Magistro Beta

Switch to desktop Register Login

Du côté des élites (714)

8 Français sur 10 sont-ils donc prêts à partager leur enfant avec le partenaire de leur ex ?! Selon un sondage IFOP réalisé pour Femme actuelle et Enfant magazine et publié lundi 5 mars 2012, plus de huit Français sur dix seraient favorables à un véritable statut du beau-parent dans les familles recomposées (droit de visites, obligation de subvenir aux besoins des enfants...). Est-ce que 8 Français sur 10 veulent vraiment imposer aux enfants les droits de visite des adultes ayant partagé leur vie ? Un week-end chez mon père, un autre chez ma mère, le troisième chez l’ex de la mère, qui m’a élevé pendant 7 ans, le 4ème chez l’ex de mon père, qui s’est attachée à moi, et comme mon père va bientôt se séparer de son copain, je pense que je devrai aussi bientôt passer des vacances avec cet homme qui a payé la moitié de ma…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0
La mise au rebut de Strauss-Kahn par les dignitaires socialistes depuis sa gymnastique new-yorkaise évoque les pestiférés des âges médiévaux. On a du mal à croire que le malheureux dont on ricane Rue de Solferino fut adhérent et élu du PS durant des décennies, qu’il appartint à un gouvernement de Jospin et qu’il allait être intronisé candidat du parti à la présidentielle avec l’aval de Martine Aubry et un deal à la clé, toi l’Élysée, moi Matignon. Ou Bercy. En écoutant Moscovici et Marisol Touraine brocarder les 'riches' sur le ton du jansénisme le plus austère, on pourrait douter qu’ils furent des protégés de Strauss-Kahn, au même titre que tels élus de Sarcelles, tels flics de Lille et tels responsables d’entreprise dont il est question aux rubriques des faits divers. Or les dirigeants du PS, sans exception, savaient quelle sorte de personnage ils s’apprêtaient à hisser à l’Élysée pour qu’il…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0
Depuis que je m’intéresse à la politique, c’est-à-dire les élections présidentielles de 1974, je n’ai jamais assisté à une campagne électorale aussi violente, émaillée d’insultes et de vulgarités en provenance des oppositions – "sale con", "elle m’emmerde", "dément" , constellée de propositions démagogiques destinées à provoquer des "buzz" : suppression du permis à points, 'épuration', prélèvement confiscatoire de 75%, abrogation du concordat en Alsace et Lorraine (fallait y penser !),  marquée par des agressions violentes, honteuses,  comme celle de Bayonne aujourd’hui contre l’un des candidats. Tout est dans l’improvisation, la surenchère verbale, l’escalade démagogique, la recherche du coup médiatique et du spectacle, les coups de menton haineux.  Les pouvoirs politiques nationaux ont perdu  de décennie en décennie, une partie de leurs leviers d’action avec les transferts de compétences à Bruxelles, en particulier en matière de politique monétaire qui était au centre des enjeux électoraux du passé (1981). Les marges de manœuvre des gouvernements et des parlements se sont réduites également en raison…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0
SFR annonce que, à compter du 1er mars, les salariés homosexuels de l'opérateur pourront bénéficier d'un "congé paternité". 11 jours seront donc offerts aux personnes dont le concubin du même sexe a eu un enfant. Marie-Christine Théron, directrice générale des ressources humaines de SFR, déclare : "Notre entreprise est très volontariste sur la diversité et sur l'égalité professionnelle". Mais de quelle égalité parle-t-elle ? Certainement pas de celle des enfants en tout cas, dès lors que les uns naissent avec le droit d’avoir un papa et une maman, et que d’autres en sont privés. Reconnaître deux hommes comme "pères", c’est priver l’enfant de mère. Reconnaître deux femmes comme "mères", c’est priver l’enfant de père. A moins de lui attribuer deux pères, et une mère, ou deux ? Et vice versa ? Les personnes qui élèvent un enfant à 3, ou 4, vont-elles toutes bénéficier d’un congé de 11 jours ? Lorsque des couples d’hommes et…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0
