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Du côté des élites (758)

Bioéthique, LaREM et le choix risqué du durcissement   Agnès Thill est députée LaREM de l'Oise. Elle est hostile à l'extension de la PMA et l'a redit à la suite du rapport de son collègue Jean-Louis Touraine sur la révision de la loi de bioéthique. Minoritaire au sein de son groupe ? Oui, mais elle pensait que le respect du pluralisme de convictions devrait aller de soi chez les macronistes. C'était sans compter sur l'intransigeance d'une partie des députés LaREM qui refusent toute déviance par rapport à leur définition du "progressisme" ; alors qu'Emmanuel Macron en a lui-même une conception plus équilibrée. Certes, Aurélien Taché et ceux qui réclament rien de moins que l'"exclusion" de leur collègue ne lui reprochent pas stricto sensu son opposition à la PMA. Mais un raisonnement selon lequel l'introduction de la notion de "parent d'intention" brouillait la conception habituelle du mot de "parent" et que les…
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Monsieur le maire, si proche des gens, si loin de la technostructure parisienne   C'est le dernier sauveur suprême. Celui qu'on aurait dû écouter, celui qui nous aurait évité ça, celui qui va nous arranger ça : le maire. Le petit maire ou le grand maire : le maire qui parle, le maire qui écoute, le maire qui alerte, le maire qui comprend, le maire au plus près de ses administrés, le maire au plus près du terrain. La classe politique et les médias, tout le monde ne jure que par lui. Même le président de la République, qui les avait jusqu'alors dédaignés, a fait son mea culpa. On peut comprendre un tel enthousiasme : le maire est le dernier corps intermédiaire qui reste populaire. Le dernier qui peut se prévaloir de résultats concrets. Le dernier qui conserve un contact avec ceux que la technostructure parisienne méprise et a évacué…
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Quoi de neuf en 2019 ?   En ce début d’année, un souhait que les pouvoirs publics seraient bien inspirés de réaliser pour calmer les exaspérations fiscales : et si nous, français, prenions modèle sur certains pays européens en matière de transparence culturelle ? Si l’Espagne y arrive, pourquoi notre brillant ministère ne mettrait-il pas fin à une exception non pas culturelle mais cultuelle : le culte du secret en matière de dépenses pour l’Art dit contemporain ?   Le musée Centro del Carmen à Valence, expose, en ce début 2019, Daniel G. Andujar, un artiste d’AC. Son exposition "Sistema operativo" remixe, entre autres, des œuvres anciennes : nous sommes dans la banalité d’un art mondialisé. L’extraordinaire, l’inouï pour un visiteur français, ce sont les affiches dans les salles qui détaillent les frais occasionnés par l’exposition proposée au public et payée par celui-ci (car si l’entrée est gratuite, le gratuit est toujours finalement payant). Les…
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Mais qu’est-ce donc qu’être un stratège ?   Nous sommes, toujours davantage, dévorés par l’immédiat. Les décideurs – entrepreneurs, politiques, militaires - sont accaparés par le court terme. Frappés de myopie décisionnelle, happés par la tactique, Ils éprouvent des difficultés croissantes à prendre du recul. Ils ont perdu l’habitude et le goût de la stratégie qu’ils pratiquent de moins en moins, alors qu’elle seule apporte la réponse à la complexité du monde et à l’accélération du temps. Il faut donc entrer en stratégie, l’utiliser pour modeler le présent et bâtir l’avenir. Mais qu’est-ce donc qu’être stratège ?   C’est d’abord concevoir et vouloir un futur. La question première de la stratégie, c’est la question de l’avenir, celui vers lequel on entend aller sans se laisser engluer par les difficultés du présent. Le stratège agit en architecte et non en maçon : il reconstruit le présent à partir de l’ambition qu’il se donne. Pas…
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Du grand débat... à la grande débâcle   Le grand débat s’achemine-t-il vers la grande débâcle ? L’amateurisme et la confusion sont tels, au sommet de l’Etat, que la méfiance entache déjà l’initiative d’Emmanuel Macron, qui devrait débuter le 15 janvier. Conçue il y a un mois, dans l’improvisation de l’urgence, pour répondre à la révolte des Gilets jaunes, cette ouverture à la parole libre semble prendre peur de ce qui pourrait être dit par des Français longtemps bâillonnés. "N’y-a-t-il pas danger à laisser le peuple s’exprimer librement ?", interrogeait la journaliste Audrey Crespo-Mara, lundi sur Europe 1, en recevant Chantal Jouanno, avant que la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) ne démissionne le lendemain de son rôle d’organisatrice. De fait, le pouvoir semble redouter les effets d’une libération des opinions, actuellement entravées par la pensée conforme et le politiquement correct. Hier, le porte-parole du gouvernement, Benjamin…
