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En France (875)

Les Khmers verts   Depuis un mois et demi la France est mise à feu et à sang par les Gilets Jaunes. Le détonateur de ce mouvement a été la hausse de la taxe carbone s’appliquant aux produits pétroliers, essence, gazole, fuel. Cette taxe dont la hausse est programmée sur de longues années a pour objet de décourager l’usage des voitures où leur remplacement par des voitures électriques, fait partie de la politique de transition énergétique chère aux écolos. Les Français sont sensibles aux problèmes environnementaux – comment pourraient-ils ne pas l’être avec le battage qu’ils subissent à longueur d’année – mais pas au point de se passer de leur voiture surtout dans les régions rurales. Ils se sont donc révoltés entrainant des troubles qui durent depuis un mois et demi et qui ont fait reculer le gouvernement : exit l’augmentation de la taxe carbone.   Maintenant quatre ONG écolos portent…
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Le Référendum d'initiative citoyenne, ce chiffon rouge pour les élites   RIC. C'est le nouveau sigle à la mode. Ce sont les "gilets jaunes" qui l'ont popularisé. Le Référendum d'initiative citoyenne est leur marque de fabrique, leur revendication politique, leur réponse à leur sentiment de dépossession démocratique. Le gouvernement, les parlementaires, les élites médiatiques et administratives font mine d'accueillir favorablement cette idée. Mais c'est pour mieux l'enterrer. Déjà, il y a dix ans, lors de la révision constitutionnelle, Nicolas Sarkozy avait agi de même : avaliser le concept pour mieux le rendre impossible.   Pourtant, le référendum est une des grandes innovations de la Ve République. Mais seul le Président avait jusqu'alors le droit de poser la question. Le général de Gaulle avait conçu le référendum comme un moyen de contourner et de vaincre la résistance des élites, qu'elles soient partisanes, parlementaires, économiques ou syndicales. La Ve République était conçue dans son…
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Les élus ont été suspects pendant toute la Révolution française   Quand la tension entre représentation nationale et démocratie directe apparaît-elle au cours de la Révolution française ? La distinction entre mandant et mandataire est dénoncée dès que la représentation nationale est instituée pendant l'été 1789. Alors naît un discours qui dénonce le principe représentatif comme une usurpation et une confiscation de la souveraineté. Cette tension va traverser toute la Révolution. Après le 10 août 1792, au Club des Jacobins, Robespierre réclame la suspension de l'Assemblée législative, accusée d'avoir trahi la volonté populaire. En mai-juin 1793, les sections parisiennes et les canons du commandant de la garde nationale, Hanriot, forcent la Convention à exclure et proscrire les députés Girondins. Les uns sont arrêtés et une partie d'entre eux guillotinés ; les autres s'enfuient et certains réussiront à se cacher jusqu'à la chute de Robespierre en juillet 1794. La délégation de…
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France : de la fureur à la jaunisse   On dirait que les médias ne peuvent traiter qu'un seul sujet à la fois. Dès qu'on commence à y voir plus clair sur un mono-sujet, aussitôt on n'en parle plus. Un clou chasse l'autre...  Et pourtant, la démocratie durable exige de penser dans la durée. Pas dans l'instant.  Je me pose donc les questions de fond que tout le monde se pose, même si depuis deux jours on parle d'autre chose. Il s'agit de la France, qui n'est plus en fureur, mais qui a toujours la jaunisse. 1. Comment en sommes-nous arrivés là ? 2. Où donc tout cela peut-il aller ? 3. Où donc certains voudraient-ils aller ? 4. Où donc Macron peut-il aller ?    1. Comment en sommes-nous arrivés là ?   Une fois entendu le discours du chef de l'Etat (10 décembre 2018, 20h), rien n’est réglé : le problème de fond demeure. Il dépasse…
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Quelque chose qui ne marche plus…   Le président, hier soir, à la télévision : une fois de plus, quelque chose ne passait pas, comme inaudible, lointain, inaccessible. La rupture avec la France était comme actée, peut-être irrémédiable. Mais le malaise est infiniment plus profond qu’un simple rejet de sa personne. Imagine-t-on un instant Mme le Pen ou M. Mélenchon, à sa place, faisant mieux, c’est-à-dire renouant le lien de sympathie et de confiance avec la Nation ? Ou n’importe qui d’autre d’ailleurs ? Inconcevable. C’est l’idée même d’un prince gestionnaire, inamovible et irresponsable, même électif, installé dans les palais de la République et s’adressant au peuple sur le petit écran comme à des sujets qui ne passe plus. L’idée même d’un bon président de la République, choisi démocratiquement par le peuple, modeste, sans idée de réélection, indifférent à son propre sort et attaché au seul bien du pays et de ses…
