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Du côté des élites (787)

Si la presse française avait un minimum de curiosité, si elle avait tant soit peu de courage, c’est une petite révolution qui se prépare au château de Vascoeuil en Normandie (à 20 kms de Rouen), cette demeure où vécu Michelet héberge en ce moment, et jusqu’ au 29 juin, de quoi ébranler les certitudes de l’esthétiquement correct, cet Art dit contemporain, l’AC. Or le nom de l’exposant, Daniel Druet, est pourtant loin d’être aussi célèbre  que ses œuvres qui ont, mondialement, défrayé la chronique. Comme tout le monde, vous croyez sans doute que l'artiste américain Maurizio Cattelan a réalisé lui-même ses pièces. Prenons son célèbre "Jean-Paul II écrasé par une météorite", l’œuvre est "belle" tant le visage exprime une souffrance digne. Pour un peu, vous allez penser : voilà un plasticien d’AC qui a du métier ! Quelle méprise ! Car si vous souleviez la robe de Jean-Paul II vous verriez que cette œuvre…
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Les plus fidèles de mes lecteurs l’auront remarqué : je parle très rarement ici du Grand Journal de Canal plus. Et pour cause ! À la longue, il m’est devenu difficile de supporter cette grand-messe festivo-citoyenne qu’on croirait inventée par le regretté Philippe Muray. Néanmoins, pour ceux d’entre vous qui ont toujours eu mieux à faire que de la regarder, il n’est pas inutile de rappeler le principe de cette émission. Elle se divise en deux parties, respectivement politique et culturelle, avec tous les guillemets qui s’imposent. Pas grand-chose à dire sur la deuxième mi-temps, où l’on badine gaiement avec des artistes en promo. Pour être tout-à-fait juste, elle a même gagné au remplacement, en tant que maître des cérémonies, du mandarin Denisot par l’éternel potache De Caunes. Avec ses bonnes blagues et ses happenings à base de jets de peinture et de plats de nouilles sur la tête, Antoine retrouve là ses années…
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Entre les multiples entraves présentes ou projetées à l'action de la police, on aura peut-être un peu de temps pour lutter contre la délinquance et la criminalité ? Cela serait un gag si le processus, à la longue, ne devenait pas saumâtre. Forçant à peine le trait, je me demande ce qu'on va bien encore pouvoir concevoir pour ruiner toute politique pénale cohérente - c'est quasiment déjà fait : il suffit d'attendre le vote du projet Taubira traîné à marche forcée au débat parlementaire pour le mois de juin - et pour gêner encore davantage les entreprises policières au service des citoyens et de leur sécurité. Peut-être faire voter une loi pour interdire à la police d'exister et laisser le champ libre à tous ces transgresseurs qui à l'évidence ne nous veulent que du bien ? Eux seraient le peuple et nous populistes ? Il y avait déjà eu les…
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On a bien compris que personne au gouvernement ne souhaite s’associer aux commémorations  des 800 ans de la naissance de Saint Louis. Ce n’est pas vraiment une surprise. Pour la plupart de ceux qui nous dirigent depuis des décennies, tout ce qui remonte au-delà de 1789 relève d’un obscurantisme qu’il est de bon ton de rappeler si l’on veut apparaître sérieux. Le "on se croirait au Moyen-âge" permet de cataloguer définitivement n’importe quel sujet en mettant les rieurs et les "bien-pensants" de son côté. Que Louis IX ait été le premier dirigeant, infatigable voyageur, à créer un lien charnel avec son peuple ne représente, bien évidemment, pas d’intérêt  pour qui juge l’Histoire à l’aune de notre présent "déréférencé"… En revanche, sur la même page de magazine, rien de tout cela dans ce qui a pu agiter le tout Landerneau culturel… On n’a pas été regardant sur la dépense  - on…
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J’aime trop la Politique, le bien commun et le libre débat d’idées, pour me satisfaire de l’esprit de politicaillerie qui domine la vie publique française en ce moment. Ne généralisons pas, il existe des exceptions bien entendu, mais pour qui l’a fréquentée sans la rallier, la politicaillerie actuelle en France, d’un extrême à l’autre, est un monde étrange, à part, incompréhensible au commun des mortels, reposant sur quelques fondamentaux dont une douzaine me vient à l’esprit : L’insubmersibilité Tu peux commettre n’importe quelle faute, subir les pires échecs, te comporter comme un satrape, peu importe, tu reviens toujours tôt ou tard au premier plan (voir les têtes de listes des Européennes). L’immortalité Les politiciens sont éternels, 20 ans, 30 ans, ce sont presque toujours les mêmes têtes qui resurgissent. Puis, ils se sentent tellement indispensables, propriétaires de leur mandat, qu’il leur faut à tout prix un successeur pour se perpétuer,…
