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... les Français aiment leur boite

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Voilà les raisons pour lesquelles les Français aiment leur boite
 
Le rapport des Français avec leur entreprise n'est pas linéaire. Les trentenaires et les salariés de PME sont les plus heureux dans leur vie professionnelle. Mais "aimer" son entreprise ne signifie pas forcément vouloir y travailler plus longtemps.
 
"Je t’aime, moi non plus" c'était un peu la relation de la France à ses entreprises. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas même si l’on cherche de plus en plus une quête de sens et une relation exigeante à son entreprise. Ce sont clairement les relations humaines qui donnent le nouveau ton de cette reconnaissance.
Le sondage qui vient de paraître, réalisé par "OpinionWay" dans le cadre de la manifestation J'aime ma boite (la Fête des Entreprises se déroule ce jeudi 17 Octobre. L'auteur de l'article en est l'initiatrice) révèle que ce sont les trentenaires et les salariés des PME qui semblent être les plus heureux de France dans leur vie professionnelle. Contrairement à une tendance baissière observée depuis 2017, l’année 2019 marque une augmentation de l’attachement des salariés à leur entreprise, en progression de 2 points. C’est aujourd’hui 64 % des sondés qui déclarent "aimer leur boîte". Arrivent en tête les entreprises de moins de 10 salariés, dont 80 % répondent "Oui j'aime ma boite", loin devant les 61 % des entreprises de 250 à 4.999 salariés et des Groupes de plus de 5.000 salariés. Les fonctionnaires ne sont pas en reste, ils sont nombreux à aimer leur Fonction Publique.
Si l’année 2019 a été marquée par les manifestations des gilets jaunes, le mouvement n'a eu pratiquement aucune conséquence sur le rapport qu’entretiennent les salariés avec leur entreprise. 80% d’entre eux affirment que le mouvement de protestation n’a pas eu de conséquence sur leur relation avec leur entreprise.
 
Le fait d'aimer sa boite s'accompagne en revanche d'autres rejets, les tendances observées mettent en exergue une réelle défiance à l’égard de certaines organisations ou institutions. Alors que 50 % de la population proclame n’avoir confiance dans aucun organisme, seulement 10  % des sondés ont confiance en leur syndicat, 8 % dans l’État et 3 % envers le gouvernement. Pour 24 % des interviewés, l’entreprise est la première institution qui génère la confiance des Français et particulièrement envers les petites entreprises de moins de 10 salariés (42 %).
Aime-t-on sa boite au point de vouloir travailler plus longtemps ? C’est la question qu'on peut se poser. Puisqu'ils aiment tellement leur boite, qu’en est-il de leur
désir de travailler au-delà de 62 ans ? Plus d’un salarié sur deux (59 %) ne souhaite pas travailler après l’âge légal de départ à la retraite ... mais ils sont quand même 31 % à le vouloir ! Une acceptation à exploiter, même si parmi les 37 % ayant exprimé leur désir de vouloir travailler au-delà de 62 ans, 19 % souhaitent continuer à travailler à temps plein, et 18 % à temps partiel (pourquoi pas ?).
Les Français aiment leur boite différemment selon leur appartenance politique et ce sont ceux qui se déclarent proches de LREM (81 %) qui sont les plus amoureux, suivent les partisans de la Gauche (72 %), du RN (66 %) et de la Droite (59 %) … du travail pour Christian Jacob !
Le questionnaire d’OpinionWay/ETHIC/J’aime ma boîte a souhaité mettre l’accent sur l’importance pour les salariés d’une entreprise "durable" dans tous les sens du terme et en particulier sur l’écologie. 78 % des personnes interrogées se déclarent favorables à la mobilisation de leur boite pour agir en faveur de l’environnement, d'autant que la bonne nouvelle est qu'ils sont majoritaires à déclarer que c'est "l'affaire de tous" c'est-à-dire de chacun, et non seulement du "patron" ou de la "direction".
 
