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Du côté des élites (765)

Au-delà des malheurs de Monsieur François Hollande, qui sont aussi les malheurs de la France, il y a  je crois un problème de malentendu, de contresens absolu sur la définition, la signification de la politique. J’ai un peu honte de me poser ainsi en donneur de leçon, mais je dis simplement ce que je pense. Le président, dans une interview à l’Express de cette semaine, déclare : "Le pouvoir, je l’ai voulu ; pas simplement pour des raisons personnelles, le destin d’une vie." Cette phrase concentre à elle seule la tragédie de toute une génération de politiciens, sinon de plusieurs. Ainsi donc, "des raisons personnelles" interviendraient à titre principal dans la quête du pouvoir. C’est la première fois me semble-t-il qu’un tel aveu, qui a le mérite de la sincérité, est ouvertement exprimé. On choisit désormais, au moins en partie, d’accéder au plus haut niveau de l’Etat non pour l’intérêt général, non pour défendre…
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La condition de porte-parole du gouvernement est ingrate par les temps qui courent. La jolie dame commise à ce sacerdoce s’évade quelquefois de la langue de bois rituelle pour émettre des propositions pittoresques. Ainsi a-t-elle souhaité abolir la prostitution, rien de moins. Le vœu demeura pieux, mais l’imagination a gardé sa fertilité. À preuve cette suggestion de signaler dans les manuels scolaires les orientations sexuelles de nos personnages historiques. Il fallait y penser. Des générations de potaches ont végété dans le pire obscurantisme, ignorant si Vercingétorix était homo, Jeanne d’Arc lesbienne, Ronsard bi, Voltaire trans. Je mesure par le fait le puits sans fond de ma propre inculture : j’ai lu nos classiques, et un peu nos modernes, sans savoir à quelles sauces mes écrivains de prédilection accommodaient leurs batifolages. L’ingénieuse ministre a cru devoir citer deux exemples d’auteurs qu’on ne saurait apprécier sans connaître les labyrinthes de leur sexualité…
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Le lecteur avisé de Boulevard Voltaire connaît déjà le bilan de la FIAC 2012 : "Tous les people et les stars du monde entier étaient là ! La FIAC est désormais la meilleure foire du monde", répètent en boucle les médias, "après celle de Bâle". La FIAC connaît enfin, à presque quarante ans, son apothéose. Née en en 1973 alors que l’idée d’une Foire n’était pas dans l’air du temps à Paris, il fallut l’annonce de l’inscription de quinze galeries américaines pour déclencher l’adhésion des galeries françaises et étrangères ! Les années 80 furent bonnes. On y trouvait tout : de l’Art contemporain (AC)(1) mais aussi de la peinture, de la sculpture, de la gravure. En 1990, le marché de l’art s’effondre et la FIAC connaît de mauvaises années. Sa reconnaissance internationale se dégrade. Les galeries américaines ne viennent plus. C’est le résultat d’une stratégie établie depuis longtemps : Il faut rendre réel le slogan diffusé de façon…
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Il y a quelques jours, François Hollande, de passage à Dakar a cru bon de faire, une nouvelle fois, acte de repentance pour la traite des noirs. Quelques jours après, il récidivait pour les victimes algériennes de la répression de la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris (comme il l’avait fait un an avant, immédiatement après sa désignation comme candidat du PS). Nul doute qu’il  recommencera à battre la coulpe sur la poitrine de la France lors de son voyage annoncé en Algérie. Il y a quelques jours, la France découvrait horrifiée l’émergence sur son sol de réseaux islamistes préparant des attentats terroristes, composés surtout de jeunes gens nés français et souvent chrétiens convertis à l’islam, animés d’une haine radicale de notre pays. Parmi eux un certain Jérémie Louis–Sidney, que ni son nom ni sa provenance des Antilles (où l’islam est pour ainsi dire absent) ne prédisposait à devenir…
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L’actuel Garde des Sceaux, Christine Taubira, a une conception toute personnelle du pouvoir qui lui est confié pour l’élaboration du projet de loi de réforme du mariage et de l’adoption. S’appuyant sur "les promesses du candidat" Hollande, considérant que la réforme est acquise depuis son élection, comptant de surcroît sur la majorité issue des législatives, elle se comporte comme si la réflexion était déjà close et l’adoption par le Parlement d’un texte de loi une simple formalité de procédure. Son discours ignore ostensiblement les objections majeures de tous ceux que bouleversent de telles réformes qui ont pour conséquence de remettre en cause certains des principes fondamentaux sur lesquels repose notre société civilisée : le mariage, la paternité et la maternité, la famille, la sauvegarde de la vie, le tabou de l’inceste, … Par application d’une règle élémentaire d’égalité, prétendant donner un cadre juridique général à des comportements qui ne sont que…