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La violence nihiliste   Ce quatrième samedi de troubles marque un tournant. Le triste spectacle que donnent les avenues et quartiers prestigieux de la capitale est désormais sans lien avec le mouvement initial des gilets jaunes, comme chacun peut le constater au regard des images. Celui-ci a eu gain de cause au regard de ses demandes initiales à la fois concrètes et emblématiques, parfaitement légitimes et fondées, relatives à la taxation du carburant. Il faut souhaiter qu’il trouve maintenant son expression politique et démocratique, bien loin des partis extrémistes qui ont lamentablement cherché à le récupérer. Ce triste spectacle de ce samedi n’est pas non plus révolutionnaire : les affrontements sont le fait d’une poignée d’individus entraînés à détruire et non d’une dynamique populaire ; ils ne débouchent sur aucun projet, aucune volonté politique. Il est dans une logique nihiliste : il n’a pas d’autre raison d’être que de détruire,…
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Vous vouliez une "transition", vous avez une "révolution" !   La bataille des images fait rage sur les écrans et les réseaux sociaux autour de symboles profanés. Les commentateurs ouvrent allègrement des boites de Pandore en parlant d’insurrection et de guerre civile sans savoir ce que c’est réellement. Pendant ce temps la France glisse dans la confusion, la sidération et l’émotion.   Il y a 10 ans, quand j’ai écrit "Quand la France réagira… " (1), j’avais évoqué, comme le ferait un médecin de façon préventive, trois symptômes pour qualifier la gravité de la crise qui caractérise notre pays à savoir : Le symptôme argentin du fait de la courbe de la dette et de la faillite des politiques publiques qui permettent de masquer le déclassement du pays et de bloquer toute transformation de notre société afin de maintenir l’illusion d’un train de vie. Le symptôme yougoslave avec l’émergence d’un divorce profond entre…
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Derrière les "gilets jaunes", le souvenir de la révolution de 1848 ?   FIGAROVOX/CHRONIQUE - Face à l'impasse politique du bloc bourgeois des métropoles, les "gilets jaunes" ont répondu par une logique de "lutte des classes".   Là où les "gilets jaunes" passent, les catégories politiques trépassent. Qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? Où vont-ils ? La sociologie de petite classe moyenne, salariés du privé ou indépendants, les rend étrangers aux syndicats traditionnels qui ne parviennent pas à les récupérer. Leur origine géographique, cette fameuse France périphérique, les a fait échapper aux radars de la gauche bien-pensante, des mouvements antiracistes ou féministes, qui ne vivent que dans et par les métropoles mondialisées. Ils sont les Petits Blancs, comme diraient les Américains ; les "déplorables", aurait dit Hillary Clinton ; la France de Johnny. Comme lors des obsèques du chanteur, la "diversité" banlieusarde est largement absente de ses défilés. Jamais on n'a vu une…
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Les “gilets jaunes” ébranlent l'État faible   CHRONIQUE - Seul et en dépit de sa désorganisation, ce mouvement né du peuple a réussi à faire paniquer l'État, la classe politique, les syndicats, les médias, et révéler la grande mascarade du pouvoir.   Emmanuel Macron a assuré, l'autre jour, qu'il représentait "les vrais populistes […] Nous sommes avec le peuple". À dire vrai, sa proximité avec la France profonde ne saute pas aux yeux. Le président a réussi à rendre fous de rage les "gilets jaunes" issus des provinces oubliées. Il aura fallu des scènes d'insurrection, samedi dernier à Paris, pour qu'il annule enfin, mercredi soir, les taxes de 2019 sur le carburant. Mais le peuple reste invisible à ses yeux. Dimanche, sur C8, le député LaREM, Aurélien Taché, demandait : "C'est qui le peuple français ?", en se faisant l'avocat de la souveraineté européenne voulue par Macron. Ce dernier est…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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