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En France (730)

L’innommable chaos   Jamais, dans toute l’histoire de la République, les Français n’ont été à tel point méprisés, moqués, manipulés. A travers M. Macron, la scène politico-médiatique leur offre une sorte de sauveur providentiel digne d’un autre âge. Son unique mérite : être jeune, beau, télégénique. On en oublie tout simplement qu’il a été le conseiller et le ministre de l’Economie de M. Hollande, c’est-à-dire un homme clé d’un quinquennat jugé désastreux par une majorité de Français. La contradiction est évidente : il se présente comme le candidat de "la véritable alternance" alors qu’il est dans la stricte continuité d’une politique menée depuis 5 ans… "Ni droite ni gauche", c’est gentil mais comment définir une ligne présidentielle avec des soutiens totalement disparates ? Sur l’économie, la politique internationale, la sécurité, l’immigration, l’Europe ? Je ne comprends pas comment une telle imposture, un tel néant peut aussi bien triompher dans la naïveté générale. Chez…
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Une drôle de campagne ou une campagne pour rien ?   Bien sûr, il y a Penelope. Le travail de Penelope, les salaires de Penelope, les enfants de Penelope. Et puis les costumes de Fillon. Et demain ? Les voitures de Fillon ? Les cigares de Fillon ? Les maîtresses de Fillon ? Mais il y a aussi Marine Le Pen ! Les emplois fictifs de Marine Le Pen. Et demain, il y aura le patrimoine de Marine Le Pen. Et celui de son père. Et de toute la famille. Et l’on parle désormais d’une plainte de l’association Anticor contre la déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron. L’élection présidentielle avait été conçue par de Gaulle comme la rencontre d’un homme et d’un peuple ; elle tourne à la rencontre d’un homme et d’un juge. La présidentielle a été conçue comme le sommet de notre vie politique ; elle devient le sommet d’une vie morale. On croyait être dans le monde de Machiavel…
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"Moins d’État" ? Séduisant mais trompeur   La gravité de la situation que connait la France exige de ne pas appliquer sans discernement des politiques libérales conçues dans les années 1980, argumente l’historien*.   C'est devenu un cliché du débat public français : l’État devrait désormais s’en tenir à ses grandes fonctions "régaliennes", et se retirer de tous les domaines de la vie collective où il ne fait qu’encombrer le monde de ses fonctionnaires et de ses réglementations inutiles. La notion de "régalien" est même devenue un marqueur puissant qui tient lieu de frontière entre le domaine d’intervention présumé "légitime" de l’État et celui de "la société civile" : en deçà, vous êtes un libéral bon teint ; au-delà vous êtes un affreux étatiste, au mieux un gaulliste nostalgique. Tout ceci dans un climat surréaliste où l’on feint d’ignorer la situation extrêmement difficile du pays. Ainsi se laisse-t-on entraîner dans des prévisions plus ou…
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La journée des dupes   Le 16 novembre 1630, l’opinion publique de notre pays était persuadée que la carrière du premier ministre de l’époque, touchait à son terme. Pris dans le tourbillon d’une campagne d’attaques personnelles, Armand de Richelieu semblait discrédité. On supputait qu’il allait laisser sa place à celui qui avait la faveur des notables : Marcillac. Le souverain, de qui la décision dépendait en dernier ressort, paraissait ébranlé par les assauts portés contre l’homme qu’il avait choisi peu de temps auparavant. Mais, contrairement à toute attente, Louis XIII se ressaisit. Au lieu de la disgrâce prévue, il confirma sa confiance à Richelieu. Les notables, surpris et penauds, durent s’incliner. Cet évènement est resté dans notre histoire sous le nom de journée des dupes.                 Le dimanche 5 mars a été une nouvelle journée de dupes. Le matin, les dirigeants de la droite avaient presque tous retiré leur soutien à…
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Douze raisons de soutenir François Fillon   * De tous les candidats à la présidentielle, lui seul a une véritable expérience de l’Etat, notamment comme Premier ministre pendant 5 ans. Or, la mission de président de la République est par définition celle d’un sage expérimenté qui fixe un cap et s’en remet à un gouvernement pour diriger l’action de réforme. Elle est inconcevable sans l’expérience de l’Etat.   * Sur les grandes questions de société, la nation, l’Europe, l’immigration, l’intégration, les frontières, la cohésion nationale, les banlieues, il est le seul à avoir un projet réaliste et crédible en dehors des slogans tapageurs, démagogues ou utopistes. Sur ces sujets cruciaux, extrêmement délicats, lui et son équipe sont strictement les seuls à proposer et à pouvoir faire quelque chose de réaliste et ambitieux.   * Lui seul est en mesure de réunir une majorité à l’Assemblée nationale stable, cohérente, capable de légiférer…
