Magistro Beta

Switch to desktop Register Login

Du côté des élites (796)

Rapport sur l’emploi des jeunes : de mauvaises réponses à de bonnes questions !Les recommandations remises hier par le Conseil Economique, Social et Environnemental à la Ministre de la Jeunesse dans le rapport sur l’emploi des jeunes sont le symptôme du mal français. Il s’agit d’un bel inventaire des mécanismes administrés traditionnels que le rapport tente d’améliorer… Mais celui-ci ne remet pas en cause les strates de ce mille-feuille de circuits théoriques réputés faciliter la formation et l’apprentissage des jeunes : qu’il s’agisse de tuteurs dans l’entreprise, de parcours de professionnalisation matinées d’équivalences ou de passerelles à retrouver dans un imbroglio "kafkaïen" qui n’a de véritable logique que sur le papier. On ne trouve pas de réels apports, concrets et réalistes ; de remises en cause, de simplifications qui puissent donner un nouvel élan, que ce soit en matière de formation ou d’initiatives de toutes sortes pour aborder le monde…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0
Le Figaro du 17 septembre publie un sondage profondément subversif : 64% des Français voteraient "non" au traité de Maastricht créant l’Union européenne, 67% pensent que l’Europe va dans la mauvaise direction et 60% souhaitent moins d’intégration européenne (ifop).   Cette position va à l’encontre du consensus absolu qui cimente les élites autour des institutions Bruxelloises. Ainsi, dans le même numéro, l’éditorialiste du quotidien en appelle lui-même à un "grand saut fédéral", M. Barroso, président de la Commission, annonce une "fédération d’Etat nations" et François Fillon veut "un renforcement de l’Union". Il faut dire blanc quand le peuple dit noir. L’ancien Premier ministre propose, comme réforme fondamentale, en réponse à l’attente populaire "la fusion des postes de présidents de la Commission et du Conseil". Franchement, qui cela intéresse-t-il ? Etrange fuite en avant de la classe dirigeante, enfermée dans sa tour d’ivoire et sourde aux messages de la société civile. La classe dirigeante nous dit,…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0
On peut se demander quel intérêt ont ces grandes messes comme la dernière conférence gouvernementale sur l’environnement alors que les décisions sont prises à l’avance : L’arrêt de la centrale de Fessenheim en 2016 alors que cette centrale avait été l’objet de travaux lui permettant de fonctionner au moins dix ans avec la bénédiction de l’Autorité de Sécurité Nucléaire, la perte annuelle entrainée par cet arrêt, absolument infondé étant de l’ordre de 200 M€. L’interdiction de l’exploitation des gaz de schiste en France. Il est en effet plus facile de bloquer le prix du gaz que de rechercher du gaz bon marché avec en plus la création d’emplois en France. Et tout ça pourquoi ? Pour faire plaisir à une kyrielle d’ONG gaucho-verdâtres de financement obscur comme Greenpeace, Ecologie sans frontière, Rassemblement pour la planète, le Réseau sortir du nucléaire, et des gourous autoproclamés comme Nicolas Hulot et José Bové, tous déconnectés…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0
 François Hollande ne veut pas renoncer à être "normal" et surtout à l’afficher, il plante le décor en se rendant dans les studios de TF1,  au lieu d’habiter les lieux et de recevoir les journalistes à l’Elysée, un choix réfléchi.Le président de la République me fait penser à cette histoire d’un chef d’entreprise qui est au bord de déposer son bilan et  laisse son entreprise à un repreneur ; au moment de la passation de son mandat de PDG, il  remet à celui-ci trois enveloppes, en lui disant de les ouvrir lorsqu’il aura de grosses difficultés… ce qui bien sûr, devient rapidement le cas. Il ouvre alors la première enveloppe, le conseil est le suivant : "accusez votre prédécesseur". Les mois passent et la situation empire, c’est le moment d’ouvrir la deuxième enveloppe : "accusez la conjoncture", dit-elle. Mais rien ne s’arrange, au bout d’un an l’entreprise est presque en faillite, le…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0
