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En France (724)

2017 comme 1958, vers une crise de régime ?   L'histoire ne se répète jamais sous des formes identiques, dans un monde en bouleversement permanent. Pourtant la nature humaine, elle, ne change pas et des événements de la même nature ne cessent de se reproduire dans la logique d'un éternel recommencement. La période actuelle renvoie aux heures sombres de 1958, cette année charnière qui marque l'agonie et la mort de la de la IVe République à l'occasion de l'une des pires crises politiques du XXe siècle. La société française traversait alors une ère de transformations vertigineuses : ouverture de l'économie française à la modernisation, à la compétitivité et au marché européen provoquant une mutation de l'agriculture, du commerce et de l'artisanat. La même angoisse frappe aujourd'hui le pays avec la révolution numérique, Internet, la robotisation et la peur de la disparition du travail. En 1958 comme en 2016, une violente crise…
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"Dans les banlieues, cessons de reculer"   FIGAROVOX - Après le viol présumé de Théo à Aulnay-sous-Bois, des émeutes urbaines ont éclaté en Seine-Saint-Denis. Dans quelle mesure peut-on dire que cette dégradation du climat sécuritaire est l'illustration d'une crise sociale et politique ? Ce qui est frappant, c'est le climat d'hystérie qui s'empare de plus en plus souvent de notre société. Chacun, ou presque, a son mot à dire sur ce qui s'est produit et voudrait imposer aux enquêteurs et même à la Justice la qualification des faits ainsi que la sentence. Les juges sont placés sous une pression inacceptable dans une démocratie. Alors sommes-nous dans la traduction d'une crise sociale et politique ? Une crise politique, assurément car c'est bien l'ordre établi et tous ceux qui l'incarnent de près ou de loin qui se trouvent un jour ou l'autre contestés, et parfois placés dans l'incapacité d'exercer leur mission. Des…
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Les scénarios de 2017   Nous baignons tous, du matin au soir, dans l’illusion présidentialiste. De fait, l’Elysée est l’arbre qui cache la forêt d’une réalité infiniment complexe et le grand guignol médiatique ne doit pas occulter la réalité : un président sans majorité à l’Assemblée nationale – qui vote les lois – est privé de tout pouvoir réel. La période électorale qui entre dans ses deux derniers mois est sans aucun précédent dans l’histoire de la Ve République : totalement incertaine. Pourtant, le spectre des scénarios possibles n’est pas indéfini :   La victoire aux présidentielles de M. Macron, donnée aujourd’hui comme l’hypothèse la plus probable par les médias et les sondages. Elle traduirait le triomphe d’une image, d’un reflet, d’un enfumage à grande échelle, d’une chimère adossée au néant. Les socialistes l’ont rejeté (exclusion en cas de parrainage) et les Républicains ne le considèrent pas comme un des leurs. M.…
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Le temps des forteresses !   Il fut un temps où la France savait bâtir des forteresses pour défendre ses frontières et assurer à ses habitants la sécurité de leurs jours, la tranquillité de leurs nuits et la sérénité de leurs foyers. Aujourd'hui elle s'inquiète et si le grand bâtisseur de ses forts, Sébastien le Prestre, Marquis de Vauban revenait parmi nous, il ne verrait de sa "ceinture de fer" qu'un amas de belles ruines et de souvenirs glorieux uniquement pour ceux qui croient encore à son antique grandeur ! Et pourtant ces ruines ont une âme ; une âme si grande et si belle qu'aucune guerre sensible et matérielle ne saurait les détruire dans le cœur de ce peuple qui a tant aimé et tant haï à la fois ses rois et ses présidents et tant idolâtré et brûlé ses dieux, ses temples et ses églises ! J'ose imaginer encore : si le…
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Quelle politique migratoire pour 2017 ?   Il ne fait pas grand doute que la question migratoire, liée à celle de l’identité, sera au cœur de l’élection présidentielle d’avril prochain. Place de l’islam dans la société française, crise des migrants, situation dans les quartiers sensibles, insécurité, chômage : nombre de questions appelant des réponses urgentes ramènent à la problématique migratoire. Et, de fait, les Français expriment la volonté de plus en plus partagée de limiter l’immigration. Mais notre pays en a-t-il les moyens ? La question mérite d’être posée tant les outils de gestion migratoire, émoussés par la vision irénique d’un monde sans frontières qui a dominé ces dernières décennies, apparaissent inadaptés à la situation actuelle. C’est donc à une refondation de sa politique migratoire que la France est appelée. Il y a beaucoup à faire, à commencer par assigner des objectifs forts et significatifs pour les Français à cette refondation. Le premier…
