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Du côté des élites (796)

"La France reconnaît la Coalition nationale syrienne comme la seule représentante du peuple syrien et donc comme le futur gouvernement de la Syrie démocratique, permettant d'en terminer avec le régime de Bachar al-Assad" voilà ce qu’a déclaré le Président de la République française ; Talleyrand a du se retourner dans sa tombe. Il fut un temps où on ne reconnaissait que les Etats pas les mouvements politiques, c’était avant la diplomatie droit-de-l’hommesque. Personne n’aurait eu l’idée de récuser Hitler ou Staline ; quand un chef d’état ne vous plaisait pas on rappelait son ambassadeur ou on rompait les relations diplomatiques mais on ne le niait, pas on ne récusait pas son existence, car maintenant on se prive de toute possibilité de négociation avec le gouvernement de Bachar al-Assad. Et qu’a–t-on reconnu ? La "Coalition nationale syrienne" une bande hétéroclite, une clique constituée sous la pression des Etats Unis et du Qatar, n’ayant aucune…
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Immenses difficultés économiques et financières. Le chômage va augmenter encore, durant un an au moins. On manifeste contre l'austérité en Europe. Des Corses ne se lassent pas d'assassiner, et Marseille de porter à son comble l'insécurité. Mais depuis six mois le président de la République : - n'a attaqué aucun journaliste ni vitupéré les médias - n'a pas insulté la magistrature - n'a ridiculisé ni décrié aucun corps intermédiaire - n'a méprisé ni injurié aucun citoyen - n'a pas tourné en dérision les questions qu'on lui posait lors d'une conférence de presse - n'a pas fait honte par son attitude publique à ceux qui ont voté pour lui - n'a pas traité son Premier ministre de collaborateur - n'a pas porté atteinte à l'équité républicaine - n'a pas dressé une partie du pays contre l'autre. Ce n'est rien, dites-vous, c'est dérisoire. Peut-être. C'est juste un peu plus d'air démocratique. On…
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Le monde politique français, qui a à gérer en urgence une société en crise, régresse dans l’infantilisation et l’irresponsabilité. A droite, Jean-François Copé et François Fillon donnent le spectacle navrant de deux ambitions qui en sont à se bouffer le nez publiquement. La tension devient si vive entre eux qu’une rupture est à craindre au sein de l’opposition, à l’issue du vote des militants UMP qui, dimanche, auront à élire leur président. A gauche, les ressentiments du Front de gauche, du Parti communiste et des écologistes contre le PS sont anecdotiques en comparaison de l’illisibilité de la politique suivie par François Hollande et son gouvernement, alors même que l’Etat est au bord de la faillite financière. Le président bonhomme se comporte comme Louis XVI, incapable de bousculer le statu quo et d’imposer à l’Etat une cure de désendettement pour éviter la banqueroute. Lors de sa conférence de presse, mardi, il…
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Combattre la déraison : le projet de mariage unisexeA  Hannah Arendt  revient l’immense mérite d’avoir, la première, appelé l’attention sur le risque de la déraison qui, en notre temps, guette les dirigeants politiques ou même les classes dirigeantes dans leur ensemble. Cela en rupture avec une tradition philosophique millénaire, débouchant sur Hegel, selon laquelle l’Etat était l’incarnation de la raison. Cette plongée dans la déraison s’est exprimée de la manière la plus extrême dans les régimes totalitaires. Régimes absurdes avant d’être criminels. Mais, à plus petite échelle, chacun peut en voir l’effet, de moins bien grande ampleur bien sûr, dans telle ou telle décision jugée aberrante par ceux qui ont gardé le sens commun. Arendt précise que le vecteur de la folie, c’est l’idéologie laquelle présente partout un certain nombre de caractères communs : partir d’une analyse simplifiée du réel ou une fausse science, se dire portée par le progrès et, à ce…
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Au-delà des malheurs de Monsieur François Hollande, qui sont aussi les malheurs de la France, il y a  je crois un problème de malentendu, de contresens absolu sur la définition, la signification de la politique. J’ai un peu honte de me poser ainsi en donneur de leçon, mais je dis simplement ce que je pense. Le président, dans une interview à l’Express de cette semaine, déclare : "Le pouvoir, je l’ai voulu ; pas simplement pour des raisons personnelles, le destin d’une vie." Cette phrase concentre à elle seule la tragédie de toute une génération de politiciens, sinon de plusieurs. Ainsi donc, "des raisons personnelles" interviendraient à titre principal dans la quête du pouvoir. C’est la première fois me semble-t-il qu’un tel aveu, qui a le mérite de la sincérité, est ouvertement exprimé. On choisit désormais, au moins en partie, d’accéder au plus haut niveau de l’Etat non pour l’intérêt général, non pour défendre…