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La “technostructure”, bouc émissaire facile de la crise des “gilets jaunes”   La chose n'est pas nouvelle. Dès que la situation politique et sociale se détériore, le pouvoir "charge" la technostructure, en misant sur l'impopularité, présumée inépuisable, des fameux "crânes d'œuf". Cette fois, la dénonciation d'"une fonction publique toute-puissante" est venue de députés LaREM, mais, curieusement aussi, si l'on en croit un article récent du Monde, de conseillers de l'Élysée, dont l'un aurait même mis en cause "l'inspecteur des finances sortant de l'ENA qui décide de tout, alors qu'il n'a jamais mis un pied sur le terrain". D'aucuns, sur les hauteurs de l'État, ont dû apprécier cet audacieux diagnostic…   Il est exact qu'au fil des ans, un puissant conformisme s'est installé et que les plus grands corps de l'État - bien plus, d'ailleurs, que la haute administration prise dans son ensemble et sa diversité - ont contribué à installer…
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Emmanuel et manu                                                       Les historiens de science politique ont tout de suite eu la "puce à l'oreille". Peu importent les arguments de campagne : plus personne n'y croit. Mais, après la prise de fonction (et non de pouvoir), les 2 premiers discours les plus importants, celui de la Sorbonne et celui déroulé devant le Congrès assemblé à Versailles, ont été révélateurs.   Le jeune et brillant élu – plus par défaut que par enthousiasme – proposait, nourri de ses humanités et de ses riches études, un monde idéal, ou du moins une Nation française idéalisée, enfin en accord avec elle-même, guidant la planète vers un lénifiant ciel bleu. Par le style, le choix des mots, le rythme et le phrasé, l'évocation d'un monde mieux gouverné (par lui) – donc meilleur - devait beaucoup, sous l'angle des réformes internes proposées, à une certaine Critique de la raison pure (1781), et pour…
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Macron à l’épreuve des gilets jaunes   Les "gilets jaunes" ne sont plus, semble-t-il, le mystère qu’ils étaient lorsqu’ils ont fait irruption sur les ronds-points routiers, les accès aux grandes surfaces et l’avenue des Champs Elysées. Journalistes, sociologues et parlementaires les ont maintenant rencontrés, étudiés et décrits. Ramenée à l’essentiel, leur conclusion commune revient à expliquer que cette éruption jaillie des profondeurs du pays exprime une double demande : les petits de notre peuple veulent, d’abord, ne plus être étranglés par des taxes trop lourdes, notamment celles qui pèsent sur l’essence ; ensuite, ils aspirent à se faire mieux entendre du gouvernement. Rien de révolutionnaire ni même de dangereux. Que nos dirigeants se montrent moins autoritaires et impatients. Qu’ils accordent aux travailleurs et aux retraités modestes les primes et les allègements d’impôts les plus appropriés. Ces mesures simples, accompagnées d’une concertation décentralisée avec les citoyens de base, devraient suffire à ramener le…
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Les Gilets jaunes ne se laisseront pas berner   Le débat sur l’immigration ? Disparu. L’augmentation du smic de 100 euros par mois pour tous ? Disparue. Le mea-culpa macronien ? Disparu. Le changement de cap ? Disparu. Une semaine après la réponse du chef de l’Etat aux Gilets jaunes, il ne reste déjà plus grand chose des promesses émises. "Je veux que nous mettions d’accord la Nation avec elle-même sur ce qu’est son identité profonde, et que nous abordions la question de l’immigration. Il nous faut l’affronter", avait déclaré Emmanuel Macron lundi dernier. Mercredi, le sujet n’était déjà plus à l’ordre du jour. "Le salaire d’un travailleur au smic augmentera de 100 euros par mois dès 2019 (…)", avait-il également annoncé. En réalité, seule la moitié des smicards bénéficieront de la mesure, le salaire du conjoint étant pris en considération pour écarter les couples les plus "aisés". Ce lundi,…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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