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En France (763)

Les illusions de la COP 21   On peut se demander pourquoi Donald Trump  a dénoncé l’accord de Paris que les Etats Unis avaient signé dans l’unanimité suspecte des 196 pays participant à la COP21. En effet le texte de cet accord rédigé au conditionnel n’est nullement contraignant et est une suite de vœux pieux, d’objectifs inatteignables et de vaines promesses. Etant donné les délais prévus, il aurait pu tout simplement ne rien faire et ne rien dire. Il aurait fallu attendre plusieurs années pour s’en apercevoir. En fait la décision tonitruante du président Trump est strictement à usage interne, il veut signifier aux Américains qu’il ne va pas les contraindre par des engagements destinés à combattre un risque auquel il ne croit pas vraiment. Les Etats Unis sont, grâce au gaz et au pétrole de schiste, autosuffisants en énergie et on ne voit pas la raison pour laquelle ils…
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Le macronisme aggrave la crise de la démocratie   Une révolution est en marche. Mais il est peu probable qu’elle s’arrête à la victoire législative annoncée du parti présidentiel. Ce succès n’est qu’une étape, dans un cycle inachevé. Avec une abstention historique de 51,3 %, les 32,32 % du mouvement macronien ne représente que 15% du corps électoral. Pour autant, par le jeu du scrutin majoritaire à deux tours, les 4/5ème des sièges de l’Assemblée pourraient revenir aux candidats de La République en marche (LRM), à l’issue du second tour. Cette situation malsaine aggrave la crise de la démocratie sur laquelle Emmanuel Macron a construit sa stratégie de conquête. S’il a réussi à bousculer le vieux monde politique et ses partis vides de projets, le champ de ruine ainsi créé ne pourra se contenter d’une renaissance à travers un parti unique progressiste dans lequel une large partie du PS s’est…
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Servir les armées de la France   Les armées sont dans un état critique. C’est avec soulagement qu’elles ont vu arriver leur nouveau ministre après cinq années de difficultés croissantes. Opportunément, la nouvelle appellation de "Ministère aux armées" indique clairement sa vocation : produire des armées équipées et entraînées, porteuses des capacités opérationnelles leur permettant de tenir toute leur place dans la politique de défense de la France. Les autres directions, délégations et secrétariats sont ainsi intelligemment replacées, au service des armées qui sont la raison d’être de ce ministère. Les militaires attendent beaucoup de cette nouvelle mandature. En effet, depuis un quart de siècle, malgré l’évidence de la montée constante des menaces, malgré les mises en garde répétées des chefs d’état-major successifs, les armées ont terriblement souffert. Il a été trop demandé à leurs ressortissants, alors même que diminuaient les compensations de leurs immenses sujétions. Il a été facile de…
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La fracture démocratique   Au premier degré, c’est vrai, la chute des plusieurs personnalités socialistes, l’effondrement du PS comme du FN constituent de vrais sujets de satisfaction ou de jubilation intérieure. Mais au-delà, ces élections confirment la tragédie de la vie politique française. Une participation inférieure à 50 %, à l’occasion d’élections législatives témoigne de l’indifférence croissante des Français vis-à-vis de la chose publique. Ce taux d’abstention historique, pour des élections qui représentent la pierre angulaire de la démocratie française, est le signe de l’effondrement de cette démocratie, dans l’indifférence générale. En toute logique, avec moins de 50 % de participation, de telles élections devraient être considérées comme nulles. La victoire de LREM qui devrait remporter les quatre cinquièmes des sièges de députés, avec l’adhésion d’environ 16 % du corps électoral, souligne jusqu’à la caricature l’absurdité du système politique français. Tel est le fruit de la personnalisation à outrance du pouvoir, du…
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Non, nous ne sommes pas en 1958, mais en 1830 !   La République en marche, composée du ­centre droit et du centre gauche, ressemble au bloc bourgeois mis en place après la révolution de 1830. Louis-Philippe était alors le garant de la soumission française à l'ordre libéral imposé par l'Empire britannique. Nous sommes en 1958. Comme le général de Gaulle, notre nouveau président a renversé la table. Il "joue au poker pendant que ses adversaires jouent à la belote". Le PS songe à vendre Solferino et Les Républicains ont sonné la retraite. Une nouvelle majorité parlementaire En Marche va émerger comme s'était imposé le bloc gaulliste de l'UNR. Avec des députés débutants, issus de la société civile comme leurs prédécesseurs sortaient de la Résistance. À la tête de l'État, une technocratie modernisatrice engage à marche forcée l'adaptation de l'économie française au monde dans la droite ligne du plan Rueff.…
