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L'entreprise, dernier rempart...

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L'entreprise, dernier rempart dans la crise sociétale
 
Bonne nouvelle : en France, l'entreprise s'en sort et devient le socle de stabilité de la République. Mais pour que cela perdure, il faut redonner l'initiative aux salariés et à ceux qui les dirigent. Redonner au secteur privé les missions que l’Etat assure mal.
La France en ce moment ressemble à la dernière image du banquet de la célèbre BD d'Astérix au cours de laquelle tous se battent entre eux, sans savoir exactement pourquoi mais sur tous les sujets. Extraordinaire capharnaüm : rien ne résiste à l'esprit révolutionnaire ambiant. Tout y passe, les partenaires sociaux ne s'entendent pas - d'ailleurs ils n'ont jamais été d'accord -, les politiques se surpassent dans la division et saisissent n'importe quel prétexte pour discréditer l'adversaire, l'église et le clergé vivent l'enfer, la justice n'arrive plus à être juste, les racistes reprennent du poil de la bête immonde, les impôts se portent bien et servent de sparadrap pour faire croire qu'on agit, l'Etat est plus dispendieux que jamais sans satisfaire personne, les élections européennes laissent présager le pire, seuls les rats apprécient la capitale qui n'est qu'un immense embouteillage de travaux et de manifs, les carrefours français sont devenus des zones de blocage aux activités multiples, les samedis s'enchaînent en happenings...
Mais il y a une vraie bonne nouvelle, c'est que seule l'entreprise s'en sort, elle résiste à toutes les échauffourées et devient le socle de stabilité de la République. C'est en cette "institution" que les Français ont confiance et en elle seule. Ils la placent loin devant en termes de confiance et de réconfort, juste après leurs familles. On remarquera qu'elle sort indemne des centaines de récriminations qui nous minent confirmant que  "L'entreprise est une communauté et, à côté de la famille, une des cellules de base de notre société, un de ses indispensables corps intermédiaires. Comme telle, elle est un espace de liberté, de créativité, d'accomplissement de soi, de fraternité. " Ph.Le Tourneau.
Cette même entreprise qui fut l'objet en France de tous les courroux, n'est aujourd'hui plus attaquée dans ses fondamentaux, les Gilets jaunes ont même plutôt les petits patrons à la bonne ! Ils sont conscients que si leur pouvoir d'achat est insuffisant c'est le fait d'une administration fiscale insatiable et d'une gestion politique navrante depuis des décennies ; c'est un progrès considérable. Certes, il y a toujours les grands patrons qui sont des riches haïssables par nature et les dividendes maudits par inculture économique, de ce point de vue rien de nouveau. (72 % font confiance aux 
PME, 8 % aux partis politiques – IFOP).
 
Inverser les notions de confiance
Les entrepreneurs ont d’ailleurs réagi positivement dès le début de la révolte contre le pouvoir d'achat, en demandant, et en se battant pour que Bercy autorise une prime exceptionnelle défiscalisée et sans charges, le gouvernement a cédé non sans que Bercy ait d'abord refusé. C'est un succès, les patrons ont donné cette prime et c'est aussi un succès pédagogique : oui, ils souhaitent mieux payer leurs salariés, encore faut-il qu'ils le puissent, dont acte.  
Intéressante illustration à cette occasion d'un corps politique qui s'accroche à tout ce qui peut le réhabiliter, la PRIME PATRON (proposée et défendue par le mouvement ETHIC) est devenue immédiatement la PRIME MACRON, "Feignons d'en être l'organisateur." Non content de s'en attribuer l'initiative le pouvoir est allé jusqu'à encourager les patrons à donner ce qu'ils avaient eux-même proposé !
Que faudra-t-il pour que les politiques comprennent que le pouvoir tel qu’il est exercé nécessite de se remettre en question ? Qu’ils doivent pour le bien du pays reconnaître les limites de leurs compétences. Hors les missions régaliennes de l’Etat, c'est à l'esprit d'entreprise et à la société civile qu'il faut aujourd’hui confier les rênes du changement.
La vraie révolution est là, nous ne sortirons de ce chaos que par l'appel à la responsabilité individuelle et ce, dans tous les domaines. Les premiers sages renoncements de l'Etat devraient être de cesser de légiférer, cesser de vouloir gérer nos entreprises, cesser de créer des niches fiscales par clientélisme, cesser de faire semblant d'être le recours à tout et n'importe quoi sous peine que le dangereux affaiblissement de l'Etat ne s'accroît.
Il ne s'agit plus de rétablir la confiance, il faut rétablir l'ordre. Puis inverser la notion de confiance : que le pouvoir fasse confiance à ceux qui sont les piliers du pays au lieu de la réclamer sans succès pour lui-même. Les entreprises sont les seules garantes du "vivre ensemble", les seuls lieux d'enrichissement possible, l'emploi. Il faut redonner l'initiative aux salariés et à ceux qui les dirigent avec des règles simples, stables et non spoliatrices dans une saine nécessaire concurrence. Redonner au secteur privé les missions que l’Etat assure mal. Il faut un Etat garant, pas un Etat gérant.
Attention ! Car le fameux "grand débat" peut par des demandes multiples et contradictoires nous faire économiquement rebrousser chemin. Si c’est le cas, notre dernier garde-fou : l’entreprise, s’effondrera à son tour.

