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En France (741)

Redresser les comptes ne sera accepté qu’au service d’une vision de la France   Le prochain président ne pourrait mener à bien une politique libérale que si elle est l’instrument d’un grand dessein revendiqué comme tel, argumente l’historien (1)   Dans les Mémoires d’espoir, qu’il compose au soir de sa vie, de Gaulle expose l’immense travail de reconstruction nationale qu’ont été les premières années de la Ve République. Il consacre un long chapitre à l’économie, rappelant l’état du pays au moment de son arrivée au pouvoir en 1958 : "Sur tous les postes à la fois nous sommes au bord du désastre." Déficit budgétaire, déficit de la balance commerciale, inflation… tous les chiffres sont alarmants. On sait comment il a redressé la situation, sur le court et le moyen terme. Sur le court terme, grâce à l’emprunt et au report des majorations prévues des traitements et des salaires des fonctionnaires, ainsi qu’à…
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Relèvement des âges légaux de la retraite : les vraies questions   L’INSEE et la DREES viennent de publier chacun une étude relative aux effets de la loi retraites 2010, dite loi Woerth, portant plus précisément sur sa mesure phare, le relèvement progressif des deux âges de la retraite, de 60 à 62 ans et de 65 à 67 ans. Comme on pouvait s’y attendre, l’INSEE annonce qu’il y a moins de personnes de 60 ans à la retraite, et davantage au travail ou au chômage. La DREES, quant à elle, fait dans la prospective sociale : les personnes nées en 1980 (qui auront 37 ans cette année) seront plus affectées par la mesure si elles sont en difficulté sur le marché du travail que si elles ont un emploi stable et sûr ; elles seront proportionnellement plus nombreuses à devoir attendre 67 ans pour liquider leur pension à taux plein. Ces observations…
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Quelle diplomatie pour la France en 2017 ?   La France ne peut pas attendre qu’un nouveau président s’installe à l’Élysée au mois de mai prochain pour réfléchir et concevoir une politique étrangère prête à répondre aux grands défis qui nous viendront cette année de l’étranger. Ils nous viendront principalement de cinq directions : des États-Unis, où il nous faudra réagir à une nouvelle Administration portant peu de considération à la France ; de Russie, qu’il faudra ramener dans la famille européenne ; du Moyen-Orient, où la voix de la France n’a jamais été aussi peu entendue depuis Bonaparte ; d’Afrique, où des millions de jeunes hommes ne rêvent plus que de migrer vers le nord ; de l’Union européenne, que le pays de Monnet et Schuman se doit de remettre debout. Pour traiter sur un pied d’égalité avec notre imprévisible allié américain, comme avec notre turbulent partenaire russe, nous disposons…
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Un désastre militaire   S’il est un domaine de l’action régalienne où la logique de résultat doit l’emporter sur celle des moyens, un domaine où il est dangereux de sacrifier le futur au présent, c’est bien celui de la défense. Et pourtant, c’est aussi celui où ces règles élémentaires ont été ignorées depuis cinq ans, au mépris du premier des principes stratégiques : proportionner les moyens à l’enjeu. L’impossible a été demandé aux armées : elles l’ont fait, mais à quel prix ?   Nos armées ont été engagées sans retenue. A l’étranger, elles l’ont été de manière réactive sans que de ces déploiements – des pays baltes à l’Afrique centrale jusqu’au Moyen Orient - émerge une stratégie solide. Sans, hélas également, que la France arrive à dépasser ses brillants succès tactiques pour les transformer en succès stratégiques durables. L’Adrar des Ifoghas a été remarquablement pris aux djihadistes début 2013 ; ils s’y…
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Le désastre syrien   Le conflit qui ravage la Syrie depuis cinq ans touche à sa fin. La reconquête d’Alep par l’armée régulière a été une bataille décisive. Elle a fixé l’issue de la guerre. On sait désormais avec certitude le nom du vainqueur. Le cessez le feu qui commence et les négociations qui vont suivre seront peut-être longues et heurtées. Ce à quoi elles aboutiront ne fait plus de doute.             La perspective du triomphe de Bachar-El-Assad est repoussée avec horreur par notre gouvernement, nos intellectuels les plus en vue et nos grands médias. Depuis que les troubles ont commencé d’ébranler son pouvoir, ils ont pris contre lui un parti passionné soutenu par une analyse simple. Selon eux, il y avait deux camps bien visibles : d’un côté un peuple désarmé se battait pour la liberté et la démocratie ; de l’autre un tyran sanguinaire (un boucher, disait notre Premier ministre…
