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Aux sources de la crise universitaire française

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La décadence de l'université française remonte à mai 1968 (et au-delà). Elle est le résultat d'une omnipotence de l'Etat, dissimulant le vrai pouvoir d'immobilisme détenu par les groupes corporatifs. Un diagnostic nécessaire, en vue d'une libération. Toute une série de rapports internationaux viennent de souligner le retard des universités françaises sur les universités des 23 pays développés du monde (les 15 européens, le Japon, les Etats-Unis, le Canada, l'Australie, la Nouvelle Zélande, Taïwan, la Chine et l'Inde). Les raisons de ce retard tiennent à des éléments très divers, historiques, politiques, économiques, idéologiques.

Une histoire ancienne
Historiquement
, il n'y a, si l'on en croit l'Almanach Royal pour l'année 1777, d'université qu'à Paris avec une Faculté de théologie, la Faculté "des droits", la Faculté de médecine et la Faculté des "arts". Il existe en province des Facultés de droit et de médecine mais elles sont à de rares exceptions près, fort médiocres : elles ne constituent pas des universités au sens normal du terme. Seule l'Université de Strasbourg répond à la conception que depuis le Moyen Age on a de l'université, mais elle vit selon les traditions des universités allemandes avec ses facultés de théologie (protestante), médecine, droit et philosophie et attire des étudiants venus de toute l'Europe, tels Goethe et Metternich.
De toute manière, le 15 septembre 1793, la Convention supprime toutes les universités. Napoléon établit une université impériale centralisée, dirigée de Paris : dans chaque académie il y a des facultés totalement indépendantes les unes des autres placées sous l'autorité du Recteur. La III ème République maintint ce système. C'est la loi du 10 juillet 1896 qui reconstitue les universités en réunissant sous le titre d'Université les facultés d'ne même ville. Mais le système des diplômes nationaux mis en place en 1808 demeure et ces universités n'ont guère d'autonomie : on est docteur d'Etat mais non docteur de telle ou telle université, à la différence des grandes universités allemandes ou anglo-saxonnes. Ce système perdure dans ses grandes lignes jusqu'à la loi d'orientation du 12 novembre 1968.

Si ces universités enseignent, elles ne cherchent et n'innovent guère. Cela remonte loin : François 1er pour pallier la faiblesse des études humanistes fonde le Collège royal, futur Collège de France. Trois siècles plus tard, constatant les carences de l'Université impériale, Napoléon III, sur la proposition de Victor Duruy, crée l'Ecole Pratique des Hautes Etudes, à laquelle s'ajoutera dans les années 1960, l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS).
Plus grave. Pour pallier les carences de l'université, on créa des écoles spécialisées, Ecole des Ponts et Chaussées en 1747, suivie de l'Ecole des Mines, puis de l'Ecole Polytechnique et de l'Ecole Normale Supérieure sous la Convention, en attendant les écoles d'Agriculture, et celle des Arts et Métiers, tous établissements qui dans le monde germanique sont des facultés d'université ou d'université technique. De surcroît, toutes ces écoles sont "élitistes", on y entre par un concours préparé dans les classes dites préparatoires. Plus tard apparaîtront des écoles de commerce en dehors de l'université à l'exception toutefois de l'ESSEC créée dans le cadre de l'Institut catholique. Mais influencée par les dérives administratives et bureaucratiques des universités d'Etat, l'ESSEC prendra une quasi indépendance face à la "Catho". En 1957, le ministère décida la mise en place des Instituts nationaux de science appliquée (INSA) formant des ingénieurs part accession sans concours à l'établissement mais après sélection sur dossier. Leur prestige demeure faible. Un peu plus tard, on créera des Universités technologiques, la plus connue étant celle de Compiègne.
Mais les universités comme les écoles avaient une attitude condescendante à l'égard de la recherche. Aussi, Jean Zay, en 1936, mettra en place le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) instituant de fait une concurrence incontestable entre les universités et le CNRS qui n'a cessé de s'aggraver depuis 1968.
 