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Ruineuse décentralisation ? Les hommes politiques qui ne sont pas "à gauche toute", quand ils se présentent à une élection, ne manquent pas de ressasser le même refrain : il faut diminuer la dépense publique, et pour cela réduire le nombre des fonctionnaires. Pour le prochain quinquennat, ils expliquent par exemple qu’il faut diminuer de X centaines de mille le nombre de fonctionnaires. Certains précisent que, dans ce but, ils prévoient de ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux parmi ceux qui partent à la retraite. D’autres veulent embaucher principalement sous contrat salarial ordinaire. Parmi les points importants qui restent le plus souvent en dehors des limites de leurs épures se trouve le fonctionnement des collectivités territoriales et la prodigieuse augmentation du nombre de leurs employés. Ces collectivités ont actuellement recours à 1,9 million d’agents, et l’augmentation de cette "fonction publique territoriale" (locution, en abrégé FPT, qui inclut aussi bien les contractuels que…
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2017 comme 1958, vers une crise de régime ?   L'histoire ne se répète jamais sous des formes identiques, dans un monde en bouleversement permanent. Pourtant la nature humaine, elle, ne change pas et des événements de la même nature ne cessent de se reproduire dans la logique d'un éternel recommencement. La période actuelle renvoie aux heures sombres de 1958, cette année charnière qui marque l'agonie et la mort de la de la IVe République à l'occasion de l'une des pires crises politiques du XXe siècle. La société française traversait alors une ère de transformations vertigineuses : ouverture de l'économie française à la modernisation, à la compétitivité et au marché européen provoquant une mutation de l'agriculture, du commerce et de l'artisanat. La même angoisse frappe aujourd'hui le pays avec la révolution numérique, Internet, la robotisation et la peur de la disparition du travail. En 1958 comme en 2016, une violente crise…
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"Dans les banlieues, cessons de reculer"   FIGAROVOX - Après le viol présumé de Théo à Aulnay-sous-Bois, des émeutes urbaines ont éclaté en Seine-Saint-Denis. Dans quelle mesure peut-on dire que cette dégradation du climat sécuritaire est l'illustration d'une crise sociale et politique ? Ce qui est frappant, c'est le climat d'hystérie qui s'empare de plus en plus souvent de notre société. Chacun, ou presque, a son mot à dire sur ce qui s'est produit et voudrait imposer aux enquêteurs et même à la Justice la qualification des faits ainsi que la sentence. Les juges sont placés sous une pression inacceptable dans une démocratie. Alors sommes-nous dans la traduction d'une crise sociale et politique ? Une crise politique, assurément car c'est bien l'ordre établi et tous ceux qui l'incarnent de près ou de loin qui se trouvent un jour ou l'autre contestés, et parfois placés dans l'incapacité d'exercer leur mission. Des…
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Les scénarios de 2017   Nous baignons tous, du matin au soir, dans l’illusion présidentialiste. De fait, l’Elysée est l’arbre qui cache la forêt d’une réalité infiniment complexe et le grand guignol médiatique ne doit pas occulter la réalité : un président sans majorité à l’Assemblée nationale – qui vote les lois – est privé de tout pouvoir réel. La période électorale qui entre dans ses deux derniers mois est sans aucun précédent dans l’histoire de la Ve République : totalement incertaine. Pourtant, le spectre des scénarios possibles n’est pas indéfini :   La victoire aux présidentielles de M. Macron, donnée aujourd’hui comme l’hypothèse la plus probable par les médias et les sondages. Elle traduirait le triomphe d’une image, d’un reflet, d’un enfumage à grande échelle, d’une chimère adossée au néant. Les socialistes l’ont rejeté (exclusion en cas de parrainage) et les Républicains ne le considèrent pas comme un des leurs. M.…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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