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L’indignation permanente

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L’indignation permanente, le tube de l’été qui désespère les “sans-gilets”
 
"Ah ! Vivre indigné, vivre enragé ! ..." Émile Zola se réjouirait. La France est tombée dans un syndrome d’indignation permanente, tout est bon pour manifester, se révolter, critiquer, attaquer... Le phénomène est d’autant plus important qu’il est non seulement relayé avec délectation par les médias qui ont un creux estival, mais amplifié par lesdites oppositions qui font feu de tout bois ; les incendies d’opinion publique finissent par abîmer le pays. Impossible d’écouter la France silencieuse qui ne veut même plus s’informer par incompréhension devant la perte générale de bon sens et d’objectivité. Souvent "la foule trahit le peuple" et c’est actuellement le cas, cher Victor Hugo.
 
Quels que soient les motifs réels d’inquiétude ou d’interrogation nous perdons contact avec la réalité. Il faut plaindre amèrement le pouvoir en place qui tente de répondre, sans réponses, à des émeutes permanentes, de quoi entraver les nécessaires réformes fondamentales qui font toutes objet de scandale. Rien n’est accepté, rien n‘est compris faute de pédagogie apaisée, on invite à s‘exprimer en général les seuls opposants, ceux qui sont plutôt favorables à une réforme font figure de traîtres et de vendus au Macronisme ; les minorités ont le dessus parce qu’elles sont minoritaires... donc entendues parce que forcément discriminées !
La police est attaquée de toutes parts : soit elle ne fait rien "mais que fait donc la police" soit elle est huée "CRS SS", comme au bon vieux temps. Mai 68 apparaît presque sympathique, au moins : sous les pavés il y avait la plage !
Tout est bon pour provoquer des émeutes... qui à leur tour provoquent des émeutes parce que la police intervient (et que dirait-on si elle ne le faisait pas). Un drame a eu lieu, on ne connaît pas le pourquoi de ce drame, on cherche, les premières enquêtes absolvent la police ce qui entraîne de nouvelles émeutes, d’où une nouvelle enquête etc. et de toutes façons les résultats seront suspects, et provoqueront des manifs. Le premier ministre est obligé de protégé son ministre de l’intérieur tour à tour un faible ou un bourreau.
Sur un plan plus large le ridicule non seulement ne tue pas mais nous fait vivre. Ainsi pouvons-nous apprécier à sa juste valeur le projet d’une nouvelle loi qui devrait protéger les oreilles sensibles du bruit des animaux à la campagne (sic) et tout cela au moment où l’on envisage la revitalisation des "zones rurales" nouvelle appellation pour "campagne" (Ça donne envie !). On se demande s’il ne serait pas judicieux d’étendre cette loi aux cris de bébés ?
 
La contestation systématique de tout et de rien fait le jeu des politiques d’opposition qui pensent se refaire ainsi mais une santé, mais qui se prennent à leur propre piège. Le piège étant le pouvoir démocratique qui met devant la réalité et paralyse toute action quelle qu’elle soit. Le République prend l’eau de toute part. L’impuissance gagne un pouvoir qui est critiqué parce qu’autoritaire, alors que c’est l’autorité qui manque : il faut savoir dire stop !
La justice inquiète, sachant que la garde des sceaux fait figure de ... figurante, elle n’a aucun pouvoir sur les procureurs, ni sur autre chose on peut s’en réjouir, il paraît que cela s’appelle l’indépendance de la justice ? Sauf quand les peines sont à la tête du client et sont mal ou pas exécutées (des sources même de la gendarmerie 80 % des mandats d’amenées ne sont pas suivis d’effet). Des peines qui ne sont plus dissuasives : on relâche les individus dangereux et le peuple a légitimement le sentiment qu’il n’est plus protégé. Les "incivilités" (quel terme sympathique pour ceux qui vous détroussent) sont en hausse, mais on se réjouit que la grande criminalité soit plutôt en baisse. Les plaintes au Commissariat ne servent à rien, ce sont les commissaires qui le disent eux-mêmes en s’excusant, retrouver un cambrioleur fait éclater de rire le Commissariat tout entier.
Nous sommes individuellement responsables de nous laisser déposséder du sens commun ! nous haussons les épaules par lassitude et désespérance au pays de l’absurdie, nous les sans gilets.

Envoyé par l'auteur, paru sur Atlantico, 2 août 2019
MENTHON de Sophie


Chef d’entreprise
Présidente d'ETHIC  (depuis 1995)  (Entreprises de taille Humaine Indépendantes et de Croissance)
Membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE)
 

   
Crée la "Fête des Entreprises", sur le thème : "J’aime ma boîte !"
     qui se renouvelle chaque année au mois d’octobre (depuis 2003).

A son initiative,
 1ère édition du congrès ETHIC FIRST au Palais des Nations Unies de Genève (2009)
     (512 participants issus de 23 pays,
     autour du thème : La Responsabilité Sociale des Entreprises en période de crise économique.
3ème édition du congrès ETHIC FIRST à Novancia (21 juin 2012)

S’est toujours investie dans la vie associative pour promouvoir l’entreprise privée.
A 21 ans, crée sa première entreprise de marketing téléphonique Multilignes Conseil (1969)
     Présidence jusqu’en 2004.
Lance le premier Syndicat du Marketing Téléphonique (SMT) (1979)
Rédige un code déontologique
     qui régit aujourd'hui la profession en France et dans plusieurs pays d’Europe.

Admise dans la réserve citoyenne avec le grade de Colonel
     Rattachée au corps des Officiers de la Gendarmerie Nationale (2007).

Nommée par le Président de la République au Conseil Economique, Social et Environnemental
     au titre de personnalité qualifiée (depuis 2010)
Membre de l’Observatoire Français des Conjonctures Economiques (OFCE) (depuis 2010)
Mission sur la Responsabilité Sociétale et Environnementale des entreprises (RSE)
     à la demande de Xavier Bertrand, Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé
     qui a donné lieu à unguide pratique illustré à destination des PME (20 000 exemplaires)
A souhaité présenter
     20 mesures d’urgence à prendre par le nouveau Président de la République (2012).
 
Intervient dans l’émission
     "Les Grandes Gueules" sur RMC
     "Les Experts du 9h-10h" sur BFM.
 
Ouvrages
Dans la collection Le monde d'aujourd'hui expliqué aux enfants 
(Editions Gallimard Jeunesse, qu’elle fonde avec sa fille Alexia Delrieu et avec qui elle écrit en tandem)
Illustrations : Clotilde Perrin puis Alice Charbin puis Henri Fellner :
La Police(2006)
L'Argent(2006)
     Prix de la Presse des jeunes au Festival de Montreuil 2007.
La Politique(2006)
La Publicité(2006)
L'Europe(2007)
La Justice(2008)
L'Entreprise(2008)
Le Supermarché(2009)
La beauté(2010)
Dangers (2010)
L'Armée (2011)

Distinctions
Officier de l'Ordre de la Légion d'Honneur
Commandeur de l’Ordre National du Mérite

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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