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En France (776)

Le Système ébranlé   La stratégie de la diabolisation, dont abuse l’unanimisme médiatique, est un trompeur confort intellectuel. Il laisse croire que le Système, forcément vertueux, reste exemplaire. En réalité, il est ébranlé par un électorat populaire en rébellion contre les abus élitaires. Beaucoup sont ceux qui ne répondent plus aux sommations moralisatrices. Les militants de La France insoumise, le mouvement de Mélenchon, ont rappelé cette révolte, mardi, en refusant de cautionner les appels paniqués à voter Macron. L’Église aussi a choisi de ne pas prendre parti. Le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, a dénoncé mercredi un climat "hystérisé". C’est sous de telles menaces qu’il est devenu impossible d’aborder les sujets interdits. Et l’erreur du leader d’En marche ! a été de tomber dans ce piège, qui force à avancer les yeux clos. C’est ainsi que Macron n’ose dénoncer, dans l’islam colonisateur, le véritable ennemi qui…
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Négation de la présidence gaullienne   Pendant près d'un siècle, les grands républicains de l'histoire de France ont rejeté catégoriquement l'idée de l'élection du chef de l'État au suffrage universel, Jules Ferry, Gambetta, Waldeck, Clemenceau, Poincaré, etc. Ceux qui ont bâti la démocratie française, ses grands principes fondamentaux, les libertés publiques, l'école laïque et obligatoire, l'État de droit, excluaient cette perspective. À l'époque, le chef de l'État était élu par les deux Chambres réunies au Congrès de Versailles. Ils avaient à l'esprit l'élection désastreuse au suffrage universel de Louis-Napoléon Bonaparte, le 10 décembre 1848, ayant conduit au coup d'État du 2 décembre 1851, à la dictature et à l'Empire, la défaite honteuse de septembre 1870 - dont les conséquences ont été apocalyptiques. Le spectacle des présidentielles en cours donne-t-il raison aux grands républicains de l'histoire ?   Quand de Gaulle a créé la Ve République pour restaurer l'autorité de l'État…
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La France au tournant   La vie politique française est structurée depuis assez longtemps par l’existence d’un bouc émissaire : le Front National (FN). Tout ce qui émane de lui est a priori suspect. Il constitue le baudet sur lequel crier haro est un signe de respectabilité, d’appartenance à la société des bien-pensants. Voter Marine Le Pen est proclamé, par les meneurs ou les suiveurs de ce pogrom électoral et idéologique, comme étant une infamie. Jean-Marie Le Pen, qui cherchait non pas à gouverner, mais à provoquer, offrait avec plaisir des verges à tous les pères fouettards de la politique – et Dieu sait qu’ils sont nombreux ! Mais ce jeu sadomasochiste a pris fin avec l’arrivée de sa fille à la présidence du mouvement. Le père était ravi de faire braire les ânes ; la fille veut présider la République Française : c’est une toute autre affaire. Ceux qui continuent à lui administrer…
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De Gaulle prend sa revanche   Le premier tour de l’élection présidentielle a suscité une telle profusion de commentaires qu’elle semble n’avoir plus rien à nous apprendre. Je n’en suis pas d’accord. Il reste à l’examiner sous un aspect qui, sauf erreur, n’a été évoqué nulle part. Je m’y risque ici en priant le lecteur de me pardonner l‘exposé sommaire d’un sujet difficile. Chacun a pu entendre, depuis plusieurs mois, une affirmation proférée par plusieurs candidats et reprise avec insistance par des éditorialistes influents. Selon eux, l’actualité a prouvé que nos institutions politiques "sont à bout de souffle" et qu’il est indispensable de les changer. Mélenchon est allé jusqu’à promettre de convoquer, s’il était élu, une assemblée constituante chargée de fonder la VIè République. En réalité, le premier tour de l’élection présidentielle a démenti l’argumentation des détracteurs de notre constitution. Il a été une revanche éclatante de Charles de Gaulle…