Cinq ans de déchaînement médiatique contre Nicolas Sarkozy ont fait de lui un infréquentable heureux. Quand le candidat désigne comme étant ses adversaires les "corps intermédiaires qui prétendent parler au nom des Français et qui confisquent leur parole", il se place du côté de la société civile qui dit souffrir d'un même mépris des élites. L'habile posture fait oublier trop rapidement que Sarkozy ne fut pas si proche de ce peuple pessimiste dont il veut être aujourd'hui le porte-parole ("Aidez-moi !" a-t-il lancé, dimanche à Marseille). Reste que son analyse sur le poids des castes dans l'immobilisme est pertinente. Faute de pouvoir le suivre sur ce terrain, le PS apparaît comme un parti de conservateurs et de notables, néoaristocrates qui s'éventent devant les ploucs et redoutent les référendums. François Hollande, qui mime le sphinx plutôt que d'entrer dans l'arène, accentue l'image hautaine de celui qui a décrété sa victoire. L'entendre…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0
Le Petit Journal, vous connaissez ? C’est tous les soirs à 20 h 05 sur Canal+. Oui je sais, "vous n’avez pas la télé" ; mais vous lisez bien une gazette ? Sachez en tout cas, mon cousin, que tout Paris n’est bruit que de ce programme satirique, dans les rédactions, les états-majors et les cours de récré. La campagne présidentielle inspire visiblement l’animateur Yann Barthès et ses complices, qui adorent démonter les rouages de la communication politique pour mieux nous montrer ce que les JT n’ont pas vu, ou "ne sauraient voir". Tout le monde en prend pour son grade : c’est Sarkozy resservant, à six mois d’écart, le même discours à la virgule près. C’est, au sortir d’une réunion commune, Hollande et Aubry récitant tour à tour la fiche argumentaire qui leur a été distribuée. C’est François Bayrou s’engouffrant dans une Audi après avoir martelé : "Produisons français…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0
Marine Le Pen risque, semble-t-il, de ne pas obtenir les parrainages requis pour une candidature à la présidentielle. En tout cas, elle tire les sonnettes des moindres mairies bocagères pour les quémander, et c’est déjà en soi une atteinte à l’équité démocratique. À droite, des malins spéculent sur l’hypothèse de son absence, présumant un meilleur score de Sarkozy au premier tour, et de bons reports au second. Ce cynisme à courte vue promet la mort subite à Sarkozy et la boucherie aux candidats de l’actuelle majorité aux législatives. Sans compter les risques de chambardement, y compris dans la rue, si le parti le mieux ancré dans les classes populaires est interdit de scrutin. Les diatribes de Mélenchon ne se trompent pas de cible : dans la drague du prolo, le FN tient la corde comme jadis le PCF, et d’ailleurs le lyrisme de Marine Le Pen emprunte ses véhémences anticapitalistes…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0
L’affaire Guéant en dit long sur les relations tortueuses et peccamineuses de tels Français avec leur histoire. En soi, la déclaration du ministre était maladroite mais anodine. "Toutes les civilisations ne se valent pas." Il eût été préférable qu’il ajoutât : "à l’aune de nos valeurs judéo-chrétiennes et de notre sensibilité gréco-latine". Sauf à être maso, un Occidental incline à préférer la civilisation qui l’a bercé. Je préfère le Christ à Bouddha, Aristote à Confucius, les sculptures de Chartres à celles des temples aztèques et Versailles au Taj Mahal. Nul dédain, nul mépris, nul franchouillardise même ; juste l’affirmation d’une identité et l’expression d’une gratitude : occidental je suis, heureux de l’être et aucunement disposé à m’en excuser. La vraie maladresse de Guéant, c’est d’avoir balancé sa phrase en guise d’épilogue à un dégagement – légitime – contre la burqa, donnant l’impression de réduire la civilisation arabo-islamique au port du…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0
Les responsables de l’UNI, syndicat étudiant "de droite", m’ont convié samedi dernier à intervenir lors de leur congrès. Je leur ai dit en gros que la gauche française ressemble comme une sœur un peu débile, un peu fanée, à celle de la fin des années 1960. J’étais étudiant à l’époque et pour n’être pas réputé complice des CRS, voire de la CIA, il fallait décliner ses quartiers de marxo-freudisme. L’anticommunisme, forcément "primaire", valait réclusion dans l’enfer des "réacs" ou des "fachos". Le stalinisme pur sang prenait l’eau et les gauchos se proclamaient "libertaires" mais la dogmatique des trotskistes ou des maoïstes était tout aussi sommaire, brutale et inquisitoriale que celle de Marchais. Les jeunes de l’UNI sont confrontés au même manichéisme, à cela près que l’utopie, identique sur le fond, est véhiculée par des écolos, des altermondialistes et autres "alternatifs" qui prônent le cosmopolitisme, l’androgynat et l’indifférencié. On y retrouve…
Publié dans Du côté des élites
Écrit par
En savoir plus... 0

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

Top Desktop version