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Du côté des élites (631)

Depuis que je m’intéresse à la politique, c’est-à-dire les élections présidentielles de 1974, je n’ai jamais assisté à une campagne électorale aussi violente, émaillée d’insultes et de vulgarités en provenance des oppositions – "sale con", "elle m’emmerde", "dément" , constellée de propositions démagogiques destinées à provoquer des "buzz" : suppression du permis à points, 'épuration', prélèvement confiscatoire de 75%, abrogation du concordat en Alsace et Lorraine (fallait y penser !),  marquée par des agressions violentes, honteuses,  comme celle de Bayonne aujourd’hui contre l’un des candidats. Tout est dans l’improvisation, la surenchère verbale, l’escalade démagogique, la recherche du coup médiatique et du spectacle, les coups de menton haineux.  Les pouvoirs politiques nationaux ont perdu  de décennie en décennie, une partie de leurs leviers d’action avec les transferts de compétences à Bruxelles, en particulier en matière de politique monétaire qui était au centre des enjeux électoraux du passé (1981). Les marges de manœuvre des gouvernements et des parlements se sont réduites également en raison…
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SFR annonce que, à compter du 1er mars, les salariés homosexuels de l'opérateur pourront bénéficier d'un "congé paternité". 11 jours seront donc offerts aux personnes dont le concubin du même sexe a eu un enfant. Marie-Christine Théron, directrice générale des ressources humaines de SFR, déclare : "Notre entreprise est très volontariste sur la diversité et sur l'égalité professionnelle". Mais de quelle égalité parle-t-elle ? Certainement pas de celle des enfants en tout cas, dès lors que les uns naissent avec le droit d’avoir un papa et une maman, et que d’autres en sont privés. Reconnaître deux hommes comme "pères", c’est priver l’enfant de mère. Reconnaître deux femmes comme "mères", c’est priver l’enfant de père. A moins de lui attribuer deux pères, et une mère, ou deux ? Et vice versa ? Les personnes qui élèvent un enfant à 3, ou 4, vont-elles toutes bénéficier d’un congé de 11 jours ? Lorsque des couples d’hommes et…
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Cinq ans de déchaînement médiatique contre Nicolas Sarkozy ont fait de lui un infréquentable heureux. Quand le candidat désigne comme étant ses adversaires les "corps intermédiaires qui prétendent parler au nom des Français et qui confisquent leur parole", il se place du côté de la société civile qui dit souffrir d'un même mépris des élites. L'habile posture fait oublier trop rapidement que Sarkozy ne fut pas si proche de ce peuple pessimiste dont il veut être aujourd'hui le porte-parole ("Aidez-moi !" a-t-il lancé, dimanche à Marseille). Reste que son analyse sur le poids des castes dans l'immobilisme est pertinente. Faute de pouvoir le suivre sur ce terrain, le PS apparaît comme un parti de conservateurs et de notables, néoaristocrates qui s'éventent devant les ploucs et redoutent les référendums. François Hollande, qui mime le sphinx plutôt que d'entrer dans l'arène, accentue l'image hautaine de celui qui a décrété sa victoire. L'entendre…
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Le Petit Journal, vous connaissez ? C’est tous les soirs à 20 h 05 sur Canal+. Oui je sais, "vous n’avez pas la télé" ; mais vous lisez bien une gazette ? Sachez en tout cas, mon cousin, que tout Paris n’est bruit que de ce programme satirique, dans les rédactions, les états-majors et les cours de récré. La campagne présidentielle inspire visiblement l’animateur Yann Barthès et ses complices, qui adorent démonter les rouages de la communication politique pour mieux nous montrer ce que les JT n’ont pas vu, ou "ne sauraient voir". Tout le monde en prend pour son grade : c’est Sarkozy resservant, à six mois d’écart, le même discours à la virgule près. C’est, au sortir d’une réunion commune, Hollande et Aubry récitant tour à tour la fiche argumentaire qui leur a été distribuée. C’est François Bayrou s’engouffrant dans une Audi après avoir martelé : "Produisons français…
