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Du côté des élites (765)

La symptomatologie L’affrontement dont l’UMP a été le cadre et la France le témoin, cela depuis plusieurs jours, est certes un affrontement de personnalités. La politique ne met pas seulement en jeu des concepts et des chiffres mais aussi des "egos", des affects, des images de soi. Autant François Fillon que Jean- François Copé, chacun dans son genre, y cède à une échelle que l’on n’aurait pas soupçonnée. Cet affrontement irréductible d’ "egos" et d’affects s’aggrave du fait que l’objet disputé est insécable, car chacun l’aura compris, il ne s’agit pas seulement de la présidence du mouvement encore nommé UMP, mais bien au-delà, de la Présidence de la République. Dès la défaite de Nicolas Sarkozy en mai dernier l’on a vu l’un et l’autre protagonistes se mettre sur les rangs puisque la campagne pour la présidence de ce mouvement s’est ouverte derechef, politiquement et statutairement. Deux "lignes", comme l’on dit, n’ont…
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Le bon La Fontaine l’avait déjà écrit bien avant nous. Un jour deux Pèlerins sur le sable rencontrent  Une Huître que le flot y venait d'apporter :  Ils l'avalent des yeux, du doigt ils se la montrent ;  A l'égard de la dent il fallut contester L’huitre, objet d’une convoitise acharnée, c’est évidemment  la présidence de l’UMP où les deux protagonistes voient, peut-être à tort d’ailleurs, l’antichambre de l’élection présidentielle. Les plaideurs, chacun a reconnu les deux François, François Copé et François Fillon. On pourrait d’ailleurs appeler cet épisode charmant "la  guerre des deux François". Quand à Georges Dandin, mon Dieu, comment ne pas le distinguer sous les traits d’Alain Juppé, né malin, rusé, madré. Il espère bien, en fin de compte, empocher, tout ou tard la mise, grâce à une affaire qui le place enfin, le destin est miséricordieux, après tant d’avanies, en position d’arbitre, de vieux Sage, de Gourou…
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C’est Montesquieu, dans l’Esprit des lois, qui estime que la vertu est le principe fondamental de la République, comme la peur est celui du despotisme et l’honneur celui de l’aristocratie. La vertu n’est autre que le désintéressement personnel, le dévouement à l’intérêt général, au bien public. L’image que donnent les politiques qui se déchirent pour la présidence de l’UMP, dans la perspective des présidentielle, est déplorable. Elle reflète un état d’esprit général fondé sur le nombrilisme et le culte de soi, qui règne en maître sur les élites françaises. Ce n’est pas mieux dans les hautes sphères du gouvernement avec une fuite en avant dans les mesures démagogiques ou insensées qui n’ont pas d’autre objectif que de détourner l’attention des réalités dans l’attente de 2017. Dans les partis supposés "anti- système", les deux Fronts, c’est encore pire : l’agressivité, les coups de menton et de gueule et les voix rauques ne font pas oublier le vide sidéral…
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Les 22 FRAC,  fonds régionaux d’art contemporain, fêtent leurs 30 ans et Charlotte Uher de la Fondation IFRAP (Institut français pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques) leur consacre un rapport "FRAC : LES RÉGIONS BOULIMIQUES D’ART CONTEMPORAIN". Créés entre 1982 et 1983 à l’initiative de Jack Lang, les Frac avaient deux objectifs qui se sont avérés divergents : diffuser l’Art contemporain tout en soutenant les artistes par des achats. Financés très largement par l’État ou les collectivités, au bout de 30 ans, les FRAC sont obèses : "certains de ces fonds dépassent déjà en nombre les collections des musées, sans en avoir le public" constate le rapport Uher. Les expositions du FRAC Picardie, par exemple, sont vues en majorité par le public "captif" des scolaires et des groupes. Dès 1993,  les FRAC avaient  abandonné les expositions dans les campagnes ou les lieux non muséaux car "de telles conditions…
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Les champions cyclistes se dopent, les footballeurs trichent, pourquoi voulez-vous que les militants ne bourrent pas les urnes ? La droite bien sapée du 16eme, colliers de perles et brushing impec a triché comme Nice ou la banlieue. Les porte-paroles imbus de leur passé d’anciens ministres en sont presque venus aux mains ; ils ont bluffé, menti, crané… L ‘unité n’a plus beaucoup de sens dans une cour de récré quand il faut élire le chef ; Deux camps retranchés et éloignés (chacun son territoire) s’envoyant des émissaires comme dans les dessins animés. Tout comme le PS en son temps, qui au moins avait conservé l’unité de lieu pour le QG ! La paille et la poutre… Ce n’est en la circonstance ni l’UMP, ni son avenir qui sont intéressants (tout cela s’arrangera), non, ce qui est passionnant c’est le spectacle de la nature humaine. Chassez le naturel il revient…
