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Départementalisation

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Départementalisation
 
Les évènements récents en Guyane font une fois de plus ressortir l’ineptie du statut de département appliqué à nos territoires d’outremer. On fait d’eux des "Lampedusa"  exotiques en but à une immigration incontrôlable, pour ce qui est de la Guyane venant d’Haïti, du Brésil et du Surinam : il est impossible de fermer nos frontières ouvertes à tous les vents. De plus on empêche tout développement économique.
Pour faire lever le blocage du département, après avoir offert 1,86 milliard d’euros notamment pour construire des lycées et des collèges, une citée judiciaire à Cayenne, une prison à Saint-Laurent-du-Marony et des routes, on a fini par céder aux exigences du collectif et promettre 2,1 milliards de plus.
Il est vrai que les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent
 
La Guyane est avec Mayotte, le territoire français où l’impact migratoire est le plus fort. Au dernier recensement, plus de 84 000 étrangers étaient présents sur le sol guyanais, soit le tiers de la population totale. Cette immigration est avant tout régionale et s’explique par le niveau de vie attractif pour les ressortissants des pays environnants. La population est passée de 20 000 habitants en 1950 à 230 000 de nos jours
Les avantages sociaux attirent comme un trou noir, augmentent le coût de la main d’œuvre si bien qu’aucune activité économique ne subsiste sauf celle du béton pour construire des infrastructures : écoles, routes, hôpitaux.
En Guyane il y a bien le centre spatial de Kourou qui a certes des retombées sur les finances locales mais comme le fut le cas pour le Centre d’Essai en Polynésie, fonctionne à part dans son enclave et n’est là qu’à cause de la proximité de l’équateur.
En fait la Guyane vit surtout de transferts de la métropole : salaires des fonctionnaires, subventions, aides sociales. La fonction publique fournit la moitié des emplois qui sont surpayés y compris les agents recrutés sur place.
Et l’on vous dira, ce qui est vrai, que les Français de Guyane ne vivent pas aussi bien que ceux de la métropole.
 
Le statut de département entraine de curieuses aberrations, la Guyane étant sensée faire partie de l’Europe, on n’y applique les normes européennes, par exemple on n’importe pas de viande du Brésil où elle n’est pas chère, les abattoirs n’étant pas aux normes européennes. En fait tout est importé notamment de métropole.
On retrouve à Mayotte la même situation, en pire, du fait de la différence culturelle d’une population à 95 % musulmane et pour beaucoup ne maitrisant pas le français. Une immigration constante à partir des autres iles des Comores où le niveau de vie est très bas, mais aussi de Madagascar et de l’Afrique de l’Est, entraine une croissance démographique explosive : plus de la moitié des résidents sont d’origine étrangère dont la moitié des clandestins. Pourtant on expulse plus de 20 000 clandestins par an autant qu’en métropole. On compte actuellement 500 habitants au km2, la croissance est telle qu’il faudrait construire une classe par jour pour scolariser les enfants, actuellement 33 % des enfants de plus de 15 ans n’ont jamais été scolarisés.
Les investissements sont pourtant croissants : 117 millions d’euros en 2003, 337 en 2015.
Un récent rapport sur le système éducatif mahorais montrait que le taux de réussite au bac était à Mayotte de 74 % contre 93 % en Guyane ou à la Réunion, et encore on doit être indulgent puisque 85 % des élèves mahorais échouent en première année d’études supérieures.
Ce qui est intéressant c’est ce que le conseil économique et social (CESEM) propose comme solutions : développer l’internat, mais aussi apprendre dans le primaire à lire et écrire en langue maternelle shimaoré ou kibuschi - des formes locales du swahili -  et développer l’enseignement privé musulman au primaire puis au secondaire. On ne pourra que constater l’échec de l’intégration des Mahorais dans le moule français.
Pour le reste on trouve les mêmes tares qu’en Guyane : économie dépendant des transferts - salaires d’une fonction publique surabondante et surpayée, aide sociales, subventions. Etant donné le coût de la main d’œuvre on ne produit plus rien à Mayotte sauf du béton pour les équipements. Et en plus la situation sociale est explosive.
 
Le choix du statut de département est totalement inadapté, il aurait fallu adopter des statuts spécifiques donnant aux territoires une certaine autonomie, permettant leur développement dans le contexte de la zone. Les autres anciennes colonies Guyanaises ont toutes reçu leur indépendance et le statut de Mayotte attire inexorablement les populations voisines.
Quand on compare les deux îles sœurs de la Réunion et de Maurice, on ne peut que constater que l’ile française dépend pour une grande part de la métropole, alors que Maurice indépendante se suffit à elle-même et dispose d’une économie autonome, production sucrière, banques, industrie et tourisme.
Peut-être conviendrait-il de desserrer la tutelle de la métropole et de donner à la Réunion une large autonomie. On peut faire la même réflexion au sujet de la Guadeloupe et de la Martinique.

dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com
JOURDIER Francois

Né le 9 juin 1930
Marié - 6 enfants 



Contre amiral (2°S) 



Ecole navale (1949)


Directeur du Centre d'Essais de la Méditerranée (1981-1986)
Inspection des Armements nucléaires (1978-1980)
Commandant du Bâtiment Atelier Jules Verne (1975-1976)
Etat-major des Forces Françaises du Sud de l'Océan Indien 
     à Madagascar puis à la Réunion (1972-1974)
Commandement du bâtiment de débarquement de chars (BDC) Bidassoa (1968-1969)
Ecole des Applications militaires de l'énergie atomique (1963-1968)
Divers embarquements
Guerre d'Indochine dans les forces fluviales du Sud VietNam (1952-1954)


Ouvrages
La désinformation et le journal Le Monde  (2004) Indochine 1952-1954 - Les Luc Binh - Souvenirs d'un marin du fleuve  (2008)
De Judas à Tartuffe - Lettres au Monde  (2009)
 


Distinctions 
Officier de la Légion d'Honneur
Officier de l'Ordre National du Mérite
Croix de guerre des TOE (Théâtre des opérations extérieures)
Chevalier des palmes académiques

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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