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Du côté des élites (684)

Professeur transgenre   Une fois encore la "grande presse", si l’on peut dire, se signale par un monument de désinformation et d’indignation vertueuse à sens unique. Que s’est-il donc passé ? On nous raconte qu’un professeur de collège de Seine-et-Marne a été victime d’insultes sur les réseaux sociaux à la suite de sa décision de "changer de sexe", disent certains, ou de "changer de genre", disent d’autres. La direction de l’établissement soutient l’enseignant transexuel (ou transgenre) et se fend d’une lettre quasi comminatoire aux parents d’élèves, les contraignant à accepter le choix du professeur en question. L’émoi est à son comble. La secrétaire d’État Marlène Schiappa intervient vigoureusement en faveur de la "victime" et saisit la DILCRAH, une délégation interministérielle chargée, entre autres, de la lutte contre le racisme et l’homophobie.   Où se situe la désinformation dans tout ça ? D’abord, il apparaît que le professeur en question n’a pas changé…
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"La France en guerre laisse l'ennemi en paix"   CHRONIQUE - Observer Emmanuel Macron cautionner la stratégie de provocation du djihadisme palestinien et taire l'inspiration coranique de Khamzat Azimov, l'assaillant de l'attentat au couteau commis à Paris, fait douter de sa capacité de résistance à l'islamiste en guerre.   Celui qui tue au nom d'Allah sait attendrir et culpabiliser l'humaniste benêt qu'il combat. Il lui suffit d'exposer sa communauté en victime : ce statut vaut protection chez les belles âmes. Emmanuel Macron est de celles-là, quand il redoute de nommer l'idéologie islamiste qui excite les égorgeurs. Réagissant à l'attentat au couteau commis samedi soir à Paris (quartier de l'Opéra) par un djihadiste français d'origine tchétchène (un mort, quatre blessés), le chef de l'État s'est contenté en effet de dénoncer un "terroriste". Il a aussi assuré, dans un tweet envoyé depuis sa villégiature de Brégançon (Var) : "La France ne cède…
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En France, l’État déclare ce qui est de l’art ou ne l’est pas   Le peintre Rémy Aron démissionne de la présidence de la Maison des Artistes, pour dénoncer la bureaucratie étatique de l’art en France.   La démission du peintre Rémy Aron de la Présidence de la Maison des Artistes (1) est l’occasion d’évoquer une réalité dont le grand public n’a pas toujours conscience : dans le domaine de la création artistique la France est un pays dirigiste. Une diversité des courants artistiques ignorée par la doxa artistique de l’État C’est le motif de cette démission : Rémy Aron a tenté de faire reconnaître par l’État la diversité de la création en France, sans succès. Depuis les années 1980, le ministère de la Culture ne tient compte que du seul courant conceptuel – seul "contemporain" à ses yeux. La bureaucratie culturelle a alors rompu avec ce qui a été le fondement…
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Nouveau plan-banlieue : le retour des années 80   Pour Emmanuel Macron, protéger l’emploi c’est détruire le code du travail et privatiser les services publics. Et dans son monde, œuvrer pour la paix c’est apporter un soutien inconditionnel à la gendarmisation du monde par les Etats-Unis et à leurs interventions. En fait, Macron est une sorte de réincarnation de Thatcher et Reagan à lui tout seul. Son monde, c’est celui des années 80 et c’est donc naturellement  à Jean-Louis Borloo qu’il s’est adressé pour un plan banlieue, sans doute après avoir hésité à consulter Bernard Tapie ou Roland Castro. Et il faut reconnaitre que dans le genre Retour vers le futur, on n’est pas déçu en découvrant les propositions du célèbre avocat d’affaires qui vient de remettre son rapport à Matignon : création d’un fond de 5 milliards d’euros (ça ne coûte rien, dit-il, puisque cet argent sera prélevé sur les bénéfices des privatisations),…
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Pitié, ne recommençons pas le lamentable face-à-face Macron-Bourdin-Plenel   On a beaucoup dit sur la fameuse interview décidée par Emmanuel Macron en choisissant Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel. Le pourquoi de ce choix a généré de nombreuses extrapolations : il fallait parler aux extrémistes et au public de Bourdin, il fallait montrer que le président n'a "même pas peur" d'affronter des personnages qui, avant d'être journalistes, sont avant tout des chasseurs de scoops et des provocateurs professionnels. Soit, mais ce qui reste, c'est que la forme a touché le fond ! Ce que l'on retient n'est ni le contenu, ni la capacité de répartie du président, sa connaissance des dossiers, encore moins la pertinence des questions mais bien le niveau de vulgarité journalistique dont ont fait preuve deux pseudos stars des médias, abaissant le statut présidentiel républicain, de même que celui de journaliste. En fait, presque instantanément nous avons eu…