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"La France reconnaît la Coalition nationale syrienne comme la seule représentante du peuple syrien et donc comme le futur gouvernement de la Syrie démocratique, permettant d'en terminer avec le régime de Bachar al-Assad" voilà ce qu’a déclaré le Président de la République française ; Talleyrand a du se retourner dans sa tombe. Il fut un temps où on ne reconnaissait que les Etats pas les mouvements politiques, c’était avant la diplomatie droit-de-l’hommesque. Personne n’aurait eu l’idée de récuser Hitler ou Staline ; quand un chef d’état ne vous plaisait pas on rappelait son ambassadeur ou on rompait les relations diplomatiques mais on ne le niait, pas on ne récusait pas son existence, car maintenant on se prive de toute possibilité de négociation avec le gouvernement de Bachar al-Assad. Et qu’a–t-on reconnu ? La "Coalition nationale syrienne" une bande hétéroclite, une clique constituée sous la pression des Etats Unis et du Qatar, n’ayant aucune…
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Immenses difficultés économiques et financières. Le chômage va augmenter encore, durant un an au moins. On manifeste contre l'austérité en Europe. Des Corses ne se lassent pas d'assassiner, et Marseille de porter à son comble l'insécurité. Mais depuis six mois le président de la République : - n'a attaqué aucun journaliste ni vitupéré les médias - n'a pas insulté la magistrature - n'a ridiculisé ni décrié aucun corps intermédiaire - n'a méprisé ni injurié aucun citoyen - n'a pas tourné en dérision les questions qu'on lui posait lors d'une conférence de presse - n'a pas fait honte par son attitude publique à ceux qui ont voté pour lui - n'a pas traité son Premier ministre de collaborateur - n'a pas porté atteinte à l'équité républicaine - n'a pas dressé une partie du pays contre l'autre. Ce n'est rien, dites-vous, c'est dérisoire. Peut-être. C'est juste un peu plus d'air démocratique. On…
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Le monde politique français, qui a à gérer en urgence une société en crise, régresse dans l’infantilisation et l’irresponsabilité. A droite, Jean-François Copé et François Fillon donnent le spectacle navrant de deux ambitions qui en sont à se bouffer le nez publiquement. La tension devient si vive entre eux qu’une rupture est à craindre au sein de l’opposition, à l’issue du vote des militants UMP qui, dimanche, auront à élire leur président. A gauche, les ressentiments du Front de gauche, du Parti communiste et des écologistes contre le PS sont anecdotiques en comparaison de l’illisibilité de la politique suivie par François Hollande et son gouvernement, alors même que l’Etat est au bord de la faillite financière. Le président bonhomme se comporte comme Louis XVI, incapable de bousculer le statu quo et d’imposer à l’Etat une cure de désendettement pour éviter la banqueroute. Lors de sa conférence de presse, mardi, il…
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Combattre la déraison : le projet de mariage unisexeA  Hannah Arendt  revient l’immense mérite d’avoir, la première, appelé l’attention sur le risque de la déraison qui, en notre temps, guette les dirigeants politiques ou même les classes dirigeantes dans leur ensemble. Cela en rupture avec une tradition philosophique millénaire, débouchant sur Hegel, selon laquelle l’Etat était l’incarnation de la raison. Cette plongée dans la déraison s’est exprimée de la manière la plus extrême dans les régimes totalitaires. Régimes absurdes avant d’être criminels. Mais, à plus petite échelle, chacun peut en voir l’effet, de moins bien grande ampleur bien sûr, dans telle ou telle décision jugée aberrante par ceux qui ont gardé le sens commun. Arendt précise que le vecteur de la folie, c’est l’idéologie laquelle présente partout un certain nombre de caractères communs : partir d’une analyse simplifiée du réel ou une fausse science, se dire portée par le progrès et, à ce…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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