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Du côté des élites (569)

Éric Zemmour : "François Bayrou, ou l'oxymore permanent"   Jean-Jacques Rousseau nous avait conseillé d' "écarter tous les faits". Quand on ouvre un ouvrage de François Bayrou, surtout à la veille d'une campagne présidentielle, et qu'on lit dans l'introduction "contrairement à ce que disent les benêts, quand la crise s'avance, l'expérience ne nuit pas", on doit faire un effort pour "écarter tous les faits", en l'occurrence les entêtants parfums tactiques, le cynisme usé des ambitions élyséennes qui ressortent comme crocus au printemps, et la banalité commerciale de ces livres de politiques, mélange de confession personnelle et de programme électoral, qui ne sont que des moyens d'autopromotion médiatique. Avec le dernier livre de Bayrou, il y a d'évidence tout cela ; mais il y a autre chose : la réflexion d'un des derniers "agrégés qui sache écrire". La culture du lettré est à double tranchant pour le politique : elle marque sa…
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Fillon : une déstabilisation prévisible, des conséquences imprévisibles   Il était tout sauf imprévisible qu'une opération de déstabilisation de magnitude élevée allait se produire à l'encontre de François Fillon pendant la campagne présidentielle. Si le prétexte n'avait pas été la question des emplois controversés de son épouse, n'en doutons pas, un autre aurait été trouvé.    L'élection présidentielle française occupe en effet une place décisive dans la géopolitique mondiale. Trump a battu Clinton et projette de se rapprocher de Poutine. Mme May, exécutrice du Brexit, s'apprête à leur emboîter le pas. Mais la  moitié des Américains, le président Obama en tête, n'ont pas accepté la défaite d'Hillary Clinton. Ils pensent qu'elle n'a été battue que grâce à une manœuvre déloyale de Poutine. Pour eux, Poutine, c'est Hitler, rien de moins ; il faut donc, pensent-ils, se préparer à lui faire la guerre. Trump est un traitre acquis au président russe…
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François Fillon, victime expiatoire de la crise des démocraties libérales ?   Que ceux qui essayent d'éliminer le redoutable concurrent qu'est François Fillon s'inspirent de l'exemple américain : les Démocrates ont tout fait pour écarter des présidentielles Bernie Sanders. Résultat, ils ont eu Donald Trump… pour le meilleur ou pour le pire !   Et si le procès que l’on fait au candidat des Républicains n’était en fait que le procès de la démocratie ?  Et si ce procès sans juge, sans avocat, sans partie civile et sans tribunal - si ce n’est la Haute cour médiatique et ses résonnances cybernétiques - n’était en réalité que celui de la démocratie en général, voire du régime démocratique dans son essence, depuis que Platon en a disséqué le corps et sondé l’esprit ? Et si l’affaire n’était en réalité que le reflet de ce grand Malaise dans la démocratie, remarquablement analysé par Jean-Pierre Le…
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Unir les droites   C’est un choix de société qui va être au cœur des 80 derniers jours. Or le brouhaha autour du "Penelopegate" interdit de percevoir l’enjeu du pile ou face. Les révélations qui s’accumulent, via Le Canard enchaîné, sur le rapport intéressé de Fillon à l’argent ont pour effet de faire taire un homme ayant eu, en tout cas, le courage de défendre la nation indivisible face à ceux qui voudraient sa libanisation. Le soupçon d’enrichissement qui l’accable, lui et sa famille, est aggravé par une défense qui relève de l’amateurisme. Reste que Fillon est surtout le bouc émissaire d’un système qui aura largement pratiqué le népotisme et l’utilisation privée de l’argent public. François Mitterrand employait ses fils à l’Élysée ; Jacques Chirac, sa fille. Le coiffeur de François Hollande est payé près de 10 000 euros par mois. Le procès médiatique qui est fait au "paria de la République" (1), avec un professionnalisme qui laisse deviner l’ombre…
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Pierre, Jacques, Alain, Bernard et Daniel, embarrassants soutiens d’Emmanuel Macron   Ils l’aiment. C’est beau comme ils l’aiment. Ils lui déclarent leur flamme, le trouvent beau, jeune, intelligent, moderne, humaniste. Et plus encore. Leurs patronymes incarnent les années Mitterrand, mais la plupart ont été très proches de Sarkozy aussi. Ils s’appellent Attali, Minc, Bergé, Kouchner, ou encore Tapie ou Cohn-Bendit. Macron est leur chouchou, Macron est leur chéri, Macron est leur candidat. Macron ne leur demande rien comme ils ne lui demandent rien. Ni poste ni circonscription : ils sont au-dessus de ça ! Ils sont au-dessus de tout. Ils incarnent, avec un éclat souvent hautain, l’establishment. Les "élites mondialisées", comme disait naguère Jean-Pierre Chevènement. Le "système", comme dit Marine Le Pen. Les "belles personnes", comme dit Mélenchon. Chacun incarne un petit morceau de la vraie croix d’une gauche qui a imposé ses valeurs depuis quarante ans. Minc, c’est "la mondialisation heureuse" ;…