 Le dégoût de la sélection
Le sous-développement universitaire est largement favorisé par le rôle pervers des enseignants et de leurs syndicats. A aucun moment, bien que peu représentatifs, ceux-ci (qu'ils soient de droite (syndicat autonome) ou de gauche SGEN/CFDT ou ex FEN) n'ont fait preuve de discernement ou d'ouverture d'esprit. Pour ne pas faire de peine aux étudiants on défendra le diplôme national : chacun sait pourtant qu'un licencié d'allemand à Strasbourg vaut mieux que le licencié de Montpellier et l'hispanisant de Toulouse ou Bordeaux est a priori plus solide que celui de Strasbourg ou de Metz. Cela pose la question de l'autonomie des universités : toutes - même les parisiennes - ont des points forts et des points faibles. Plutôt que d'égaliser par la médiocrité il serait peut-être plus judicieux de mettre l'accent sur les points forts et de laisser à un autre établissement le soin de pallier les zones de faiblesse. Jusque dans les années 1980 un étudiant terminant l'année avec succès à l'IEP de Strasbourg pouvait entrer directement en 2ème année à l'IEP de Paris. Pour éviter que les Nancéens désertent Nancy pour Strasbourg il a été créé à Nancy un cycle préparatoire de deux ans permettant l'entrée directe en 2ème année d'IEP à Paris, quitte à allonger d'un an les études des candidats !
Diplôme unique, refus de toute sélection ; En 1966, Christian Fouchet envisageait un examen d'entrée en université pour les disciplines juridiques, littéraires et de sciences humaines. Le doyen Vedel, au prétexte fallacieux qu'il ne voyait pas sur quoi se fonder pour un examen d'entrée dans les facultés de droit, fit capoter le projet pourtant soutenu par les doyens littéraires et la moitié des doyens juristes. Dois-je ajouter que lorsqu'en 1974 le directeur de l'IEP de Strasbourg - se fondant sur l'article 11 de la loi de 1968 - institua pour la première fois un examen d'entrée pour un IEP de province, il enleva nombre d'étudiants de qualité à la faculté de droit au point qu'en 1978 ou en 1979, sur la dizaine de reçus strasbourgeois à l'école nationale de la magistrature, la moitié n'avait pas de licence de droit, à commencer par le n°2. Refus de sélection, rien n'empêchait d'imposer à la fin de la 1ère année du DUEL puis du DEUG littéraire une version latine de niveau solide. Cela aurait évité l'invasion d'étudiants incapables. Aucun établissement n'a eu la volonté d'agir ainsi. Au reste, seules l'Université Paris IX et l'IEP de Paris ont institué une procédure sérieuse de sélection. Il est vrai que l'exemple venait de haut. Au cours d'une réunion universitaire, le ministre François Bayrou se plaignait du trop grand nombre d'étudiants en éducation physique et sport, 1 500 étudiants inscrits en 1ère année à Paris, alors que 500 auraient été suffisants. Un universitaire plaisantin lui suggéra d'organiser une course à pied entre la cour de la Sorbonne et celle du ministère et de ne retenir que les 500 premiers.  "Vous n'y pensez pas, rétorqua le ministre, ce serait de la sélection". Humour ou résignation ? En réalité, enseignants et étudiants ne veulent pas entendre parler de sélection et depuis 1967, arrivée d'Alain Peyrefitte rue de Grenelle, c'est la position de tous les ministres successifs à l'exception de Mme Saunier-Seïté et d'Alain Devaquet : la première fut soutenue par le Président et le second fut lâché par son Premier ministre. Il est vrai qu'une vraie politique de l'orientation implique, outre la volonté, des moyens financiers que l'on refuse à l'Université qui, il est vrai, utilise généralement fort mal les maigres crédits dont elle dispose.

Revenir à la loi de 1968
Une politique réaliste de l'orientation implique une restructuration complète du système de l'enseignement supérieur qui se fonde réellement sur les principes de la Loi d'Orientation de 1968, l'autonomie, la pluridisciplinarité, la participation.