Se féliciter enfin au lieu de pointer les dysfonctionnements
Ils l'aiment, mais aussi ils "s'éclatent" dans leur boite : 71 % des sondés affirment qu’il leur arrive de "s’éclater dans leur travail" (55 % de manière ponctuelle et 18 % de manière régulière) avec en première position ceux en pleine maturité et ascension sont âgés de 35 à 49 ans (78 %).
On aime "sa" boite mais pourquoi ? Est-ce parce qu’elle est différente ? 57 % des sondés déclarent que leur entreprise ne se différencie pas des autres mais 40 % affirment le contraire. Les motifs évoqués et appréciés de cette différence sont liés principalement au sentiment de liberté dans son travail (34 %) et à l’utilité de son entreprise au sein de la société (23 %) ou encore au respect de l’entreprise pour ses salariés (15 %).
A ce sujet, nous nous sommes attardés sur le phénomène du harcèlement au travail afin de connaître le degré de soutien estimé dans l’entreprise : 64 % des salariés estiment qu'en cas de problème ils trouveraient du soutien auprès d’un interlocuteur en interne. Parmi eux, 30 % pensent pouvoir avoir du soutien auprès de leurs collègues, 18 % auprès de leur manager et 16 % auprès de leur patron, une leçon à prendre en compte par les patrons ;
 
Les détracteurs continuent de penser que fêter son entreprise est anecdotique et que le fameux
bien-être et les moments de détente procurés par le management
sont des gadgets. Sus au babyfoot, aux courses de zumba, aux massages, aux bonbons en réunion. Stop à l'infantilisation des relations professionnelles "l'entreprise n'est pas le Club Med", affirment ceux qui intellectualisent la relation au travail.
Eh bien pourtant, le sentiment qu'il est important de fêter l’entreprise progresse et touche aujourd’hui la moitié de la population des salariés, 48 % estiment que "c’est essentiel "et 41 % que c’est essentiel" partout en France ». On peut déduire de ces réponses, que le sujet est plus important qu'il n'y paraît car c'est la reconnaissance positive d'un rôle collectif, national et individuel qu'il faut célébrer.
De la même façon que nous ne savons pas assez remercier et féliciter les salariés pour leurs succès et leurs performances au sein de leurs entreprises, de la même façon la France se doit de féliciter ses entreprises en tant que telles, et non toujours pointer du doigt des dysfonctionnements propres à toutes organisations.

Envoyé par l'auteur, paru dans Challenges, 17 octobre 2019
MENTHON de Sophie


Chef d’entreprise
Présidente d'ETHIC  (depuis 1995)  (Entreprises de taille Humaine Indépendantes et de Croissance)
Membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE)
 

   
Crée la "Fête des Entreprises", sur le thème : "J’aime ma boîte !"
     qui se renouvelle chaque année au mois d’octobre (depuis 2003).

A son initiative,
 1ère édition du congrès ETHIC FIRST au Palais des Nations Unies de Genève (2009)
     (512 participants issus de 23 pays,
     autour du thème : La Responsabilité Sociale des Entreprises en période de crise économique.
3ème édition du congrès ETHIC FIRST à Novancia (21 juin 2012)

S’est toujours investie dans la vie associative pour promouvoir l’entreprise privée.
A 21 ans, crée sa première entreprise de marketing téléphonique Multilignes Conseil (1969)
     Présidence jusqu’en 2004.
Lance le premier Syndicat du Marketing Téléphonique (SMT) (1979)
Rédige un code déontologique
     qui régit aujourd'hui la profession en France et dans plusieurs pays d’Europe.

Admise dans la réserve citoyenne avec le grade de Colonel
     Rattachée au corps des Officiers de la Gendarmerie Nationale (2007).

Nommée par le Président de la République au Conseil Economique, Social et Environnemental
     au titre de personnalité qualifiée (depuis 2010)
Membre de l’Observatoire Français des Conjonctures Economiques (OFCE) (depuis 2010)
Mission sur la Responsabilité Sociétale et Environnementale des entreprises (RSE)
     à la demande de Xavier Bertrand, Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé
     qui a donné lieu à unguide pratique illustré à destination des PME (20 000 exemplaires)
A souhaité présenter
     20 mesures d’urgence à prendre par le nouveau Président de la République (2012).
 
Intervient dans l’émission
     "Les Grandes Gueules" sur RMC
     "Les Experts du 9h-10h" sur BFM.
 
Ouvrages
Dans la collection Le monde d'aujourd'hui expliqué aux enfants 
(Editions Gallimard Jeunesse, qu’elle fonde avec sa fille Alexia Delrieu et avec qui elle écrit en tandem)
Illustrations : Clotilde Perrin puis Alice Charbin puis Henri Fellner :
La Police(2006)
L'Argent(2006)
     Prix de la Presse des jeunes au Festival de Montreuil 2007.
La Politique(2006)
La Publicité(2006)
L'Europe(2007)
La Justice(2008)
L'Entreprise(2008)
Le Supermarché(2009)
La beauté(2010)
Dangers (2010)
L'Armée (2011)

Distinctions
Officier de l'Ordre de la Légion d'Honneur
Commandeur de l’Ordre National du Mérite

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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