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Du côté des élites (577)

Debray l'idolâtre (Castro) Le Monde du 4-5 décembre publie un article insensé de Régis Debray à la gloire de Fidel Castro : "Il a, dans nos années 1960, arraché plus d’un enfant du siècle à son confort, en l’élevant, parfois, au-dessus de lui-même. […] Je ne reconnais pas la personne qui m’a permis de vivre des moments de grande intensité dans le personnage caricaturé ça et là." Passée sous silence, la tyrannie imposée par l’affreux bonhomme ! Oubliés les procès expéditifs et les exécutions sommaires ! Comptant pour rien les réquisitoires argumentés et jamais démentis : les Mémoires de prison, un témoignage hallucinant sur les prisons de Castro, d’Armando Valladares (Albin Michel, 1986), Et la nuit est tombée, de la révolution victorieuse aux prisons cubaines, d’Huber Matos (Les Belles Lettres, 2006), Cuba, l’aveuglement coupable, de Jacobo Machover (Armand Colin, 2010) ! Tous les trois – et bien d’autres encore –…
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Le triomphe de Fillon peut nuire au FN   Le triomphe de François Fillon (66,6 % des voix de la primaire de la droite, contre 33,4 % à Alain Juppé) n’est pas une bonne nouvelle pour Marine Le Pen. David Rachline, sénateur-maire FN de Fréjus, assure du contraire, ce lundi. A l’entendre, la victoire éclatante de Fillon, hier, "ne pose strictement aucun problème" au FN. Rien n’est moins sûr. Si la désignation d’un Juppé mollasson, pleurnichard et capitulard aurait pu inciter des électeurs à quitter Les Républicains pour la droite populiste, le plébiscite pour un Fillon souverainiste, libéral et anti-islamiste pourrait suffire à attirer à lui une partie de la 'droite hors les murs", en recherche d’un représentant capable de se libérer des discours automatiques. Fillon a encore à faire ses preuves, bien entendu. Reste que sa désignation comme candidat à la présidence de la République vient mettre fin au…
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Cher Monsieur Aphatie   Quand on a une idée à défendre, la réponse à une objection consiste à expliquer son propos – pas à insulter celui qui la propose. Vous avez récemment affirmé sur un plateau de télévision que votre première promesse, si vous vous présentiez à la présidence de la République, serait de "raser Versailles, pour qu’on n’y vienne plus en pèlerinage cultiver la grandeur de la France." Il est vrai qu’une proposition aussi consensuelle aurait dû susciter l’unanimité générale, n’est-ce pas. Mais voilà, quelques voix ont osé indiquer que votre premier acte politique ne les enthousiasmait pas…  J’en faisais partie ; me voici donc pris à partie dans une longue diatribe où vous fustigez un "professeur de philosophie autoproclamé" qui a osé vous contredire. Cher Monsieur Aphatie, j’aurais préféré que vous me répondiez sur le fond. Car sur le fond, c’est vous qui faites semblant de ne pas avoir…
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Comment expliquer le succès de François Fillon ? (2) Du succès de Donald Trump à celui de Marine Le Pen ? Dans ce deuxième papier nous expliquerons adéquatement le succès de François Fillon aux primaires "de la droite et du centre", cette fois en considérant l’avenir. Vous avez tous lu des papiers dans lesquels on se fonde sur le succès de Donald Trump pour annoncer celui de Marine Le Pen. Je ne suis pas certain du tout que ce soit une prévision rationnelle. M. Nigel Farage, en particulier, s’est exprimé dans ce sens. Sans doute a-t-il à son actif l’annonce du Brexit et de l’élection de Trump. Mais, les avait-il rationnellement prévus (autant que cela est possible), ou seulement espérés ? Je penche pour la seconde hypothèse, mais enfin peu importe. Il est extrêmement probable en France (surtout après l’élection de Trump) que les deux partis dominants seront battus en 2017, s’ils…
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Comment expliquer le succès de François Fillon Glissement culturel profond et perte d’autorité des médias ; nouvel environnement géopolitique et climat nouveau, après l’élection de Trump ; réaction aux outrances pseudoprogressistes : cela n’explique pas tout, mais voyons déjà ces trois points.   Un succès dû à un glissement culturel profond et à la perte d’autorité des médias Comment expliquer le succès imprévu de François Fillon ? Précisément parce qu’il était imprévu : ni par la presse, ni par les sondeurs, ni par les "milieux dirigeants". Ceci demande explication. Juppé et Sarkozy étaient les favoris de la presse et des sondeurs ; probablement aussi du "milieu dirigeant", à de notables exceptions près. Eh bien ! Les Français de droite ont voté et ils ont partout voté contre les deux chouchous du consensus. Fillon est sorti vainqueur parce qu’il est apparu, à tort ou à raison, comme le "troisième homme", un candidat relativement hors système.…