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Des traces   Les Français pataugent dans la frénésie électorale depuis plus de 6 mois, et peut être depuis 5 ans, depuis qu'ils se sont rendu compte que ce chef, choisi par défaut, gardait sa mentalité de secrétaire général, incertain manœuvrier entre copinage et détestation, sans se hisser vraiment au niveau d'un représentant significatif du pouvoir constitutionnel, ni d'une stature internationale véritable. Les éclairs de lucidité ont été rares et souvent tardifs. En fait il lui a fallu "apprendre le métier" auquel il n'était pas du tout préparé, sur le tas et dans un contexte vraiment difficile. Qu'il lui soit beaucoup pardonné même s'il a contribué à enliser un peu plus la Nation dans ses contradictions.   Cette édition 2017 de l'élection présidentielle française, caricature d'une démarche vraiment démocratique, présente quelques caractères très particuliers dans le droit fil d'une grande fatigue des institutions, des acteurs politiques et des citoyens. Certains la…
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Une odeur fétide   L’odeur de pourriture qui a imprégné toute cette campagne est loin de se dissiper à l’issue du premier tour. On dirait même qu’elle s’amplifie.     1. Les Républicains se défoulent maintenant sur Fillon en l’accusant d’être le seul responsable du désastre. Facile et attendu: il fallait bien un "pelé, un galeux". Et les pires lyncheurs sont ceux-là mêmes qui l’avaient rallié en grande pompe à l’issue des primaires et fanfaronnaient sur la scène de son grand meeting, oh, comme je m’en souviens ! devant les caméras pour préparer leur maroquin ministériel. Elle est belle, hein ? la politicaille !     Le Pen se met en congé du FN, son nom "le Pen" n’apparaissant plus nulle part comme effacé par magie et fait en sorte que l’idolâtrie se concentre désormais sur le seul prénom. Il faut tout oublier, faire la table rase du passé. Rien n’a jamais existé, rien ne s’est jamais…
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Le deuxième tour de la présidentielle reste très ouvert   Tout le monde semble dire que le second tour de l’élection présidentielle est déjà plié : Macron a suffisamment d’avance pour faire une élection de maréchal. Il a même fait la fête comme s’il y voyait déjà. Au Front national, certains ressortent la vieille rengaine que l’échéance décisive sera 2022, oubliant qu’en politique les trains passent rarement deux fois. Les médias, tout au long de la fastidieuse soirée du 23, nous ont ressassé qu’il n’y avait qu’un seul vote possible et que c ‘était Macron, qu’il fallait impérativement "faire barrage au Front national". Les derniers mois nous ont pourtant rappelé que ceux qui pensaient gagner dans un fauteuil, comme Fillon en janvier, s’exposent à bien des déconvenues. La présente campagne, plus que d’autres, nous a habitués à d’étonnants rebondissements.   Les sondages sont à 60/40 en sa faveur. Mais ils…
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Départementalisation   Les évènements récents en Guyane font une fois de plus ressortir l’ineptie du statut de département appliqué à nos territoires d’outremer. On fait d’eux des "Lampedusa"  exotiques en but à une immigration incontrôlable, pour ce qui est de la Guyane venant d’Haïti, du Brésil et du Surinam : il est impossible de fermer nos frontières ouvertes à tous les vents. De plus on empêche tout développement économique. Pour faire lever le blocage du département, après avoir offert 1,86 milliard d’euros notamment pour construire des lycées et des collèges, une citée judiciaire à Cayenne, une prison à Saint-Laurent-du-Marony et des routes, on a fini par céder aux exigences du collectif et promettre 2,1 milliards de plus. Il est vrai que les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent   La Guyane est avec Mayotte, le territoire français où l’impact migratoire est le plus fort. Au dernier recensement, plus de 84 000…
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"L'école, cette grande absente de la campagne présidentielle"   Malika Sorel est conseillère de François Fillon sur les questions liées à la nation, à son unité et à son avenir. Ingénieur de l'École polytechnique d'Alger, diplômée de Sciences Po Paris, elle est ancien membre du Haut Conseil à l'intégration, institution rattachée au Premier ministre. Elle est l'auteur de Décomposition française (éd. Fayard, 2015) qui a reçu le prix "Honneur et Patrie" des Membres de la Société de la Légion d'honneur et qui vient de paraître en édition "poche".   La campagne pour l'élection présidentielle s'achève. Selon l'enquête d'Harris Interactive pour la Fondation pour l'innovation politique, elle déçoit une majorité d'électeurs. 80 % d'entre eux la jugent "décevante", et 76 % "ratée". En réalité, nous n'avons pas eu de vraie campagne présidentielle. Nous avons été dépossédés par les médias de l'élection qui est à nos yeux la plus importante, car elle…
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