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"Le pragmatisme technocratique a remplacé la politique de convictions"   Pour la philosophe, les interventions médiatiques d'Emmanuel Macron confortent une vision du pouvoir exclusivement pragmatique. Politique du "bon sens" et gouvernement des experts ont remplacé le débat entre visions du monde antagonistes.   La communication intensive d'Emmanuel Macron ces derniers jours laisse mieux apparaître la forme d'un pouvoir nouveau - une technocratie pragmatique, servie par une rhétorique froide. C'est une rupture avec la politique de convictions qui caractérise la démocratie. Tous les partis anciens brisés et confondus, la France s'est donné un gouvernement transversal aux partis, "en même temps" à droite et à gauche, ni libéral ni socialiste et en même temps les deux, en un mot, qui se revendique "pragmatique". L'action gouvernementale ne se légitime pas par des principes, des convictions, mais par l'évidence scientifique et le bon sens de Descartes. Tout se passe comme s'il était devenu obscène…
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Arnaud Beltrame a donné un visage à la vertu militaire   Arnaud Beltrami est aujourd’hui l’incarnation du courage, celle des valeurs militaires où l’honneur, l’abnégation, l’obsession du succès de la mission tiennent une place centrale à côté du principe d’humanité. D’autres les partagent bien sûr, mais l’armée les cultive, en sculpte les caractères de ses soldats afin qu’ils aient la force d’aller, si la Nation le leur demande, au bout de leur engagement dussent-ils, pour cela, donner leur vie. D’autres gendarmes, d’autres marins, d’autres aviateurs, d’autres soldats, innombrables, sont allés et vont encore, chaque jour, au bout des risques qu’implique leur devoir. D’autres demain se lèveront, quels que soient les dangers, pour que la France demeure libre de l’ennemi et de l’insécurité : c’est la condition même de l’existence de notre patrie. Certains, trop rares, marquent durablement les souvenirs. Ainsi, le général de gendarmerie Guy Delfosse qui, le 27 mars 1984,…
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L'abus de mécénat, un nouveau délit ? "Les mirages de l’Art contemporain" seront en librairie le 24 mai avec cinquante pages supplémentaires sur l’Art financier. Voici un avant-goût des délices de la financiarisation de l’art avec les dérives du mécénat mis en lumière par le magazine "Pièces à conviction" de France 3 (1) Après un François Hollande lyrique qualifiant la fondation Vuitton de "morceau d’humanité", les journalistes sont revenus sur les conditions de réalisation de cette œuvre de l’architecte Frank Ghery dans le Bois de Boulogne. Le projet ne respectait pas la charte des Bois, le Plan Local d’Urbanisme n’y autorisant pas de construction de plus d’un niveau, ce qui est un peu bas de plafond pour réaliser le "grand geste architectural" rêvé par Bernard Arnault. Que croyez-vous qu’il arriva, que le mécène et son architecte ont revu leur copie pour respecter la Loi ? Non, en 2011, la Loi…
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Tulipes de Jeff Koons : un "cadeau" bien embarrassant   Les "tulipes" de Jeff Koons sèment la discorde à Paris : un hommage aux victimes du terrorisme avec une œuvre discutable ?   Terrorisme chic et bouquet choc L’actualité nous y invite. Commençons par l’imminente arrivée sur le parvis du Palais de Tokyo du monument-hommage de Jeff Koons aux victimes du Bataclan. Son kitschissime "cadeau" fait débat. Sera-t-il imposé malgré impopularité, irrégularité de la procédure et "conflits d’intérêts" ? Apparence vulgaire, contenu vague, il illustre cependant scrupuleusement les protocoles de l’Art officiel conceptuel : il questionne, met en abîme, détourne le contexte, sème le trouble en introduisant des significations clandestines et enfin déconstruit le paysage urbain parisien…  ici, le très "moderne" et élégant Palais de Tokyo dont portes, façades et statuaire rassemblent les plus grands sculpteurs du XXème siècle, dont Bourdelle et Alfred Janiot. L’initiative de ce cadeau, fait aux Français accablés par l’attentat terroriste du…
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