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La condition de porte-parole du gouvernement est ingrate par les temps qui courent. La jolie dame commise à ce sacerdoce s’évade quelquefois de la langue de bois rituelle pour émettre des propositions pittoresques. Ainsi a-t-elle souhaité abolir la prostitution, rien de moins. Le vœu demeura pieux, mais l’imagination a gardé sa fertilité. À preuve cette suggestion de signaler dans les manuels scolaires les orientations sexuelles de nos personnages historiques. Il fallait y penser. Des générations de potaches ont végété dans le pire obscurantisme, ignorant si Vercingétorix était homo, Jeanne d’Arc lesbienne, Ronsard bi, Voltaire trans. Je mesure par le fait le puits sans fond de ma propre inculture : j’ai lu nos classiques, et un peu nos modernes, sans savoir à quelles sauces mes écrivains de prédilection accommodaient leurs batifolages. L’ingénieuse ministre a cru devoir citer deux exemples d’auteurs qu’on ne saurait apprécier sans connaître les labyrinthes de leur sexualité…
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Le lecteur avisé de Boulevard Voltaire connaît déjà le bilan de la FIAC 2012 : "Tous les people et les stars du monde entier étaient là ! La FIAC est désormais la meilleure foire du monde", répètent en boucle les médias, "après celle de Bâle". La FIAC connaît enfin, à presque quarante ans, son apothéose. Née en en 1973 alors que l’idée d’une Foire n’était pas dans l’air du temps à Paris, il fallut l’annonce de l’inscription de quinze galeries américaines pour déclencher l’adhésion des galeries françaises et étrangères ! Les années 80 furent bonnes. On y trouvait tout : de l’Art contemporain (AC)(1) mais aussi de la peinture, de la sculpture, de la gravure. En 1990, le marché de l’art s’effondre et la FIAC connaît de mauvaises années. Sa reconnaissance internationale se dégrade. Les galeries américaines ne viennent plus. C’est le résultat d’une stratégie établie depuis longtemps : Il faut rendre réel le slogan diffusé de façon…
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Il y a quelques jours, François Hollande, de passage à Dakar a cru bon de faire, une nouvelle fois, acte de repentance pour la traite des noirs. Quelques jours après, il récidivait pour les victimes algériennes de la répression de la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris (comme il l’avait fait un an avant, immédiatement après sa désignation comme candidat du PS). Nul doute qu’il  recommencera à battre la coulpe sur la poitrine de la France lors de son voyage annoncé en Algérie. Il y a quelques jours, la France découvrait horrifiée l’émergence sur son sol de réseaux islamistes préparant des attentats terroristes, composés surtout de jeunes gens nés français et souvent chrétiens convertis à l’islam, animés d’une haine radicale de notre pays. Parmi eux un certain Jérémie Louis–Sidney, que ni son nom ni sa provenance des Antilles (où l’islam est pour ainsi dire absent) ne prédisposait à devenir…
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L’actuel Garde des Sceaux, Christine Taubira, a une conception toute personnelle du pouvoir qui lui est confié pour l’élaboration du projet de loi de réforme du mariage et de l’adoption. S’appuyant sur "les promesses du candidat" Hollande, considérant que la réforme est acquise depuis son élection, comptant de surcroît sur la majorité issue des législatives, elle se comporte comme si la réflexion était déjà close et l’adoption par le Parlement d’un texte de loi une simple formalité de procédure. Son discours ignore ostensiblement les objections majeures de tous ceux que bouleversent de telles réformes qui ont pour conséquence de remettre en cause certains des principes fondamentaux sur lesquels repose notre société civilisée : le mariage, la paternité et la maternité, la famille, la sauvegarde de la vie, le tabou de l’inceste, … Par application d’une règle élémentaire d’égalité, prétendant donner un cadre juridique général à des comportements qui ne sont que…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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