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Du côté des élites (650)

Dans ses Mémoires, le duc de Saint-Simon raconte avec une élégance cruelle comment les courtisans passèrent brusquement en une nuit, du fils de Louis XIV – mort brutalement – à son petit-fils, le duc de Bourgogne, devenu soudain le nouveau Dauphin. Les courtisans n'ont pas changé. Quand Martin Hirsch et Fadela Amara annoncent qu'ils voteront Hollande, on croit entendre crisser les parquets de Versailles. Quelques semaines plus tôt, Jean-Jacques Aillagon et Jacques Attali avaient fait la même annonce. Le premier venait de la Chiraquie, le second de la Mitterrandie. Ces hommes avaient été couverts de prébendes par Nicolas Sarkozy. On appelait çà "l'ouverture". Le nouveau président élu en 2007 avait l'ambition de pacifier la démocratie française. Comme Giscard en 1974. Il refusait de rester enfermé dans un clan, comme Chirac avec l'Etat-RPR. Nobles intentions. Sarkozy n'avait que mépris pour les hommes de droite et qu'admiration pour ceux de gauche. Il…
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Pour faire court, les Français ont le choix entre la peste et le choléra. Ils ont à choisir entre un président sortant qui n’a pas su tenir ses promesses passées (et qui n‘a naturellement aucune intention de tenir les promesses présentes) et un président aspirant qui n’a aucune chance de tenir les siennes, sauf à plonger le pays dans l’instant dans les affres d’une crise d’une exceptionnelle gravité. Le malheur, pour les socialistes, est que l’on n’est plus en 1981 et que la France est devenue hautement vulnérable à la crise financière et économique qui nous guette. Or ce que les candidats à la présidence ont oublié de rappeler à leurs électeurs est que leur marge de manœuvre est extraordinairement limitée. Au moindre de faux pas, c’est le plongeon dans la tourmente des marchés. En fait, si on l’avait un peu perdue de vue depuis quelque temps, car elle ne…
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L’art officiel est sans contrepoids : l’Etat, L’Eglise, les grands entrepreneurs, tout ce qui possède argent, pouvoir ou légitimité soutient aujourd’hui la même mouvance artistique qu’on appelle abusivement Art contemporain. En 2012, la place de la culture et des artistes a semblé bien ténue dans la campagne présidentielle. Dès 2007, ce fait, déjà notable, avait été attribué à une nouvelle génération d’hommes et de femmes politiques, moins férus de culture que leurs aînés : la Princesse de Clèves, brocardée par le nouveau président de la République, en est restée le symbole. Au-delà des personnes ou des générations, la culture générale sortie des concours de la République ou l’histoire de l’art en passe d’être enseignée par les prof de gymnastique, tout conduit à se demander si les politiques culturelles n’ont pas, aussi, une responsabilité dans l’effacement du monde de la culture au sein du débat politique.Le dernier manifeste C’est bien ce qui ressort de…
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Un monstre. Un fou. Un malade mental. Un dégénéré. Un loup solitaire. Il y a, dans les mots choisis par les principaux candidats à la présidentielle, de Sarkozy à Hollande, de Mélenchon à Bayrou (et par les médias ainsi que la horde de psys en tout genre convoqués par eux), une volonté commune de sortir Mohamed Merah du commun, de la norme, même des criminels les plus terrifiants. De le psychiatriser. Le déshumaniser, même. Le dépolitiser. Le désislamiser, surtout. On remarquera que le processus inverse fut à l’œuvre pour le Norvégien fou qui devint, son massacre accompli, le porte-parole malgré lui du retour du nazisme. On comprend bien les multiples objectifs poursuivis par cette (touchante ?) unanimité (dont même Marine Le Pen a du mal à s’extraire). D’abord, rassurer les populations. Si le meurtrier est un monstre, mis au ban de l’humanité, son périple criminel n’est pas près d’être imité.…
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De façon encore discrète et polie, mais avec une charge croissante d’ironie, les politiques s’avisent de renvoyer dans leurs cordes des "journalistes" indûment sanctuarisés par la fiction de leur neutralité. Jusqu’alors, seul Le Pen, eu égard à sa diabolisation, osait prendre de front ces agents d’influence déguisés tantôt en "experts", tantôt en "observateurs" et dont tout Paris connaît les sympathies partisanes. Plus récemment, Bayrou ouvrit avec d’infinies précautions la boîte de Pandore et Sarkozy, avec de moindres précautions, a fini par lancer quelques Scud dans le sillage de son apostrophe à Joffrin, lors d’une conférence de presse à l’Élysée au début de son quinquennat. Laurent Joffrin, personnalité au demeurant fort estimable, illustre à merveille l’équivoque de ces "journalistes" du sérail parisianiste au service militant d’une idéologie. C’est son droit, mais dans un débat avec un politique, il doit être perçu et traité comme tel, et non "respecté" comme s’il incarnait…
