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Du côté des élites (662)

Poutou, chouchou d’On n’est pas couché ? En quatre mois, le minicandidat du Nouveau Parti anticapitaliste y a été reçu deux fois. Nathalie Arthaud, sa concurrente directe de Lutte ouvrière, doit être verte ! Eh bien Philippe Poutou, lui, n’est pas content ! À l’en croire, sa première invitation n’avait pour but que de le faire passer pour un gland. "Pas plus que les autres candidats !", proteste Laurent Ruquier. "Vous nous avez assez bien aidées dans cette tâche", suggèrent Mmes Pulvar et Polony. En toute subjectivité, je donne raison à l’un et aux autres. Il est bien vrai que la bande à Ruquier avait traité Poutou comme une sorte d’ovni. Mais qu’est-il d’autre, cet extra-trotskiste, aussi sympathique humainement qu’irréel politiquement ? Comment prendre au sérieux un candidat qui dit lui-même se présenter à reculons, parce que le parti l’a "désigné" – et qui de toute façon ne croit pas…
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C'est le jeu du mistigri. L'important est de ne pas le conserver dans son jeu. Au cours de cette campagne, le mistigri est l'élite, le "système", les puissants. Depuis 2007, la gauche avait réussi à épingler Sarkozy en "président des riches". Mais depuis son entrée en campagne, le candidat-président s'est érigé en porte-voix du peuple bâillonné par les bien-pensants. Hollande devait donc oser une manœuvre pour renverser l'accusation et redonner à son rival l'odieuse étiquette. Voilà l'origine tactique de cette idée lancée cette semaine par le candidat socialiste à la surprise générale, y compris de ses proches : une imposition à 75% pour les revenus supérieurs à un million d'euros par an. Sur le fond, l'opération est moins simple. De tels taux quasi confiscatoires ont certes déjà existé dans l'Amérique rooseveltienne, jusqu'aux années 70 et dans la Scandinavie sociale-démocrate. Une telle sévérité est par ailleurs fondée sur l'explosion des inégalités…
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8 Français sur 10 sont-ils donc prêts à partager leur enfant avec le partenaire de leur ex ?! Selon un sondage IFOP réalisé pour Femme actuelle et Enfant magazine et publié lundi 5 mars 2012, plus de huit Français sur dix seraient favorables à un véritable statut du beau-parent dans les familles recomposées (droit de visites, obligation de subvenir aux besoins des enfants...). Est-ce que 8 Français sur 10 veulent vraiment imposer aux enfants les droits de visite des adultes ayant partagé leur vie ? Un week-end chez mon père, un autre chez ma mère, le troisième chez l’ex de la mère, qui m’a élevé pendant 7 ans, le 4ème chez l’ex de mon père, qui s’est attachée à moi, et comme mon père va bientôt se séparer de son copain, je pense que je devrai aussi bientôt passer des vacances avec cet homme qui a payé la moitié de ma…
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La mise au rebut de Strauss-Kahn par les dignitaires socialistes depuis sa gymnastique new-yorkaise évoque les pestiférés des âges médiévaux. On a du mal à croire que le malheureux dont on ricane Rue de Solferino fut adhérent et élu du PS durant des décennies, qu’il appartint à un gouvernement de Jospin et qu’il allait être intronisé candidat du parti à la présidentielle avec l’aval de Martine Aubry et un deal à la clé, toi l’Élysée, moi Matignon. Ou Bercy. En écoutant Moscovici et Marisol Touraine brocarder les 'riches' sur le ton du jansénisme le plus austère, on pourrait douter qu’ils furent des protégés de Strauss-Kahn, au même titre que tels élus de Sarcelles, tels flics de Lille et tels responsables d’entreprise dont il est question aux rubriques des faits divers. Or les dirigeants du PS, sans exception, savaient quelle sorte de personnage ils s’apprêtaient à hisser à l’Élysée pour qu’il…
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Depuis que je m’intéresse à la politique, c’est-à-dire les élections présidentielles de 1974, je n’ai jamais assisté à une campagne électorale aussi violente, émaillée d’insultes et de vulgarités en provenance des oppositions – "sale con", "elle m’emmerde", "dément" , constellée de propositions démagogiques destinées à provoquer des "buzz" : suppression du permis à points, 'épuration', prélèvement confiscatoire de 75%, abrogation du concordat en Alsace et Lorraine (fallait y penser !),  marquée par des agressions violentes, honteuses,  comme celle de Bayonne aujourd’hui contre l’un des candidats. Tout est dans l’improvisation, la surenchère verbale, l’escalade démagogique, la recherche du coup médiatique et du spectacle, les coups de menton haineux.  Les pouvoirs politiques nationaux ont perdu  de décennie en décennie, une partie de leurs leviers d’action avec les transferts de compétences à Bruxelles, en particulier en matière de politique monétaire qui était au centre des enjeux électoraux du passé (1981). Les marges de manœuvre des gouvernements et des parlements se sont réduites également en raison…