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"Pour une meilleure dynamique des territoires"   Le recteur Gérard-François Dumont, professeur à la Sorbonne, président de la revue "Population et avenir", auteur notamment de "Diagnostic et gouvernance des territoires" (Paris, Armand Colin), est intervenu le 23 novembre dernier au Sénat, lors de la cérémonie du Prix territoire 2016. Il précise ici son plaidoyer pour une meilleure dynamique des territoires.   Les prix Territoria, décernés depuis 1986 à des initiatives innovantes, témoignent de la vitalité de nombre des territoires français. Mais, pour favoriser davantage encore l’innovation territoriale, il importe, d’une part, que la France inverse ses tendances à la recentralisation et, d’autre part, que la gouvernance territoriale sache appliquer le principe de subsidiarité.   Inverser les tendances à la (re)centralisation La France s’est heureusement décentralisée en 1982, mais la période des "quinze glorieuses de la décentralisation" a été malheureusement suivie par davantage de décisions de recentralisation que de responsabilisation des…
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La révolution silencieuse Cette révolution silencieuse qu’ignore la "France d’en haut" Depuis janvier 2009 paraît chaque année une enquête du CEVIPOF, réalisée sur plus de 2000 personnes, intitulée "baromètre de la confiance". La vague 8 de cette étude a été réalisée entre les deux primaires de la gauche et du centre, du 16 au 30 décembre 2016, à la veille d’une année électorale décisive. Ce document sonde l’esprit de la France. En cette période cruciale, les responsables publics devraient s’y pencher avec la plus grande attention. Il souligne l’aggravation, d’année en année, de l’abîme qui sépare le microcosme politico-médiatique de la majorité silencieuse. L’enquête du CEVIPOF traduit une révolution silencieuse. Le décrochage de l’opinion à l’égard de "la politique spectacle" s’accélère. Les primaires, supposées marquer un progrès de la démocratie, n’ont fait qu’aggraver la fracture. La posture "anti système", dernière mode idéologique, dont tentent de s’emparer tous les candidats, n’y…
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La politique de Défense de la France Quel regard portez-vous sur la Défense de la France ? A l'issue de cette mandature, nous voyons un empilement d'actions réactives, à vocations plus politiciennes que politiques, une usure certaine de nos forces armées, mais nous ne voyons pas émerger de stratégie générale. Nous avons globalement une Défense qui vit sur sa lancée sans qu’une direction forte ne lui ait été donnée. C’est vrai avec les différentes interventions extérieures, c’est vrai aussi dans le rapport à l’OTAN et à l’Europe. Sur ce point, la France vit avec son héritage "sarkozien" qui lui a fait grand mal en statuant la perte de son autonomie stratégique sans bénéfice retour au niveau européen. Tout cela mériterait d’être ordonné autour d’une vision claire, absente aujourd’hui. Nous avons une Défense en déshérence en termes de cohérence générale, avec des discours de gestionnaire à tous les niveaux mais aucun souffle…
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Le libéralisme, porté par la société civile   Le libéralisme, à peine exhumé de la cave, y est repoussé par ceux qui s’en effraient déjà. "La France n’est pas libérale", a assuré le "réformiste" Manuel Valls, ce lundi matin sur Europe 1. Dans Le Monde de ce week-end, celui qui avait clamé : "J’aime l’entreprise" devant l’université du Medef, en 2014, a expliqué : "Je pense que le libéralisme économique n’est pas la réponse à la situation de la France. Pour moi, le rôle de l’Etat et celui des services publics sont essentiels tout comme celui des partenaires sociaux". Jean-Claude Michéa, qui vient de publier : "Notre ennemi, le capital", remet pour sa part le vieux marxisme à la mode. Le philosophe est particulièrement admiré d’une jeune génération réactive en quête de gourous et qui ne s'attarde visiblement pas sur l'héritage totalitaire de cette idéologie liberticide et manichéenne. Alors que…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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