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Du côté des élites (718)

Le portrait de Clemenceau trône dans son bureau de la Place Beauvau. Manuel Valls a voulu ainsi afficher la couleur, montrer ses filiations. Et ses ambitions. Pour lui, la gauche, c'est l'ordre. Et la République, la nation. A gauche, seul Chevènement avoue la même admiration pour "le Tigre". Valls aura les mêmes ennemis que lui : les écolos, les droit-de-l'hommistes, les professionnels subventionnés de l'antiracisme, etc. Dans l'histoire mouvementée de la gauche, le conflit entre autoritaires et libertaires est un classique. Qui a longtemps tourné à la confusion de ces derniers. Marx a vaincu Proudhon ; la République française a décapité les anarchistes ; les bolcheviks ont massacré les mencheviks, les communistes espagnols n'ont pas été plus tendres avec leurs alliés anarchistes contre Franco. Clemenceau envoya l'armée pour mater les grèves insurrectionnelles de 1906 ; Jules Moch créa les CRS pour briser celles de 1947.Depuis Mai 68, la  gauche libertaire…
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Sarkozy ne crèche plus à l’Élysée et il aura suffi d’un été pour éteindre les rancœurs qu’il focalisait. Orphelins de cet exutoire, ses détracteurs les plus fielleux s’avisent que leur destin demeure en l’état – le dadais avec son malaise, le cocu avec son infortune, le stropiat avec son infirmité, le vieillard avec sa détresse. Rien n’a changé pour le chômeur, le déclassé, le paumé, la femme délaissée, le salarié victime d’une délocalisation ou menacé d’un plan social, le patron de PME en instance de faillite. Rien, sinon l’impossibilité de sacrifier Sarko sur l’autel d’une catharsis infantile. Du coup certains le regrettent déjà – pas seulement à droite –, et plus personne ne le vomit. On le prend pour ce qu’il a été : la victime expiatoire d’une crise dont il ne fut nullement responsable, et on sent poindre une sympathie, voire un regret car enfin il assurait le job,…
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La paix sociale s’achète au prix fort. Près de 50 milliards d’euros ont déjà été consacrés, en vain, à la "politique de la ville", c’est-à-dire aux banlieues. 12.000 associations y sont généreusement arrosées, sans contrôle de l’usage des subventions comme l’a déploré un rapport de la Cour des comptes rendu en juillet. Et c’est cette même politique dispendieuse et inefficace, cautionnée par la droite quand elle était au pouvoir, que le gouvernement Ayrault entend poursuivre avec ses emplois-jeunes, rebaptisés emplois d’avenir, présentés ce mercredi en conseil des ministres. Ils coûteront à l’Etat 1,5 milliard par an et seront réservés prioritairement à 150.000 jeunes sans qualifications des "zones urbaines sensibles", en application d’une discrimination qui, ici, ne choque pas les égalitaristes. Mais est-il cohérent, pour un Etat proche de la faillite, de poursuivre ces dépenses ? Elles s’ajoutent notamment à celles nées du rétablissement de la retraite à 60 ans pour…
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L’œil de Caïn ou big brother qui surveille les consciences européennes, s’exprimant à travers les éditoriaux de la presse bienpensante, les commentaires quasi unanimes de la télévision et de la radio, les communiqués de Bruxelles, de Paris et du monde associatif, le discours politique et les jurisprudences, vient de donner à propos des roms un nouvel exemple d’incohérence malhonnête. Sous l’ancien gouvernement, il était interdit de prononcer le mot rom, sous peine d’être accusé de discrimination. Un prêtre se disant ami des roms a été jusqu’à déclarer qu’il priait pour que "le chef de l’Etat ait un infarctus" : fait sans précédent je crois dans l’histoire de la République depuis sa proclamation en 1870. Une commissaire européenne, un évêque ont fait allusion à la Shoah à propos de la politique de démantèlement des camps illégaux de roms. Un haut fonctionnaire de la République a été tout près d’être traîné devant la justice pour…