L'autonomie ; elle doit laisser aux universités toute latitude sur leur politique : cela va des conditions d'admission aux disciplines enseignées, en passant par le libre choix concernant les droits universitaires et le choix des enseignements. Tout cela est aujourd'hui soit fixé par la loi, soit de la compétence du ministère. La loi interdit la sélection sauf dans des cas bien particuliers (Dauphine, Compiègne et IUT) ; c'est le ministère qui fixe le taux des droits d'inscription, qui par le biais des listes d'aptitude établies par le Conseil national des universités (CNU) impose en fait le choix des enseignants (1). Soyons clair, en France, l'autonomie indispensable au bon fonctionnement d'une université n'est qu'un mythe.
La pluridisciplinarité
n'existe plus depuis 1968 : il suffit de regarder la liste des établissements universitaires des grandes agglomérations. A Paris-centre, lettres, droit, sciences sont généralement séparées et l'on assiste à des situations aberrantes : le bâtiment de la Sorbonne est en fait géré par le Rectorat puisque quatre universités - Paris I, III, IV et V - s'en partagent les locaux. Aux Facultés d'autrefois se sont substituées des Unités de formation et de recherche (UFR) qui n'ont guère de relations entre elles. En province, Lille, Strasbourg, Lyon, Grenoble, Marseille, Montpellier, Toulouse ont chacune trois universités monodisciplinaires, il y en a quatre à Bordeaux, deux à Nancy, Clermont-Ferrand et Rennes ; rares sont les universités anciennes à être demeurées monodisciplinaires (Caen, Dijon, Besançon, Poitiers). Certes, la pluridisciplinarité est la règle dans les universités nouvelles. Angers, Nantes, Brest, Tours, Rouen, Amiens, Arras, Valenciennes, Reims, Metz, Mulhouse, Limoges, Perpignan ; dans la plupart des cas, elles ne jouent qu'un rôle secondaire et leurs activités de recherche se ressentent du fait que les professeurs qui y enseignent ne font qu'y passer car elles n'ont guère de moyens : la moitié des enseignants de ces établissements ont d'ailleurs des "turbo-prof".
Ici, le rôle de l'Etat a été catastrophique. Pour complaire aux collectivités locales, on a multiplié les universités auxquelles s'ajoutent une multitude de centres universitaires ; de Lorient à Narbonne, ils sont trop nombreux. Mais ils coûtent cher car les crédits d'Etat (qui sont l'essentiel des crédits des établissements universitaires) sont répartis en fonction de critères nationaux. Ces nouvelles institutions interdisent de favoriser Paris I, Paris IV, Paris VI, Paris VII, Paris IX, les universités scientifiques de Grenoble, Lyon, Toulouse, ou Strasbourg I au détriment de Limoges ou Perpignan : l'égalitarisme cher à la mentalité française a ici des conséquences dramatiques. Il ne s'agit nullement d'interdire l'accès à l'enseignement universitaire des jeunes des petites villes. La solution, c'était la multiplication de ce que, presque au même moment, automne 1967, l'UDR et le PSU, pour une fois d'accord, préconisaient, savoir la création de collèges universitaires de 1er cycle rattachés à une université centrale ne délivrant que des licences maîtrises et DEA à l'image des grandes universités américaines (2). Le projet PSU rédigé par Laurent Schwarz suggérait par ailleurs (comme le projet UDR) un solide encadrement des étudiants par transfert des agrégés des lycées dans les collèges. Ce projet soutenu par le Général de Gaulle et G. Pompidou fut rejeté par une coalition étrange allant du ministre A. Peyrefitte au Syndicat autonome (qui parle alors du "secondarisation du supérieur") à l'UNEF en passant par le SNEsup.

