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Rebelote en Centre-Afrique

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Rebelote en Centre-Afrique
 
Les campagnes électorales ont permis aux Français d’oublier ce qui se passe au Proche-Orient ou en Afrique. Soyons clair: la République Centrafricaine (RCA) est à nouveau dans l’état où les militaires français l’avaient trouvée en 2012. Un Etat failli, ravagé par les luttes entre milices musulmanes (ex-Seleka) et chrétiennes (ex-antibalaka). Les unes seraient manipulées par l’ancien président François Bozizé, les autres  par Michel Djotodia, tous deux prudemment exilés loin de la RCA. Un gouvernement ectoplasmique ne dirige rien hors de Bangui, et encore… La mission des Nations-Unies (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en République centrafricaine, Minusca) n’a aucune efficacité policière ou militaire. Un habitant sur cinq a cherché refuge au Cameroun ou au Tchad.
Que faut-il faire ? En 2016, le gouvernement français a décidé le départ des militaires de l’opération Sangaris, à la façon dont le Président Bush avait clamé "mission accomplie" en Irak. Dans le contexte financier actuel et compte tenu de l’épuisement de nos forces, il serait dangereux de lancer une nouvelle opération Sangaris. On ne pourra stabiliser la RCA sans accepter d’y rester au moins une dizaine d’années. Apparemment, il n’y a pas de solution évidente.
Faut-il mettre la RCA sous tutelle jusqu’au rétablissement de la paix ? A qui confier ce mandat ? Faut-il accepter un démembrement de la RCA entre ses voisins, Tchad, Cameroun, Congo-Brazzaville, et donc donner le signal de la remise en cause des frontières héritées de la colonisation ?

Envoyé par l'auteur, 7 juillet 2017
SALVAN   Jean

Né le 3 mars 1932
Marié (1953) – 5 enfants



Officier, général de corps d'armée


Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr
Ecole d’Etat-Major 
Ecole supérieure de guerre (ESG)

Commandant la IVème Région militaire
Général de corps d’armée (1988)
Représentant français auprès du Commandement Centre-Europe de l’OTAN (1986-1988) 
Commandant de la 1ère Division blindée (1983-1985)
Commandant du 3ème Régiment de parachutistes d’infanterie de marine
Professeur à l’Ecole supérieure de guerre

Membre correspondant du Muséum d’Histoire Naturelle en 1964
Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées de droit public
Professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux (1989-1994) ("Société et Défense") 
Président de l’Union des blessés de la face (les Gueules cassées) (1995-2002)

Ouvrages 
Liban 1978, les Casques bleus de la France (1979) - L’avifaune du Gard et du Vaucluse (1983) -

La paix et la guerre (1992) - Soldat de la guerre, soldat de la paix (2005)

Distinctions
Grand Officier de la Légion d’Honneur
Croix de la Valeur Militaire
Commandeur de l’Ordre du Cèdre du Liban
Croix d’Honneur en or de la Bundeswehr

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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