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Du côté des élites (779)

Retraites : l’échec des incompétents   Il y a deux semaines, j’écrivais "Retraite : la réforme en péril". Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’un simple péril : l’échec est avéré, s’il est vrai que, comme l’annonce Le Figaro, "l’exécutif semble réfléchir à la piste d’un étalement de la réforme, dont l’effet ne concernerait plus que les futurs entrants sur le marché du travail." Les Echos, eux, présentent cette déroute comme un repli astucieux sur des positions inexpugnables préservant l’essentiel : "les régimes spéciaux eux-mêmes vont bel et bien disparaître pour les nouveaux entrants". Mais ce média annonce des "transitions longues" pour quantité de métiers : électriciens-gaziers, SNCF, RATP, gendarmes, policiers, fonctionnaires hospitaliers. En clair, au lieu de percer l’abcès, nos dirigeants actuels se proposent de le recouvrir d’un emplâtre et de laisser à leurs successeurs le soin de se débrouiller avec ce qu’il adviendra. Qui voudrait empoisonner le climat social en France durant les 3…
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Réformes : pourquoi le gouvernement a déjà plié   Les Français sont décidément ingouvernables : ils réclament des réformes mais avant même qu'elles soient discutées, ils descendent dans la rue. En face, le gouvernement donne déjà des signes de faiblesse. Il a pourtant été nommé pour réformer le pays en profondeur.    La lassitude et la déprime gagnent d'en bas jusqu'en haut tant les contradictions nous paralysent. Le changement, nous n'avons eu que cela à la bouche et nous sommes incapables d'en supporter ne serait-ce que l'ébauche. Nous voulons la vérité et nous bâillonnons tous ceux qui s'expriment différemment du consensus officiel auquel d'ailleurs personne n'adhère vraiment. Nous sommes censurés, les journalistes eux-mêmes au pays de Voltaire et de la pseudo liberté d'expression lancent des alertes et des motions pour virer le chroniqueur qui ne leur plait pas et qui ne pense pas bien. Il n'y a pas que Zemmour, nombreux…
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Surnoter les boursiers aux concours met en cause un principe de la société moderne   CHRONIQUE - Les directeurs des ENS proposent d’accorder des points supplémentaires aux élèves boursiers aux écrits des concours. Le professeur de philosophie politique y voit une trahison de l’idée de mérite.   Les directeurs des écoles normales supérieures proposent, dans un rapport remis au ministre de l’Enseignement supérieur, d’accorder un bonus sur critères sociaux aux étudiants de classes préparatoires dans les épreuves écrites du concours d’entrée. L’École polytechnique accorderait, elle, un avantage aux étudiants boursiers lors de la deuxième tentative de passage du concours. Aussitôt une partie du corps enseignant a objecté vivement qu’il s’agissait là d’un détournement du concours. Et en effet. La discrimination positive peut avancer des raisons légitimes. On se souvient à quel point, aux États-Unis, les quotas ethniques dans les productions cinématographiques ont concouru largement à permettre l’intégration de la population…
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Hystérie et impuissance   Les deux phénomènes sont intrinsèquement liés. Chaque jour la vie politico-médiatique sombre un peu plus dans l’hystérie collective. Cette semaine est dominée par la reprise de l’affaire du "voile". L’excitation est générale et furieuse, comme si la France était devenue un gigantesque asile psychiatrique. Tout n’est plus que crachats de haine, insultes, gesticulations et envie de tuer. Mais sous le voile de l’hystérie, tout un monde se désintègre à vue d’œil, celui de l’autorité de l’Etat, de l’aptitude d’une société à se gouverner et choisir son destin. Par un phénomène de compensation, le niveau de l’excitation est inversement proportionnel à celui de l’efficacité. L’hystérie collective et l’impuissance publique sont les deux faces d’une même médaille. Le Conseil constitutionnel vient de frapper fort en ce début d’automne. Dans l’indifférence générale, il a annulé deux dispositions législatives issues de choix politiques. D’une part, il a interdit au législateur de…