Simultanément, il fallait mettre l'accent sur la création d'IUT pour arriver à ce que en 1966 préconisait Pierre Laurent, secrétaire général du ministère et le recteur J. Capelle : sur 200 000 bacheliers, 90 000 en IUT et BTS, 90 000 en faculté et 20 000 en classes préparatoires. En octobre 2004, sur 400 000 bacheliers, 10% sont en classe préparatoire, 10% en IUT, 20% en BTS et 60% en université. Il est vrai qu'un étudiant d'IUT coûte deux fois plus cher qu'un étudiant en droit.

Une misère idéologique
En effet, le sous-développement universitaire français a des raisons financières qui ont des causes essentiellement idéologiques. Quand on regarde de près la part du PIB que la France et les grands Etats développés consacrent à la formation et à l'éducation, on fait d'intéressantes et curieuses constatations.

On note ainsi que les quatre grands pays (France, Allemagne, Grande-Bretagne, Japon) dépensent tous globalement pour la formation à peu près la même part de PIB. Mais là où la France attribue moins d'un cinquième de son budget éducation au supérieur, les autres Etats y consacrent environ un tiers.
Cela a de grandes conséquences : d'abord dans ces Etats, le nombre d'enseignants est sensiblement plus élevé, d'autant qu'ils distinguent trois corps d'enseignants : professeurs, maîtres de conférences et assistants, confiant à ces derniers l'encadrement de base des étudiants. En France, le corps des assistants a disparu dans les années 1980 et l'encadrement des étudiants est confié aux professeurs et aux maîtres de conférences au détriment de la part de temps consacré à la recherche. Il est vrai qu'en Allemagne et en Grande-Bretagne assistants et maîtres de conférences sont nommés à temps limité mais ils peuvent être renouvelés. En France, plus de 80% des enseignants sont titulaires à vie.
D'autre part, faute de crédits, les bibliothèques et les laboratoires de recherches vivent avec difficulté, les bibliothèques des universités françaises en particulier étant d'une pauvreté légendaire. San doute, les traitements sont analogues : un professeur de Harvard a un traitement annuel de 100 000 $, soit environ 80 000, les professeurs de Sorbonne ont un traitement annuel de l'ordre de 70 000 sans compter pour ceux qui la méritent la prime de recherche, soit à leur niveau 6 000 supplémentaires. Seulement, les professeurs allemands, britanniques, canadiens ou "étatsuniens" ont à leur disposition un secrétariat consistant et un bureau personnel à l'université, toutes choses qui n'existent pas en France. Tout ceci contribue à diminuer la place de la recherche dans la vie d'un enseignant astreint très souvent en outre à des tâches administratives confiées ailleurs à du personnel spécialisé. Recteurs ou présidents d'université, doyens de faculté ont à leur côté une pléiade dagents, ce qui n'existe pas en France. L'UFR d'histoire de la Sorbonne (Paris IV) disposait en 1990 de six agents : le département d'histoire de Göttingen (RFA) en avait au même moment une douzaine.
Cette situation a des raisons idéologiques : comme chacun sait, le ministère de l'Education nationale est largement cogéré par les syndicats : les syndicats d'enseignants du premier et du second degré y tiennent une place déterminante. Quoi que puissent dire les ministres, ce sont eux qui répartissent les crédits : la conséquence en apparaît quand on regarde le nombre d'élèves par enseignant dans quelques pays.

Au reste, chacun sait que même si le nombre d'élèves diminue, le nombre de maîtres n'a cessé d'augmenter depuis 1974. Honnêtement, on pourrait assez facilement diminuer d'nviron 50 000 le nombre cumulé des enseignants du 1er et du 2ème degré. En tous cas, le sous-développement du supérieur pourrait être comblé assez rapidement par un transfert au supérieur des crédits liés au surcoût des enseignements des 1er et 2ème degré. Cela demande simplement du courage politique et aussi une bonne campagne médiatique fondée d'abord sur les remarques de l'OCDE.