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Changeons notre politique extérieure   Le comportement du Président Trump au dernier G7 puis sa décision de sortir de l’accord de Paris sur le climat, montrent qu’il applique sa doctrine "America first" et qu’il ne faut plus compter sur les Etats Unis aussi bien pour notre défense que pour notre politique économique. C’est là l’aspect positif de l’affaire : contrainte et forcée, l’Union Européenne et d’abord la France va devoir réorienter sa politique extérieure. Il est un peu navrant de voir qu’au dernier sommet de Saint-Petersbourg, la France n’était guère représentée que par des pétroliers et que Poutine en a été à faire les yeux doux au président Indien. L’Europe a fait de même, après la sortie décidée par Donald Trump de l’accord de Paris, c’est avec la Chine qu’elle s’est concertée. La réception à Versailles de Vladimir Poutine laissait espérer que la France allait enfin mener une politique conforme à…
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Quand la soif de pureté révèle l’écroulement du politique   Les "affaires" et l’exemplarité des hommes politiques tournent à l’obsession et étouffent toutes les autres questions. Dans une sorte de roulement continu, les scandales s’enchaînent les uns aux autres, écrasant la vie publique. Depuis 2011, une tornade sans fin de mises en cause du comportement des dirigeants semble emporter la politique française : DSK, Cahuzac, Thévenoud, "Merci pour ce moment" et ses suites, Bygmalion… Les primaires de droite ont été dominées, fin 2016, par la quête de la vertu : "qui imagine de Gaulle mis en examen ?". Les présidentielles de 2017 ont été broyées par le "Fillongate". Et puis aujourd’hui, à peine un mois après l’élection d’un nouveau président, voici le gouvernement empêtré dans une série de mises en cause personnelles qui de nouveau, embrase la sphère politico-médiatique. Jamais, dans toute l’histoire, l’ébranlement par les affaires d’une nouvelle équipe issue du suffrage universel…
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Présidentielle 2017 : une euphorie trompeuse et dangereuse   Dans l'histoire de France, un certain nombre d'événements politiques ont donné lieu à des scènes de liesse, souvent de courte durée. Maxime Tandonnet met en perspective l'élection présidentielle de 2017 avec ces événements.   Le passage de la déprime à l'euphorie collective, la béatitude, l'extase est une constante du caractère français et de l'histoire politique de la France contemporaine. Dans ces moments-là, toute manifestation de réserve ou de préoccupation pour l'avenir expose son auteur à l'opprobre, à l'exclusion et aux insultes. Au mieux, il est ringard, pessimiste, aigri, chagrin, jaloux, vieux, homme du passé, dépassé, rabougri, grincheux. Au pire, le voilà étiqueté de traître, réactionnaire, fasciste... Il est étrange de constater comment, de siècle en siècle, les mêmes phénomènes d'hystérie joyeuse se retrouvent avec constance. Mais bien souvent, les manifestations de joie, de bonheur retrouvé, d'allégresse nationale, forment un écran de fumée…
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Saisirons-nous la fenêtre d’opportunité en Syrie ?   Depuis cinq ans, je répétais que nos gouvernements avaient "tout faux" pour leur politique en Syrie. Après avoir cru que le président Assad ne ferait pas plus le poids que Ben Ali en Tunisie, nos gouvernements successifs ont soutenu des groupes apparentés à ceux que nous combattions en Afghanistan et en Afrique, au Sahel notamment. Aujourd’hui, il est clair que le président Assad est en train de vaincre : les positions tenues par ses opposants se réduisent chaque jour. Finalement ses adversaires sont regroupés en deux entités : ceux proches de Daech - le califat islamique -, et l’Armée syrienne libre soutenue par les Etats-Unis. Et cette Armée syrienne libre se garde bien de s’en prendre à Bachar el Assad et aux territoires qu’il contrôle. Je dirai qu’il existe une connivence entre cette Armée syrienne libre et les forces de Bachar el Assad. Bien des…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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