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Juppé, héritier de cette “droite” chiraquienne dont le destin est de toujours finir à gauche   Il s’y voyait déjà. En haut de l’affiche, plus haut que n’importe qui, son nom s’étalait. On connaît la chanson. Elle colle à Alain Juppé mieux qu’à aucun autre. "Le meilleur d’entre nous", selon la célèbre formule de Jacques Chirac, n’a jamais douté qu’il était fait pour la plus haute fonction de l’Etat. Les sondages, depuis deux ans, l’avaient conforté dans cette certitude qui le rend si souvent arrogant. Il devrait logiquement rejoindre, dimanche, la cohorte interminable des vainqueurs des sondages qui ont perdu la présidentielle : Poher, ­Chaban, Rocard, Giscard, Barre, Balladur, Jospin, Royal, DSK. Mais, avant de tirer sa révérence, il a choisi de tirer un dernier feu d’artifice. Contre son adversaire du jour, François Fillon. La logique implacable de leur affrontement plonge dans l’histoire récente des droites. Pour le "fils préféré" de…
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D’Hillary Clinton à François Hollande   Ma dernière chronique a essayé de dégager les traits saillants de l’électorat qui a porté Trump à la Maison Blanche. Je propose aujourd’hui de revenir au scrutin du 8 novembre mais en tournant l’attention de mon lecteur vers l’électorat de la vaincue, Hillary Clinton. Sa défaite est pleine d’enseignements pour la vie politique française. La candidate de gauche espérait gagner la bataille présidentielle en appliquant la méthode qui avait conduit Obama à la victoire en 2008 puis en 2012. Elle a tenté de rassembler, comme lui, tous les Américains qui se sentaient maltraités, marginalisés ou exclus dans leur identité propre : les Noirs, les Hispaniques, les femmes, les homosexuels, les très pauvres et d’autres catégories encore. Leur coalition, animée par les élites "progressistes" des grandes villes, allait former, selon les calculs de ses conseillers, une majorité électorale. Qui plus est, cette majorité, constamment grossie par…
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Le milliardaire et le Général !                                                    A l'aube où les âmes mélancoliques chantent les feuilles mortes de l'automne, sans étouffer dans leur cœur les fortes promesses de la vie, deux hommes ont surpris et secoué le monde en son orient comme en son occident ! Ces deux hommes sont : Donald Trump de la lointaine Amérique et Michel Aoun du Liban qui nous est si proche. Ils ont surpris un monde inquiet et en guerre par leur victoire inattendue à la présidence ; ils l'ont secoué par leur personnalité et leurs idées, mais ils lui ont fait espérer aussi des jours plus beaux et un avenir meilleur. Personne ne s'attendait à la victoire de ce milliardaire si bien coiffé et si à l'aise dans ses beaux costumes, tranquille dans ses suites dorées, habitué des tendres pelouses de golf où l'espérance ne dépasse pas la mesure réglée de dix-huit trous ! Personne ne s'attendait non…
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Fillon-Juppé : deux conceptions de la nation Le sort d’Hillary Clinton est promis, comme prévu, à Alain Juppé. Le candidat des médias et des sondeurs vient de trébucher au premier tour de la primaire de la droite et du centre. Sa défaite semble annoncée, dimanche, face à François Fillon qui a récolté hier 44,2 % des voix (contre 28,5 % à Alain Juppé et 20,6 % à Nicolas Sarkozy). Le triomphe de l’ancien premier ministre s’inscrit en effet dans une dynamique révolutionnaire qui devrait se confirmer, à moins que la gauche ne se mobilise massivement pour soutenir Juppé. "J’ai décidé de continuer le combat", a annoncé hier soir l’ex-grand favori qui a, un temps, envisagé de jeter le gant. "C’est un combat, projet contre projet, qui s’engage". En prenant cette décision, Juppé accepte l’éventualité de fracturer définitivement Les Républicains, cette association bancale. Car si le libéralisme semble être un dénominateur…
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