Envoyé par l'auteur, paru Challenges, 21 février 2019
MENTHON de Sophie


Chef d’entreprise
Présidente d'ETHIC  (depuis 1995)  (Entreprises de taille Humaine Indépendantes et de Croissance)
Membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE)
 

   
Crée la "Fête des Entreprises", sur le thème : "J’aime ma boîte !"
     qui se renouvelle chaque année au mois d’octobre (depuis 2003).

A son initiative,
 1ère édition du congrès ETHIC FIRST au Palais des Nations Unies de Genève (2009)
     (512 participants issus de 23 pays,
     autour du thème : La Responsabilité Sociale des Entreprises en période de crise économique.
3ème édition du congrès ETHIC FIRST à Novancia (21 juin 2012)

S’est toujours investie dans la vie associative pour promouvoir l’entreprise privée.
A 21 ans, crée sa première entreprise de marketing téléphonique Multilignes Conseil (1969)
     Présidence jusqu’en 2004.
Lance le premier Syndicat du Marketing Téléphonique (SMT) (1979)
Rédige un code déontologique
     qui régit aujourd'hui la profession en France et dans plusieurs pays d’Europe.

Admise dans la réserve citoyenne avec le grade de Colonel
     Rattachée au corps des Officiers de la Gendarmerie Nationale (2007).

Nommée par le Président de la République au Conseil Economique, Social et Environnemental
     au titre de personnalité qualifiée (depuis 2010)
Membre de l’Observatoire Français des Conjonctures Economiques (OFCE) (depuis 2010)
Mission sur la Responsabilité Sociétale et Environnementale des entreprises (RSE)
     à la demande de Xavier Bertrand, Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé
     qui a donné lieu à unguide pratique illustré à destination des PME (20 000 exemplaires)
A souhaité présenter
     20 mesures d’urgence à prendre par le nouveau Président de la République (2012).
 
Intervient dans l’émission
     "Les Grandes Gueules" sur RMC
     "Les Experts du 9h-10h" sur BFM.
 
Ouvrages
Dans la collection Le monde d'aujourd'hui expliqué aux enfants 
(Editions Gallimard Jeunesse, qu’elle fonde avec sa fille Alexia Delrieu et avec qui elle écrit en tandem)
Illustrations : Clotilde Perrin puis Alice Charbin puis Henri Fellner :
La Police(2006)
L'Argent(2006)
     Prix de la Presse des jeunes au Festival de Montreuil 2007.
La Politique(2006)
La Publicité(2006)
L'Europe(2007)
La Justice(2008)
L'Entreprise(2008)
Le Supermarché(2009)
La beauté(2010)
Dangers (2010)
L'Armée (2011)

Distinctions
Officier de l'Ordre de la Légion d'Honneur
Commandeur de l’Ordre National du Mérite

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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