Un autre aspect de l'idéologie dominante dans le supérieur français est le refus des liens structurels avec le monde industriel et commercial. Sauf en Grande-Bretagne, la recherche n'est financée par les Etats qu'à un niveau voisin de 35% alors qu'en France, la part de l'Etat est de l'ordre de 50%. Il est vrai que les chercheurs du CNRS sont fonctionnaires et ne sont pas sanctionnés s'ils ne font pas de recherche. Au reste, la recherche qui n'est pas d'Etat est souvent décriée. Le Monde  vient, en un mois, d'en donner un exemple flagrant : le prix Nobel de chimie 2005 a droit à un tiers de page du Monde ; la médaille d'or du CNRS, distinction prestigieuse certes mais sans commune mesure avec le Nobel, a droit à une page entière !
Enfin, il convient de reprendre la carte universitaire : obliger les diverses universités d'une même ville à se regrouper, y compris à Paris-centre où coexistent huit universités dont l'impact n'est pas toujours évident. Le regroupement en 2 ou 3 universités économisant près d'une centaine de millions d'euros. Scientifiquement, la situation est pire ; réfléchissons simplement à la situation en sciences sociales : les professeurs de Sciences Po et de l'EHESS ont infiniment plus d'influence que leurs collègues des Sorbonne anciennes et nouvelles ; pour la seule histoire contemporaine, Sciences Po a, à lui seul, autant d'enseignants que Paris I, III et IV réunis pour infiniment moins d'étudiants, de surcroît de bonne qualité. Ces universitaires dispersés ne disposent absolument pas des moyens de la rue Saint-Guillaume ou de la Maison des Sciences de l'Homme et de ce fait ne jouent guère de rôle dans la cité. Reconnaissons d'ailleurs que l'Ecole libre des Sciences politiques avait, avant 1945, constitué une bibliothèque en face de laquelle celle de la Sorbonne faisait pâle figure. Mais l'université récusait de fait à de rares exceptions près les apports financiers extérieurs. Il est vrai que la politique des services fiscaux en faveur des fondations explique peut-être cela. Où sont les fondations Citroën, Peugeot, Renault, Saint-Gobain qui joueraient le rôle des fondations allemandes, Bosch, Thyssen ou Volkswagen ?
Soyons honnête, la crise de l'enseignement supérieur plonge ses racines loin dans l'histoire.

(1) En effet, le CNU très souvent n'inscrit sur les listes d'aptitude que les conformistes : de Henri Hude à Bernard Lugan, les exemples sont multiples…
(2) Notons au passage que ce type de "collège universitaire" existe à dose homéopathique dans l'enseignement supérieur libre, témoin l'Institut Albert le Grand à Angers. Les résultats obtenus sont particulièrement brillants.

DREYFUS   Francois-Georges

Né le 13 septembre 1928
Marié - 3 enfants

Professeur d'université

Universitaire
Agrégé d'histoire
Docteur ès lettres
Professeur à l'Université de Paris-Sorbonne (depuis 1991).
Chaire d'Histoire et de géopolitique des mondes européens au XX°s.
Membre du Synode régional de l'Eglise luthérienne de Paris.

Lauréat de l’Académie française (1967) (1975)

Ouvrages
Les Forces religieuses dans la société française (1966)
Le Syndicalisme allemand contemporain (1968)
Le Temps des révolutions (1969)
Histoire des Allemagnes (1970)
Histoire es Gauches en France (1975)
Histoire générale de l’Europe (1980)
De Gaulle et le Gaullisme (1982)
Des évêques contre le pape (1985)
Les Allemands entre l’Est et l’Ouest (1987)
Histoire de la démocratie chrétienne en France (1988)
L’Allemagne contemporaine (1991)
L’Unité allemande (1993)
Histoire de la Résistance (1996)
Le IIIè Reich (1998)
1919 – 1939 : l'Engrenage (2000)
Histoire de Vichy (2002)
Une Histoire de la Russie (2005)

Distinctions
Officier de la Légion d'honneur
Chevalier de l’Ordre national du Mérite
Commandeur des Palmes académiques
Commandeur du Mérite de l'Ordre du Saint-Sépulcre
Officier de l’Ordre du Mérite de la République fédérale d’Allemagne
Officier de l’Ordre de la couronne de Belgique

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