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Mener un combat résolu pour continuer la France - J.-P. Chevènement - M. Sorel (Dialogue)   DÉCOMPOSITION FRANÇAISE, COMMENT EN EST-ON ARRIVÉ LÀ ? Malika Sorel, Fayard, 312 p. UN DÉFI DE CIVILISATION Jean-Pierre Chevènement, Fayard, 464 p.   Propos recueillis par Alexandre Devecchio LE FIGARO - Jean-Pierre Chevènement, votre dernier livre s’intitule Un défi de civilisation. N’y a-t-il pas davantage lieu de croire à un choc des civilisations ?   Jean-Pierre CHEVÈNEMENT - L’idée d’un choc des civilisations a été développée par l’essayiste américain Samuel Huntington en 1994. Celui-ci ne souhaite nullement ce choc mais il en perçoit le risque dans l’univers de la globalisation marqué par l’effondrement des grandes idéologies. Sa définition des différents "blocs de civilisation" (occidental, orthodoxe, confucéen, etc.) est contestable. Même la "civilisation musulmane" est loin d’être homogène : il y a une mosaïque de l’islam traversée par plusieurs courants et différentes écoles. L’échec de la Nahda (la Réforme) n’est pas définitif. L’humanité reste…
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La diplomatie française en plein délire   Jamais, peut-être depuis des siècles la diplomatie française n'était tombée aussi bas. Laurent Fabius avait été un ministre des affaires étrangères désastreux. Son successeur, Jean-Marc Ayrault s'avère encore pire. Comme il ne connaissait pas le sujet, on pouvait attendre au moins à ce qu'il soit prudent ;  il n'en est rien. La prise d'Alep par les forces gouvernementales syriennes avec l'appui de Russes : tout le monde devrait s'en réjouir puisqu'elle annonce la défaite des djihadistes que notre police pourchasse en France et la fin de la guerre. Au contraire elle met en rage les gouvernements occidentaux, spécialement le nôtre, qui semblent vouloir regagner par la propagande ce qu'ils ont perdu sur le terrain. Comment cette guerre aurait-elle donc pu finir autrement, sauf à connaître une bataille encore plus cruelle à Damas et la prise de pouvoir finale par les islamistes ? C'est…
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Bilan 2016 : le réveil français est en marche   Ceux qui ont aimé Alain Juppé vont a-do-rer Emmanuel Macron. L’échec du favori des médias, sévèrement battu par François Fillon à la primaire de la droite, a laissé vacant un centrisme encore plus melliflu. Ce marais papillonnant est prêt à accueillir, à gauche, les abusés du socialisme en faillite et, à droite, les désabusés de la révolution conservatrice. Macron est assuré des bonnes grâces du Système, qui avait vu en Juppé l’honnête homme à la pensée présentable. Le leader du mouvement En marche ! a tout du candidat aseptisé : il n’ira pas fouiner au-delà de la crise économique et sociale. Son libéralisme tempéré défend, comme il faut, l’immigration et les expressions minoritaires. Samedi, Porte de Versailles, plus de 10 000 personnes sont venues applaudir l’égérie, produit d’un marketing politique. Une belle image. Mais s’il est une constatation qui se dégage de l’année 2016,…
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La faillite de la Ve République du Général de Gaulle   Lors des débats sur les primaires de la droite et du centre, les candidats ont évacué la question des institutions et de la réforme constitutionnelle, en déclarant tous ou presque que la Constitution donnait largement satisfaction. De fait, cette question intéresse peu les Français. Il est plus ou moins acquis dans l'opinion que la faillite d'un système politique est de la seule responsabilité des hommes et femmes chargés de le faire fonctionner et non de la règle du jeu suprême. Erreur monumentale : les institutions servent justement à pallier les carences, les faiblesses et les dérives des personnes. Les hommes d'Etat, réunissant dans leur personne une vision historique, un caractère bien trempé et le désintéressement personnel, ne sont pas légion aujourd'hui. Il faut donc se contenter d'un personnel politique qui, sauf exceptions, ne brille ni par l'intelligence ni par…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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