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Débâcle de la République des grands mots   CHRONIQUE - Tandis que le tapis rouge est déroulé par les Européens sous les talons d’Erdogan, les autorités françaises multiplient les bassesses pour acheter la paix intérieure.   Ils disaient : "La Turquie a toute sa place en Europe !" Ces Français se présentaient comme ouverts et progressistes, voyant juste et loin. À ceux qui leur conseillaient de regarder de plus près le nouveau sultan, Recep Tayyip Erdogan, ils lançaient leurs mots empoisonnés : islamophobes, xénophobes, racistes, nauséabonds, etc. Pour ces beaux esprits, le Frère musulman Erdogan n’était qu’un "islamiste modéré", semblable à nos "démocrates-chrétiens". Il reste à faire l’inventaire des âneries débitées par les partisans de l’entrée de la Turquie en Europe. Et pour cause : l’homme s’est révélé, comme prévu, en islamiste conquérant et maître chanteur. En envahissant, le 8 octobre, le nord-est de la Syrie pour y chasser les…
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Quand le sage (Éric Zemmour) montre la lune, l’idiot regarde le doigt   Dans notre pays, la classe "jacassière" (comme l’appelait Raymond Barre) a, pour grand grande spécialité, de ne regarder que le doigt, et ce depuis longtemps, très longtemps. Et pourtant, ce que montre le doigt d’Éric Zemmour barre notre horizon intellectuel d’Est en Ouest en lettres de feu et cette question est simple : L’islam est-il ou non compatible avec la Démocratie ?  Et cette question en appelle immédiatement une deuxième. Poser cette question, n’est-ce pas en soi lancer une attaque anti-démocratique contre ceux qui suivent les enseignements de Mahomet puisque notre civilisation pose, comme marqueur du bien, la liberté de culte ?     Commençons par la première question et ici je vais utiliser le dernier livre - posthume - de Jacques Ellul, le grand philosophe, sociologue, politologue et théologien qui enseigna à Bordeaux et dont les œuvres ont…
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Quand les éléments de langage gouvernent le pays   La confiance s'effrite. Les événements et les catastrophes se succèdent et à chaque fois le peuple en est meurtri mais, surtout, il ne comprend pas et s’indigne.   Le scénario est toujours le même et il est un peu trop facile de jeter la pierre au premier qui parle...  En effet, à chaque fois le ministre concerné prévenu d'un événement dramatique par les alertes de son portable, arrive sur les lieux en même temps que les journalistes eux-mêmes prévenus par les mêmes alertes, micros et caméras au poing. Le responsable politique concerné ne sait que ce qu'ont bien voulu lui dire ses propres services. Les télés sont déjà là, la confusion règne et les ministres se trouvent jugés sur ce qu'ils vont immédiatement dire, annoncer, expliquer... Le vertige de la mauvaise communication. Tout est alors déjà biaisé. D'une part, il est…
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L’ombre du Général   CHRONIQUE - S’il s’est glissé dans les pas du gaullisme pour conquérir le pouvoir, Jacques Chirac n’est pas pour autant l’héritier de De Gaulle.   Nous étions au début du second mandat présidentiel de Jacques Chirac. Valéry Giscard d’Estaing, qui n’avait jamais jeté "la rancune à la rivière", avait lancé un de ces jugements sibyllins dont il a le secret : "La France a besoin d’un grand président comme le général de Gaulle." Une façon de dire que celui qui occupait l’Élysée n’était pas à la hauteur de la fonction. Quelques jours plus tard, Jacques Chirac, interrogé sur la pique de son ennemi éternel, répondit d’un sobre quoique ironique : "Il a raison." Le rapport complexe que Chirac entretenait avec le fondateur de la Ve République est sans doute résumé dans cette formule lapidaire : à la fois une admiration sincère, une révérence innée, et en même…
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Le retour de Pépé le Moco ?   En avril, la 37ème foire de Bruxelles se caractérisait par l’abondance "de la peinture-peinture… " c’est-à-dire "des tableaux peints, si possible à la main, et parfois par l’artiste lui-même"sic. Or cette foire n’est pas ringarde, c’est même la plus contemporaine : 800 artistes exposés, 90 % encore vivants ; un tiers à moins de 40 ans. Une foire innovante qui admet de jeunes galeries au fonctionnement nomade, voire sans but lucratif… qui plus est fréquentée par les collectionneurs belges qui sont, d’après Harry Bellet, "les mieux informés et les plus pointus du monde" (1). C’est dire si,en dehors de la France, la peinture reste appréciée. Au passage, on apprendra, qu’il se passe des choses inimaginables (dans notre hexagone) à la foire de Cologne : "les galeries allemandes y vendent des artistes allemands à des collectionneurs allemands". Étonnant aurait dit Desproges, non ?   2019 c’était aussi la foire de…
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