Magistro Beta

Switch to desktop Register Login

Du côté des élites (775)

 François Hollande ne veut pas renoncer à être "normal" et surtout à l’afficher, il plante le décor en se rendant dans les studios de TF1,  au lieu d’habiter les lieux et de recevoir les journalistes à l’Elysée, un choix réfléchi.Le président de la République me fait penser à cette histoire d’un chef d’entreprise qui est au bord de déposer son bilan et  laisse son entreprise à un repreneur ; au moment de la passation de son mandat de PDG, il  remet à celui-ci trois enveloppes, en lui disant de les ouvrir lorsqu’il aura de grosses difficultés… ce qui bien sûr, devient rapidement le cas. Il ouvre alors la première enveloppe, le conseil est le suivant : "accusez votre prédécesseur". Les mois passent et la situation empire, c’est le moment d’ouvrir la deuxième enveloppe : "accusez la conjoncture", dit-elle. Mais rien ne s’arrange, au bout d’un an l’entreprise est presque en faillite, le…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0
... un combat idéologique !Ne dites plus : "Fonder une famille", mais : "Faire famille". C’est du moins ce que propose Dominique Bertinotti, ministre de la famille, qui défend le mariage homosexuel et son droit à l’adoption. Mardi, Christiane Taubira, la ministre de la Justice, lui a grillé la politesse, dans La Croix, en s’appropriant la réforme promise par le candidat socialiste. "Le code civil va être modifié", a-t-elle annoncé tandis la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, faisait valoir qu’un référendum sur cette question (suggestion de Christine Boutin) avait déjà eu lieu "il y a quatre mois" avec la victoire de François Hollande. Cette précipitation à vouloir trancher avec tant de désinvolture un sujet aussi fondamental laisse voir un parti socialiste obnubilé par ses combats idéologiques, menés au nom de la non discrimination et de l’égalitarisme en tout. La désignation d’Harlem Désir, ce mercredi par Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault,…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0
On ne peut qu’approuver Monsieur Peillon quand il regrette l’ambiance chaotique de nos salles de classe, l’indiscipline avérée et les injures sexistes et racistes qui agrémentent nos préaux. Et on peut se féliciter que l’école à cet égard décide de venir au secours des familles trop souvent déficientes. Le ministre nous le promet : l’école de la République n’apportera que la morale universelle, à laquelle tout le monde adhère… Bien entendu une morale universelle existe, ce qui d’ailleurs nous rassure quant à l’unité de l’espèce humaine ! Toutes les cultures pensent que la paix est préférable à la guerre, l’amour à la haine, et tous les hommes de la terre conseillent de sauver le noyé plutôt que de lui enfoncer la tête sous l’eau. Pourtant la morale universelle ne saurait pas s’enseigner telle quelle, car elle est beaucoup trop générale et demande à être interprétée, ce qui explique la diversité des cultures.…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0
Le portrait de Clemenceau trône dans son bureau de la Place Beauvau. Manuel Valls a voulu ainsi afficher la couleur, montrer ses filiations. Et ses ambitions. Pour lui, la gauche, c'est l'ordre. Et la République, la nation. A gauche, seul Chevènement avoue la même admiration pour "le Tigre". Valls aura les mêmes ennemis que lui : les écolos, les droit-de-l'hommistes, les professionnels subventionnés de l'antiracisme, etc. Dans l'histoire mouvementée de la gauche, le conflit entre autoritaires et libertaires est un classique. Qui a longtemps tourné à la confusion de ces derniers. Marx a vaincu Proudhon ; la République française a décapité les anarchistes ; les bolcheviks ont massacré les mencheviks, les communistes espagnols n'ont pas été plus tendres avec leurs alliés anarchistes contre Franco. Clemenceau envoya l'armée pour mater les grèves insurrectionnelles de 1906 ; Jules Moch créa les CRS pour briser celles de 1947.Depuis Mai 68, la  gauche libertaire…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0
Sarkozy ne crèche plus à l’Élysée et il aura suffi d’un été pour éteindre les rancœurs qu’il focalisait. Orphelins de cet exutoire, ses détracteurs les plus fielleux s’avisent que leur destin demeure en l’état – le dadais avec son malaise, le cocu avec son infortune, le stropiat avec son infirmité, le vieillard avec sa détresse. Rien n’a changé pour le chômeur, le déclassé, le paumé, la femme délaissée, le salarié victime d’une délocalisation ou menacé d’un plan social, le patron de PME en instance de faillite. Rien, sinon l’impossibilité de sacrifier Sarko sur l’autel d’une catharsis infantile. Du coup certains le regrettent déjà – pas seulement à droite –, et plus personne ne le vomit. On le prend pour ce qu’il a été : la victime expiatoire d’une crise dont il ne fut nullement responsable, et on sent poindre une sympathie, voire un regret car enfin il assurait le job,…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0