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Lorsque l’on évoque la "propagande", on pense presque aussitôt au régime nazi ou au Soviet suprême. On ne voit pas, ou on ne veut pas voir, que depuis plus de trente ans nous sommes soumis à un régime médiatique qui relève de la propagande. Dans ces conditions, parmi les Français qui iront voter s’en trouveront beaucoup qui ne pensent plus par eux-mêmes. Ils sont prisonniers de la pensée unique qui a tout fait pour détruire l’héritage français. Ils ont perdu leur liberté de pensée et de jugement. Voici ce que j’écrivais dans mon dernier ouvrage, Immigration, intégration: le langage de vérité :" Ces médias qui entravent le fonctionnement de la démocratie Même si Internet prend une ampleur croissante dans l’information des citoyens, les médias traditionnels demeurent (encore) les véritables faiseurs de rois. En s’appliquant à sélectionner très soigneusement les idées, les personnes et les personnalités qu’ils souhaitent voir promues, les médias…
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Jeudi, à Sciences Po, la candidate des Verts s’est livrée à une attaque en règle contre notre laïcité, au travers de la question du voile : "Éva Joly, candidate d’Europe Écologie-Les Verts à la présidentielle, a estimé jeudi au cours d’un forum organisé par le magazine 'Elle' à Sciences Po qu' “on ne doit pas mettre la laïcité partout". "On peut mettre (la laïcité) dans tout ce qui est services publics, à l’école, on vient de la mettre pour les sorties en car, mais personnellement j’ai le souci de l’intégration de ces femmes, je trouve que c’est une double peine", a affirmé Mme Joly, interrogée sur une proposition de loi controversée déposée au Sénat, qui prétend appliquer le principe de laïcité aux assistantes maternelles accueillant des enfants à domicile, et sur l’affaire de la crèche Baby Loup." Ça ne fera de mal à personne, et notamment pas aux verts ni à…
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Amusant accrochage, l’autre samedi à On n’est pas couché, entre Audrey Pulvar et un humoriste répondant au nom de "comte de Bouderbala", alias Sami Ameziane. Dame Pulvar a cru débusquer, dans le spectacle de l’intéressé, un sketch "stigmatisant les Roms" qu’elle ne saurait laisser passer. Entendez-la bien : Audrey n’a rien contre l’humour a priori ; mais en l’espèce, le "manque de bienveillance" manifesté par ce comte-là envers les Roms passe les bornes qui séparent le rire de bon aloi de la gaudriole "nauséabonde". Face à ce réquisitoire, l’ami Sami reste scotché. De fait, la situation est piquante : lui, le comique "issu de la diversité", fils d’Algériens élevé en Seine-Saint-Denis, se voit taxer de discrimination raciale, et par qui ? Une journaliste en vue, issue de la meilleure bourgeoisie martiniquaise, qui a moins souffert du racisme dans toute sa vie que, depuis deux ans, de sa fréquentation d’un homme…
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Une grève des contrôleurs aériens m’a valu récemment de poireauter une demi-journée à Orly, dans une salle d’embarquement, puis dans un avion immobilisé. Pourquoi ce "mouvement social", formule de rigueur pour qualifier le dommage occasionné à des milliers de pékins par les meneurs d’une corporation ?Les aiguilleurs du ciel veulent sans doute gagner plus, ou travailler moins. On croit pourtant savoir que leur sort est nettement plus enviable que celui d’un smicard. Certes, la grève est un droit. Mais en France, elle s’apparente à une liturgie récurrente : quiconque prend l’avion ou le train joue son temps à la roulette russe. Les victimes des "mouvements sociaux" s’arment généralement d’une patience empreinte de fatalisme. Autour de moi, à Orly, le commentaire le plus fréquent définissait notre pays comme étant en voie avancée de sous-développement. Ou de délabrement moral. Un poujadisme plus gouailleur qu’acrimonieux vilipendait pêle-mêle les politiques et les syndicats. Dois-je…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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