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Du côté des élites (787)

La valse hésitation de l'homme normal En se présentant aux primaires socialistes comme le candidat raisonnable du centre gauche, le président normal a su écarter ses rivaux, devenus aujourd’hui ses partenaires, et séduire les tenants du "Khan providentiel" dont les écarts tumultueux venaient de tuer dans l'œuf les prétentions présidentielles. En annonçant une guerre au monde de la finance, en réduisant la portée de la crise et en promettant la relance de l’économie, il s'était acquis le ralliement résigné de la gauche de sa gauche. En proclamant sa volonté de normalité et en affichant sa bonhommie centriste, il s'était acquis la sympathie des 'anti-sarkozyste' de droite comme de gauche, fatigués de l'hyperactivité du président sortant. Mais l’élection acquise il fallut passer aux actes ! En fait de relance, ses deux premières années ont surtout été marquées par l’austérité ! En fait de guerre, ses deux premières années de présidence ont essentiellement consisté…
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Les Municipales 2014 ou la revanche de la manif’ pour tous. Ce n’est un secret pour personne que la loi Taubira instituant le mariage homosexuel, et surtout officialisant la théorie du genre, aurait eu plus de mal à passer si certaines  personnalités de droite n’avaient fait preuve sur ce sujet d’une  regrettable ambiguïté, en s’abstenant ou en votant de manière plus ou moins ostensible avec la majorité socialiste. En démocratie, les actes politiques ne trouvent leur vraie sanction que dans l’épreuve électorale. Le vaste mouvement connu comme La manif pour tous (nous ne faisons pas de distinction ici entre les différentes factions qui, de manière regrettable sont apparues aujourd’hui), n’aurait pas pesé bien lourd sur la scène politique, en dépit des centaines de milliers de manifestants qu’il a rassemblé, si les comportements que nous venons d’évoquer n’avaient été sanctionnés par les électeurs. Ils l’ont été, et de manière spectaculaire, dans…
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L'intouchable icône François Hollande n’a pas bien entendu ce que les citoyens lui ont dit à l’occasion des municipales. Sinon, il n’aurait pas maintenu Christiane Taubira à son poste de garde des Sceaux dans le remaniement dévoilé ce mercredi. La rupture, que Manuel Valls est présumé incarner au poste de premier ministre, ne se retrouve pas dans ce nouveau gouvernement aux airs de déjà vu. Si le chef de l’Etat a apporté, avec Valls succédant lundi à Jean-Marc Ayrault, une réponse cohérente au rejet du socialisme, il n’a pas analysé les effets, calamiteux pour son camp, portés par les réformes sociétales. En effet, l’échec de la gauche n’est pas seulement économique et social, avec un chômage et des déficits non maîtrisés. Il est aussi idéologique, avec une accentuation de la marginalisation de la classe moyenne et de la "France périphérique", ainsi décrite par le géographe Christophe Guilluy. Dans Le Figaro…
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L'autisme parisien Paris est-elle une ville française ? Partout dans le pays, la gauche a pris l'eau, depuis le canton bocager jusqu'à l'agglomération régionale. Même à Limoges ; haut lieu s'il en fût de la mémoire socialiste. Partout sauf à Paris où NKM, en dépit d'une campagne à la hussarde, a dû se contenter de conforter les acquis et d'améliorer les scores du précédent scrutin, ce qui n'est pas rien. Une seule prise de guerre : le 9ème, enlevé sabre au clair par la charmante Delphine Bürkli. A quoi s'ajoute la victoire de Florence Berthout et de Dominique Tiberi dans le 5ème : ils ont su fédérer leurs ardeurs dans le bon tempo et le fief des Tiberi, promis au PS par les sondeurs, reste dans le giron de l'UMP. Mais si la vague bleue a déferlé sur les banlieues, elle s'est brisée sur la sociologie d'une capitale quasiment étrangère…
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Manuel Valls, mais lequel ? Au moment où je commence ce billet, le président de la République vient de s'exprimer. Discours lénifiant, noyant dans des généralités vagues et moralisatrices les attentes, les peurs et les exigences de la France populaire. Matignon, contre la Constitution et les usages, a annoncé la démission du Premier ministre Ayrault et Manuel Valls est son successeur. La déroute historique de la gauche de gouvernement aux élections municipales apparemment a accentué le processus de désorganisation, de décomposition d'un pouvoir dépassé par l'ampleur de la catastrophe et certain, en même temps, qu'un changement de politique économique et sociale serait suicidaire pour lui si peu de temps après avoir affiché une ligne clairement social-démocrate. Contrairement à ce qu'on soutient, la défaite de dimanche a moins signé la révolte d'un peuple de gauche indigné voire désespéré par les deux premières années du quinquennat de François Hollande que l'éclatante remontée…