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La dérive que dénonce Elisabeth Levy a un nom : l’idéologie Intitulé La gauche contre le réel, le dernier essai d’Elisabeth Lévy pourrait laisser penser qu’il est question de la gauche politique, celle qui vient de gagner l’élection présidentielle, confrontée aux réalités économiques, vieux sujet de polémique, selon nous obsolète, sauf pour quelques sous-ministres UMP à la rhétorique attardée. Non, la gauche dont il est question est la gauche médiatique, d’ailleurs en large symbiose avec le partis socialiste, dont elle a favorisé le succès et le réel, c’est tout simplement le peuple français. Il s’agit, on l’aura deviné, d’un ouvrage de combat. Fille de feu, ferrailleuse infatigable, écrit, comme elle parle, pour se battre, en défense mais aussi, en contre-attaque. Ecrit de passion, mais aussi, quoi qu’on pense, de compassion. Pas d’abord pour elle-même contrairement à ce que prétendent ses censeurs, ni pour ceux qu’elle  défend, non sans imprudence, les Zemmour,…
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Au Grand Palais, passé le salon d’honneur, au pied des escaliers, un saisissement : une dizaine de Manessier dressent leurs verrières abstraites. D’immenses toiles, reparties sur deux salles qui ont l’air, soudain, de chœurs d’église. De la très grande peinture. Plus loin un portrait, un dessin spectaculaire de Hucleux, récemment disparu, impose lui aussi l’Art avec majuscule, celui qui avait à dire et possédait un savoir-faire. Mais qui a parlé, dans la presse, de ces morceaux de choix ? C’est bien le problème, il y a encore de la bonne peinture à la FIAC mais c’est l’exception et celle-ci relève plutôt de l’Art moderne et quand bien même, Viera Da Silva, Kirchner ou Brauner n‘intéressent pas une presse à sensations. Mais ils jouent le rôle indispensable des arbres qui cachent la forêt de l’art financier. Les Desgrandchamps (et le Garouste) étaient poussifs et ce n’est pas la peau de girafe qu’Etienne Chambaud…
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A propos de la sémantique, on trouve sur Wikipedia les éléments suivants : "Le signifié désigne la représentation mentale d’une chose… La langue n’est pas un répertoire de mots qui reflèteraient des choses ou des concepts préexistants en y apposant des étiquettes. Si c’était le cas, les mots d’une langue auraient toujours leur correspondant exact dans une autre. Cette observation conduit Ferdinand de Saussure, linguistique suisse, à distinguer signification et valeur : "mouton" et "sheep" ont le même sens, mais non la même valeur puisque l’anglais pour sa part distingue "sheep", l’animal, de sa viande "mutton". A propos du mariage homosexuel, on peut déduire de cette définition deux choses. La première, c’est qu’il va être demandé au législateur de modifier la représentation mentale du mariage, ce qui dans le contexte de nos traditions laïques et religieuses n’est pas moins qu’une révolution il s’agit de donner un sacré coup de hache au code civil.…
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Mais qu’est ce qui peut pousser nos gouvernants à monter une telle mayonnaise avec le réseau djihadiste de Strasbourg et de Cannes constitué à l’évidence d’une bande de paumés qui avaient cru trouver dans l’islam de quoi remplir la vacuité totale de leur existence. Il s'agit du "démantèlement d'un groupe terroriste qui est probablement le plus dangereux mis au jour depuis 1996 en France", a souligné M. Molins, procureur de la République de Paris, lors d'une conférence de presse en ayant l’air d’y croire. "Une attaque terroriste dans notre pays a pu être évitée", a-t-il dit sans rire. Commençons par l’attentat de Sarcelles contre une épicerie Kasher. Il s’agissait peut être d’une grenade yougoslave mais une grenade d’exercice où l’explosif est remplacé par du plâtre. Seul subsiste le détonateur. Une telle grenade n’a jamais fait de mal à personne sauf si l’on reçoit la cuiller dans la figure ce qui…
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