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" Tu me manques de respect", menace le caïd de banlieue sans bien savoir ce qu'il met sous ce terme... Eh bien, les chefs d'entreprises aujourd'hui sont tous des écorchés vifs, ils ressentent cette irritation montante, cette grogne qui les met hors d'eux sans qu'ils puissent l'exprimer ou la résumer d'un mot, alignant les griefs, multipliant les exemples de maltraitance ou de harcèlements administratif et fiscaux qui vont de l'insignifiant au ridicule ; outrés des discours politiques qu'ils entendent. Outragés, ils dénoncent le symbolique, l'injuste, le découragement qui les submergent. Mal aimés, ce sont les mal aimés. Le feu couve depuis longtemps. Déjà sous la droite, rien n'était fait pour les valoriser, pour les encourager, les hommes politique, en off, ne tarissaient pas de compassion et d'amitié, mais impossible de les soutenir réellement dans les médias, sauf bien sûr les petits, les obscurs, ceux qui sont en détresse. Bienvenue au…
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Les évènements d’Amiens, les 12 et 13 août, après ceux de Toulouse, ne sont qu’un signe supplémentaire de la dégradation de la cohésion nationale. Un rapport de la Cour des Comptes, institution républicaine par excellence, inspiré par Philippe Séguin, dénonçait huit ans auparavant, en novembre 2004 "La situation d’une partie des populations issues de l’immigration la plus récente [qui] est plus que préoccupante. Outre qu’elle se traduit par des situations souvent indignes, elle est à l’origine de tensions sociales ou raciales (sic) graves, lourdes de menaces pour l’avenir [du fait notamment de] la concentration d’une part importante des immigrants dans les zones dont les difficultés connaissent un développement quasi exponentiel." La relation entre ces événements à caractère insurrectionnel – 16 policiers blessés par des tirs de chevrotine – et l’échec de l’intégration d’une partie des populations issues de l’immigration, c’est-à-dire l’échec de l’immigration en France, telle qu’elle s’est déroulée, est patent…
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BHL a encore sévi dans le Monde – dont il est membre du comité de surveillance -  il veut maintenant envoyer "Des avions pour Alep" pour créer une "no fly zone" comme il dit, et une "no drive zone", sans parler de "no kill zones" où l’Armée syrienne libre (ASL) aurait toute liberté de massacrer qui elle voudra. BHL dans son délire de "va-t'en guerre" - pas lui les autres - veut refaire la guerre de Libye : "Alep aujourd'hui, c'est Benghazi hier", comme si les conséquences de la guerre Libyenne n’étaient pas suffisamment dommageables. Pour lui tout est la faute à Bachar : "la démence sans retour qui s'est emparée de Bachar Al-Assad, le martyre des civils canonnés par ses soudards" et il faut intervenir : "La cause est juste. L'intention est droite. Ce sont les Syriens eux-mêmes qui - paramètre essentiel - appellent à l'aide." ne voyant pas ou ne voulant…
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Le Royaume-Uni est quasi assuré de finir troisième au classement des médailles puisque ses athlètes ont déjà remporté près de 40 breloques dont une vingtaine en or. La France n'est que sixième. La perfide Albion n'a pas mérité ce qualificatif pendant ces Jeux Olympiques, ne serait-ce pas plutôt le coq Français qui était enroué ? On nous avait prédit un système de sécurité déficient, il n’en n’est rien ; on nous avait annoncé Londres paralysé : on n'a jamais mieux circulé ; on ne devait jamais faire mieux que Pékin en matière de cérémonie d’ouverture : personne n'oubliera de sitôt James Bond allant chercher la reine à Buckingham palace, un spectacle fabuleux qui plaçait avec fierté l'Angleterre au centre du monde. "La ville de Londres a gagné les Jeux mais c'est la France qui va gagner les médailles" (humour présidentiel), en attendant, nos amis les Anglais sont aussi devant nous…
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Hormis la cruelle Russie et l’énigmatique Chine, il semble bien désormais que tout le monde trouve parfaitement normal qu’un pays soit l’objet d’une entreprise de déstabilisation en partie menée par des forces et financée par des capitaux venus de l’étranger. L’angélique devoir d’ingérence et le 11 septembre sont passés par là, curieux mélange qui donne bonne conscience aux anciens puissants que nous sommes et l’illusion de puissance aux assiégés que nous sommes en train de devenir. Les Syriens ont-ils vraiment besoin que le monde occidental ajoute ses certitudes confites et sa morale manichéennement correcte à leur problème qui n’est pas simplement de se débarrasser d’un régime autoritaire ? On entend des "il faut que Bachar El Assad s’en aille" confortables et ingénus, adressés à la ménagère de quarante ans, un peu comme on lui assure par ailleurs qu’on va décréter la croissance. Il n’y a pas si longtemps encore, on partait…
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