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Du côté des élites (708)

La déferlante d’insultes contre le Président de la République se poursuit : les mots "honte" en une d’un hebdo, les amalgames avec Pétain et la collaboration, injure suprême dans notre pays, dont Charles de Gaulle lui-même a été victime, les accusations débiles, sans queue ni tête. La haine anti-sarko bat son plein comme jamais, d’autant plus qu’il est à la peine dans les sondages et qu’il est facile de cogner sur un homme en difficulté. Ceux qui l’ont accusé de diviser le pays lui reprochent aujourd’hui de s’adresser aux 18% d’électeurs du Front national. Mais quoi, il serait donc interdit de prendre en compte les difficultés, préoccupations,  inquiétudes d’un cinquième du corps électoral et de lui tendre la main? Quelle autre attitude adopter : l’exclusion, la partition, la ghettoïsation, les camps de redressement ? En tant que l’un des anciens collaborateurs du Président, je suis abasourdi par cette danse du scalp, ce déchaînement de…
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L'art dit "contemporain" est pour le commun des mortels un objet de mépris ou, beaucoup plus rarement, d'admiration. Pour les uns c'est un ramassis de choses laides qui cultive la provocation, et pour les autres une nouvelle forme d'expression qui vaut bien l'art authentique.Christine Sourgins est historienne de l'art et conférencière. Son article aborde un sujet méconnu du grand public : la transgression de la loi par l'art dit "contemporain". Ce moyen d'expression est en effet le seul qui ait le droit de bafouer, en toute impunité, les lois de la République.Prises d'otage, infanticides, sacrilèges... Cette étude, commandée en exclusivité par Défi culturel, révèle pour la première fois au grand public le statut incroyable dont jouit actuellement l'art dit "contemporain".L'Art dit contemporain n'est pas la partie vivante de l'art moderne, encore moins l'art abstrait. Cet art, à la une des journaux, exposé dans les centres d'art officiels ou collectionné par…
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Je lis que le Syndicat de la magistrature appelle à voter contre Nicolas Sarkozy pour ne pas le laisser "récidiver". Il appelle "chaque électeur à s’opposer par son vote à la politique du pire et à rendre possible le changement qui s’impose" et ce au nom de l’indépendance de la justice que Nicolas Sarkozy "ne fait que bafouer". Il mène "une politique partisane de nomination des magistrats et 'déligitimi(se)' les contre-pouvoirs".Je croyais la Justice indépendante, jugeant au nom du peuple français, la voilà ramenée au rang de "contre-pouvoir". Ainsi on serait jugé au nom du parti socialiste ou écologiste et les jugements seraient selon les opinions du juge ? Je ne me faisais guère d’illusion à la vue de certaines sentences mais voilà la chose écrite.C’est scandaleux, d’ailleurs j’avoue ne pas comprendre que les magistrats aient le droit de se syndiquer, et que les syndicats soient classés "de gauche" ou "de…
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A en croire beaucoup de commentateurs, le second tour de l’élection présidentielle serait, au vu des résultats du premier, déjà gagné pour François Hollande. Cela ne va pourtant pas de soi et l’espoir qui semble persister dans le camp du président sortant n’est peut-être pas sans fondement. Paradoxe : une analyse serrée des chiffres montre que la droite est en léger progrès : de 45,29 % en 2007 avec Sarkozy, Le Pen (père), Villiers et Nihous (Chasse pêche) à 47,12 % en 2012 avec Sarkozy,   Le Pen (fille), Dupont-Aignan et même Cheminade (qui, comme Nihous capte aussi  des voix de gauche). La gauche est, il est vrai, elle aussi, et bien davantage en progrès de 36,44 % à 43,75 %. La  montée de l’une et de l’autre s’expliquent entièrement par la baisse de François Bayrou qui chute de 18,57 % à 9,13 %. La montée du Front national de 10,44 %…
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Dans ses Mémoires, le duc de Saint-Simon raconte avec une élégance cruelle comment les courtisans passèrent brusquement en une nuit, du fils de Louis XIV – mort brutalement – à son petit-fils, le duc de Bourgogne, devenu soudain le nouveau Dauphin. Les courtisans n'ont pas changé. Quand Martin Hirsch et Fadela Amara annoncent qu'ils voteront Hollande, on croit entendre crisser les parquets de Versailles. Quelques semaines plus tôt, Jean-Jacques Aillagon et Jacques Attali avaient fait la même annonce. Le premier venait de la Chiraquie, le second de la Mitterrandie. Ces hommes avaient été couverts de prébendes par Nicolas Sarkozy. On appelait çà "l'ouverture". Le nouveau président élu en 2007 avait l'ambition de pacifier la démocratie française. Comme Giscard en 1974. Il refusait de rester enfermé dans un clan, comme Chirac avec l'Etat-RPR. Nobles intentions. Sarkozy n'avait que mépris pour les hommes de droite et qu'admiration pour ceux de gauche. Il…