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Que reste-t-il de la France unie ? Depuis le slogan "la France unie" qui avait marqué les élections présidentielles de 1988, ce thème s'est effacé du débat politique français, comme ringardisé. L'unité de la France est un principe fondateur essentiel de la Nation que l'on retrouve à toutes les époques. Sous l'ancien régime, elle s'incarnait dans la personne du souverain. "L'unité du Royaume" fut ainsi la priorité absolue de Richelieu. Elle fut la véritable obsession des républicains : "Messieurs, avant de faire une France grande, faisons une France une. Refaisons l'union de tous les Français. Reconstruisons le grand parti français sous les plis d'un drapeau qui puisse l'abriter, parce qu'il est le seul sur lequel, aujourd'hui comme au temps de l'invasion, tous les Français puissent servir avec honneur" déclarait Jules Ferry dans son discours du 17 octobre 1874. Cette aspiration s'exprime en permanence dans l'œuvre de Jules Michelet qui voit…
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La comédie d'Avignon Aux armes, citoyens, la république est en danger ! Inspirées par les divinités germaniques de sinistre mémoire, les forces du Mal fomentent la mise à sac de notre démocratie. Pire, elles menacent notre joyau national, expression vivante de la liberté, de la créativité : la "culture". Dans des occurrences aussi tragiques, des âmes courageuses appellent à la "résistance". Ainsi MM. Olivier Py, président du Festival d'Avignon, et  Jean-Michel Ribes, patron du Théâtre du Rond-Point, enrôlent-ils les émules de Jean Moulin dans l'armée des ombres de Kessel. Le Mal qu'il importe de vaincre, c'est Marine Le Pen, blonde Walkyrie de ces régiments de SS qui à Avignon, à Béziers et quelques autres cités potentiellement martyres vont peut-être inoculer leur peste brune. La "culture" de MM. Py et Ribes - avec un K comme KGB – ne s'en remettrait pas si les forces de l'esprit n'entraient en résistance contre…
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L’enfumage Les commentaires de presse et de radio se livrent à une extraordinaire campagne de désinformation sur les résultats des municipales. Un seul constat revient partout : "percée du FN". Or, si ce mouvement obtient des succès évidents dans une poignée de ville, son score global est de 4,65%. Au-delà de quelques communes, peut-on vraiment parler d’une percée ou d’un raz de marée? Aux élections municipales de novembre 1947, le RPF, mouvement créé quelques mois auparavant par le général de Gaulle (le parti lepéniste existe lui depuis 40 ans), obtenait 35% des suffrages provoquant un séisme dans la classe politique française. Voilà ce qu’on peut appeler une percée, un raz de marée d’un mouvement gaulliste qui sur le fond était d’ailleurs à l’opposé du FN anti-gaulliste de toujours. Aujourd’hui, nous assistons plutôt à une "poussée" du FN,  mais ce n’est pas la première, loin de là (1988, 1997, 2002). Le matraquage excessif sur ce…
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La gauche retombe dans l'antisarkozysme aigu Tentons de comprendre : la démocratie est en danger quand un magistrat se fait transmettre les relevés téléphoniques (fadettes) d’un journaliste. Mais ce même risque n’existe plus quand Nicolas Sarkozy est mis sous écoutes judiciaires durant six mois. Une affaire d’Etat est constituée quand ces écoutes laissent supposer que l’ancien chef de l’Etat aurait tenté de contourner le secret d’une instruction. Mais cette même violation par Médiapart, qui diffuse ce mercredi sept conversations entre l’ex-président et son avocat, Thierry Herzog, est, elle, opportune. Cette flexibilité des grands principes amène à constater que ceux-ci sont brandis quand ils arrangent le pouvoir et ses médias, mais qu’ils sont foulés au pied dès qu’il s’agit de jeter la suspicion sur la droite. La gauche proclame l’indépendance de la justice, mais doit reconnaître que la chancellerie était au courant des écoutes niées parChristiane Taubira. L’Elysée assure de sa…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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