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Le nouveau paria de la République ?   La violente polémique qui secoue la candidature de François Fillon à l'élection présidentielle n'a rien d'une surprise. Il fallait s'y attendre. La vie politique française n'a jamais supporté les têtes qui dépassent, les personnalités qui prennent l'ascendant. Dans l'histoire, les hommes d'État visionnaires, ceux qui ont eu raison avant tout le monde, ont été descendus en flammes et leur image est restée maudite des décennies ou des siècles après leur mort: le duc Albert de Broglie qui lançait un cri d'alarme contre l'affaiblissement de la morale et le risque de l'anomie ; Joseph Caillaux, prophète du carnage de la Grande guerre et de «la cascade de malheurs sans fins» qui devait en résulter ; Alexandre Millerand et André Tardieu, pourfendeurs des faiblesses de la IIIe République, traités de "réactionnaires" et de "fascistes" pour avoir réclamé un renforcement du gouvernement face à la montée du nationalisme…
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François Fillon, l'homme à faire taire   Une constatation se dégage du "Pénélopegate" : le troublant amateurisme de François Fillon. Cette impréparation apparaît d’autant plus que, comme il l’a souligné mardi, il doit faire front à "une opération de calomnies très professionnelles, d’une extrême ampleur, sans précédent sous la Ve République". Ses fautes de communication et ses imprécisions dans des faits qu’il a tardé à reconnaître s’ajoutent aux maladresses de ses porte-paroles qui, avant même cette affaire, avaient déjà laissé voir un manque de coordination et une impréparation au sommet. Face aux révélations du Canard Enchaîné, qui en remet une louche ce mercredi sur les sommes perçues par l’épouse du candidat Les Républicains (près d’un million d’euros au final) et deux de leurs enfants (84.000 euros), Fillon a fait le choix, erroné selon moi, de se draper dans sa dignité bafouée et sa présomption d’innocence. Or le tribunal médiatique, cette…
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Après la victoire de Benoit Hamon, ETHIC s'inquiète de la menace implicite sur les entreprises   Le mouvement ETHIC prend acte de la victoire de Benoît Hamon à la primaire socialiste. Les chefs d'entreprise réitèrent leur invitation à ce dernier pour le recevoir afin de débattre, comme ce sera ou fut le cas pour les autres candidats. ETHIC s'inquiète vivement de ce que l'entreprise ait été quasi absente des débats et que les promesses faites soient une véritable menace économique y compris sur le terrain. ETHIC s'alarme de l'absence de pédagogie qui contribue à répandre l'idée que les financements sont indépendants des entreprises qui sont les seules créatrices de richesses. Les chefs d'entreprise sur lesquels repose la croissance du pays, sont absents de cette campagne, entre autres dans les débats publics et télévisés. Le mouvement ETHIC rappelle que c'est sur ces derniers que reposent les dépenses de l'Etat et que…
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Retraites : qu’attendent Fillon et Les Républicains pour se doter d’un programme digne de ce nom ?   François Fillon a joué un rôle clé dans deux réformes des retraites : celle de 2003, en tant que ministre des Affaires sociales, du travail et de la solidarité, et celle de 2010, en tant que Premier ministre. L’importance de ce sujet pour les finances publiques est considérable : 14 % du PIB, plus du quart du total des dépenses de notre système social, de l’État et des collectivités territoriales réunies. On pourrait donc s’attendre à ce que son programme présidentiel soit, sur ce point, à la hauteur des enjeux. On pourrait attendre la même chose du programme du parti Les Républicains, qui fournira, si le succès est au rendez-vous, le gros de sa majorité parlementaire. En tant que spécialiste des retraites, j’ai le triste devoir de dire que c’est loin d’être le cas, et qu’il serait…
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