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Pour faire court, les Français ont le choix entre la peste et le choléra. Ils ont à choisir entre un président sortant qui n’a pas su tenir ses promesses passées (et qui n‘a naturellement aucune intention de tenir les promesses présentes) et un président aspirant qui n’a aucune chance de tenir les siennes, sauf à plonger le pays dans l’instant dans les affres d’une crise d’une exceptionnelle gravité. Le malheur, pour les socialistes, est que l’on n’est plus en 1981 et que la France est devenue hautement vulnérable à la crise financière et économique qui nous guette. Or ce que les candidats à la présidence ont oublié de rappeler à leurs électeurs est que leur marge de manœuvre est extraordinairement limitée. Au moindre de faux pas, c’est le plongeon dans la tourmente des marchés. En fait, si on l’avait un peu perdue de vue depuis quelque temps, car elle ne…
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L’art officiel est sans contrepoids : l’Etat, L’Eglise, les grands entrepreneurs, tout ce qui possède argent, pouvoir ou légitimité soutient aujourd’hui la même mouvance artistique qu’on appelle abusivement Art contemporain. En 2012, la place de la culture et des artistes a semblé bien ténue dans la campagne présidentielle. Dès 2007, ce fait, déjà notable, avait été attribué à une nouvelle génération d’hommes et de femmes politiques, moins férus de culture que leurs aînés : la Princesse de Clèves, brocardée par le nouveau président de la République, en est restée le symbole. Au-delà des personnes ou des générations, la culture générale sortie des concours de la République ou l’histoire de l’art en passe d’être enseignée par les prof de gymnastique, tout conduit à se demander si les politiques culturelles n’ont pas, aussi, une responsabilité dans l’effacement du monde de la culture au sein du débat politique.Le dernier manifeste C’est bien ce qui ressort de…
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Un monstre. Un fou. Un malade mental. Un dégénéré. Un loup solitaire. Il y a, dans les mots choisis par les principaux candidats à la présidentielle, de Sarkozy à Hollande, de Mélenchon à Bayrou (et par les médias ainsi que la horde de psys en tout genre convoqués par eux), une volonté commune de sortir Mohamed Merah du commun, de la norme, même des criminels les plus terrifiants. De le psychiatriser. Le déshumaniser, même. Le dépolitiser. Le désislamiser, surtout. On remarquera que le processus inverse fut à l’œuvre pour le Norvégien fou qui devint, son massacre accompli, le porte-parole malgré lui du retour du nazisme. On comprend bien les multiples objectifs poursuivis par cette (touchante ?) unanimité (dont même Marine Le Pen a du mal à s’extraire). D’abord, rassurer les populations. Si le meurtrier est un monstre, mis au ban de l’humanité, son périple criminel n’est pas près d’être imité.…
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De façon encore discrète et polie, mais avec une charge croissante d’ironie, les politiques s’avisent de renvoyer dans leurs cordes des "journalistes" indûment sanctuarisés par la fiction de leur neutralité. Jusqu’alors, seul Le Pen, eu égard à sa diabolisation, osait prendre de front ces agents d’influence déguisés tantôt en "experts", tantôt en "observateurs" et dont tout Paris connaît les sympathies partisanes. Plus récemment, Bayrou ouvrit avec d’infinies précautions la boîte de Pandore et Sarkozy, avec de moindres précautions, a fini par lancer quelques Scud dans le sillage de son apostrophe à Joffrin, lors d’une conférence de presse à l’Élysée au début de son quinquennat. Laurent Joffrin, personnalité au demeurant fort estimable, illustre à merveille l’équivoque de ces "journalistes" du sérail parisianiste au service militant d’une idéologie. C’est son droit, mais dans un débat avec un politique, il doit être perçu et traité comme tel, et non "respecté" comme s’il incarnait…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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