La paix sociale s’achète au prix fort. Près de 50 milliards d’euros ont déjà été consacrés, en vain, à la "politique de la ville", c’est-à-dire aux banlieues. 12.000 associations y sont généreusement arrosées, sans contrôle de l’usage des subventions comme l’a déploré un rapport de la Cour des comptes rendu en juillet. Et c’est cette même politique dispendieuse et inefficace, cautionnée par la droite quand elle était au pouvoir, que le gouvernement Ayrault entend poursuivre avec ses emplois-jeunes, rebaptisés emplois d’avenir, présentés ce mercredi en conseil des ministres. Ils coûteront à l’Etat 1,5 milliard par an et seront réservés prioritairement à 150.000 jeunes sans qualifications des "zones urbaines sensibles", en application d’une discrimination qui, ici, ne choque pas les égalitaristes. Mais est-il cohérent, pour un Etat proche de la faillite, de poursuivre ces dépenses ? Elles s’ajoutent notamment à celles nées du rétablissement de la retraite à 60 ans pour…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0
L’œil de Caïn ou big brother qui surveille les consciences européennes, s’exprimant à travers les éditoriaux de la presse bienpensante, les commentaires quasi unanimes de la télévision et de la radio, les communiqués de Bruxelles, de Paris et du monde associatif, le discours politique et les jurisprudences, vient de donner à propos des roms un nouvel exemple d’incohérence malhonnête. Sous l’ancien gouvernement, il était interdit de prononcer le mot rom, sous peine d’être accusé de discrimination. Un prêtre se disant ami des roms a été jusqu’à déclarer qu’il priait pour que "le chef de l’Etat ait un infarctus" : fait sans précédent je crois dans l’histoire de la République depuis sa proclamation en 1870. Une commissaire européenne, un évêque ont fait allusion à la Shoah à propos de la politique de démantèlement des camps illégaux de roms. Un haut fonctionnaire de la République a été tout près d’être traîné devant la justice pour…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0
" Tu me manques de respect", menace le caïd de banlieue sans bien savoir ce qu'il met sous ce terme... Eh bien, les chefs d'entreprises aujourd'hui sont tous des écorchés vifs, ils ressentent cette irritation montante, cette grogne qui les met hors d'eux sans qu'ils puissent l'exprimer ou la résumer d'un mot, alignant les griefs, multipliant les exemples de maltraitance ou de harcèlements administratif et fiscaux qui vont de l'insignifiant au ridicule ; outrés des discours politiques qu'ils entendent. Outragés, ils dénoncent le symbolique, l'injuste, le découragement qui les submergent. Mal aimés, ce sont les mal aimés. Le feu couve depuis longtemps. Déjà sous la droite, rien n'était fait pour les valoriser, pour les encourager, les hommes politique, en off, ne tarissaient pas de compassion et d'amitié, mais impossible de les soutenir réellement dans les médias, sauf bien sûr les petits, les obscurs, ceux qui sont en détresse. Bienvenue au…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0
Les évènements d’Amiens, les 12 et 13 août, après ceux de Toulouse, ne sont qu’un signe supplémentaire de la dégradation de la cohésion nationale. Un rapport de la Cour des Comptes, institution républicaine par excellence, inspiré par Philippe Séguin, dénonçait huit ans auparavant, en novembre 2004 "La situation d’une partie des populations issues de l’immigration la plus récente [qui] est plus que préoccupante. Outre qu’elle se traduit par des situations souvent indignes, elle est à l’origine de tensions sociales ou raciales (sic) graves, lourdes de menaces pour l’avenir [du fait notamment de] la concentration d’une part importante des immigrants dans les zones dont les difficultés connaissent un développement quasi exponentiel." La relation entre ces événements à caractère insurrectionnel – 16 policiers blessés par des tirs de chevrotine – et l’échec de l’intégration d’une partie des populations issues de l’immigration, c’est-à-dire l’échec de l’immigration en France, telle qu’elle s’est déroulée, est patent…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

Top Desktop version