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L'indécente victimisation de l'islam radical
 
La France saura-t-elle éviter la guerre civile ? L’islam politique, que le pouvoir dit vouloir combattre dans ses implantations françaises, surjoue sa victimisation pour justifier ses ripostes. Les islamistes sonnent la mobilisation, appuyés par leurs "collabos" humanitaristes. Tous accusent la France de semer la haine. Ils assurent que les musulmans sont "persécutés", "criminalisés" par la République. Ces mots ont été répétés, samedi à Paris, place de la République, à l’occasion d’un "rassemblement fraternel" organisé par un collectif de mères de famille des Yvelines.
La manifestation, qui a compté quelques centaines de personnes, entendait réagir à l’affaire de "la maman voilée" du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, qui a fait polémique. Parce que le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, a déclaré : "Le voile n’est pas souhaitable dans notre société", il est devenu la bête noire des militants de l’islam. "Si j’étais lui, j’éviterais de mettre les pieds dans le 93 (la Seine-Saint-Denis, NDLR)", a prévenu mardi l’humoriste Yassine Belattar, proche d’Emmanuel Macron…
 
Le mécanisme de l’intimidation est enclenché. Des appels ont été lancés auprès des musulmans pour manifester ce dimanche dans des grandes villes. La lutte contre l’"islamophobie" signe l’engagement radical : ce mot est l’étendard des séparatistes et des djihadistes. Pour eux, toute critique de l’islam relève du blasphème et du châtiment. Cette réactivité est à comparer avec l’indifférence face aux appels à se désolidariser des crimes commis au nom d’Allah.
L’idéologie salafiste a tué en France 263 personnes depuis 2012, sans revanche mimétique en retour. Quand, après les tueries islamistes de Montauban et de Toulouse en 2012, l’imam républicain Hassen Chalghoumi avait invité les musulmans à dénoncer ces attentats, moins de cent personnes avaient répondu, place de la Bastille à Paris. Le 10 octobre, seule une dizaine d’imams et moins de 50 personnes se sont retrouvées avec lui, place Saint-Michel, pour condamner les assassinats des policiers de la préfecture de Paris.
 
L’opinion a été invitée, par la propagande djihadiste relayée par des médias attendris, à s’apitoyer sur l’enfant blotti dans les bras de sa mère, Fatima E., après la remarque d’un élu RN sur son accoutrement, le 11 octobre. Mais les petits orphelins des quatre policiers assassinés par un islamiste, le 3 octobre, n’intéressent personne. L’indécence des islamistes est à son comble quand ils se présentent comme les Juifs des années trente. Ce sont ces promoteurs de l’islam judéophobe qui organisent l’épuration ethnique dans leurs quartiers. Observer une telle débauche d’insanités au seul prétexte qu’une femme en hidjab s’est dite "agressée" par une réflexion donne une idée de l’envie d’en découdre chez ceux qui veulent faire plier la République à leurs lois. Lors du dernier rassemblement parisien, une femme voilée brandissait ce panneau, aux pieds de la statue de Marianne : "Française musulmane et voilée, si je vous dérange je vous invite a quitté (sic) mon pays." Qu’attend l’État pour dire à ces indésirables d’aller vivre leur charia ailleurs ?
 
L’atmosphère n’a jamais été aussi tendue. Le pouvoir ne peut reculer d’un pouce. Il doit mettre au pas le radicalisme coranique, soutenu par une gauche fascinée par ce nouveau totalitarisme. Les bouffeurs de curés sont devenus des adulateurs d’imams. 'On doit faire bloc contre le communautarisme et le radicalisme"
, a redit le chef de l’État, mardi. Il est bien temps de s’inquiéter des listes communautaires qui se présenteront aux municipales, en instillant une politique musulmane.
Le programme de l’Union des démocrates musulmans français (UDMF) veut, selon Libération qui le présente aimablement, développer la finance islamique, le marché halal, l’enseignement de l’arabe à l’école, la lutte contre l’"islamophobie", le soutien de Gaza. Mais qui a contribué à consolider le communautarisme sinon Macron ? C’est lui qui, à la veille du scrutin présidentiel, à Marseille, avait parlé des Français en ces termes : "Je vois des Arméniens, des Comoriens, des Italiens, des Algériens, des Marocains (…)."  Etc. La guerre qui vient est celle du multiculturalisme.

Paru dans Le Figaro, 25 octobre 2019
RIOUFOL Ivan

Né le 12 septembre 1952
Marié – 2 enfants
 

Journaliste


Université de Nantes
Diplôme d"études approfondies (DEA) de droit maritime et aérien
 
Au Figaro:
            Grand chroniqueur et Membre du comité éditorial (depuis 2000)
            Rédacteur en chef - informations générales (1995-2000)
Rédacteur en chef adjoint (1992-1994)
Chef de service (1990-1992)
Responsable de la rubrique Confidentiel (1988-1990)
Grand reporter (1985-1987)
Correspondant du Quotidien de Paris (1976-1984)
                        Du Journal du Dimanche
                        De Forum international
Journaliste à Presse-Océan
 
Ouvrages
La Tyrannie de l'impudeur (2000) - La République des faux gentils (2004) - Chroniques d'une résistance (2005) - La fracture identitaire (2007) - Où va la France ? (2008) - Chronique d’une année de crise (2009) - La démocratie d’apparence (ouvrage collectif) (2009) - Allez-y sans nous (ouvrage collectif) (2009) - De l'urgence d'être réactionnaire (2012) - A la recherche du peuple perdu (2011) -  Touche pas à ma France (2014) - Poings sur les i (2015) - La Guerre civile qui vient (2016) - La nouvelle révolution française (2016) -

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