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SFR annonce que, à compter du 1er mars, les salariés homosexuels de l'opérateur pourront bénéficier d'un "congé paternité". 11 jours seront donc offerts aux personnes dont le concubin du même sexe a eu un enfant. Marie-Christine Théron, directrice générale des ressources humaines de SFR, déclare : "Notre entreprise est très volontariste sur la diversité et sur l'égalité professionnelle". Mais de quelle égalité parle-t-elle ? Certainement pas de celle des enfants en tout cas, dès lors que les uns naissent avec le droit d’avoir un papa et une maman, et que d’autres en sont privés. Reconnaître deux hommes comme "pères", c’est priver l’enfant de mère. Reconnaître deux femmes comme "mères", c’est priver l’enfant de père. A moins de lui attribuer deux pères, et une mère, ou deux ? Et vice versa ? Les personnes qui élèvent un enfant à 3, ou 4, vont-elles toutes bénéficier d’un congé de 11 jours ? Lorsque des couples d’hommes et…
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Cinq ans de déchaînement médiatique contre Nicolas Sarkozy ont fait de lui un infréquentable heureux. Quand le candidat désigne comme étant ses adversaires les "corps intermédiaires qui prétendent parler au nom des Français et qui confisquent leur parole", il se place du côté de la société civile qui dit souffrir d'un même mépris des élites. L'habile posture fait oublier trop rapidement que Sarkozy ne fut pas si proche de ce peuple pessimiste dont il veut être aujourd'hui le porte-parole ("Aidez-moi !" a-t-il lancé, dimanche à Marseille). Reste que son analyse sur le poids des castes dans l'immobilisme est pertinente. Faute de pouvoir le suivre sur ce terrain, le PS apparaît comme un parti de conservateurs et de notables, néoaristocrates qui s'éventent devant les ploucs et redoutent les référendums. François Hollande, qui mime le sphinx plutôt que d'entrer dans l'arène, accentue l'image hautaine de celui qui a décrété sa victoire. L'entendre…
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Le Petit Journal, vous connaissez ? C’est tous les soirs à 20 h 05 sur Canal+. Oui je sais, "vous n’avez pas la télé" ; mais vous lisez bien une gazette ? Sachez en tout cas, mon cousin, que tout Paris n’est bruit que de ce programme satirique, dans les rédactions, les états-majors et les cours de récré. La campagne présidentielle inspire visiblement l’animateur Yann Barthès et ses complices, qui adorent démonter les rouages de la communication politique pour mieux nous montrer ce que les JT n’ont pas vu, ou "ne sauraient voir". Tout le monde en prend pour son grade : c’est Sarkozy resservant, à six mois d’écart, le même discours à la virgule près. C’est, au sortir d’une réunion commune, Hollande et Aubry récitant tour à tour la fiche argumentaire qui leur a été distribuée. C’est François Bayrou s’engouffrant dans une Audi après avoir martelé : "Produisons français…
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Marine Le Pen risque, semble-t-il, de ne pas obtenir les parrainages requis pour une candidature à la présidentielle. En tout cas, elle tire les sonnettes des moindres mairies bocagères pour les quémander, et c’est déjà en soi une atteinte à l’équité démocratique. À droite, des malins spéculent sur l’hypothèse de son absence, présumant un meilleur score de Sarkozy au premier tour, et de bons reports au second. Ce cynisme à courte vue promet la mort subite à Sarkozy et la boucherie aux candidats de l’actuelle majorité aux législatives. Sans compter les risques de chambardement, y compris dans la rue, si le parti le mieux ancré dans les classes populaires est interdit de scrutin. Les diatribes de Mélenchon ne se trompent pas de cible : dans la drague du prolo, le FN tient la corde comme jadis le PCF, et d’ailleurs le lyrisme de Marine Le Pen emprunte ses véhémences anticapitalistes…
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