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Mediapart dévoilait hier une enquête approfondie sur Aquilino Morelle, proche conseiller de François Hollande. Le personnage tient depuis plusieurs années un rôle central – et l’on peut se demander d’ailleurs pourquoi il aura fallu tant d’années pour que la presse s’intéresse à son passé et à ses pratiques. Il serait inutile de s’en prendre à la personne ; ce qui compte, c’est ce qu’elle représente. Le trafic d’influence auquel s’est livré M. Morelle jette une lumière nouvelle sur l’acharnement aberrant de la majorité pour libéraliser l’utilisation des embryons humains par les laboratoires. Mais sa portée est plus large encore. Le plus significatif, et le plus grave, c’est en effet la contradiction absolue avec ce qu’écrivait au même moment la future plume de François Hollande. En 2010, Morelle publiait dans Libération une tribune qu’il faudrait reprendre mot pour mot aujourd’hui. Il y fustigeait "le rapport incestueux entre le pouvoir et l’argent", dont…
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Qui ne se souvient du film 'A armes égales' où Demi Moore, la boule à zéro, s’échine à passer les tests physiques pour rentrer dans un corps de Marines ? Un vrai navet hilarant dû, hélas, à Ridley Scott généralement mieux inspiré. La récente décision du ministre d’embarquer des femmes, à bord des SNLE - sous marins nucléaires lanceurs d’engins - m’y fait penser d’une façon irrépressible : Actuellement une campagne journalistique cherche à faire croire que tous les militaires mâles courent après les militaires femelles, le ministre s’indigne, promet des sanctions et, plus bizarre, l’accroissement de la féminisation. Il est bien évident que la féminisation de certaines unités pose plus de problèmes qu’elle ne procure d’avantages, complique la vie, nécessite des investissements et nuit à l’esprit de combat de l’unité. Il n’empêche, on continue par pure idéologie et non pour des problèmes de recrutement masculin en cette période de déflation des…
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Plaire, ou convaincre ? À ce jeu-là, Mitterrand avait écrabouillé Rocard. Le match Hollande-Valls s’annonce plus serré…   "On ne se hait vraiment bien qu’en famille", disait Sacha Guitry. Mais Mitterrand et Rocard étaient-ils vraiment de la même famille ? Certainement pas, répond le documentaire diffusé sur France 5 dans sa collection "Duels". Sous un titre explicite – Mitterrand-Rocard, la haine et le mépris - Lucie Cariès nous fait revivre la guerre, ouverte ou secrète, que les deux hommes n’ont cessé de se livrer trente ans durant. Tout les sépare, "comme s’ils ne respiraient pas le même air", note un journaliste ; et Jean-Paul Huchon, ex dircab de Michel, de préciser : "Chez Rocard, il y avait plus de détestation que de mépris ; chez Mitterrand, plus de mépris que de détestation". La balle au centre ! Cette incompatibilité d’humeur se double évidemment de désaccords politiques. En 2009, Rocard fêtait ses "soixante ans d’engagement socialiste" ; même à…
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Avenir de l’entreprise, simplification normative et codification M.Gérard LAFAY, professeur d’économie à l’université Panthéon-Assas a, dans un article intitulé "Pourquoi Manuel Vals ne peut pas réussir" publié dans le Figaro du 10 avril 2014, retenu 7 causes fondamentales à l’impossibilité d’atteindre l’objectif de la baisse des prélèvements de la Puissance publique sur le PIB de 50 milliards  d’euros. Parmi ces 7 causes ou disons ces sept péchés capitaux, il cite l’obstacle de la prolifération réglementaire. Il se fait l’avocat d’une simplification des règles du jeu normatif qui lie l’entreprise, ses cocontractants et la puissance publique (au sens large). En effet, nous en sommes arrivés à un tel niveau de complexité que l’application du principe "nemo censetur ignorare legem" est devenu trop souvent injuste et cruel. Pour illustrer ce propos, est actuellement soumis à l’examen du Parlement un projet de loi qui renforce encore les pouvoirs de l’inspecteur du travail déjà…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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