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Guerre civile (suite)

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Guerre civile (suite)
 
Dans un précédent article, j’évoquais les actes de guerre civiles qui ont commencé à frapper le centre-ville de Lyon, très précisément la rue Édouard Herriot dans le 2e arrondissement. Ces évènements ont eu une suite immédiate. Les pouvoirs publics locaux ont réagi dans le bon sens en se donnant les moyens de faire respecter l’arrêté municipal qui interdit la circulation des voitures dans cette rue le vendredi et le samedi soir. Les effectifs policiers requis ont été déployés, et ces deux dernières fins de semaines les riverains ont enfin retrouvé le sommeil.
Le problème, c’est que l’on est face à l’éternelle métaphore du liquide en ébullition que l’on essaye de réduire en posant simplement un couvercle sur la marmite : les agresseurs, jamais en manque d’imagination, ont déplacé leurs attaques sur les quais voisins. Les forces de l’ordre ne peuvent pas couvrir simultanément toutes les rues de Lyon. Il faudrait plusieurs escadrons de gendarmerie pour protéger tous les quartiers du centre-ville. À l’heure actuelle, c’est mission impossible.
 
Ces évènements ne doivent rien au hasard. Ce sont des actes de guerre qui obéissent à une stratégie très précise de prise de possession de territoire. Tout a commencé il y a longtemps dans les quartiers périphériques où les autorités ont renoncé à faire respecter la loi et dont les habitants vivent l’enfer depuis des décennies dans l’indifférence quasi-générale. Les agresseurs sont les soldats d’une véritable armée, bien entrainés, parfaitement préparés. Idéologiquement, ils sont mus par une haine inexpiable qui se cristallise (selon leurs propres termes) sur le Blanc, le Juif et le bourgeois. En témoignent notamment les commentaires laissés sur certains sites Internet. Même si ces textes ne restent pas longtemps en ligne, on dispose de captures d’écrans accablantes. De source policière, on sait également qu’ordre est donné d’effacer très vite les tags anti-blancs et antisémites sur les murs du centre-ville, tandis que leurs auteurs regagnent les bases arrières de leurs banlieues, forteresses inexpugnables où ils ne risquent rien. On touche ici le problème de l’impunité dont jouissent ces délinquants qui rêvent et revendiquent de passer bientôt à l’échelon supérieur, celui du crime raciste (menaces de morts réitérées, écrites et verbales). Ils sont connus des services de police et pour beaucoup d’entre eux, âgés d’à peine vingt ans, totalisant chacun plusieurs dizaines de gardes à vue (mais rarement un seul jour de prison). Aussitôt pris, aussitôt relâchés par la "justice", si l’on peut encore appeler ainsi une institution en pleine déliquescence. Et les voilà repartis pour un prochain rodéo dans le centre-ville ou ailleurs, à l’endroit qu’ils choisiront, à bord de luxueuses voitures dont on ne se demande même plus comment ils les ont acquises…
 
Certains organes de presse prétendent qu’il s’agit seulement d’incivilités qui dégénèrent en insécurité quand un riverain excédé jette un projectile sur une voiture. C’est prendre un effet pour une cause. La cause première du drame qui se déroule actuellement sous nos yeux n’est pas la réponse condamnable d’un riverain à l’occupation de sa rue, c’est la haine antifrançaise de gens à qui la France à tout offert, l’asile, le nationalité, le logement, l’école, la santé, la culture, les sports, les loisirs, des infrastructures citadines, toutes sortes d’allocations et de subventions, des "plans banlieues" à répétition (pour ne citer que cela) mais qui refusent obstinément de s’intégrer à notre mode de vie, à notre culture. Diagnostiquer enfin et sans tabous les raisons de cette haine, puis la combattre par les moyens appropriés, c’est la tâche urgente à laquelle nos gouvernants devraient s’atteler. S’ils persistent à ne pas vouloir remonter à la source du mal, par aveuglement, par idéologie, par lâcheté, on n’aura aucune chance d’apporter un remède avant qu’il soit trop tard.

Envoyé par l'auteur, 7 octobre 2019
RIGNAC Paul

Né en 1955
Marié - trois enfants


Essayiste, écrivain


Licence en droit
 
* Au service d’associations humanitaires œuvrant dans le Sud-Est Asiatique.
     Sa fréquentation du terrain humanitaire et de ses acteurs l’a amené à écrire sur l’histoire commune et sur le choc des cultures entre la France et l’Asie.
* Directeur de collection chez Arconce Éditions (Maison d’édition régionaliste)
     Ses recherches le portent à une réflexion sur les identités culturelles, leurs fondements, leurs limites et leurs possibilités d’ouverture dans un monde de plus en plus globalisé.
 
Ouvrages
Indochine, les mensonges de l’anticolonialisme (2007) - La guerre d’Indochine en questions (2009) - Une vie pour l’Indochine (2012) - La désinformation autour de la fin de l’Indochine française (2013) - Le Mystère des Blancs (2013) - Charolles, une promenade en photos (2013) -
 
Coauteur de
Présence française outre-mer
     publié par l’Académie des sciences d’outre-mer (Editions Karthala)
Dictionnaire de la guerre d’Indochine, à paraître prochainement (Robert Laffont, collection Bouquins).
 
Conférences 
Régulièrement sollicité pour des conférences
     (Commission française d’histoire militaire, ... et pour diverses manifestations du souvenir de l’Indochine française)

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