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Le Système ébranlé

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Le Système ébranlé
 
La stratégie de la diabolisation, dont abuse l’unanimisme médiatique, est un trompeur confort intellectuel. Il laisse croire que le Système, forcément vertueux, reste exemplaire. En réalité, il est ébranlé par un électorat populaire en rébellion contre les abus élitaires. Beaucoup sont ceux qui ne répondent plus aux sommations moralisatrices. Les militants de La France insoumise, le mouvement de Mélenchon, ont rappelé cette révolte, mardi, en refusant de cautionner les appels paniqués à voter Macron. L’Église aussi a choisi de ne pas prendre parti. Le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, a dénoncé mercredi un climat "hystérisé". C’est sous de telles menaces qu’il est devenu impossible d’aborder les sujets interdits. Et l’erreur du leader d’En marche ! a été de tomber dans ce piège, qui force à avancer les yeux clos.
C’est ainsi que Macron n’ose dénoncer, dans l’islam colonisateur, le véritable ennemi qui se répand dans les cités. Pressé par Le Pen, il a confirmé son ambiguïté. Laisser croire que l’antisémitisme se serait figé dans les rangs du FN occulte la nouvelle haine antijuive et antifrançaise qui s’étale. Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), qui soutient Macron, avalise cette lecture qui s’appuie pour l’essentiel sur les fantômes de l’histoire. Les Juifs, qui, en France, sont prioritairement pris pour cibles le sont par des islamistes, qui n’ont retenu du Coran que ses impératifs guerriers. Ce sont eux qui tuent aussi les mécréants, y compris des musulmans. Quant aux "antifascistes", issus de l’extrême gauche, ils transforment des policiers en torches vivantes, comme cela s’est produit à Paris le 1er mai, lors d’une manifestation anti-Le Pen. Faudrait-il s’y habituer ?

La société civile en recours
L’insurrection du peuple ne s’éteindra pas dimanche soir. Quel que soit le vainqueur, sa faible assise électorale lui interdira d’en faire à sa guise. Au premier tour, Macron n’a obtenu que 18,9 % des inscrits, et Le Pen moins encore bien sûr. Il est vain de penser présider seul la France en colère. L’alliance des intelligences est plus que jamais nécessaire. C’est pourquoi la société civile doit se tenir prête à pallier les insuffisances d’un monde politique en déclin. Tout reste à inventer.

Paru dans Le Figaro, 5 mai 2017
RIOUFOL Ivan

Né le 12 septembre 1952
Marié – 2 enfants
 

Journaliste


Université de Nantes
Diplôme d"études approfondies (DEA) de droit maritime et aérien
 
Au Figaro:
            Grand chroniqueur et Membre du comité éditorial (depuis 2000)
            Rédacteur en chef - informations générales (1995-2000)
Rédacteur en chef adjoint (1992-1994)
Chef de service (1990-1992)
Responsable de la rubrique Confidentiel (1988-1990)
Grand reporter (1985-1987)
Correspondant du Quotidien de Paris (1976-1984)
                        Du Journal du Dimanche
                        De Forum international
Journaliste à Presse-Océan
 
Ouvrages
La Tyrannie de l'impudeur (2000) - La République des faux gentils (2004) - Chroniques d'une résistance (2005) - La fracture identitaire (2007) - Où va la France ? (2008) - Chronique d’une année de crise (2009) - La démocratie d’apparence (ouvrage collectif) (2009) - Allez-y sans nous (ouvrage collectif) (2009) - De l'urgence d'être réactionnaire (2012) - A la recherche du peuple perdu (2011) -  Touche pas à ma France (2014) - Poings sur les i (2015) - La Guerre civile qui vient (2016) - La nouvelle révolution française (2016) -

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