu, simplification du message, personnalisation de la campagne. C’est le triptyque d’Emmanuel Macron pour arracher une victoire aux élections européennes. L’entretien qu’il accorde à la presse quotidienne régionale en est une nouvelle illustration. Alors que les sondages les plus récents placent la liste RN de Jordan Bardella sensiblement devant celle de son parti, LREM, conduite par Nathalie Loiseau, le chef de l’État prend un risque : celui de surdimensionner l’impact d’une éventuelle seconde place. Mais a-t-il d’autre choix que de prendre ce risque ? Même si le chef de l’État ne s’était pas impliqué à ce point dans la campagne, le résultat de la liste Loiseau aurait…
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Bellamy, illusion ou espérance ?   À la veille des élections européennes de 2019, la politique française poursuit sa descente aux enfers et se présente, plus que jamais, comme un champ de ruines. La gauche socialiste et communiste est en mille morceaux. Deux partis semblent surnager en cette période chaotique : LREM et RN (ex FN). Pourtant, au-delà de l’illusion engendrée par la surexposition médiatique de leur duel pour la première place, l’un comme l’autre sont englués dans la médiocrité. Les sondages les donnent à 21 ou 22 % des suffrages, ce qui, avec un taux d’abstention record de 60 %, les situerait aux alentours de 8 % du corps électoral : un niveau dérisoire, ne dénotant aucun signe d’adhésion, pour la majorité présidentielle comme pour l’opposition lepéniste qui piétine en vain depuis 40 ans.   Le pouvoir politique est plongé dans une crise sans précédent. L’Assemblée nationale, censée incarner…
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