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Marine Le Pen risque, semble-t-il, de ne pas obtenir les parrainages requis pour une candidature à la présidentielle. En tout cas, elle tire les sonnettes des moindres mairies bocagères pour les quémander, et c’est déjà en soi une atteinte à l’équité démocratique. À droite, des malins spéculent sur l’hypothèse de son absence, présumant un meilleur score de Sarkozy au premier tour, et de bons reports au second. Ce cynisme à courte vue promet la mort subite à Sarkozy et la boucherie aux candidats de l’actuelle majorité aux législatives. Sans compter les risques de chambardement, y compris dans la rue, si le parti le mieux ancré dans les classes populaires est interdit de scrutin. Les diatribes de Mélenchon ne se trompent pas de cible : dans la drague du prolo, le FN tient la corde comme jadis le PCF, et d’ailleurs le lyrisme de Marine Le Pen emprunte ses véhémences anticapitalistes…
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L’affaire Guéant en dit long sur les relations tortueuses et peccamineuses de tels Français avec leur histoire. En soi, la déclaration du ministre était maladroite mais anodine. "Toutes les civilisations ne se valent pas." Il eût été préférable qu’il ajoutât : "à l’aune de nos valeurs judéo-chrétiennes et de notre sensibilité gréco-latine". Sauf à être maso, un Occidental incline à préférer la civilisation qui l’a bercé. Je préfère le Christ à Bouddha, Aristote à Confucius, les sculptures de Chartres à celles des temples aztèques et Versailles au Taj Mahal. Nul dédain, nul mépris, nul franchouillardise même ; juste l’affirmation d’une identité et l’expression d’une gratitude : occidental je suis, heureux de l’être et aucunement disposé à m’en excuser. La vraie maladresse de Guéant, c’est d’avoir balancé sa phrase en guise d’épilogue à un dégagement – légitime – contre la burqa, donnant l’impression de réduire la civilisation arabo-islamique au port du…
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Les responsables de l’UNI, syndicat étudiant "de droite", m’ont convié samedi dernier à intervenir lors de leur congrès. Je leur ai dit en gros que la gauche française ressemble comme une sœur un peu débile, un peu fanée, à celle de la fin des années 1960. J’étais étudiant à l’époque et pour n’être pas réputé complice des CRS, voire de la CIA, il fallait décliner ses quartiers de marxo-freudisme. L’anticommunisme, forcément "primaire", valait réclusion dans l’enfer des "réacs" ou des "fachos". Le stalinisme pur sang prenait l’eau et les gauchos se proclamaient "libertaires" mais la dogmatique des trotskistes ou des maoïstes était tout aussi sommaire, brutale et inquisitoriale que celle de Marchais. Les jeunes de l’UNI sont confrontés au même manichéisme, à cela près que l’utopie, identique sur le fond, est véhiculée par des écolos, des altermondialistes et autres "alternatifs" qui prônent le cosmopolitisme, l’androgynat et l’indifférencié. On y retrouve…
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Des décisions de justice récentes, dont le très médiatisé jugement de Bayonne du 26 octobre 2011, ont partagé l’autorité parentale entre la mère d’un enfant et sa partenaire pacsée, sans caractériser en quoi ce partage était justifié par "les besoins d’éducation de l’enfant", ce qu’exige pourtant le code civil (article 377-1) et malgré un rappel à l’ordre de la Cour de cassation sur ce point le 8 juillet 2010. Outre le fait qu’elles violent la loi, ces décisions desservent l’intérêt des enfants. En effet, si la loi ne permet pas de partager l’autorité parentale à la légère, c’est parce qu’associer un tiers à l’exercice de l’autorité parentale est un acte grave pour l’enfant, qui a besoin que les différents intervenants dans sa vie soient clairement identifiés, sous peine d’entraîner pour lui la confusion.Il est normal que l’autorité parentale soit exercée par les parents. Lorsque la mère est en mesure d’exercer l’autorité parentale, celle-ci…
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La possible fin du sarkozysme rend fou. On est tout de même depuis trois jours sur un extrait du discours de Claude Guéant devant l'UNI qui pour n'être pas d'un progressisme ïnouï n'est pas non plus le diable. Le ministre de l'Intérieur a osé dire que "toutes les civilisations ne se valaient pas" en dénonçant le "relativisme de gauche" et en soutenant que celles qui "défendent l'humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient ... celles qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique" (Le Parisien). Evidences ! Au nom de quoi celles-ci ont-elles déchaîné, au-delà de toute mesure, foudres et indignation ? Il y a d'abord cette maladie française du bi-partisme politique et de ses effets dévastateurs, du catéchisme idéologique contrasté, de l'obligation de dire noir quand l'autre a dit blanc…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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