... un combat idéologique !Ne dites plus : "Fonder une famille", mais : "Faire famille". C’est du moins ce que propose Dominique Bertinotti, ministre de la famille, qui défend le mariage homosexuel et son droit à l’adoption. Mardi, Christiane Taubira, la ministre de la Justice, lui a grillé la politesse, dans La Croix, en s’appropriant la réforme promise par le candidat socialiste. "Le code civil va être modifié", a-t-elle annoncé tandis la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, faisait valoir qu’un référendum sur cette question (suggestion de Christine Boutin) avait déjà eu lieu "il y a quatre mois" avec la victoire de François Hollande. Cette précipitation à vouloir trancher avec tant de désinvolture un sujet aussi fondamental laisse voir un parti socialiste obnubilé par ses combats idéologiques, menés au nom de la non discrimination et de l’égalitarisme en tout. La désignation d’Harlem Désir, ce mercredi par Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault,…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0
On ne peut qu’approuver Monsieur Peillon quand il regrette l’ambiance chaotique de nos salles de classe, l’indiscipline avérée et les injures sexistes et racistes qui agrémentent nos préaux. Et on peut se féliciter que l’école à cet égard décide de venir au secours des familles trop souvent déficientes. Le ministre nous le promet : l’école de la République n’apportera que la morale universelle, à laquelle tout le monde adhère… Bien entendu une morale universelle existe, ce qui d’ailleurs nous rassure quant à l’unité de l’espèce humaine ! Toutes les cultures pensent que la paix est préférable à la guerre, l’amour à la haine, et tous les hommes de la terre conseillent de sauver le noyé plutôt que de lui enfoncer la tête sous l’eau. Pourtant la morale universelle ne saurait pas s’enseigner telle quelle, car elle est beaucoup trop générale et demande à être interprétée, ce qui explique la diversité des cultures.…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0
Le portrait de Clemenceau trône dans son bureau de la Place Beauvau. Manuel Valls a voulu ainsi afficher la couleur, montrer ses filiations. Et ses ambitions. Pour lui, la gauche, c'est l'ordre. Et la République, la nation. A gauche, seul Chevènement avoue la même admiration pour "le Tigre". Valls aura les mêmes ennemis que lui : les écolos, les droit-de-l'hommistes, les professionnels subventionnés de l'antiracisme, etc. Dans l'histoire mouvementée de la gauche, le conflit entre autoritaires et libertaires est un classique. Qui a longtemps tourné à la confusion de ces derniers. Marx a vaincu Proudhon ; la République française a décapité les anarchistes ; les bolcheviks ont massacré les mencheviks, les communistes espagnols n'ont pas été plus tendres avec leurs alliés anarchistes contre Franco. Clemenceau envoya l'armée pour mater les grèves insurrectionnelles de 1906 ; Jules Moch créa les CRS pour briser celles de 1947.Depuis Mai 68, la  gauche libertaire…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0
Sarkozy ne crèche plus à l’Élysée et il aura suffi d’un été pour éteindre les rancœurs qu’il focalisait. Orphelins de cet exutoire, ses détracteurs les plus fielleux s’avisent que leur destin demeure en l’état – le dadais avec son malaise, le cocu avec son infortune, le stropiat avec son infirmité, le vieillard avec sa détresse. Rien n’a changé pour le chômeur, le déclassé, le paumé, la femme délaissée, le salarié victime d’une délocalisation ou menacé d’un plan social, le patron de PME en instance de faillite. Rien, sinon l’impossibilité de sacrifier Sarko sur l’autel d’une catharsis infantile. Du coup certains le regrettent déjà – pas seulement à droite –, et plus personne ne le vomit. On le prend pour ce qu’il a été : la victime expiatoire d’une crise dont il ne fut nullement responsable, et on sent poindre une sympathie, voire un regret car enfin il assurait le job,…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0
La paix sociale s’achète au prix fort. Près de 50 milliards d’euros ont déjà été consacrés, en vain, à la "politique de la ville", c’est-à-dire aux banlieues. 12.000 associations y sont généreusement arrosées, sans contrôle de l’usage des subventions comme l’a déploré un rapport de la Cour des comptes rendu en juillet. Et c’est cette même politique dispendieuse et inefficace, cautionnée par la droite quand elle était au pouvoir, que le gouvernement Ayrault entend poursuivre avec ses emplois-jeunes, rebaptisés emplois d’avenir, présentés ce mercredi en conseil des ministres. Ils coûteront à l’Etat 1,5 milliard par an et seront réservés prioritairement à 150.000 jeunes sans qualifications des "zones urbaines sensibles", en application d’une discrimination qui, ici, ne choque pas les égalitaristes. Mais est-il cohérent, pour un Etat proche de la faillite, de poursuivre ces dépenses ? Elles s’ajoutent notamment à celles nées du rétablissement de la retraite à 60 ans pour…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

Top Desktop version