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La gauche française, ferment du sectarisme
 
La nouvelle Terreur française a trouvé ses petits bras. Ils ont la violence, la haine, le sectarisme de leurs vieux ancêtres. Certes, ces héritiers ne coupent pas de têtes. Mais ils déshonorent à leur tour l’esprit français et son goût du débat. La journaliste Zineb El RHAZOUI, qui combat l’obscurantisme comme une lionne, est constamment menacée de mort par les fanatiques de l’islam, protégés par les "antiracistes". Jeudi dernier, la philosophe Sylviane AGACINSKI n’a pu tenir sa conférence à l’université Montaigne de Bordeaux : des minorités LGBT entendaient perturber la prestation d’une "homophobe notoire". Dans le même temps, la Sorbonne suspendait un cycle de formation continue de l’essayiste Mohamed SIFAOUI, sous la pression de mouvements islamistes. Sifaoui dénonce avec raison la censure dont il est victime. Mais il la justifie à son tour en se joignant au boycott de la chaîne CNews qui accueille, avec un succès d’audience, Éric ZEMMOUR, indésirable aux yeux des épurateurs éthiques. Voltaire, reviens !
 
Le politiquement correct se déchaîne contre les sonneurs de tocsin, laissant en paix les incendiaires. Mardi, Marlène SCHIAPPA a élégamment dit son soutien au conseiller régional d’Occitanie Yoann GILLET, du RN, victime d’un tabassage à Nîmes par des "antifas" (antifascistes). "Si l’on commence à excuser les violences contre les élus sous prétexte qu’ils sont RN, demain tous les autres motifs de violence seront légitimes", a expliqué la secrétaire d’État. Pour autant, le silence a accueilli le saccage, le 4 octobre dans le Quartier latin à Paris, de La Nouvelle Librairie, dans laquelle Jean-Marie LE PEN a maintenu la signature de son livre. Les menaces verbales contre Renaud CAMUS puis Gabriel MATZNEFF, peu après dans le même Saint-Germain-des-Prés littéraire, ont laissé de marbre les grandes consciences. "La bêtise au front de taureau évoquée par Baudelaire n’a jamais été aussi bruyante, gesticulante, vociférante", commente MATZNEFF. Lui a choisi de rejoindre la plus libre Italie.
 
Hormis une poignée de nazillons, cette intolérance est majoritairement celle de la gauche, de l’extrême gauche et des militants de l’islam : ils sont les inquisiteurs, les nouveaux staliniens. Les "antifas", black blocs et autres gauchistes ont recours aux agressions contre ceux qu’ils jugent d’"extrême droite" quand ils ne pensent pas comme eux. Les minorités sexuelles organisées développent une dialectique victimaire qui aboutit à les rendre hostiles à la confrontation intellectuelle. Les islamistes adoptent la même rhétorique totalitaire et menaçante qui exonère l’islam de la critique. À ce marigot puant s’ajoutent ceux qui, se réclamant de la République et de la diversité, décrètent qui sont les journalistes fréquentables. Ainsi s’insurgent-ils que le chef de l’État ait donné cette semaine un entretien au magazine conservateur Valeurs actuelles. Ne voient-ils pas dans quel camp repoussant ils tombent ?
 
La France ne peut se reconnaître dans les flics de la pensée, ni dans les nervis de l’anticapitalisme et de l’islam politique qui pactisent entre eux. Leur sort est de dégager. Pour l’instant, ils prospèrent sur le terreau fertile de la macronie manichéenne. C’est le chef de l’État qui a accéléré la décrépitude de la démocratie en se présentant comme l’incarnation de la perfection. Son combat sans nuance contre le "populisme" l’a poussé à marginaliser les Français en insécurité culturelle. Aujourd’hui, 61 % des sondés (Ifop, JDD) jugent l’islam"incompatible avec les valeurs de la société française". Faut-il les traiter d’extrémistes, de racistes, d’islamophobes, leur intimer de se taire ? Quand Bernard-Henri LEVY déclare le 25 mars 2019 (L’Écho), à propos du peuple protestataire : "Quand cette population-là vote pour le pire, le racisme, l’antisémitisme, la haine, qu’ils sont encore minoritaires, je pense qu’il faut leur dire : on ne tiendra pas compte de ce que vous dites", l’ami de Macron autorise le coup de force contre des dissidents. Les antifascistes d’aujourd’hui parlent comme les fascistes d’hier.

Paru dans Le Figaro, 1er novembre 2019
RIOUFOL Ivan

Né le 12 septembre 1952
Marié – 2 enfants
 

Journaliste


Université de Nantes
Diplôme d"études approfondies (DEA) de droit maritime et aérien
 
Au Figaro:
            Grand chroniqueur et Membre du comité éditorial (depuis 2000)
            Rédacteur en chef - informations générales (1995-2000)
Rédacteur en chef adjoint (1992-1994)
Chef de service (1990-1992)
Responsable de la rubrique Confidentiel (1988-1990)
Grand reporter (1985-1987)
Correspondant du Quotidien de Paris (1976-1984)
                        Du Journal du Dimanche
                        De Forum international
Journaliste à Presse-Océan
 
Ouvrages
La Tyrannie de l'impudeur (2000) - La République des faux gentils (2004) - Chroniques d'une résistance (2005) - La fracture identitaire (2007) - Où va la France ? (2008) - Chronique d’une année de crise (2009) - La démocratie d’apparence (ouvrage collectif) (2009) - Allez-y sans nous (ouvrage collectif) (2009) - De l'urgence d'être réactionnaire (2012) - A la recherche du peuple perdu (2011) -  Touche pas à ma France (2014) - Poings sur les i (2015) - La Guerre civile qui vient (2016) - La nouvelle révolution française (2016) -

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